Street Fighter IV – Chauds les marrons !
19/02/2009
Jeu culte dans les salles d’arcade, dont le premier épisode remonte maintenant à 1987, Street Fighter s’est imposé comme une référence dans le genre. Un chiffre pour vous faire tourner la tête ? Street Fighter, c’est plus de 100 adaptations à ce jour sur 32 supports ! Arcade, NES, Megadrive, Super Nintendo, Amstrad CPC, 3DO, Amiga, PC, PSOne, PS2, PS3, Xbox, Xbox 360… j’en passe et des meilleurs !
Une centaine d’adaptations donc, mais seulement trois épisodes, quatre avec ce nouvel opus ! Street Fighter maîtrise l’art de décliner ses versions en sous versions et donner l’illusion de la nouveauté : Street Fighter, Street Fighter II, Street Fighter Alpha Warrior’s Dream, Street Fighter Anniversary Collection, Street Fighter II Prime Dash Plus Champion Edition… hé oui, Capcom maîtrise aussi l’art du titre à rallonge ! Bref, tout ça pour vous dire qu’au final, il n’y a eu dans cette longue série que très peu d’épisodes originaux.
Street Fighter IV comble ainsi dix ans d’attente des fans qui se demandaient si un jour ils allaient voir un nouvel épisode de leur série culte. Miracle, leurs prières ont été exaucées. Street Fighter IV, c’est de la baston à l’ancienne, de la pure 2D comme on en faisait à l’époque. Si la série a succombé une fois à la mode de la 3D, bien mal lui en pris d’ailleurs (on se souvient de cet épisode complètement raté sorti sur PS2), elle est bien vite revenue à ses premières amours, les plus glorieuses, les meilleures également.
De la baston 2D à l’ancienne donc, comme on l’aime, même si les personnages et certains éléments du décor sont modélisés en 3D. Dans son déroulement, au contraire, les combattants, Ryu, Ken, Chun-Li, Guile, Mr Bison et quelques nouvelles têtes comme Abel, El Fuerte ou Rufus, (au final 25 combattants !) prennent traditionnellement place chacun d’un côté de l’écran comme autrefois. Seuls quelques mouvements de caméra bien sentis rappellent que le jeu propose de la 3D, renforçant ainsi par la même occasion l’intensité de certains combos.
Question prise en main, pas de grande révolution non plus à signaler : on continue à marteler sa manette, à effectuer des quarts ou demi cercle avant ou arrière pour déclencher des boules de feu et autres coups spéciaux. A ce sujet, il est important de noter qu’une manette est grandement recommandée pour apprécier pleinement le gameplay du jeu sur PC. Ne pensez pas y jouer avec le clavier, ce ne serait que pure folie. Capcom envisage d’ailleurs de sortir en même temps que le jeu une manette de type arcade, comme au bon vieux temps de la Neo Geo et de son pad magique, afin d’offrir aux joueurs un confort de jeu maximum.
Du côté de l’interface, pas de quoi s’enflammer non plus. Ne cherchez pas de grosses innovations. On retrouve une barre de vie qui diminue à chaque coup reçu et une autre de combo qui se rempli quand on porte ses coups. Une fois le compteur plein, le joueur dispose de supers pouvoirs qu’il déclenche le moment opportun. Classique, certes, mais bien pensé à l’époque et toujours efficace aujourd’hui. Comme quoi…
Ce qui est beaucoup moins classique en revanche, et c’est une des principales nouveautés de ce quatrième opus, se sont les graphismes. Le coup de patte graphique est étonnant : un côté estampes japonaises hyper prononcé aux couleurs pétantes et des personnages aux proportions démesurées façon bodybuilder gonflés aux amphés et EPO dernière génération. Voilà qui flatte l’œil. On est séduit dès les premières secondes de jeu.
Les années passent mais le temps semble ne pas avoir d’emprise sur ce classique des jeux de baston. Tant mieux pour nous.
Street Fighter IV
Baston
Xbox 360 et PS3













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