Prince of Persia - 20 ans et toutes ses dents
11/12/2008
Que de chemin parcouru depuis le tout premier épisode sorti en 1989. Rappelez-vous, c’était sur micro-ordinateur Apple II. Développé par un passionné, Jordan Mechner, pendant près de 4 ans, Prince of Persia faisait partie des premiers jeux à proposer des animations tirées de la captation de mouvements, tout du moins, des animations inspirées de son propre frère filmé en train de courir et de sauter ! La Motion Capture était née.
Et avec elle, un mythe, Prince of Persia. Référence des jeux d’action et de plates-formes de l’époque, il met en scène un personnage, le prince de Perse justement, chargé de venir en aide à une princesse retenue prisonnière dans un gigantesque palais peuplé de gardes armés et de pièges en tout genre. Vingt ans plus tard, ou presque, le prince est de retour.
Cette fois-ci, piégé dans une terrible tempête de sable, le prince se retrouve perdu dans un jardin extraordinaire où l’arbre de vie se meurt. Après avoir traîné ses babouches un peu partout en orient, il va désormais affronter Ahriman, l’esprit du mal… Rapidement, il rencontre la charmante Elika, personnage féminin qui l’accompagne durant toute l’aventure. Elika vient épauler notre prince dans les situations les plus difficiles : sauter plus haut, sauter plus loin, le retenir lors d’une chute mortelle, guider le prince dans les niveaux et lui offrir des combinaisons de coups inédites lors des nombreuses phases de combat.
Dans l’absolu, les changements avec les précédents opus ne sont pas nombreux. Erreur ! On abandonne ici les palais et autres niveaux engoncés pour des espaces plus larges, plus ouverts. Si l’on n’est pas totalement libre de ses mouvements, on doit systématiquement mettre la main du l’arbre de vie de chacun des niveaux traversés, en revanche, on évolue dans des aires de jeu beaucoup plus larges et l’impression de respirer est flagrante… et agréable.
Une impression d’autant plus agréable que les graphismes proposés sont exceptionnels et tranchent radicalement avec les précédents opus. Ubisoft intitule cette technique comme de « l’art illustratif », sorte de mélange de cell shading et de dessin animé plutôt réussi. Pour comparaison, on est proche de ce sui se fait dans Rogue Galaxy, Okami ou même de The Legend of Zelda Twilight Princess. La haute définition en plus, pour ceux qui ont la chance de posséder un écran HD ou Full HD.
Côté combat, on est très proche de ce qui se faisait dans Assassin’s Creed. Ainsi, les combats se focalisent sur quatre types de coups : les parades, les armes blanches, les chopes et les attaques combinées avec Elika. Le principe de chaque bataille étant d’enchaîner les plus longs combos afin de réduire rapidement la barre de vie de vos adversaires. Le fait d’utiliser le même moteur graphique qu’Assassin’s Creed se ressent également dans les déplacements : inutile de chercher à viser juste quand il s’agit par exemple de sauter sur une poutre, il suffit simplement de presser le bouton de saut et notre personnage se maintiendra automatiquement en équilibre sur la poutre. Une sorte d’assistance aux sauts permanente qui n’est pas sans déplaire aux novices. Les gamers en revanche trouveront ce système un peu pénible. L’assistanat, ça va 5 minutes !
Il n’en reste pas moins que ce Prince of Persia est un incontournable de cette fin d’année. Magnifiquement réalisé, très facile à prendre en main, d’une durée de vie fort acceptable, il vous plongera dans un univers haut en couleurs splendide. Un fable écologique comme on les aime. Du grand spectacle !
Prince of Persia
Action/plates-formes
PC, Xbox 360, PS3 et Nintendo DS














Fnac.com
Poster un nouveau commentaire