Call of Duty World at War – Vous allez War ce que vous allez War !
13/11/2008
Attendu par tous les fans de FPS, le cinquième épisode de Call of Duty est enfin disponible. Meilleure vente des jeux vidéo l’an passé avec l’épisode Modern Warfare, le seul épisode de la série à ne pas se disputer pendant la Seconde Guerre Mondiale, ce nouvel opus est attendu de pied ferme. Ou de Rangers ferme, c’est comme vous voulez.
Dans World At War, le développeur Treyarch revient à ses premières amours, la Seconde Guerre Mondiale. Une période très sombre de l’Histoire, mais source inépuisable d’idées et de scénario pour la série des Call of Duty. Et comme dans les premiers épisodes, le joueur vit ce terrible conflit par les yeux de différents personnages : d’un coté le soldat Miller, perdu dans les limbes du Pacifique et du conflit qui oppose américains et japonais, de l’autre, Dimitri, soldat russe qui se bat contre les troupes allemandes et participe à la chute de Stalingrad et la prise de Berlin.
Deux conflits différents, deux points de vue différents, mais qui ont comme point commun la violence des combats. Cette fois-ci, le développeur assume le côté tragique et barbare de ce conflit mondial et ne prend pas de pincettes pour décrire cette boucherie : le sang coule à flots et les armes proposées ne laissent aucun doute sur les atrocités de cette guerre. Ainsi, le soldat Miller usera souvent du lance-flammes pour pulvériser les lignes ennemies et débusquer les japonais cachés dans les cavernes. C’est gore, ça donne froid dans le dos, mais la guerre propre n’existe pas.
Pourtant, c’est avec Dimitri que l’on va connaître les plus gros frissons de ce jeu. Son supérieur, le vôtre donc, est un officier fanatique qui ne pense qu’à la vengeance et encourage les massacres, le pillage et la politique de la terre de feu : ne rien laisser à l’ennemi, il faut tout brûler, tout détruire, tout tuer ! Ainsi, dans les premiers niveaux, on vous demandera d’exécuter des hommes blessés au sol, de ramper parmi vos semblables dans des charniers, de tirer sur le réservoir d’essence d’un lance-flammes pour faire exploser le soldat qui le porte sur le dos ou encore de faire un carnage dans les troupes ennemies à l’aide d’un fusil à lunettes. Une scène incroyable qui n’est pas sans rappeler cette séquence magistrale du film Stalingrad de Jean-Jacques Annaud (que nous vous conseillons vivement de voir tant ce Call of Duty s’y inspire. Profitez-en, le DVD du film est à Prix Vert à 10 euros).
Bref, oubliez deux minutes vos principes, et plongez tête baissée dans ce jeu, vous ne le regretterez pas. Il faut dire que la mise en scène est extrêmement spectaculaire. Certes, le jeu est truffé de scripts (ces points de référence dans les niveaux qui déclenchent des événements dès l’instant où vous les franchissez), mais qu’importe après tout ! On est submergé par l’intensité des combats, par le chaos ambiant et par cette ambiance exceptionnelle (et macabre il faut bien le reconnaître). Une mise en scène d’autant plus spectaculaire que les graphismes proposés et la bande son sont saisissants de réalisme.
Une chose est certaine, vous ne verrez plus la guerre comme avant après avoir joué à ce Call of Duty World at War. Et ça, c’est exceptionnel !
Call of Duty World at War
FPS
PC, Xbox 360, PS3, PS2, Wii et DS

















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