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Bienvenue !

17/08/2009

Ce blog est principalement tourné vers la musique québécoise, riche par sa diversité de styles, son énergie et sa qualité créative. Il a pour but de mettre, sous les projecteurs, des artistes « coup de cœur » en vous présentant leurs styles et univers (pas de biographie ici). L’objectif est de vous donner envie de découvrir plus profondément ces artistes qui, un jour, m'ont touché par leurs musiques, leurs personnalités, leurs textes ... Il y est aussi question, dans une moindre mesure, de cinéma ou de littérature et de l’actualité québécoise en France. Bienvenue au Québec !

Emmanuelle - Disquaire Variétés Françaises - Fnac Saint-Lazare

Interview de Fred Pellerin

08/03/2010

Pouvez-vous vous présenter à celles et ceux qui ne vous connaitront pas encore ?

J'habite un village qui s'est transvidé dans ma tête. À l'écoute des vieux, des moins vieux, de ceux qui commentaient les jours et qui mélangeaient les contes avec leurs propres souvenirs, les légendes se sont confondues avec ma réalité. Depuis tout jeune, j'ai bu aux bouches de ma grand-mère, de mon père et des autres. Et comme ça, pas à pas, je suis passé d'oreille à bouche. Sur le chemin des mots, on m'a fait guide touristique. À raconter les hauts faits désarmants de nos anecdotes historiques. Comme ça. De fil en aiguille, à m'hypertrophier la visite guidée jusqu'à prendre la route. Toujours avec le village sur la langue, à porter l'univers de mon coin sur les points de nos cartes du monde. Je suis un conteux, en version d'artisanat. Je tricote des fils de conversations et des pelotes de souvenances.  

 

Quand, comment et pourquoi avez-vous décidé de devenir conteur et d'en faire votre métier ?

J'ai jamais décidé de devenir conteur. Pendant que j'étudiais la littérature à l'université, je m'étais inventé un travail comme guide touristique du village où j'habite. Dans le plaisir des mots, de la langue qui parle, ma visite guidée est rapidement devenue un voyage imaginaire qui se superposait à Saint-Élie-de-Caxton. Et puis le guide s'est perdu. Dans le sens de la destination. On m'a invité à raconter mon guidage ailleurs. Je ne savais même pas que je contais. Je livrais mon village dans les bibliothèques, les écoles, les cafés-spectacles. Et le calendrier faisait son chemin. Jusqu'à ne plus avoir le temps d'aller à l'école. C'était il y a dix ans. Mon plaisir devenait mon métier.  

 

La tradition orale est très importante au Québec (en tout cas plus qu'en France). Vous avez été bercé par les histoires, contes et légendes que vous racontaient vos aïeux et particulièrement votre grand-mère. Pouvez-vous nous la présenter ainsi que votre village ?

Saint-Élie-de-Caxton est un village qui passe beaucoup par la bouche. L'orifice le plus adéquat pour l'observer demeure encore l'oreille. Aussi, depuis tout jeune, j'ai eu la chance d'avoir une place dans les veillées où on disait. J'ai eu une grand-mère très contante, un voisin Eugène très habile dans la légendification du quotidien, un père silencieux qui ouvrait la bouche quand ça poétisait, et encore. On peut facilement passer dans mon village et n'y rien voir. Pourtant, à l'écoute, on y trouve l'ampleur. Par l'ouïe, avec l'ouïe et en l'ouïe.  

 

Vous redonnez au conte toutes ses lettres de noblesse. Dans la manière dont vous mettez en parallèle les légendes et questions contemporaines, vous êtes, selon moi, plus qu'un raconteur d'histoires. Quel est selon vous le rôle des conteurs aujourd'hui ?

Ah! La question! Sans doute que les rôles varient selon les conteurs auxquels on pense. Il en existe pour poétiser l'histoire, d'autres pour divertir, certains pour nourrir la mémoire d'une tradition orale riche, ou pour faire peur. Je ne saurais pas dire.  

 

Dans le spectacle que vous avez présenté au Petit Saint-Martin, vous disiez que le Québec c'était un peu comme une petite souris face à un éléphant que sont les Etats-Unis et plus globalement l'Amérique du Nord. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Cette image de la souris qui dort avec l'éléphant, c'est pour convertir le nombre en image. Nous sommes 6 ou 7 millions de francophones dans cette Amérique du Nord qui compte 300 millions d'anglophones. Ça force à rester vif.  

 

Pensez-vous que la culture québécoise (et donc francophone) est en danger aujourd'hui?

En danger, mais vigoureuse. 

 

Est-ce pour cela qu'avoir de l'écho en France, en Belgique, en Suisse et dans la francophonie, est important pour vous ?

En fait, ce qui me touche le plus dans l'aventure des contes de mon village portés dans vos Europes, c'est de voir le fond commun des histoires. À se dire un monde minuscule qu'on partage, on se rend compte de l'ampleur du possible. Ça fait comme si on portait tous un Saint-Élie-de-Caxton dans notre soif de rêver.  

Vous avez enregistré, avec votre frère, un album. Est-ce le prolongement de votre art de conteur ? Une manière que vos propos soient entendus par un public plus large que celui du conte ?

La chanson vient naturellement pour moi. Sur le chemin des contes, on trouve beaucoup de chansons. À fouiller dans l'oralité, il n’est pas rare de mettre la main sur un proverbe, une superstition, une recette de cuisine... Et des chansons. Pour moi, ça vient ensemble tout ça.  

 

Que pensez-vous des groupes comme Mes Aïeux qui introduisent les contes et légendes du Québec dans leurs chansons ?

J'aime bien qu'on se réapproprie nos vieilles histoires, nos vieilles chansons, les vieux savoirs et ce qui s'y trouve. Au Québec, on a eu une grande brisure dans le récent. Dans une volonté de s'affranchir comme peuple, le choix fut fait de rejeter tout ce qui portait les couleurs d'une tradition. Tout d'un coup, c'est devenu aliénant de conter, de chanter et de tricoter nos mailles traditionnelles. Et ça a tenu un moment. À tenter une invention. Jusqu'à ce qu'on rende compte, peut-être, qu'on ne peut pas s'inventer. Qui faut bâtir sur quelque chose. Qu'une bon construction, ça s'assoit sur du solide. Et que ça n’empêche pas l'altitude du toit (Ah! Je deviens flou!) 

 

Quels artistes québécois aimeriez-vous faire découvrir aux lecteurs et lectrices de ce blog ?

Si on ne les connait pas, il faut lire les Yves Thériault, Réjean Ducharme, Félix Leclerc et Gilles Vigneault. Pour les tympans, dans le format immense, on croise encore Félix et Vigneault, aussi Edgar Bori, Richard Desjardins, et puis... Ah! La liste est longue. Allez-y par cette porte, et je vous en enverrai d'autres! 

 

Le mot de la fin ...

Saint-Élie-de-Caxton, ça existe vraiment!

Interview de Francis d'Octobre

23/02/2010

Homme de l’ombre depuis quelques années en tant que musicien d’artistes tels que Catherine Major ou Alfa Rococo, Francis Roberge devient Francis d’Octobre. Il vient de sortir son premier album, un petit bijou. C’est en pleine promotion qu’il a pris de son temps pour répondre à nos questions. Rencontre avec un artiste sensible et prometteur. 

 

 

Votre vrai nom est Francis Roberge. Vous avez choisi Francis D’octobre parce que vous êtes né en octobre et que vos chansons ressemblent à l’automne, dites-vous. C’est quoi des chansons d’automne ?  Des chansons imaginées et chantées par un homme d’automne. Voilà ce qu’elles ont d’automne ! L’automne est ma saison repère, c’est là que je remets le compteur à zéro, que je suis le plus proche de moi. Des chansons d’automne c’est peut-être des chansons qui ont le pouvoir de toucher notre intimité…Enfin j’espère !  

 

 

Ça fait longtemps que vous aviez envie de faire votre propre album ? Bien sûr ! Depuis le moment où le bien curatif de chanter mes mots s’est installé en moi. Depuis le tout début, à mon premier contact avec la musique.

 

 

 

Quel a été le déclic pour passer à l’acte ?  Je ne pourrais parler d’un véritable déclic… J’aime bien dans la vie quand les choses se font de façon naturelle. Je sentais que le domino était en déséquilibre… Je n’avais qu’à attendre qu’il tombe !  

 

 

 

Quelles expériences avez-vous retenu de votre collaboration avec Catherine Major, Alfa Rococo, … en terme artistique et professionnel ?  J’ai mis beaucoup d’outils dans mon coffre avec ces ami(es)-artistes-collaborateurs(es). Quelques rouages du métier comme la vie en tournée, l’importance de s’entourer des bonnes personnes, bien lire ce qui est écrit en tout petit dans les contrats ! Mais plus important encore pour moi, c’était de voir comment chaque artiste a un rapport différent avec son art, intime avec lui-même. D’observer les mécanismes de création différents pour chacun d’eux, l’écoute de son propre instinct envers et contre tous. Ça faisait des beaux échanges, j’étais bien privilégié !   

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de cet album ? Qu’avez-vous eu envie d’offrir aux auditeurs ? J’avais envie d’offrir une musique qui soit la plus vraie et la plus honnête possible. Sans trop d’artifice et d’effet de styles. Quelque chose qui puisse briser la carapace des gens et s’adresser à eux en toute intimité. Les textes parlent de sentiments humains et sont des sujets et des valeurs universels. Malgré certains sujets plus sombres et plus lourds je me fais une responsabilité de toujours laisser un rayon de lumière traverser. C’est à la base de moi-même, dans mes espaces plus sombres je reste d’avantage attiré par la lumière. Ces dix chansons sont comme dix petites confidences habillées d’un costume fait sur mesure pour chacune d’elle. La voix reste le fil conducteur et le lien qui les unit. Elle est  centrale et très importante sur l’album et est traitée en toute simplicité et humilité.  

 

 

Pouvez-vous nous parler de certaines chansons. Certaines ont-elles une valeur plus que les autres ? Des anecdotes à leurs sujets? Elles ont, à mes yeux, une importance et une valeur propres. « Ma bête fragile », celle qui a prêté, son nom au titre de l’album parle de la faille qu’on a chacun en nous, de ce monstre, cette bête qui si on arrive à l'apprivoiser, à la maîtriser, peut se transformer en force. Cette bête fragile qui fait que chacun de nous est unique. « L’homme à la mer » est inspiré d’un livre extraordinaire qui se nomme « Histoire de pi » écrit par Yann Martel. Ça parle en gros de nos instincts de survie, de ce qu’il y a de plus fort en nous qui nous lie à la vie, que même un naufragé perdu  au milieu de nulle part et seul dans sa barque ne cessera d’espérer de vivre. Je pourrais parler comme ça de chacune d’elle mais je vais vous laisser le plaisir de vous faire vos histoires !

 

 

 

Etes-vous excité ou angoissé de présenter vos chansons au public québécois ? Vous êtes maintenant en pleine lumière.  Je dirais excité et angoissé…plus précisément fébrile ! Je suis bien heureux d’être arrivé là. J’essaie de ramener tout ce cirque à sa plus simple expression. Nous jouons de la musique et le mot « jeu » est super important pour moi. Il faut que tout ça reste une partie de plaisir !   

 

 

C’est quoi le Québec pour vous ? Des Gaulois qui n’ont pas encore découvert la potion magique ! On a tout d’un peuple distinct des autres et unique, mais on n’a pas encore trouvé la force de se donner un état, un pays. Mais bon, d’abord et avant  tout le Québec pour moi c’est ma maison, mon identité, ma langue. Ça vaut bien un pays ça mais dans le cœur !

 

 

Quelle image ont, selon vous, les français du Québec ? De la musique québécoise ?

Il y a vraiment beaucoup de Français au Québec. Notamment à Montréal et c’est une bien bonne chose ! L’image que les Français ont du Québec a beaucoup changé. Le bon canadien français avec sa chemise à carreaux dans sa cabane au Canada chassant le caribou est révolu. Du moins ça restera toujours exotique comme image. Les Français savent aujourd’hui que c’est une bonne terre d’accueil avec ses plus et ses moins pour venir y travailler, explorer ou étudier. En tout cas, je vous jure que ça fait de belles rencontres ! Pour la musique, le préjugé de la chanteuse à voix existe toujours et je comprends votre traumatisme ! Mais des nouveaux artistes comme Cœur de Pirate et Ariane Moffatt peuvent ouvrir la voie à quelque chose de différent, de nouveau, je crois.

 

 

 

Avez-vous des artistes québécois à faire découvrir aux lecteurs, lectrices de ce blog ? Oui, Orange Orange, Alfa Rococo et Misteur Valaire.  

 

 

Vos projets ? Mon seul et unique projet pour les années à venir c’est Francis d’Octobre. Faut investir tout ce qu’on a de temps et d’énergie si on veut que ça décolle ! Monter un show qui a du chien, les tournées, les showcases, préparer le deuxième album (oui, oui ! déjà !), sont d’autant de défis et de projets qui m’attendent dans les mois à venir.  

 

 

La France ? Envie d’y venir avec votre album ? Oui, tellement ! C’est un rêve ! Que beaucoup ici au Québec caresse d’ailleurs. J’adore ce territoire et les gens qui le peuplent. J’ai de la famille qui vit là-bas et j’y suis allé souvent avec différent projet francophone comme musicien et à chaque fois quel accueil ! En général, j’adore le rythme de vie européen, il me va très bien ! J’espère trouver un distributeur là-bas. On y travaille déjà !  

 

Mot de la fin ... En souhaitant que l’album vous plaira et qu’on se verra en spectacle chez vous le plus vite possible !! Faites circuler ma musique et à bientôt sur la route !   

 

 

 

CD "Ma bête fragile" bientôt disponible à la Fnac Saint-Lazare (Paris) 

 

 

 

www.myspace.com/francisdoctobre, www.francisdoctobre.com et www.boutiquetacca.com  

"Mammifères" : Moran vous transporte dans un intime tourbillon introspectif et des moments de réflexion.

15/02/2010

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Ce qui frappe lorsqu'on écoute Moran, c'est sa voix. Elle rappelle celle de Léonard Cohen ou de Nick Cave quand ce dernier met de côté ses pulsions punk rock. En effet, elle est enivrante, grave, rocailleuse. Si Moran avait fait l'erreur de la pousser fortement, elle aurait été violente, agressive mais il l'a domptée comme on dompte une bête sauvage qui est en vous. C'est tout l'art de Moran. De cette manière, Moran amplifie toute l'émotion qui se dégage de ses textes. C'est encore plus vrai lorsqu'elle s'accorde à celle de Catherine Major sur "Los Angeles" et "Aspirine" où tous les deux forment un très beau duo. En choisissant d'interpréter comme si sa voix était sur un fil tendu, il laisse apparaître des felures, des doutes faisant de cet album une intime introspection mais aussi réflexion magnifiquement mélancolique. Cette voix s'unit aussi parfaitement à l'ambiance folk où les guitares sont omniprésentes. L'atmopshère est prenante, vaporeuse et la musique vous transporte dans un long et lent tourbillon qui vous bouscule et vous berce doucement à la fois. Ce qui est suprenant dans cet album, c'est que d'un point de vue musical, il y a quelque chose de très spontané, très immédiat comme s'il avait été joué au gré d'une longue inspiration ou improvisation. Le côté épuré de ce folk donne une impression d'intimité et de cocon. Les textes quant à eux donnent l'impression inverse, celle d'un long murissement et d'une longue réflexion. Un titre sort pour moi du lot : "Proverbes". Les vers sont comme des pavés lancés dans la marre, dans nos consciences. Le texte est ciselé, très profond et pourtant la musique légère. Moran montre que l'expression de la violence (celle du monde ici pour des questions religieuses) ne passe pas que dans la puissance d'une musique, d'une voix mais bien dans celle des mots, eux mêmes. Jouer de cette ambivalence ne rend que le propos plus fort. D'une manière générale, si la langue est parfaitement maîtrisée, on regrette une prose parfois trop imagée qui rend le propos pas toujours lisible et la compréhension, un peu hermétique. C'est dommage. Mais que cela ne vous rebute pas. Avec ce deuxième album, Moran offre 13 titres qui vont faire parler d'eux. Et dire que Moran ne se destinait pas à la musique. Cela aurait été dommage de ne pas rencontrer l'art d'un si bel artiste. Moran fait indéniablement partie de ces perles que renferme la scène québécoise.   

 

 

www.moran-music.com et www.tandem.mu

 

 

Photos : Victor Diaz Lamich et Graphisme : Goran Hamsic  

Victoires de la musique 2010 : deux québécoises en lice

15/02/2010

C'est un évènement : deux québécoises sont nominées aux Victoires de la Musique en France. Cela faisait des années (5 ans avec Corneille) que cela ne s'était pas vu. Les deux québécoises en question sont « Coeur de Pirate » dont le succès, ici, dépasse toutes les attentes et « Ariane Moffatt » qui est enfin (c'est le moins que l'on puisse dire) reconnue chez nous. La première est nominée dans deux catégories : artiste/groupe révélation et chanson originale de l'année (excusez du peu). La deuxième est nominée dans la catégorie "artiste/groupe révélation scène" (et ce n'est que justice rendue ; celles et ceux qui l'ont déjà vu sur scène comprendront pourquoi). Les Cowboys Fringants auraient pu se trouver dans la même catégorie qu'Ariane même si le terme révélation ne leur correspond plus trop (comme à Ariane d'ailleurs). Ils ont quand même remplis 3 Olympia et un Zénith pour la seule ville de Paris, sans l'aide des médias, à la seule force de leur talent et du bouche à oreille. C'est un peu les oubliés de ces nominations québécoises.Nous nous réjouissons de cette représentation québécoise et espérons que nominée rimera avec lauréate le 6 mars prochain pour ces deux artistes.

Interview de France d'Amour

11/02/2010

Elle est une artiste incontournable au Québec depuis plusieurs décennies. Cette rockeuse au grand coeur a bien voulu nous accorder une entrevue. Rencontre avec une artiste hors du commun et une femme qui porte bien son nom.

 

Pouvez-vous vous présenter pour celles et ceux qui ne vous connaîtrait pas encore ?

Je  suis  auteure-compositrice,musicienne,chanteuse ,et je fais de la scène depuis 20 ans au Québec.

 

 D’où vient ce nom d’artiste ?

Ma mère m’a nommé France parce qu’elle aimait certaines chanteuses qui avaient ce prénom quand je suis née et d’Amour est un nom assez commun au Québec qui représente bien les gens du Québec !

 

 Vous avez sorti un album en novembre dernier, « Le Présent », un best of pas tout à fait ordinaire. Pouvez-vous nous le présenter et nous dire comment vous est venue l’idée ?

Les gens ont voté sur Internet  leurs chansons préférés et parmi leurs choix, j’ai à mon tour, choisi les chansons qui avaient le plus évolués au cours des dernières années. Aussi je les ai enregistrées en studio devant public. J’ai donc l’ambiance « live » avec la qualité sonore du studio.

 

 Vous semblez très sensible au monde qui vous entoure. Etes-vous d’une nature optimiste ou pessimiste ?

Je crois que je n’ai pas d’autres choix que d’être optimiste ! Sinon avec ce qui se passe dans le monde en ce moment, je me sentirais complètement foutue.

 

 Qu’est-ce que vous avez envie de faire passer (message ou émotion) dans vos chansons ?

La musique en soit est mon message. La beauté de la musique et le fait qu’elle nous fait décrocher du sérieux, de la vie.

 

 Vous faites de magnifiques duos sur cet album. Pouvez-vous nous présenter vos acolytes et pourquoi les avez-vous choisis ?

La chanson « Le Présent » est chanté avec Clément Jacques et la chanson «  Pourrons-nous jamais être amis » avec Steve Veilleux. J’ai choisi de faire ces deux chansons  avec eux,  pour  la qualité de leurs voix mais surtout parce je les admire en tant qu’artiste. Leurs talents et leurs intégrités artistiques sont une inspiration pour moi.

 

 Vous êtes venue en en France avec la troupe de « Notre dame de Paris » au début des années 2000 et avec un album. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience et de ce passage en France ?

Ce fut un vrai privilège de découvrir la France et de me rapprocher enfin de mes amis Français. J’ai découvert un pays superbe mais où j’ai beaucoup trop mangé !!!

 

 Avez-vous envie de revenir de ce côté de l’Atlantique ?

Tout de suite !

 

 Vous êtes la marraine du prix de la Relève d’Archambault. Pourquoi avoir accepté ?

J’écoute énormément de musique et Le Grand Prix me permet de découvrir chaque année de nouveaux artistes. Aussi, j’aime, à ma façon ,donner un coup de main à la relève et les aider à se faire une place au soleil.

 

 C’est quoi le Québec pour vous ? Quelle image ont les français, selon vous, du Québec ? Et de la musique québécoise ?

Le Québec est unique en ce sens ou, c’est le seul endroit en Amérique où l’on vit en Français . C’est un endroit évidemment magnifique et un point d’encrage important pour la Francophonie en Amérique. Je crois que les Français aiment leurs cousins Québécois autant que les Québécois sont fascinés par les Français.

 

 Avez-vous des artistes québécois à faire découvrir aux lecteurs et lectrices de ce blog ? 

Clément Jacques , Steve Veilleux. et Imposs .

 

 Des projets ? En France ? 

Pas pour l’instant mais ça se prépare….

 

 Le mot de la fin … 

Au plaisir de vous rencontrer !

 

 

 

Son best of "Le présent" est toujours disponible en import dans les fnac et sur la boutique Tacca Musique.

 

Alexandre Désilets : "Escalader l'ivresse", une pop planante, hypnotique majestueuse

01/02/2010

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Dès les premières notes, on entre dans le décor, l'univers d'Alexandre Désilets, pris dans les filets d'une pop planante qui s'acoquine avec l'électro. Alexandre Désilets nous emmène haut, très haut, nous fait escalader l'ivresse à dos de papillon.

Les textes, formes de touches impressionnistes, même s'ils sont de qualité, sont presque secondaires tant l'émotion passe à travers la sensibilité et la grâce de cette voix d'ange, pourrait-on dire. Comme le dit Olivier Robillard Laveaux (31 juillet : Alexandre Désilets Vol Air Désilets 714) : "Tel Pierre Lapointe, Alexandre Désilets carbure aux images fortes, à la beauté phonétique d'une langue riche et dégourdie aux multiples sens". La voix n'est pas le simple vecteur d'un texte, c'est un véritable instrument dont il travaille, avec soin et finesse, le jeu, les sonorités et les rythmes. Il se joue des conventions, va hors des sentiers battus et flirte vocalement avec Radiohead, Portishead, Sigur Ros. C'est éthéré, limpide, pur, léger, profond et nuancé sachant jouer entre mélodies aériennes, intimistes, raffinées et beats hypnotiques aux rythmes plus rapides.

 

L'album pourra peut-être paraître, à certains, linéaire, redondant. Pour ceux-là, plusieurs écoutes seront nécessaires mais cela en vaut la peine. Il faut tout simplement écouter Alexandre Désilets pour comprendre son tableau musical. Alors à vos platines.

 

www.alexandredesilets

 www.myspace.com/alexandredesilets  

Francis d'Octobre : "Ma bête fragile", 10 chansons entre chanson mélancolique et pop romantique

01/02/2010

Francis d'Octobre semble être un petit nouveau dans le monde de la musique. Pourtant, derrière ce nom se cache Francis Roberge, un musicien qui a plus de 10 ans d'activité dans la sphère musicale québécoise en tant qu'accompagnateur d'artistes tels que Catherine Major, Alfa Rococo, Louise Forestier, ... C'est d'ailleurs sur les bancs de l'Université de Québec à Montréal pendant ses études en percussions latines qu'il a rencontré les deux premiers.  

A 32 ans, Francis Roberge devient Francis D'Octobre et se lance sur le devant de la scène offrant et défendant ses chansons à qui veut les entendre.

 

 

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Armé de son expérience de musicien et de sa passion pour la chanson, Francis D'octobre offre un premier album réussi aux mélodies accrocheuses et à la plume gracieusement romantique. A la fois riche et épurée, la musique de Francis est très bien décrite par le titre de l'album "ma bête fragile", entre délicatesse, fébrilité et fougue. Acoustique, rythmique, planant, mélancolique, "Ma bête fragile" transforme les faiblesses en forces. Le titre vient de là. Francis D'Octobre explique à Marie-France Pellerin du 7 jours que "c'est la blessure ou la faiblesse qui devient une force en chaque personne. C'est ce qui fait l'authenticité de chacun". Dans les textes, Francis ne fait pas dans la distance ou la pudeur. Ils sont le reflet de ce qu'il est, des sentiments qu'il ressent à l'instant où il les écrit. Il y a donc beaucoup de Francis Roberge dans Francis d'Octobre. Il y a beaucoup de mélancolie dans cet album mais Francis d'Octobre y a mis de la luminosité et de l'espérance (celle qui nous pousse à ne pas tomber et ne pas baisser les bras). Alors qu'il a plus fait parler ses mains, on découvre avec beaucoup de plaisir la voix de Francis. Douce, apaisante, suave, elle est la voix idéale pour cette atmosphère musicale. Elle  fait partie du décor à part entière de cet album et elle vous transporte vraiment dans son univers. 

 

Francis d'Octobre vous embarque à la dérive dans sa barque. Le voyage est plaisant, un peu comme si vous étiez sur un lac tranquille entrecoupé par moments de coups de vents qui vous font tanguer juste là pour éviter toute monotonie, langueur ennuyeuse. 

 

Francis Roberge a eu bien raison de se lancer dans cette aventure et de se mettre dans la lumière. Si on aurait aimé qu'il travaille peut-être plus l'ambivalence entre un calme planant et moment plus explosif, il aurait été dommage de ne pas entendre ces 10 chansons, sans prétention, mélange parfait entre chanson mélancolique et pop romantique.

  

D'où vient le nom d'Octobre ? C'est le mois où il est né. Si sa musique était une saison, dit-il, ce serait l'automne.

 

www.myspace.com/francisdoctobre

 

www.francisdoctobre.com

 

www.boutiquetacca.com

 

Vidéo : Teaser de lancement de l'album "Ma bête fragile" publié sur Youtube par Francis d'Octobre

  

Catherine Major : l'interview

22/01/2010

Comme je l’ai dit dans ma critique de l’album « Rose sang » qui sort le 25 janvier, Catherine Major est une artiste que j’avais envie de voir venir présenter son art en France. C’est une femme et une artiste posée, douce et particulièrement passionnée que j’ai eu l’honneur et le plaisir de rencontrer. Je vous invite à découvrir son art particulièrement inspiré, talentueux. Catherine Major est une grande artiste comme le Québec en regorge décidément beaucoup.

 

 

Vous allez sortir votre deuxième album "Rose sang" avec lequel vous avez rencontré succès critique et public. Pouvez-vous nous parler de cet album, de vos choix et de la couleur que vous avez voulu lui donner ?

Je n'avais pas vraiment de démarches précises. Je suis plus une personne d'impulsion. Cet album là, je pourrais dire qu'il ressemble à cette période là de ma vie. Il est sorti il y a deux ans, il a donc été fait, il y a trois ans. Ca représente pas mal mes états d'âme, ma manière de voir les choses à ce moment là. Ce n'est pas moi qui aie écrit tous les textes mais c'est moi qui aie composé toutes les musiques et ils ont été écrits dans le but que ce soit moi qui les chante. Ils ont été écrits presque sur commande au niveau des thèmes. Il n'y a pas eu de démarche précise. C'est un peu un portrait. J'avais déjà des chansons. A ce moment là, j'en avais à peu près un vingtaine de nouvelles par rapport au premier album. Je me suis dit que j'allais les travailler en pré production toutes et puis après je verrais lesquelles je retiendrais et choisirais. Cet album est donc un peu une photo de cette période là. Et puis ca représente aussi beaucoup des rencontres. C'est le cas d'Alex Mac Mahon le réalisateur, des musiciens qui sont devenus mes musiciens maintenant et un auteur, Eric Valiquette (un auteur de roman avant tout), qui a écrit quand même beaucoup de textes.

 

 

Si vous deviez décrire cet album musicalement.

Je dirais qu'il est rose ... sang. (Rires). Je trouve que le titre le décrit absolument. Je dirais qu'il est intense, à fleur de peau. C'est un peu comme une montagne russe en termes de rythmes, d'intimité et d'explosion. Ca part dans tous les sens. Et en spectacle, ca se ressent encore plus parce qu'il y a l'interprétation, la voix. C'est spontané. Je suis quelqu'un qui aime autant danser dans les chansons que pleurer. C'est un album qui s'en va vraiment à droite à gauche en termes d'émotions. C'est ce qu'on me dit en tout cas. 

 

Vous vous dites plus compositrice qu'auteure. Est-ce plus difficile pour vous de mettre des mots que des notes sur des émotions ?

Absolument. J'ai commencé le piano à quatre ans. La musique est mon langage premier. J'ai joué du piano avant même d'avoir appris à lire ou écrire. Je déchiffrais les partitions. C'est presque inné. Quand je ressens quelque chose et que j'ai envie de l'exprimer ; je passe tout de suite par le piano. C'est un endroit qui m'attire. Et à la limite je trouve ça presque difficile d'écrire. Les textes, que j'écris moi, sont des textes que j'écris sur des musiques. Les textes tout seuls, je n'arrive pas à en entendre la musique. La musique est vraiment présente dans ma tête. Souvent la musique qui va être dictée par les mots ne va pas être toujours la bonne. Mon langage premier c'est la musique. C'est pour cela d'ailleurs que je fais appel à des auteurs que je trouve extraordinaires et géniaux. Je me dis que le temps que je n'ai pas écrire des textes, je l'utilise à mettre mon énergie dans ce que je sais faire. Par contre, je me donne encore le devoir et le défi d'en écrire pour le prochain album. Je ne me donne pas, par contre, un nombre précis de textes à écrire.

 

 

Eric Valiquette a signé une grande partie des textes de l'album. Pouvez-vous nous parler de votre complicité avec lui ? Comment se passe le processus de création entre vous ?

J'ai beaucoup travaillé avec lui pour "Rose sang" mais actuellement, ce n'est plus le cas. C'est une autre époque. Ca a été mon copain à ce moment là. Je l'ai rencontré d'une drôle de manière ; au Niger dans le cadre des Jeux de la Francophonie. Lui représentait la littérature québécoise et moi, la musique québécoise. C'est quelqu'un de très talentueux. Il était tellement proche de moi qu'il était capable d'écrire des mots et que ce soit moi qui les chante. On a l'impression que c'est moi qui les ai écrits parce que ça me ressemble beaucoup. Il était capable de voir ce que je voulais dire. Par exemple, pour Sahara, je lui ai amené la musique que j'avais composée suite à notre voyage, je lui ai chanté quelque chose et lui ai dit "mets des mots dessus". C'était un défi parce qu'il y a beaucoup de répétitions, de rythmiques. Pour "Abîme-moi" ou "La voix humaine", ça a été l'inverse. Il m'a amené les textes pour lesquels je suis tombée en amour et j'ai composé la musique dessus.

 

 

Il y a aussi un homme important dans ce deuxième album, Alex Mac Mahon. Pouvez-vous nous parler de votre rencontre et de votre collaboration ? Que vous a-t-il apporté ?

C'est un des meilleurs musiciens au Québec. Il est de la jeune génération, il a 25-26 ans. J'ai rencontré ce gars-là, j'ai vu ce qu'il faisait. J'ai trouvé que c'était la personne que ca me prenait pour aller plus loin et pour respecter ce que je voulais faire. On a des forces très semblables mais on a des éducations musicales différentes. J'ai eu un plaisir fou à faire l'album avec lui. Il l'a pris un peu comme son bébé. On a tout arrangé ensemble. On s'amenait des idées. On a conçu l'album ensemble. On l'a fait aussi de manière pas rigide. On a enregistré de manières différentes les chansons. On a été cherché les idées partout avec les moyens du bord. Ce qui fait que c'est un album inégal au niveau sonore qui a été difficile à mixer mais c'est ce qui lui en donne toute la richesse. C'est mon comparse. Je vais d'ailleurs faire mon troisième album avec lui.

 

 

Vous jouez du piano depuis l'âge de 4 ans, êtes diplômée en piano classique/jazz. Pouvez-vous nous parler de cet instrument et de la relation que vous avez avec lui ? Peut-on dire qu'il est le prolongement de vous ?

C'est mon deuxième amoureux ou mon premier, je ne sais pas. C'est mon homme comme le dit la chanson « Piano ivre ». C'est ma parole, mon extension.  C'est physique, quand je joue (ca se voit sur scène, c'est pas inventé) c'est le prolongement de mes mains. Je le connais, je le comprends. J'ai l'impression que je ne pourrais pas mieux le connaître, quoique. Je le connais dans son intégralité. Je ne pourrais pas vivre sans. D'ailleurs, cette relation d'amour exclusive m'empêche d'aller en apprendre un autre. Je ne peux pas m'exprimer aussi rapidement avec un autre instrument.

 

 

Pourquoi avoir choisi le piano au départ ?

C'est mes parents qui me l'ont proposé au départ. Mon père avait acheté un piano à ma naissance en se disant peut-être qu'elle en jouera. J'ai toujours aimé la musique. Ma mère en a fait aussi. J'ai eu une attirance très vite. Dès que j'ai su marcher, j'aillais vers le piano. Le fait qu'il y avait un piano chez nous ça a aidé. C'est un instrument polyphonique qui est très intéressant surtout au niveau de la chanson parce qu'il peut accompagner. C'est un orchestre. Il y a 80 notes, on a dit 10 doigts mais on peut en jouer plusieurs en même temps.

 

 

Vous participez à la tournée "toutes les filles". Pouvez-vous nous parler de cette expérience, unique en son genre et des filles ?

La tournée de "toutes les filles", je l'ai faite pendant deux ans. Là je ne la fais plus. Le principe, c'est que les filles changeaient. J'en ai donc fait avec plusieurs. Il y a eu un noyau qui s'est crée car on a fait une tournée. Le noyau, c'était Mara Tremblay, Catherine Durand et Ginette. Il y en a eu d'autres mais dans ce noyau, elles sont devenues de très grandes amies. Je pense que c'est une des expériences les plus fortes de ma vie. Ca a d'abord créé de très fortes amitiés. Et puis ça nous a obligé à s'ouvrir. Dans un spectacle quand on partage la scène, qu'on est toutes sur scène tout le long, que c'est improvisé, qu'on a nos chansons dénudées (c'est dire sans nos musiciens, seulement avec nous-mêmes), ca fait qu'on s'accompagne, qu'on s'écoute. Il y a un truc qui se passe. On est obligé d'être complètement ouvertes. On est très vulnérables. C'est bon car on accepte les forces des autres. Il n'y a jamais eu d'esprit de compétition, ça a été super enrichissant. Les collaborations ont suivi. J'ai fait un duo avec Catherine Durand sur son album. C'est quelque chose de fort qui va rester à jamais. On fait même des soupers toutes les filles, une fois par mois. C'est plus difficile depuis que je suis maman et puis avec nos métiers, les horaires ne sont pas faciles à concilier mais ...

 

 

Qu'est-ce que le Québec aujourd'hui pour vous ?

Ouah, c'est vaste comme question. (Rires). Le Québec, c'est même si c’en n’est pas, un pays. C'est la langue française qui tient debout pour laquelle il va falloir se battre. C'est une langue dont je suis extrêmement fière au point que je n'ai absolument pas envie de chanter en anglais, contrairement à d'autres artistes qui se laissent aller là-dedans. J'ai beaucoup trop d'amour pour ma langue. Le Québec, c'est riche en culture, incroyablement riche en talents dans toutes les disciplines. Quand je dis que c'est un pays c'est que quand on va chanter à Winnipeg, dans d'autres provinces anglophones, on a l'impression d'être touriste. C'est vraiment un endroit qui est isolé mais qui est extrêmement ouvert sur le monde. C'est un endroit que j'aime beaucoup.

 

 

Les français ont-ils la même image que vous ?

Pas tous. Ceux qui y sont allés oui. Ceux qui n'y sont pas allés ou qui s'y intéressent moins, parlent encore de Canada. Ceux qui parlent de Canada ce sont ceux qui n'ont pas compris ce que c'était. En même temps, c'est vrai que c'est le Canada. Les français qui viennent chez nous, il y a en a beaucoup. Il y en a beaucoup aussi qui ne repartent pas. Ils retrouvent leur langue, un côté moins tendu. C'est un pont entre le côté américain et le côté européen. C'est un idéal entre les deux. Il y a des choses que j'aime moins et que j'envie à la France. En France, il y a une culture de la bouffe, des artisans. J'aime la passion des artisans que ce soit le boulanger, …. J'aime bien la manière de vivre. J'aime les français aussi.

 

 

Quelle image les français ont-ils de la chanson québécoise ?

Il y a beaucoup de gens qui ont une image erronée qui ne voient que Céline Dion, Natasha Saint-Pier toutes grandes interprètes à voix. C'est vraiment plus ça. Enfin, c'est ça, ça fait partie de la réalité mais c'est comme de dire j'écoute Radio Canada ou France Inter et j'écoute la Star Académie. Ce sont deux choses complètement opposées. Pour certains français, c'est juste ça, les chanteuses à voix mais pour ceux qui connaissent, qui sont venus chez nous, c'est aussi autre chose. On a le bon du côté américain dans notre manière d'approcher la musique. On a un côté plus rond, plus chaud.  Ca se passe plus dans le ventre que dans la tête. La nouvelle vague chez nous est assez puissante. En France aussi mais c'est deux langues. Enfin, c'est une langue mais pas avec la même musique. Il n'y pas les mêmes environnements sonores.

 

 

Quels artistes québécois aimeriez-vous faire découvrir aux lecteurs, lectrices du blog ?

Pour ceux qui n'ont pas encore découvert, Richard Desjardins est un incontournable. Moran.

 

 

Je viens de le découvrir il y a une semaine.

Ah bon. En fait c'est mon amoureux et le père de mon enfant. Ceci dit, c'est un grand auteur. Il vient de sortir son deuxième album.Daniel Bélanger, évidementMartin Léon, Mara Tremblay, Catherine Durand.Dans les vieux de la vielle, il y a Charlebois.Dans la nouvelle génération, il y a en a tellement.En plus, on est presque tous amis.

 

 

C’est vrai que ça a l'air d'être une petite famille

Oui c'est vrai. Évidement on a certaines affinités avec certains plus que d'autres;Il y avait Lhasa aussi.

 

 

Le mot de la fin ...

Il y a une chose à laquelle je tiens c'est que je veux rester moi-même que ce soit ici ou chez nous. La première raison pour laquelle je fais ce métier là, c'est que j'aime passionnément la musique. J'espère que les gens vont le ressentir en écoutant l'album. 

 

 

www.catherinemajor.com et www.myspace.com/catherinemajor

  

 

26 janv. 2010 : Trois Baudets, Paris

27 janv. 2010 : Trois Baudets, Paris

12 mars 2010 : Calais (première partie de Maurane)

17 mars 2010 : Cirque royal de Bruxelles (première partie de Maurane)

18 mars 2010 : Forum de Liège (première partie de Maurane)

19 mars 2010 : Marche en Fammenne (première partie de Maurane)

22 mars 2010 : L’Européen (Paris)

24 mars 2010 : Asnières (première partie de Maurane)   

Catherine Major : Clip Vidéo « Le piano ivre » (extrait de l’album « Rose sang »)

18/01/2010

Publié sur Youtube par Les Productions de l’Onde

Catherine Major : Clip Vidéo « Dans l’eau delà » (extrait de l’album « Rose sang »)

18/01/2010

Réal: Anais Barbeau-Lavalette  

Publié sur Youtube par gérance Anacrouse

Catherine Major : "Rose sang" entre gravité et légèreté.

02/02/2010

Voici une artiste que l'on avait envie de voir venir présenter son art dans notre hexagone. Après avoir sorti son deuxième album "Rose sang" en 2008 au Québec, c'est au tour de la France de tomber sous le charme de cette auteure-compositeur-interprète brillante.  

 Catherine Major Rose sang.jpg

 

Catherine Major, c'est d'abord un instrument, le piano, omniprésent avec qui elle forme un duo d'exception. Un titre "piano ivre" est d'ailleurs consacré à cette fusion qui l'unit à son instrument. Elle le considère comme son deuxième amoureux, voire son premier. C'est son homme, sa parole, son extension, le prolongement de ses mains. Elle le connaît, le comprend. Elle ne pourrait pas vivre sans. 

 

 

"Quand pleut le rythme, que je t'inonde

Plus je t'approche, plus je m'effondre

Sur ma peau quatre temps qui tombent

Un baiser long comme une ronde"

(Extrait du titre "Piano ivre") 

 

 

Catherine Major, c'est aussi une interprétation et une voix ; une voix qui "grince, vocifère", "parle d'amour, de départ ou de haine", "habite un soupir, un silence, un désir", "se pose tout bas quand tu as de la peine". Il y a de la profondeur, de la densité et de la légèreté dans sa manière de chanter.  Elle fait partie de ces grands interprètes qui savent vous embarquer dans un flot d'émotions et qui ont gardé ce goût de l'incarnation de leurs chansons, à la fois chanteur et acteur.  

 

 

En tout cela, on pourrait presque dire qu'elle pourrait être la fille de Claude Leveillé ou de Richard Desjardins. Elle a gardé de ces deux grands artistes québécois, cette relation fusionnelle avec le piano, l'intensité, la poésie de leurs textes et mélodies mais elle y a apporté autre chose. De la féminité bien sûr mais elle a aussi élargi le champ musical de cette chanson très classique, donnant un vrai répondant à son piano, le faisant flirter avec des rythmes venus d'ailleurs et même quelques sons électroniques. Tout fusionne à merveille. Il y a quelque chose de très classique mais aussi de terriblement moderne. Catherine Major a su s'imprégner de la chanson classique francophone (Leveillé, Desjardins du côté québécois, Brel, Barbara du côté français) mais elle a su la renouveler, lui donner d'autres couleurs, un autre souffle, une touche toute personnelle sans pour autant la dénaturer. C'est tout l'incroyable talent et le génie de la demoiselle. 

 

 

Quant aux textes, il n'y a pas un mot de trop et pas un mot de moins. Ils sont justes, se faisant pince sans rire ou plus mélancoliques. Ils sont le reflet d'une jeune femme qui promène son regard aiguisé sur la société qui l'entoure et sur elle-même, laissant entrevoir avec retenue et délicatesse, un peu de son vécu, de ses blessures et douleurs passées. 

 

""Rose sang" est un album intense, à fleur de peau. C'est un peu comme une montagne russe en terme de rythmes, d'intimité, d'explosion. Ca part dans tous les sens. Et en spectacle, ca se ressent encore plus parce qu'il y a l'interprétation, la voix. C'est spontané. Je suis quelqu'un qui aime autant danser dans les chansons que pleurer. C'est un album qui s'en va vraiment à droite à gauche en terme d'émotions" dit-elle (extrait de l'entrevue avec Catherine Major pour le blog "Culture québécoise") "La première raison pour laquelle je fais ce métier là c'est que j'aime passionnément la musique.".

 

 

Effectivement, il y a beaucoup de passion. Un feu ardent anime, enflamme l'art de cette québécoise. Nous espérons que vous allez le ressentir en écoutant ce magnifique album.  

 

 

Avec "Rose sang", Catherine Major s'impose définitivement comme une artiste majeure de la relève. Armée de son piano, de sa voix, de son interprétation dense et légère, de ses chansons bourrées d'humour et de gravité, elle apporte, avec son style, une pierre de plus à l'édifice qu'est cette nouvelle scène québécoise.  Catherine et son piano ne forment qu'un. Laissez-vous embraser, abîmer doucement par ce duo qui va vous emmener très loin.  

 

 

Photographie et design graphique : Sébastien LEBLANC  

 

 

www.catherinemajor.com et www.myspace.com/catherinemajor  

 

 

26 janv. 2010 : Trois Baudets, Paris

27 janv. 2010 : Trois Baudets, Paris

12 mars 2010 : Calais (première partie de Maurane)

17 mars 2010 : Cirque royal de Bruxelles (première partie de Maurane)

18 mars 2010 : Forum de Liège (première partie de Maurane)

19 mars 2010 : Marche en Fammenne (première partie de Maurane)

22 mars 2010 : L’Européen (Paris)

24 mars 2010 : Asnières (première partie de Maurane)  

Yann Perreau : Clip Vidéo « Le président danse autrement » (extrait de l’album « Serpent sous les fleurs »)

18/01/2010

Réalisateur: Olivier Picard / David Pierrat - Maison de production: Parceque Films

Publié sur Youtube par Yann Perreau

Yann Perreau : Clip vidéo « Guerrière » extrait de l’album « Nucléaire »

18/01/2010

Réalisateur : Paul Raphaêl & Félix Lajeunesse Production : Aviva Communication

Publié sur Youtube par Bonsound

Yann Perreau : un homme de scène, charismatique, électrisant et hypnotisant.

18/01/2010

Cela fait quasiment trois ans que j'ai hâte de retrouver Yann Perreau sur une scène française. 2010 réalise ce vœux puisque Yann nous fait le plaisir de revenir pour quelques shows de ce côté de l'Atlantique.Ce funambule des mots fait déambuler sa poésie élégamment sur des musiques combinant pop, électro, chanson et rock. Si Yann Perreau fascine sur album, c'est sur scène que son talent vous explose en plein cœur. Yann Perreau est un homme de scène, charismatique, électrisant, hypnotisant. Certains le comparent à Jim Morrison des Doors. La comparaison semble flatteuse mais tout à fait évidente. On pourrait citer Bono de U2 en un peu plus théâtral. Car Yann Perreau a fait du théâtre avec l'une des plus grandes au Québec (Pol Pelletier) et cette expérience lui sert évidement sur scène. C'est à un show captivant, élégant, intense, sensuellement rock'n'roll, bref unique que Yann Perreau vous convie. A ne manquer sous aucun prétexte, aucun.  

 

 

www.yannperreau.com et www.myspace.com/yannperreau 

 

 

20 janvier 2010: Rezé

22 janvier 2010: Clichy-sous-Bois

23 janvier 2010: Trois Baudets  

Les 25 meilleurs albums québécois de la décennie 2000 selon le journal "La Presse"

18/01/2010

Voici un article que je trouve intéréssant de "La presse" qui fait un bilan des 25 meilleurs albums québécois de la décennie 2000. Pour celles et ceux qui le désirent, je vous offre la possibilité d'élire vos 10 meilleurs albums québécois de la décennie. Envoyez votre liste à l'adresse courriel suivante (culturequebecoise@yahoo.fr) jusque fin février 2010.

 

 

 

"Nos critiques et fans de musique se sont longuement consultés - et affrontés ! - pour pondre en commun un palmarès de la décennie. Derrière ce beau consensus, se cachent toutefois huit personnalités bien différentes, et huit listes personnelles qui le sont tout autant. Voici donc les 25 meilleurs albums de la décennie selon... ...

 

 

 

 

 

MARIE-CHRISTINE BLAIS 1. Mille excuses, Milady, Jean Leloup (2009) 2. Le cours des jours (+mini-album Ferme la radio), Dumas (2003) 3. Live in London (double CD), Leonard Cohen (2009) 4. L'échec du matériel, Daniel Bélanger (2007) 5. Break syndical, Cowboys fringants (2002) 6. Tricot machine, Tricot Machine (2007) 7. The Besnard Lakes Are The Dark Horses, Besnard Lakes (2007) 8. Gros Mammouth album turbo, Trois Accords (2004)  9. Arcade Fire, Funeral (2004) 10. Coeurs migratoires, Catherine Durand (2008) 11. La forêt des mal-aimés, Pierre Lapointe (2006) 12. Mexico, Jean Leclerc/Leloup (2006) 13. Close to Paradise, Patrick Watson (2006) 14. Pleurer la mer morte, Monsieur Mono (2005) 15. Taïma, Taïma (2004) 16. La Maline, Marie-Jo Thério (2000) 17. Coeurs, Jérôme Minière (2007) 18. La lenteur alentour, Émilie Proulx (2009) 19. Trompe-l'oeil, Malajube (2006) 20. Le facteur vent, Martin Léon (2007) 21. Kanasuta, Richard Desjardins (2003) 22. Le soleil est sorti, Daniel Boucher (2008) 23. Un serpent sous les fleurs, Yann Perreau (2008) 24. L'académie du massacre, Mononc' Serge et Anonymus (2003) 25. Jérôme Minière chez Herri Kopter, Jérôme Minière (2004)  ...

 

 

 

 

ALAIN BRUNET  1. The Arcade Fire, Funeral, Merge (2004) 2. Patrick Watson, Wooden Arms, Secret City (2009) 3. Karkwa, Le volume du vent, Audiogram (2008) 4. Malajube, Trompe-l'oeil, Dare to Care (2006) 5. Rufus Wainwright, Release the Stars, Geffen (2007) 6. Fred Fortin, Planter le décor, C4 (2004) 7. Richard Desjardins, Kanasuta, Foukinic (2003) 8. Pierre Lapointe, La forêt des mal-aimés, Audiogram (2006) 9. Jérôme Minière, Jérôme Minière chez Herri Kopter, La Tribu (2004) 10. Daniel Bélanger, Rêver mieux, Audiogram (2001) 11. The Besnard Lakes, The Besnard Lakes Are At The Dark Horse, Jagjaguwar (2007) 12. Mara Tremblay, Tu m'intimides, Audiogram (2009) 13. Wolf Parade, Apologies to the Queen Mary, SubPop (2005) 14. Douze hommes rapaillés, Douze hommes rapaillés, Spectra Musique (2008) 15. Unicorns, Who Will Cut Our Hair When We're Gone?, Alien8 (2003)  16. François Bourassa Quartet, Indefinite Time, Effendi (2003) 17. Christine Jensen, Look Left, Effendi (2006) 18. Final Fantasy, He Poos Cloud, Block Recording Club (2006) 19. Monsieur Mono, Pleurer la mer morte, Productions du chien (2005) 20. Urbain Desbois, Entomologie, La Tribu (2003) 21. DJ Champion, Chill'em All, Saboteur/Maple Music (2004) 22. Chloé Sainte-Marie, Je marche à toi, FGC Disques (2002) 23. Guillaume Arsenault, Géophonik, GSIMusique (2009) 24. Jean Leloup, La Vallée des réputations, Roi Ponpon/Dare to Care (2003) 25. Bernard Adamus, Brun, Dare to Care (2009)  ...

 

 

 

 

MARC CASSIVI  1. Funeral, Arcade Fire (2004) 2. Trompe-l'oeil, Malajube (2006) 3. La forêt des mal-aimés, Pierre Lapointe (2006) 4. Close to Paradise, Patrick Watson (2006) 5. Amour oral, Loco Locass (2004) 6. Lift Your Skinny Fists Like Antennas to Heaven, Godspeed You! Black Emperor (2000) 7. Chill'em all, Champion (2004) 8. Jérôme Minière chez Herri Kopter, Jérôme Minière (2004) 9. La vallée des réputations, Jean Leloup (2002) 10. Rêver mieux, Daniel Bélanger (2001) 11. No Cities Left, The Dears (2003) 12, Fixer le temps, Dumas (2006) 13. Tous les sens, Ariane Moffatt (2006) 14. Gros Mammouth Album Turbo, Les Trois Accords (2004) 15. Apologies to the Queen Mary, Wolf Parade (2005) 16. L'échec du materiel, Daniel Bélanger (2007) 17. La maline, Marie-Jo Thério (2000) 18. Le volume du vent, Karkwa (2008) 19. Le coeur dans la tête, Ariane Moffatt (2005) 20. Parc Avenue, Plants and Animals (2008) 21. Tu m'intimides, Mara Tremblay (2009) 22. Nucléaire, Yann Perreau (2005) 23. Set Yourself on Fire, Stars (2004) 24. Mexico, Jean Leclerc (2006) 25. Hungry Ghosts, Fredric Gary Comeau (2001)  ...

 

 

 

 

ALAIN DE REPENTIGNY  1. Le cours des jours, Dumas (2003) 2. Want One, Rufus Wainwright (2003) 3. L'échec du matériel, Daniel Bélanger (2007) 4. Live in London, Leonard Cohen (2009) 5. Funeral, The Arcade Fire (2004) 6. Gros Mammouth Album Turbo, Les Trois Accords (2004) 7. Release the Stars, Rufus Wainwright (2007) 8. La forêt des mal-aimés, Pierre Lapointe (2006) 9. Coeur de pirate, Coeur de pirate (2009) 10. La vache qui pleure, Kate et Anna McGarrigle (2003) 11. Ten New Songs, Leonard Cohen (2001) 12. Poses, Rufus Wainwright (2002) 13. Fixer le temps, Dumas (2006) 14. Rêver mieux, Daniel Bélanger (2001) 15. Le volume du vent, Karkwa (2008) 16. Arriver chez soi, Gilles Vigneault (2008) 17. Want Two, Rufus Wainwright (2004) 18. Le facteur vent, Martin Léon (2007) 19. Le monde tourne fort, Vincent Vallières (2009) 20. Nos lendemains, Isabelle Boulay (2008) 21. Tous les sens, Ariane Moffatt (2008) 22. Lettres ouvertes, Richard Séguin (2006) 23. There Will Be Stars, Elisapie Isaac (2009) 24. Western Romance, Yann Perreau (2002) 25. Trompe-l'oeil, Malajube (2006)  ...

 

 

 

 

PAUL JOURNET  1. Funeral, Arcade Fire (2005) 2. Mille excuses Milady, Jean Leloup (2009) 3. La vallée des réputations, Jean Leloup (2002) 4. Lift Your Skinny Fists Like Antennas to Heaven, Godspeed you Black Emperor! (2000) 5. Les tremblements s'immobilisent, Karkwa (2005) 6. Haunt Me, Haunt Me, Do it Again, Tim Hecker (2001) 7. L'académie du massacre, Mononc Serge et Anonymus (2003) 8. Wooden Arms, Patrick Watson (2009) 9. Fantastik Strapagosse, WD-40 (2001) 10. Trompe l'oeil, Malajube (2006) 11. Le temps au point mort, Galaxie 500 (2006) 12. Beauté mécanique, Plywood (2004) 13. Planter le décor, Fred Fortin (2004)  14. Total Magique, We Are Wolves (2007) 15. 16 mm, Jorane (2000) 16. L'échec du matériel, Daniel Bélanger (2007) 17. Brun, Bernard Adamus (2009) 18. Jackals and Vipers in the Envy of Man, Sixtoo (2007) 19. Les matins des grands soirs, Breastfeeders (2006) 20. The Besnard Lakes Are the Dark Horse, Besnard Lakes (2007) 21. Douze hommes rapaillés, Collectif (2008)  22. Kanasuta, Richard Desjardins (2003)  23. La forêt des mal aimés, Pierre Lapointe (2006) 24. Break Syndical, Cowboys Fringants (2002) 25. Manifestif, Loco Locass (2000)  ...

 

 

 

 

JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE   1. Close to Paradise, Patrick Watson (2006) 2. La Vallée des réputations, Jean Leloup (2002) 3. Funeral, Arcade Fire (2004) 4. Le facteur vent, Martin Léon (2006) 5. Trompe L'oeil, Malajube (2006) 6. Le Volume du vent, Karkwa (2008) 7. Les Triplettes de Belleville (trame sonore), Ben Charest (2003)  8. La forêt des mal-aimés, Pierre Lapointe (2006) 9. Want two, Rufus Wainwright (2004) 10. Wop Pow Wow, Angelo Finaldi (2009) 11. Exil, Moussa Dieng Kala (2008) 12. Tous les sens, Ariane Moffatt (2008) 13. Planter le décor, Fred Fortin (2004) 14. Solo piano, Gonzales (2005) 15. Gros Mammouth album, Les trois accords (2004) 16. La Patente, Daniel Boucher (2004) 17. Jérôme Minière, Chez Herri Kopter (2004) 18. Manifestif, Loco Locass (2000) 19. Total Magique, We Are Wolves (2007) 20. Le prix du bonheur, René Lussier (2005) 21. Vacher, Jeremie Mourand (2006) 22. La Maline, Marie-Jo Thério (2000) 23. Espace libidinal, Les Amis au Pakistan (2008) 24. OK! C'est correct, Satan Bélanger (2002) 25. Larry et ton 4 tracks, Laurence Daneault (2008)  ...

 

 

 

 

PHILIPPE RENAUD  1. Arcade Fire, Funeral (Merge, 2004) 2. Malajube, Trompe l'oeil(Dare to Care, 2006) 3. Godspeed You! Black Emperor, Lift Your Skinny Fists Like Antennas to Heaven (Constellation, 2000) 4. Karkwa, Le Volume du Vent (Audiogram, 2008) 5. Fred Fortin, Planter le décor (C4, 2004) 6. Richard Desjardins, Kanasuta (Foukinic, 2003) 7. Patrick Watson, Close to Paradise (Secret City, 2006) 8. Pierre Lapointe, La ForÍt des Mal-Aimés (Audiogram, 2006) 9. WD-40, Fantastik Strapagosse (La Tribu, 2001) 10. Daniel Bélanger, Rêver Mieux (Audiogram, 2001) 11. Akufen, My Way (Force Inc., 2001) 12. The Unicorns, Who Will Cut Our Hair When We're Gone? (Alien8, 2003) 13. Wolf Parade, Apologies to the Queen Mary (Sub Pop,2005) 14. Catherine Major, Rose Sang ( Production de l'Onde, 2008) 15. Manu Militari, Voix de fait (High Life Music, 2006) 16. Deadbeat, Wild Life Documentaries (scape, 2002) 17. Jérôme Minière, Petit Cosmonaute (La Tribu, 2002) 18. Monsieur Mono, Pleurer la mer morte (indÈpendant, 2005) 19. The Besnard Lakes, The Besnard Lakes Are the Dark Horse (Jagjaguwar, 2007) 20. Mara Tremblay, Tu m'intimides (Audiogram, 2009) 21. Xavier Caféine, Gisèle (Indica, 2006) 22. We Are Wolves, Total Magique (Dare to Care, 2007) 23. Tim Hecker, Harmony in Ultraviolet (Kranky, 2006) 24. Martin Léon, Kiki BBQ (La Tribu, 2002) 25. Les Breastfeeders, Déjeuner sur l'herbe (Blow the Fuse, 2004)  ...

 

 

 

 

ALEXANDRE VIGNEAULT  1. Les Cowboys fringants, Break syndical (2002) 2. Daniel Bélanger, Rêver mieux (2001) 3. Les Trois Accords, Gros Mammouth Album (2003) 4. Jean leloup, La vallée des réputations (2002) 5. Daniel Bélanger, L'échec du matériel (2007) 6. Arcade Fire, Funeral (2004) 7. Ariane Moffatt, Tous les sens (2008) 8. Malajube, Trompe l'oeil (2006) 9. Mara Tremblay, Tu m'intimides (2009) 10. Jérome Minière, Chez Herri Kopter (2004) 11. Karkwa, Le volume du vent (2008) 12. Vulgaires Machins, Compter les corps (2006) 13. Chloé Sainte-Marie, Coffret 3CD 14. Lhasa, The Living Road (2003) 15. Marie-Jo Thério, La maline (2000) 16. Loco Locass, Amour oral (2004) 17. Fred Fortin, Planter le décor (2004) 18. Daniel Boucher, La patente (2004) 19. Rufus Wainwright, Poses (2002) 20. Jorane, 16 mm (2000) 21. Pierre Lapointe, La forêt des mal-aimés (2006) 22. Jeszcze Raz, Balagane (2002) 23. WD-40, Fantastik Strapagosse (2001) 24. Sylvain Lelièvre, Versant jazz (2002)  25. Luck Mervil, Ti peyi A (2004)

 

 

 

www.cyberpresse.ca/dossiers/retrospective-artistique-de-la-decennie/200912/26/01-934210-palmares-des-25-meilleurs-albums-de-la-decennie.php

Un petit documentaire sur Catherine Durand (En direct de l'Univers)

12/01/2010

En direct de l’Univers

Vidéo publiée par Tandem Music

France d’Amour : « Le Présent » d’une rockeuse passionnée

12/01/2010

Il est une erreur liée à un a priori dont je ne suis pas fière. Au début des années 2000, France d'Amour arrivait en France avec la troupe de Notre Dame de Paris. C'était l'époque de cette vague de québécois dite chanteurs et chanteuses à voix dont l'interprétation et surtout le niveau sonore vocal n'apportaient pas toujours l'émotion attendue. J'ai mis France d'Amour dans cette vague, à tort, sans me pencher réellement sur cette artiste et sans vraiment écouter son œuvre. Je fais ici mon mea culpa. En écoutant en cette fin d'année, son dernier album "Le Présent" un best of, pas tout à fait ordinaire, je me suis rendue compte que j'étais passée à côté d'une artiste à l'opposé de l'image que je m'en faisais.

 

 

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"Le Présent" est un best of réunissant quelques unes des chansons de cette québécoise à la grande chevelure rousse qui n'est pas sans rappeler Isabelle Boulay (pour qui elle a d'ailleurs écrit), en un peu plus rock'n'roll. "Présent" n'est pas une simple compilation sur laquelle on a apposé une suite de chansons. France d'Amour a voulu non pas leur redonner un coup de jeunesse mais simplement les ancrer dans le présent, leur donner une nouvelle vie, de nouvelles couleurs. On y trouve deux inédits (Le présent et Pourrions-nous jamais être amis ?). Pour cela, elle a convié quelques fans dans un studio et a enregistré dans des conditions live. Elle s'est, de plus, adjointe la complicité de Steve Veilleux de Kaïn (Pourrons-nous jamais être amis ?), de Clément Jacques (Le présent) et d'Imposs (Animal, le Présent) pour des duos très en connivence. "Le Présent" résume à merveille France d'Amour, une artiste passionnée, une rockeuse mais pas seulement. Elle a su imposer au fil de sa carrière un style nuancé alternant mélodies accrocheuses et délicates comme si le rock flirtait avec la chanson et le folk. Sa voix se prête à merveille à ce style. Hargneuse et rocailleuse mais aussi dégageant beaucoup de douceur, de finesse, la voix de France d’Amour sert les textes d'une femme de conviction où le doute et l'espoir cohabitent, où la douleur et le bonheur se côtoient dans la plus grande cohérence. C'est le théâtre de l'existence humaine et du monde que France d'Amour nous offre. Même si une partie des textes a été écrite à plusieurs mains (dont celles de Lynda Lemay), c'est un peu d'elle-même et de son âme qu'elle nous laisse entrevoir. Ce nom, France d'Amour, lui sied particulièrement car c'est un sentiment qui habite les chansons de France. On a l'impression que cette femme (et cette artiste) est à la fois dans une quête d'amour et a besoin de donner de l'amour (le premier étant souvent à l'origine du deuxième).  Je vous invite donc à la découvrir ou la redécouvrir. France d’Amour, c’est un peu notre Sheryl Crow à nous francophones. 

 

 

 

www.francedamour.com, www.taccamusique.com et www.boutiquetacca.com

Bonne et heureuse année 2010

04/01/2010

Le blog "Culture québécoise" vous souhaite une très bonne année 2010. Qu'elle vous comble de bonheur et de joie. Qu'elle vous voit épanoui et en bonne santé.

Cordialement.

Entretien avec Vincent Vallières – TV des Cousins Fringants

29/12/2009

Entrevue avec le chanteur québécois Vincent Vallières réalisée pour Cousins Fringants TV au Théâtre de l'Octogone à Pully (CH) dans le cadre du festival "Pully-Lavaux à l'heure du Québec".

Vincent Vallières - Lancement de l'album "le monde tourne fort"

29/12/2009

Vidéo : Les rendez-vous d'ARTV Musique

Vincent Vallières : l'autre petit diamant du folk québécois

29/12/2009

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Voilà 10 ans que Vincent Vallières fait son bout de chemin dans le monde musical québécois avec une fraîcheur et une sincérité inaltérées. Ce gars de Sherbrooke n'a jamais suivi les modes. Il a, tout simplement suivi sa propre route, en toute liberté avec pour modèles Bob Dylan, Johnny Cash ou Jack Kerouac. C'est cette sincérité qui est touchante chez Vincent Vallières et qui a séduit au Québec, professionnel et public. En septembre dernier, Vincent Vallières nous a offert son cinquième opus, "le monde tourne fort". Il s'est adjoint à la réalisation l'excellent Olivier Langevin. Ce dernier a su mettre en valeur, par son sens aiguisé des arrangements et son écoute, tout le talent de Vincent Vallières. Si cela fait déjà quelques temps que Vincent Vallières a démontré au Québec qu'il avait sa place dans le monde de la musique ; avec "le monde tourne fort", il enfonce définitivement le clou. Il a posé ses marques et assit son style. Son folk-rock a gardé toute sa personnalité, s'est raffiné, a gagné en maturité et pris de l'amplitude. Bref, on prend une grande claque, un peu comme celle que l'on a prise, il y a un an; à l'écoute de l'album de Catherine Durand "Cœurs migratoires". Dans cet album, Vincent Vallières y a mis un peu plus de lui. Son cœur est devenu une sonde et il est allé à la source du feu qui gronde, explorant des thèmes forts comme l'espace et le temps, fouillant au plus profond des êtres. Il y parle, toujours et encore de son quotidien ou de celui de celles et ceux qui l'entourent mais un thème a fait son apparition, l'amour, thème presque jamais abordé par l'auteur qui le trouvait futile. Il l'aborde sous différents angles : l'amour qui arrive au coin de la rue, celui qui n'unit plus, la difficulté de continuer après une rupture, celui qui veut durer, ... Comme le dit Clotilde Seille du 7 jours : «Avec le monde tourne fort de Vincent Vallières, on comprend tout de suite qu'il va nous faire partager son espace temps, son espace géographique et son espace cœur.() Ces titres évoquent le temps qui passe, celui qui reste, celui qui s'écoule, la route à suivre, ...» Avec cet album, Vincent Vallières porte un regard singulier sur le monde et la vie qui nous malmène ou nous apporte son lot de doutes, de douleurs mais il met en lumière que quelque soit le chemin, quelque soit les embuches, l'espoir et les rêves au fond de nous ne doivent jamais s'éteindre et que l'on doit toujours s'y raccrocher. Avec des mots simples emprunts de beaucoup de poésie, Vincent Vallières signe un album de toute beauté qu'il serait regrettable de ne pas écouter. Il nous offre une œuvre sereine, émouvante, touchante. Laissez-vous embarquer.

 

Conception graphique : Anne DESROSIERS

Photo : Valérie JODOIN-KEATON

 

www.vincentvallières.com

 

 L’album n’est pas distribué en France mais est disponible en import.

 

Vidéo : Lancement de l'album "Le monde tourne fort", par Webpresse.ca

 

Marie Pierre Arthur : un 1er album prometteur

29/12/2009

   

Du haut de ses 30 ans, Marie Pierre Arthur a délivré, en février dernier, un magnifique premier album. C'est entouré de ses amis musiciens Louis-Jean Cormier, Francois Lafontaine de Karkwa, Robbie Kuster de Patrick Waston, Olivier Langevin, ..., et de la plume de sa meilleure amie Gaële Tavernier que Marie Pierre Arthur s'est lancée dans l'aventure d'un album. Si elle a autant d'amis prestigieux c'est que Marie-Pierre Arthur n'est pas sortie de la cuisse à Jupiter. Cela fait plus de 10 ans qu'elle est bassiste et/ou choriste d'Ariane Moffatt, Mara Tremblay, Kevin Parent ou Steffie Shock. Elle a donc un bagage musical large, éclectique et une expérience importante. L'album est des plus accomplis. Enregistré en 15 jours dans des conditions live, cet album éponyme est tourné résolument vers le folk mais il explore plus que les terres folk, se baladant vers la country, vers le rock, vers des ambiances aériennes, planantes. Il est contrasté dans ses rythmes et est donc tout sauf linéaire. On y sent bien sûr les influences des musiciens présents (Karkwa et Patrick Watson) ou ceux avec qui elle a travaillé (Mara Tremblay) mais Marie-Pierre Arthur a su les colorer de sa propre personnalité musicale et de ses propres émotions. Côté texte, comme le dit si bien Olivier Pellerin "une voix au timbre doux et berçant nous chante le regard romantique d'une jeune femme fragile, maintenant devenue grande et qui s'accroche pour ne pas perdre pied dans ce monde adulte lancinant et parfois grisant." Marie-Pierre Arthur a fait appel à ses souvenirs et ses émotions intimes. Cet album est donc personnel même si elle s'est adjoint la plume poétique de son amie Gaële Tavernier. Mais comme tout ce qui est intime, il y a quelque chose d'universel et de familier pour l'auditeur que nous sommes qui fait écho à nos propres histoires et émotions. Il est fort à parier que Marie-Pierre Arthur va faire une longue carrière, cette fois-ci dans la lumière et non plus dans l'ombre des vedettes qu'elle a accompagné. Pour preuve, elle a été nominée cette année, au Gala de l’ADISQ, pour cet album dans trois catégories : "album folk contemporain, chanson et révélation de l'année". Excusez du peu. Ne perdez pas une seconde et découvrez ce nouveau bijou de la musique québécoise.

 

Photographie : Brigitte HENRY

Graphisme, conception visuelle : Véronique COTE

Vidéo par Bonsoundrecords

  

www.mariepierrearthur.com

www.bonsoundrecors.com

 

L’album n’est pas distribué en France mais est disponible en import.

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Isabelle Boulay « Chansons pour les mois d’hiver » : des chansons pour réchauffer les cœurs

20/12/2009

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Elle est déjà longue l'histoire d'amour qui unit cette gaspésienne au public français. La France l'a découverte dans Starmania et est tombée sous le charme de cette interprète unique. Depuis, chacun de ses albums trouve un écho dans le cœur de nombre de français. La raison de ce succès est simple ; il tient à la personnalité d'Isabelle. Elle est une artiste libre, authentique, vraie, que l'on a assimilé à tort à cette vague de chanteurs/chanteuses québécoises à voix qui crient plus qu'ils ne chantent. Isabelle Boulay, c'est une voix exceptionnelle, chaude, réconfortante. Elle est une interprète comme il n'en existe plus beaucoup, guidée, avant tout, par l'amour, celui des mots et des chansons qu'elles soient populaires ou savantes. Généreuse, sachant intelligemment faire dans la nuance (entre douceur et puissance), elle est capable de mettre en valeur mots et musiques et de véhiculer avec passion et intensité les émotions. En ce mois de décembre, Isabelle Boulay nous revient tout en douceur avec un album de chansons intemporelles, hors des modes dont le fil conducteur est la saison hivernale, une saison rude mais source de nombreux moments de réconfort. Cette idée d'album thématique est née à la fin de la tournée française "Ta route est ma route", au printemps 2009. Très sensible aux difficultés et aux crises qui agitent le monde ces temps-ci, Isabelle Boulay a voulu avec quelques chansons mettre un peu de baume sur nos blessures. Comme elle le dit, elle n'est pas politicienne, médecin, elle ne sait faire que chanter. "Chansons pour les mois d'hiver" est sa participation personnelle pour réconforter les gens. "Je veux vraiment que ces chansons les atteignent en plein cœur et leur fassent grand bien. Je les chante dans ce but ultime" (journal de Montréal - 30 septembre 2009) On y retrouve un répertoire de chansons connues et méconnues. Cela va de "Je reviens chez nous" de Jean Pierre Ferland à "L'amitié" de Françoise Hardy en passant par "Hors saison" de Francis Cabrel ou Schefferville, le dernier train de Michel Rivard. Cet album a été fait dans une ambiance chaleureuse comme si un groupe de musiciens se retrouvait autour d'un feu. Isabelle a choisi le parti pris de la simplicité. L'ambiance y est très folk, les guitares omniprésentes et l'interprétation tout en douceur. Isabelle n'y pousse pas sa voix et décuple ainsi toute l'émotion contenue dans ces titres. "Chansons pour les mois d'hiver", c'est un peu des berceuses pour nous adultes, qui nous rassurent et qui nous réchauffent le cœur. Ces chansons nous caressent en douceur et sont un peu comme un châle qu'Isabelle nous aurait déposés sur les épaules.  Cet album, par sa lenteur, doit peut-être se laisser apprivoiser plus que les autres albums d'Isabelle mais une chose est sûre, il atteint son but ultime, nous réconforter et nous émouvoir.    

Corneille « Sans titre » : le grand retour du parrain de la soul à la française

20/12/2009

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Corneille nous est apparu fin 2003 avec son 1er album "parce qu'on vient de loin" dont la chanson éponyme nous présentait un être blessé mais debout avec l'espoir comme horizon. Corneille, c'est cette histoire personnelle : le génocide de sa famille au Rwanda dont il est le seul survivant. Alors bien sûr, cette période tragique ne pouvait que planer sur bon nombre de ces chansons ; la musique ayant été un exutoire et une thérapie mais sans elle, Corneille aurait été quand même artiste, il a la musique dans la peau et ça se sent. Le réduire à son passé terrible serait une erreur. Corneille ne se complait pas dans son passé, ne se plaint pas et ne se pose pas en victime mais se donne le devoir de communiquer l'espoir, le courage et milite pour cette belle utopie qu'est la paix entre les hommes. Corneille, c'est plutôt la joie de vivre. Pas étonnant qu'il est choisi le r'n'b et la soul pour habiller ses histoires. Corneille est celui qui a donné ces couleurs musicales à la langue française. Il s'est vite imposé comme le parrain du r'n'b à la française. Ce style peinait à trouver sa place dans le microcosme musical français car assimilé, à raison, comme un style sans âme, trop à l'eau de rose mais Corneille a bousculé tout cela et y a donné du sens.   Aujourd'hui, Corneille est de retour avec un 4ème album, "Sans titre". Fini les références à son triste passé, Corneille vit dans le temps présent et est amoureux. Cet album est, plus que les autres, rempli de belles chansons d'amour mais cela ne l'empêche pas de faire passer des messages humanistes et d'égratigner les paillettes, les faux-semblants ou le cynisme. Corneille veut défendre à travers sa musique des valeurs fortes et essentielles à ses yeux ; la sincérité, l'humilité ou l'amour entre les hommes. C'est peut-être utopique mais en même temps c'est un combat essentiel et juste. Corneille a gardé cette voix douce, séductrice et reconnaissable entre toutes. Il sait créer des ambiances romantiques si charmeuses. Il y a aussi ce groove si excitant qui n'est pas sans rappeler l'âge d'or de la soul des années 60 et 70. Je pense, en écoutant "sans titre" à Marvin Gaye, le prince charmeur de la soul américaine, qui a su au cours de sa carrière nuancer son répertoire en plaçant entre ses chansons d'amour quelques chansons engagées et humanistes. Il s'en rapproche avec de plus en plus d'évidence magnant des thèmes très romantiques et d'autres plus politiques comme la paix et l'amour du genre humain. Corneille offre un album où il y met toute la ferveur, la vigueur de sa passion pour la musique, tout son enthousiasme et toute sa générosité.    Comme tout grand artiste, c'est sur scène que Corneille exulte. C'est là que se trouve toute sa vie, c'est là qu'il partage tout l'amour qu'il a à donner. Il a le talent, le charisme, la passion, la générosité ; la magie ne peut qu'opérer et le concert se transformer en une fervente grande messe musicale où chacun se donne à fond peu importe de quel côté de la scène on se trouve.  Corneille sera en tournée en 2010 et passera par notre capitale le 13 janvier au Grand Rex. La température sera sans doute froide dans les rues de Paris ce jour-là mais le Grand Rex sera sans aucun doute survolté et surchauffé.   

Catherine Durand : Prix de la musique folk canadienne / Canadian folk music awards 2009

08/12/2009

Bravo à Catherine Durand qui a remporté le 22 novembre dernier le prix "Auteur/compositeur francophone" au Canadian folk music awards 2009. Un prix très largement mérité. Je ne peux que vous conseiller de vous précipiter sur son dernier disque "Coeurs migratoires", chroniqué sur ce blog.

Pour les franciliens, les albums de Catherine Durand ("Diaporama" et "Coeurs migratoires") sont en vente en import à la Fnac Saint-Lazare (107/109 rue Saint-Lazare, face à la gare).

J'attends avec impatience la venue de Catherine ici en France. Espérons que ce sera pour 2010. Il est grand temps que la France tombe sous le charme de cette grande artiste québécoise.

 

www.catherinedurand.com

 

Cinéma du Québec du 7 au 13 décembre 2009

08/12/2009

Ca y est, la nouvelle édition du Cinéma du Québec a commencé.

Vous avez une semaine pour profiter d'une sélection éclectique du cinéma québécois.

Le lieu a changé à Paris. Ce n'est plus les cinéma Publicis des Champs-Elysées mais le Forum des images qui accueille l'édition 2009, toujours sous la présidence de Carole Laure. Cinéma du Québec est présent aussi à Cannes, Nïmes et Liège.

Vous trouverez, sur le site ci-dessous, le programme de cette semaine de folie cinématographique québécoise.

www.cinema-du-quebec.com

 

 

Les Cowboys Fringants : la big party au Zénith de Paris le 25 novembre 2009

08/12/2009

En février dernier, les Cowboys Fringants avaient mis le feu à l'Olympia. En ce 25 novembre, c'était au tour du Zénith de Paris de vibrer aux sons de ces québécois. C'était la première fois qu'ils faisaient une salle aussi grande en Europe mais leur immense talent leur a permis en toute logique de faire salle comble. Car, il faut le dire, ils sont de plus en plus nombreux celles et ceux qui tombent sous le charme de ce mélange de folk et de rock. Encore une fois, les Cowboys nous ont proposé un show à leur image : chaleureux et généreux. Toutes les facettes de leur carrière ont été mises en valeur : drôle, engagée, tendre. C'est çà les Cowboys Fringants, des citoyens qui éveillent nos consciences sur les réalités du monde, des êtres humains au grand coeur qui vous serrent dans vos bras comme le feraient vos meilleurs chums (copains), des gens qui ne se prennent pas au sérieux et savent profiter de la vie. En 2000, sur leur album "Motel Capri", ils avaient écrit "les Cowboys Fringants demeureront à jamais le groupe du peuple". Presque 10 ans après, les Cowboys Fringants sont le groupe du peuple. Leur succès ne leur a pas donné la grosse tête et ils se donnent comme jamais à leur public. On peut réellement parler de communion, de fusion entre les Cowboys et leur public. Les Cowboys Fringants ne trichent pas, ils sont eux-mêmes, sans fioritures, sans paillettes et c'est pour cela que je les adore.   

 

Les Cowboys Fringants, ce n'est pas seulement un groupe mais c'est aussi une fondation (www.cowboysfringants.com/fondation). Nous vous rappelons qu'à chaque concert, 1 place achetée, c'est un arbre planté là où les écosystèmes sont mis à mal. En France, les Cowboys Fringants se sont associés avec Planète Urgence. Jérôme Dupras, lors du concert, a rappelé l'enjeu important qui attend tous les citoyens du monde lors du sommet de Copenhague. C'est le moment ou jamais pour l'humanité de faire les bons choix. Les Cowboys avaient fait venir la Fondation Nicolas Hulot (www.fondation-nicolas-hulot.org) et Greenpeace (www.greenpeace.org/france) pour signer une pétition à ce sujet. Je me permets de mettre ci-dessous les paroles d'une chanson des Cowboys Fringants écrite en 2004, "Plus rien" tiré de l'album " La Grand Messe" qui est la chanson rêvée pour réfléchir à tout ça.  

 

Il ne reste que quelques minutes à ma vie

Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis

Mon frère est mort hier au milieu du désert

Je suis maintenant le dernier humain de la Terre 

On m'a décrit jadis, quand j'étais un enfant

Ce qu'avait l'air le monde il y a très très longtemps

Quand vivaient les parents de mon arrière grand-père

Et qu'il tombait encore de la neige en hiver 

En ce temps, on vivait au rythme des saisons

Et la fin des étés apportait la moissonUne eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux

Où venaient s'abreuver chevreuils et orignaux 

Mais moi je n'ai vu qu'une planète désolante

Paysages lunaires et chaleur suffocanteEt tous mes amis mourir par la soif ou la faim

Comme tombent les mouches ...

Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien ...

Plus rien ...

Plus rien ... 

Il ne reste que quelques minutes à ma vie

Tout au plus quelques heures je sens que je faiblis

Mon frère est mort hier au milieu du désert

Je suis maintenant le dernier humain de la Terre 

Tout ça a commencé il y a plusieurs années

Alors que mes ancêtres étaient obnubilés

Par des bouts de papier que l'on appelait argent

Qui rendaient certains hommes vraiment riches et puissants 

Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien

Etaient prêts à tout pour arriver à leurs fins

Pour s'enrichir encore ils ont rasé la terre

Pollué l'air ambiant et tari les rivières 

Mais au bout de cent ans des gens se sont levés

Et les ont avertis qu'il fallait tout stopper

Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie

Ces gens-là ne parlaient qu'en termes de profits 

C'est des années plus tard qu'ils ont compris le non-sens

Dans la panique ont déclaré l'état d'urgence

Quand tous les océans ont englouti les îles

Et que les inondations ont frappé les grandes villes 

Et par la suite pendant toute une décennie

Ce fut les ouragans et puis les incendies

Les tremblements de terre et la grande sécheresse

Partout sur les visages on lisait la détresse 

Les gens ont dû se battre contre les pandémies

Décimés par millions par d'atroces maladies

Puis les autres sont morts par la soif ou la faimComme tombent les mouches

Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien

Plus rien ...

Plus rien ... 

Mon frère est mort hier au milieu du désert

Je suis maintenant le dernier humain de la terre

Au fond l'intelligence qu'on nous avait donnée

N'aura été qu'un beau cadeau empoisonné 

Car il ne reste que quelques minutes à la vie

Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblisJ

e ne peux plus marcher, j'ai peine à respirer

Adieu l'humanité ...

Adieu l'humanité ... 

 

 

(Texte et musique : Jean François Pauzé)  

 

 

En espérant que cette chanson ne sera pas prophétique ...  

Renée Martel à l’Adisq 2009

19/11/2009

Vidéo de Canalartv – Les rendez-vous artv

Karkwa à l’Adisq 2009

19/11/2009

Vidéo de Canalartv – Les rendez-vous artv

Mes Aïeux à l’Adisq 2009

19/11/2009

Vidéo de Canalartv – Les rendez-vous artv

Yann Perreau à l’Adisq 2009

19/11/2009

Vidéo de Canalartv – Les rendez-vous artv

Cœur de pirate à l’Adisq 2009

19/11/2009

Vidéo de Canalartv – Les rendez-vous artv

Ginette Reno à l’Adisq 2009

19/11/2009

Vidéo de Canalartv – Les rendez-vous artv

Pierre Lapointe à l’Adisq 2009

19/11/2009

Vidéo de Canalartv – Les rendez-vous artv

"Un toi dans ma tête " : Luc De Larochellière nous plonge dans un état de grace

11/11/2009

Pour la plupart des français, Luc De Larochellière ce sont quelques titres comme "Cash city", "Sauvez mon âme" mais au Québec, c'est un auteur-compositeur-interprète de renom avec plus de 20 ans de carrière derrière lui.

 

 

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Pour son huitième album, Luc De Larochellière a délaissé les sons pop-rock pour se focaliser sur les textes. C'est d'abord eux qui ont été écrits pour ce dernier opus "Un toi dans ma tête". Luc avait déjà montrer ses talents en matière d'écriture mais là, je dois dire qu'il est allé beaucoup plus loin. Elle est riche, claire, limpide et belle. Tout semble couler de source. Luc y parle beaucoup de lui ce qui donne ce ton et cette couleur particulièrement intimistes à cet album. L'amour est au coeur de nombre des chansons, et ce avec bien souvent une pointe de mélancolie (l'homme a vécu une rupture difficile après plus de 10 ans de vie commune), mais c'est surtout ce qui se passe dans sa tête qu'il a tenté d'explorer. Il s'agit de questionnements personnels mais aussi universels sur la société, l'environnement. Si la tristesse habite quelques unes des chansons, ces dernières sont traversées aussi par le courage, l'espoir et la renaissance. Les mots sont merveilleusement mis en valeur par des ambiances folk. Les guitares acoustiques règnent en maître, discrètement accompagnées de jolies cordes. La voix n'a jamais été aussi posée et sa chaleur n'a jamais aussi bien servi et adouci mots et maux.

 

De nombreuses critiques parlent d'état de grace pour cet album et c'est vrai. Il est temps que la France redécouvre cet artiste de grand talent. "Un toi dans ma tête" devrait y contribuer. 

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