Paris-Québec sous les étoiles (émission du 20 septembre sur France 2), une programmation décevante mais de beaux moments
22/09/2008
Cet été, à Québec, sur les Plaines d’Abraham, la chanson québécoise et française se sont rencontrées pour fêter 400 ans de fraternité francophone. L’idée était réjouissante. Enfin, on allait montrer les liens et les différences entre la Belle Province et l’Hexagone. Seulement, la programmation est allée sur des sentiers battus et rebattus. C’était pourtant l’occasion pour la France de découvrir, celles et ceux qui font la musique québécoise d’aujourd’hui, les artistes qui font vibrer, chanter, danser des milliers de québécois(es), et ce à une heure de grande écoute. Bien sûr, il fallait parler de Félix Leclerc, de Gilles Vigneault, de Robert Charlebois, de Diane Dufresne, de Luc Plamandon, de Daniel Lavoie, d’Isabelle Boulay, de Lynda Lemay, … Mais bien que ces artistes ont laissé leurs empreintes, ils sont déjà extrêmement connus en France et pour bons nombres, on les voit souvent à la télévision française. Ariane Moffatt (dont Daniela Lumbroso et Garou, les 2 présentateurs, ont fait l’éloge) était la seule représentante de cette nouvelle scène talentueuse, reconnue au Québec et riche de diversité musicale que l’on vous fait découvrir dans ce blog. Exit les Cowboys Fringants, Mes Aieux, Yann Perreau, Dobacaracol, Jorane, Catherine Durand, Pierre Lapointe, Karkwa, Les Trois Accords, Stéphanie Lapointe, … Même des plus anciens comme Laurence Jalbert, Dan Brigas, Michel Rivard, Daniel Bélanger n’étaient pas présents. On retiendra cependant, dans cette déception, de très beaux moments : une Diane Dufresne époustouflante en duo avec Bruel pour « La complainte du phoque en Alaska » de Beau Dommage, et avec Duteil pour « La langue de chez nous ». Ariane Moffatt a fait une magnifique interprétation de « Lindberg » de Robert Charlebois avec Julien Doré et seule pour son titre « Je veux tout ». Il y a eu aussi un duo très attachant entre Lynda Lemay et Hugues Aufray, 2 artistes que l’on avait jamais associé et qui pourtant se retrouvent avec évidence sur la célèbre chanson de Félix Leclerc « Le P’tit bonheur ». Enfin Zachary Richard, Isabelle Boulay et le public en chœur sur « Travailler c’est trop dur ».En conclusion, une programmation québécoise décevante car manquant d’originalité et ne collant pas tout à fait à l’ensemble de la scène d’aujourd’hui mais de beaux moments.


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