Resident Evil 5 – L’Afrique, c’est chic !
19/03/2009
Vous ne le savez peut être pas, mais Capcom n’est pas à l’origine du Survival Horror, un genre que beaucoup s’imaginent être la propriété exclusive de l’éditeur japonais et de sa série à succès, Resident Evil. Détrompez-vous ! Capcom a en fait piqué l’idée et le concept à une boite française, Infogrames… Petite piqûre de rappel.
Nous sommes en 1992. Les Cure viennent de sortir leur album Wish et se préparent à une nouvelle tournée mondiale, tout va bien. En France, du côté de Lyon, une équipe vient de mettre au point un jeu qui va lancer un nouveau genre, le survival horror. Cette équipe, c’est celle de Frédérick Raynal et d’Infogrames (vous vous souvenez, le logo avec le tatou ?). Le jeu, c’est Alone in the Dark. Le nom vous dit forcément quelque chose.
Inspiré de l’œuvre de Lovecraft, Alone in the Dark vous colle dans la peau du détective Edward Carnby et vous invite à percer les mystères du vieux manoir de Derceto. Il s’agit d’un des premiers jeux à offrir des personnages en 3D animés en temps réel qui se déplacent dans des décors réalisés en 2D. Depuis, les japonais de Capcom ont repris cette idée et l’ont améliorée pour nous offrir la saga des Resident Evil avec le succès qu’on lui connait. Voici pour la petite histoire.
Revenons donc à nos moutons et à ce Resident Evil 5. Attendu par les fans de la série, il va en étonner plus d’un. D’une part parce qu’il ne se déroule plus dans la triste ville de Ragoon City. Désormais, et c’est un peu la mode du moment, les développeurs jouent la délocalisation. Comme Ubisoft et son Farcry 2, désormais, c’est en Afrique Noire que se déroule l’intégralité de l’aventure. Et plus précisément dans le petit village de Kitjutsu.
Comme souvent dans un épisode de Resident Evil, les choses ne vont pas bien, mais alors pas bien du tout ! Suite à de récents actes de bioterrorisme, les habitants et les animaux du village sont transformés en créatures féroces dénuées de toute conscience, un peu comme les joueurs du PSG. Chris Redfield, dont c’est le grand retour dans la saga (depuis l’épisode original et Code Veronica il avait totalement disparu), va tenter de déjouer un terrible complot. Et pour cela, il va avoir besoin de toute l’aide de sa nouvelle partenaire, la sculpturale Sheva Alomar. Leur mission du jour donc, affronter les protagonistes responsables de ces incidents : Albert Wesker et son assistante, la mystérieuse Excella Gionne.
L’arrivée de cette nouvelle partenaire est d’ailleurs au cœur du gameplay de cet épisode. A de nombreuses reprises, vous serez amené à faire équipe ensemble pour franchir des obstacles (Sheva vous fait par exemple la courte échelle pour atteindre une plate-forme située plus en hauteur) ou tout simplement pour vous soutenir. Ainsi, si un adversaire venait à vous blesser sérieusement, la belle Sheva viendrait aussitôt vous apporter les premiers soins et panser vos plaies. Sheva se montre aussi capable de prendre ses propres décisions, et de bonnes décisions d’ailleurs. Il n’est pas rare de la voir descendre quelques ennemis trop curieux ou couvrir vos arrières en cas de nécessité. Pour une fois, l’IA de votre partenaire est à la hauteur de nos espérances.
Mais ce Resident Evil 5 reste un Resident Evil, c'est-à-dire une alternance d’énigmes à résoudre (rien de bien sévère croyez moi) et d’ennemis à abattre. Et ils sont nombreux les bougres ! Heureusement, comme dans tous les épisodes de la saga, les armes proposées sont aussi nombreuses que variées. Largement de quoi réduire en bouillie pour bébé le premier adversaire rencontré. Seules les munitions viennent à manquer… un classique pour qui connaît la série. Utilisez vos armes oui, mais soyez économe sur les munitions : visez la tête de vos ennemis pour les éliminer plus rapidement.
Du classique donc. Mais là où Resident Evil 5 frappe fort, c’est dans ses graphismes. Visuellement, le jeu est une gigantesque paire de claques pour qui connaît la saga, c’est somptueux, à tous les niveaux. S’il n’est pas nécessairement le plus beau jeu de la console, Resident Evil 5 offre aux amateurs de belles choses de quoi se réjouir : lumière dynamique (la lumière de l’Afrique, si particulière, est parfaitement retranscrite ici), modélisation des personnages et des décors splendide… on en prend plein les yeux !
Resident Evil 5
Survival Horror
Xbox 360 et PS3















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