ALB (La Soute) à 12h00
21/04/2008
Pour commencer la journée en beauté, voici des petits gars en provenance de Reims à qui ont ne peut pas reprocher d’avoir le soucis de l’esthétisme à tous les niveaux. En effet, outre le format de leur album qui copie le fameux mange-disque Penny (très tape à l’œil dans un rayonnage de disques !), ils se présentes sur scène très propres sur eux, avec chemisette, cravate légèrement desserré et le fameux pull Jacquard. La classe ! Du coup, leur musique leur ressemble, à mi-chemin entre Queen et Roger Lover ! On aura remarqué que le chanteur Clément était déjà présent l’année dernière avec le groupe Language. En tout cas, avec le soutien de leur salle locale, La Cartonnerie, Alb devrait rapidement dépasser le cadre de leurs frontières régionales.
(Texte & photos : Ben Callens)
INTERVIEW
C'est la première fois depuis vos débuts que vous jouiez à midi devant un public assis ?
Oui, c'était une grande première. En arrivant sur scène, notre chanteur a d'ailleurs dit "Bonsoir Bourges" par réflexe (rires) ! C'était un peu troublant d'avoir des spectateurs qui te fixent alors que d'habitude il y a toujours des gens qui bougent dans la fosse. Finalement, ça s'est plutôt bien passé malgré un gros souci technique puisqu'il y a un des périphériques qui a rendu l'âme pendant notre set.
Quel a été le parcours d'ALB avant d'en arriver au Printemps de Bourges ?
Le groupe existe depuis trois ou quatre ans, mais seulement depuis six mois avec la formation actuelle à quatre. Auparavant, nous évoluions en trio. Notre premier album est sorti en décembre, à peu près au moment où notre batteur est arrivé. On a mis du temps à sortir ce disque parce que nous avons pris le parti de tout faire nous-même, de la composition des chansons jusqu'au collage du code barre au dos du boîtier.
Ce premier album possède un packaging assez surprenant. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Au départ, lorsque l'on a eu terminé le disque, notre label n'a pas réussi à trouver un distributeur. On a donc eu pas mal de temps pour cogiter sur la raison pour laquelle les gens achètent de moins en moins de disque. Et forcément, c'est l'objet qui entoure le disque lui-même qui va apporter un intérêt autre que le contenu lui-même du disque.
D'où l'idée de cette boîte en forme de mange-disque…
Dans laquelle on trouve douze mini-pochettes façon "vinyle", soit une illustration par morceau. Cela symbolise un peu le fait qu'on voit plus ce disque comme une compilation de nos premières chansons que l'on a écrit sur une durée de trois ans.
(Propos recueillis par G. Fouqué)


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..trop bien!
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