Bienvenue sur Flag' !
07/04/2008
Vous êtes Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou Miss Marple ?
Vous craquez pour les héros ténébreux, les enquêteurs brisés, les inspectrices sexy en diable et les héroïnes maniant l'intelligence autant que la gâchette ?
Vous préférez les maîtres-espions, les unités d'élite surentraînées, les femmes et les hommes de l'ombre ?
Vous n'aimez pas ces romans de genre ?
Pas de panique ! Le plaisir de lire avant tout, et le plaisir pour tous !
FLAG' - le blog polar de la Fnac - va vous guider et, nous l'espérons, vous faire aimer le meilleur de la littérature de suspense et de mystère.
N'ayez pas peur.
Quoique...
Olivier Mouchiquel - Fnac Dijon
Frank Schätzing - Abysses - Editions Presses de la Cité
12/05/2008
Physalie
(photo thinkquest.org)
Physalie
Frank Schätzing, Munich, 2004
300 pages seulement de lues sur 885 et rien à redire jusqu'à présent, ce thriller écologique est un chef d'oeuvre.
Deux histoires parallèles, l'une débutant en Norvège, l'autre au Canada, convergent inexorablement vers un cataclysme sans précédent, si ce n'est les grandes extinctions préhistoriques de masse.
Sigur Johanson, un scientifique spécialiste mondial des vers, est chargé de l'analyse d'une espèce totalement aberrante d'un point de vue biologique. Des vers surdimmensionnés, à la morphologie prédatrice, découverts tapissant par millions le plateau continental sous-marin des côtes norvégiennes. Sa meilleure amie, Tina Lund, responsable de prospection pétrolière, s'inquiète de la présence de ces animaux sur des terrains proches de futures usines immergées chargées de remplacer les stations off-shore en perdition. Raréfaction des nappes pétrolifères oblige, les plates-formes maritimes sont condamnées à disparaître.
La Physalie, ou galère portugaise, est une méduse à flotteur de 20 cm de long, armé de filaments de 15 m (Pacifique) à 30 m (Atlantique) porteurs de millions de nématoblastes extrêmement toxiques.
Au Canada, Anawak, un expert en cétacés, et sa collaboratrice Susan travaillent pour financer leurs travaux sur des Zodiac d'observation. Baleines de toutes espèces et orques pacifiques font la joie des touristes lorsqu'ils bondissent hors de l'eau et nagent le long des embarquations. La pêche intensive et industrielle, orchestrée par la Norvège et le Japon en particulier, sous couvert hypocrite de recherches scientifiques, a cependant vidé les océans de leurs habitants. Pour Anawak, Susan et leurs amis, les temps changent, et les heures passées inutilement en mer sous la pluie s'accumulent...
Un instant de beauté en apesanteur - Orques
Un jour, au terme d'un phase de grand calme annonçant la tempête, la nature se rebelle et se déchaîne. Les vers se révèlent moins inoffensifs qu'il n'y paraissait de prime abord.
Tout autour du monde, les baleines chargent et brisent les navires passant à leur portée, les orques tuent les passagers sans pitié.
Orques
Les méduses par millions s'attaquent aux plages d'Europe et d'Asie, et la France est touchée par une contagion alimentaire mortelle.
Guêpe de mer ou cuboméduse, affectionnant les côtes australiennes.
Les piqûres de guêpe de mer provoquent une mort extrêmement douloureuse, survenant au bout de 30 secondes à un quart d'heure.
Frank Schätzing met en scène une nature qui se révolte contre les assauts que l'homme lui fait subir. Une nature dont le socle est l'équilibre des forces. Pour rétablir cet équilibre menacé, elle utilisera peut-être de grands moyens. Le prix à payer sera probablement celui de la disparition pure et simple de l'espèce humaine. A voir dans les 585 pages à venir !...
Olivier Mouchiquel
Maxime Chattam - La théorie Gaïa - Editions Albin Michel
12/05/2008
Maxime Chattam
Elle est jeune, elle est belle, elle sent bon le sable chaud... d'une île polynésienne où les pires instincts de l'homme vont se déchaîner. Le Docteur Emmanuelle DeVonck est tirée de ses recherches pour une enquête de terrain en paléoanthropologie à l'autre bout du monde. A peine débarquée, une alerte cyclonique est lancée, isolant définitivement l'île et ses habitants.
Pendant ce temps, son mari généticien se retrouve cerné par une tempête pyrénéenne au sommet du Pic du Midi, en compagnie de scientifiques et de militaires. Dans les sous-sols de l'observatoire astronomique, des recherches liées aux tueurs en série sont menées dans le plus grand secret, et surtout dans la plus grande illégalité.
Maxime Chattam réussit à lier deux thèmes a priori sans rapport, les tueurs en série et les dérèglements climatiques, au sein d'un roman d'aventure et de fin du monde. Meurtres de masse au fond des ouragans, laboratoires pharmaceutiques aux expériences top secrètes, députés européens corrompus, bureaucratie anti-démocratique et complots meurtriers sur fond de théorie de James Lovelock, voici un livre parfait à lire un soir d'orage en été...
Pour tout savoir sur Maxime Chattam, dialoguer sur son blog, connaître ses dates de rencontres-signatures, découvrir ses projets et s'enfoncer dans son labo (oserez-vous ?!...), rendez-vous sur www.maximechattam.com
Olivier Mouchiquel
Jérôme Camut & Nathalie Hug - Prédation - Editions Télémaque
05/05/2008
(Nathalie Hug et Jérôme Camut ;
Festival Fantastic'arts - Gerardmer ; France ;
Télémaque (www.editionstelemaque.com) est une jeune maison d'édition qui bouleverse la paysage éditorial français : peu de titres publiés à l'année, mais des coups de coeur, et des paris vraiment réussis.
Prédation est ainsi le premier titre écrit à quatre mains par Jérôme Camut - connu des amateurs de fantaisy pour sa série Malhorne aux éditions Bragelonne (www.bragelonne.fr) et Nathalie Hug. Un très beau succès pour ce couple d'écrivains qui les rapproche d'emblée de la jeune garde du polar français, Maxime Chattam, Jean-Christophe Grangé, Maurice G. Dantec...
Jérôme Camut
Au fond d'une cellule sordide de la prison de Dijon meurt à petit feu un fils de la bonne famille locale, accusé d'un braquage à Auxerre. Le hold up tourne mal, son comparse, qu'il jure ne pas connaître, est abattu par les policiers lors de l'assaut. Depuis des années, il crie son innocence, en vain.
Son dossier est rouvert par miracle par Rufus Beaudenuit, un flic revêche, éteint par une vie d'absence et d'échec. A 51 ans, sa vie familiale est réduite à néant. Aucun enfant, très peu d'amis, seule une collègue de travail trentenaire, mariée, deux enfants, lui apporte un peu de chaleur, une oreille attentive.
Rufus s'enfonce dans le désespoir lorsqu'Anna, la femme qu'il aime, le quitte sans explication et coupe défintivement toute communication. Les appels désespérés du policier sont systématiquement filtrés. Elle ne rappelle jamais. La douleur d'imaginer et de ne pas savoir, les tourments de la jalousie, le constat de cet ultime échec sentimal, et Rufus bascule dans l'alcool.
Le travail seul le maintient légèrement hors du gouffre. Les affaires ne manquent pas. A Paris, depuis des années, des couples de jeunes mariés se volatilisent et réaparaissent jamais. Dans une cellule sans issue, un homme soumis à une intolérable torture psychologique est dressé comme une bête. S'il se rebelle, sa petite fille de dix ans sera exécutée.
Pas de manichéisme dans ce roman noir, très noir. Un roman dont la thématique permanente de l'enfermement, de la privation de liberté et de la libération de tortionnaires irrécupérables, du chantage et du terrorisme résonne avec l'actualité criminelle. L'exercice d'écriture en couple est totalement maîtrisé, le lecteur ne s'aperçoit de rien, et se laisse embarquer dans les recoins les plus inquiétants de l'âme humaine. Des animaux sauvages seraient plus cléments.
Olivier Mouchiquel
Peter Straub - Koko - Editions Pocket
03/05/2008
Peter Straub
(www.johnzeuliphotography.com)
Peter Straub est un ami proche de Stephen King et l'un des maîtres du roman de terreur. Né en 1943 dans le Wisconsin, à Milwaukee, puis étudiant doctorant à Dublin, entamant très tôt sa carrière d'écrivain il sut s'éloigner de l'épouvante et signa Blue Rose, une trilogie policière hantée par la guerre du Vietnam.
1968 - patrouille hélicoptères US.
15 ans après leur retour aux Etats-Unis, quatre frères d'armes ont refait leurs vies, plus ou moins bancales. Engagée au plus fort du conflit, cette section se composait de Michael Poole, le narrateur de cette histoire, installé comme médecin. Le lieutenant Harry Beevers est un juriste en costume - attaché case. Conor Linklater, pantalon noir, t-shirt "Agent Orange", peine à trouver sa place dans une société américaine qui rejette les jeunes soldats de retour, et vit - survit à nouveau - dans la plus grande précarité. Tina Pumo partage sa vie entre son restaurant Saigon et Maggie Lah, une jolie chinoise insaississable disparaissant souvent sans laisser d'adresse, et ne donnant de ses nouvelles que par petites annonces interposées.
Tous se retrouvent au pied d'un mémorial érigé en l'honneur des morts au front. Tous vivent encore dans le souvenir de leurs camarades disparus. M.O. Dengler, mystérieusement tué à Bangkok dans une rixe banale, lors d'une permission. Et Tim Underhill, installé désormais en Asie, auteur de romans policiers, enfermé dans le silence.
Le passé remontera violemment à la surface lorsque le corps d'un journaliste est retrouvé mutilé, avec une carte à jouer dans la bouche, barrée à l'encre de quatre lettres, KOKO.
Hélicoptère Huey, fer de lance des opérations aéroportées de l'armée américaine au Vietnam
Michael Poole et ses compagnons vont se lancer sur la piste du tueur, une piste aussi désespérée que la piste Ho Chi Minh, et ce qu'ils trouveront dans leurs souvenirs dissipera peut-être les faux-semblants derrière lesquels leurs vies urbaines, aujourd'hui, abritent leurs blessures.
Koko, conçu comme un chemin de rédemption, décrit avec beaucoup de sensibilité la vie des grands traumatisés de guerre, des hommes transformés par les armes et le sang jusqu'à devenir ce qu'ils n'auraient jamais souhaité devenir. C'est dans les larmes que s'écrit la plus belle des poésie.
Peter Straub
Olivier Mouchiquel
Les métier du polar : John Grisham - Le Contrat - Editions Robert Laffont - A paraître mai 2008
29/04/2008
On attend des épreuves de lecture non corrigées qu'elles ne soient pas corrigées. C'est dans leur nature puisqu'il s'agit d'un document de travail provisoire, qui sera sujet à bien des modifications, de pagination, de mise en page, de traduction, de corrections orthographiques et grammaticales (cf Flag' du 23/04/2008).
Et bien celles du prochain livre de John Grisham traduit en France, Le contrat, à paraître courant mai 2008 aux éditions Robert Laffont, font preuve d'un travail très avancé à l'heure où elles furent imprimées. Trois fautes de frappe ou de copier/coller seulement sur plusieurs centaines de pages. Il est très agréable de lire de tels documents. Leur lecture s'apparente à un voyage vers le futur et, en même temps, à un retour en arrière. Le lecteur a accès à la préhistoire de l'oeuvre et la sensation s'apparente à celle ressentie lorsque l'on trouve, au bord du chemin, au pied d'une falaise, un fossile fantastique.
Le Contrat, c'est l'histoire d'un couple d'avocats et de leur banquier qui s'acculent volontairement à la ruine pour défendre une ville des Etats-Unis.
John Grisham et sa femme Renee (Oxford, Mississippi)
Durant des décennies, Krane Chemical a rejeté volontairement et en toute connaissance de cause des déchets industriels hautement toxiques dans les sols de la région de son usine du Mississippi. Fuites de fûts détériorés, décharges sauvages, pollutions des nappes phréatiques, changement de couleur de l'eau du robinet, empoisonnements, rien n'y fera. Hommes politiques et scientifiques corrompus par les industriels, employés achetés ou menacés, tous nieront les risques et leurs responsabilités. Ce qui devait arriver arrive un jour : les habitants d'une ville américaine commencent à mourir de cancers en masse.
Ce fantastique roman judiciaire retrace le procès retentissant intenté à une industrie chimique criminelle et dévoile au fil des audiences et des investigations tout, absolument tout, des mécanismes de corruption opérant aux Etats-Unis. Est-bien différent ailleurs ? Chez nous en particulier ?...
John Grisham y affirme que le lobbying n'est rien d'autre qu'une activité maffieuse devant tomber sous le coup de la loi dans une démocratie digne de ce nom. Que la politique comme la justice sont trop souvent des univers de lâches incompétents achetés par d'autres lâches, ceux qui possèdent les richesses économique et boursière.
Le plus spectaculaire reste sa démonstration de la manipulation de l'opinion publique et du vote des foules à l'occasion d'une campagne électorale. Achat de journalistes, fuites organisées, désinformation et simplification, enquêtes de caniveaux, pour les chargés de stratégie la fin justifie tous les moyens. Il est ainsi toujours étonnant de voir avec quel enthousiasme de troupeau les militants applaudissent sur commande des discours de ridicules tribuns d'opérette. Discours mal écrits que tout professeur de lettres sanctionnerait d'un zéro pointé pour verbiage, langue de bois et hors sujet. Discours mal joués et surjoués que tout directeur de casting sanctionnerait d'un "Retournez à vos études de théâtre ou changez de filière". Et pourtant, ça marche...
Le Contrat est ainsi une extraordinaire charge accablante contre certaines institutions attaquées de l'intérieur. John Grisham y met en scène avec un réalisme particulièrement inquiétant les liens de dépendance unissant hommes politiques, hommes d'affaires, hommes de loi, magistrats et avocats.
Tous cependant n'ont pas une vision aussi lamentable de leurs fonctions, de leur rôles, et de la mécanique des rapports humains. Parfois, des esprits rebelles secouent le panier de crabes et décident de redorer le blason de la politique, des affaires, de la justice. Bien qu'ils s'en défendent, ils sont moins nombreux. Mais ils résistent. Ils osent parfois se lever, faire honneur à leur profession et défendre les pauvres gens. Défendre ceux qui souffrent, les pauvres et les malades, ceux que l'on abandonne un peu trop facilement à leur sort.
Des avocats, des banquiers, des scientifiques épaulent parfois les victimes. Mais tous prennent un risque énorme, celui de le payer très cher.
Olivier Mouchiquel
Les métiers du polar
23/04/2008
Derrière les livres, il y a des femmes et des hommes qui leur donnent vie.
Au fil de Flag', ces femmes et ces hommes viendront vous parler de leurs métiers et vous faire partager leurs passions. Ecrivains, éditeurs, imprimeurs... tous les gens de l'ombre viendront éclairer de leurs précieuses lanternes les arcanes de la publication des romans policiers.
Juste pour illustrer les billets de Flag' à venir, voici quelques photographies de ce qui permet parfois aux libraires de découvrir et lire en avant-première certains romans, afin de pouvoir les conseiller éventuellement dès leur parution.
Quelques semaines, voire quelques mois plus tôt, les éditeurs essaiment quelques dizaines d'exemplaires de ces épreuves de lecture non corrigées. Le texte imprimé y est plutôt complet mais pas forcément dans sa version définitive. Les corrections n'y ont pas encore été totalement apportées, la maquette est toujours susceptible d'évoluer, la couverture est encore à l'état d'études diverses, ou en discussion, ou tenue secrète.
Voici donc l'épreuve non corrigée du futur roman de John Grisham, Le contrat, à paraître le 22 mai 2008, que les éditions Robert Laffont remettent aux libraires de France, via leurs représentants livre lors de leurs visites dans les librairies, ou par envoi par courrier tout simplement.
L'énorme succès de La Firme, porté au cinéma avec Tom Cruise en rôle titre, a propulsé John Grisham dans le cercle des écrivains de renommée mondiale.
1ère de couverture de l'épreuve de lecture : Détail de la 1ère de couverture :
Tranche du livre Le contrat, de John Grisham : 4ème de couverture ! (le dos du livre)
Affaire à suivre !...
Olivier Mouchiquel
Peter James - Mort... ou presque - Editions Panama
30/04/2008
Le jour du trentième anniversaire de son compagnon, Sandy disparaît corps et âme.
Neuf années ont passé. A la torture de ne pas savoir ce qu'elle est devenue - est-elle vivante ou morte ? - le commissaire Roy Grace, inconsolable, regarde passer les jours sans les compter, cherchant l'indice qui mettrait fin au supplice. Ne pas savoir, imaginer. Jusqu'à cet appel d'amis à Munich.
Un soir de désespoir, Glenn Branson, un policier noir de presque deux mètres, au crâne aussi lisse que celui de Bruce Willis, adepte de musculation et de rap, tombe en larmes dans les bras de Roy Grace et décide d'emménager quelques temps chez lui. Pas de chance pour Roy qui entame une relation torride, la première depuis des années, avec la belle Cleo, qu'il fréquente au fond du lit et... à la morgue !
Pendant ce temps, le meurtre de sa femme marque le début des ennuis pour le séduisant play-boy Brian Bishop, golfeur obsessionnel et chef d'entreprise comblé.
Le romancier Peter James a travaillé durant des années avec les meilleurs éléments de la police anglaise du Sussex, et de la police allemande de Munich. Thanatopracteurs et services sociaux ont apportés leurs connaissances et leurs pratiques dans ce roman qui ravira par son atmosphère so british déliquescente les fans de l'écossais Ian Rankin.
Les dealers, les revendeurs, les truands, les caïds qui hantent Brighton ne sont pas des parrains de cinéma. Juste des loosers drogués jusqu'à la moëlle, sales, stupides et violents.
Une violence à laquelle s'opposent tant bien que mal et coûte que coûte les flics de la ville. Roy Grace et Glenn Branson, Bill Norris le raseur, Linda Buckley et Alison Vosper, surnommée N°27, du nom d'un plat chinois d'un restaurant tout proche, à la sauce aigre-douce. Norman Potting à l'humour lourdingue et Bella Moy toujours à cran, Alfonso Zafferone à la tenue vestimentaire irréprochable, Adrienne Corbin et le lieutenant Nick Nicholl, tout jeune papa épuisé aux nuits plus que blanches.
Un petit groupe d'hommes et de femmes qui se confrontent chaque jour à la misère du monde, à l'injustice, aux drogues qui n'ont rien de fun ni de branché, à la haine, au vol, aux viols, aux meurtres. Qui font face, aussi, à des juges et des avocats débarqués de la planète Mars, préférant libérer des tueurs pour raisons de carrière, de buget, et surtout d'incompétence. Dans le comté du Sussex, une décision de justice n'est que le résultat d'un jet de dés, et le mot justice un bluff méprisant les victimes.
Peter James rend là un bel hommages aux policiers qui sont, dans nos sociétés occidentales, que ça nous plaise ou non, les ultimes remparts contre la barbarie.
Son site : www.peterjames.com et scary@pavilion.co.uk
Olivier Mouchiquel
Jean-Paul Nozière - Je vais tuer mon papa - Editions Rivages / Noir
21/04/2008
A quelques kilomères de Dijon, une ville (presque) imaginaire : Sponge. Une ville qui pourrait être n'importe quelle ville de France.
Professeur de français, Pénélope Bovari est d'un physique parfait. Cheveux courts et noirs, jambes de rêve, caractère bien trempé. Au collège Anatole-France où elle exerce, les enseignants ont pour habitude de dénigrer les élèves par derrière, mais de faire des courbettes aux parents par devant. Pénélope n'y va pas par quatre chemins, dit les choses comme elles sont et n'hésite pas à faire front à ses collègues autant qu'aux parents. Aux côtés de son ami saxophoniste Charles "Chad" Adam, elle va tenter, sur 320 pages, d'empêcher un meurtre. Chad vient de recevoir une lettre anonyme particulièrement inquiétante, et le temps semble vraiment compté. Pour sauver la future victime, mais surtout pour empêcher peut-être un enfant de commettre l'irréparable...
Jean-Paul Nozière parcourt la campagne burgonde en VTT. L'air y est pur, la nature en paix, mais certains hommes n'ont de cesse d'y abîmer ce qui est faible, et ceux qui sont fragiles.
Ce très beau texte est avec raison en lice pour le Prix du Polar SNCF. Vous pouvez retrouver l'intégralité de la Sélection de Printemps et voter directement sur le site www.polar.sncf.com.
Et si vous voulez tout savoir de l'auteur et de son métier d'écrivain, une seule adresse : www.jpnoziere.com !
A vos souris !
Olivier Mouchiquel
John Connolly - ... Laissez toute espérance - Editions Pocket
18/04/2008
Dans le Maine, le givre cède rapidement place à la neige. Appareil photo, enregistreur Nagra, micro parabolique, deux agents spéciaux du FBI surveillent une Dodge suspecte depuis un hangar glacial. Ca va vite, très vite, dégénérer.
A Dark Hollow, dernière escale avant les profondes forêts canadiennes, une dame âgée quitte son foyer à peine vêtue en pleine tempête de neige. Armée d'un Smith & Wesson 625, elle attend terrifiée la venue de Caleb Kyle, l'ogre du Maine.
Charlie "Bird" Parker a quitté la police et ne se remet pas de la disparition ultraviolente de sa femme et de leur enfant. Bird voit les morts, et les morts lui parlent.
Second volet, que John Connolly dédie à son père, de la série consacrée au détective Charlie Parker, ... Laissez toute espérance s'avère une fois de plus un coup de maître.
Les auteurs anglo-américains ont d'énormes atouts : ils savent écrire et ils ont d'excellents traducteurs. Etrangement, les auteurs français capables des mêmes prouesses littéraires (et la remarque vaut pour la littérature générale) sont rares, très rares.
Quel souffle tragique dans ce récit, quelle maîtrise de la langue ! On ne peut lire les deux dernières pages sans pleurer, et le récit dans son entier est d'une puissance crépusculaire inouïe.
Aux heures silencieuses de la nuit, les morts viennent parler avec Bird, chercher auprès de lui un peu d'amour et de tendresse dans la paix des cimetières, et la justice pour les victimes oubliées.
Olivier Mouchiquel
John Connolly - Tout ce qui meurt - Editions Pocket
22/04/2008
Quoi que nous fassions, quelles que soient nos prières, tous ceux que nous aimons partiront sans retour.
Après avoir fait l'amour et s'être disputé une fois de plus avec sa femme Susan, Charlie "Bird" Parker, un policier à la dérive, part se saoûler dans un bar, en plein hiver à New-York. Susan reste seule, à la maison, avec leur petite fille de trois ans, Jennifer.
Charlie Parker rentrera tard, trop tard, trop saoûl, sur la scène de crime la plus abominable de sa carrière. Commence alors la chasse la plus impitoyable et la plus désespérée. Retrouver, peu importe le prix, l'assassin des deux femmes de sa vie.
Comme tous les écrivains, John Connolly s'intéresse aux situations extrêmes. Que se passe-t'il lorsque l'histoire dépasse l'entendement humain ? Comment garder l'espoir dans un monde mortel ?
Journaliste à l'Irish Times, il ose aborder de front certains sujets sensibles que peu d'écrivains français osent traiter, politiquement correct oblige. En particulier le recours à la violence pour rendre la justice. La question pourrait se formuler ainsi : un citoyen qui abat un assassin est-il coupable de meurtre ? N'at-'il pas sous une certaine forme rendu justice à la société ? Non pas tant en rétablissant un certain équilibre (nous serions, alors, sous le régime de la loi du talion, oeil pour oeil, dent pour dent), qu'en éliminant le monde vivant d'une menace mortelle permanente et inéluctable.
"La justice nous sera donné dans notre prochaine vie", écrit John Connolly. "Dans celle-ci, nous avons la loi." A la suite d'un réglement de compte particulièrement violent, Bird s'interroge. "Il n'y avait pas eu de loi, juste une justice féroce que je n'étais pas habilité à rendre."
L'une des forces du roman policier anglo-saxon ne réside-t'elle pas dans cette capacité à faire vivre au lecteur ce qu'il sait impossible à vivre dans le réel ? A mettre en situation ses convictions que la morale politique réprouve ? Tout roman fonctionne sur le mécanisme d'identification au héros, dans lequel le lecteur se glisse et vit des solutions qu'il aimerait voir appliquées mais qui sont moralement répréhensibles.
Par exemple, le héros est du côté de la loi, mais il se retrouve plus ou moins contraint par les évènements d'exécuter un violeur en série. Les juristes auront unanimement une réponse toute faite à ce cas d'espèce. Les non-juristes auront des réponses sensées, même divergentes, parce que le roman policier ouvre un univers où la justice est rendue telle que le lecteur aimerait qu'elle le soit. Une justice qui assumerait, parfois, une certaine férocité. On en reparlera bientôt, avec Dennis Lehane.
Ce premier volume des aventures de Charlie Parker nous entraîne dans le brouillard et les labyrinthes végétaux des marais de Louisiane. Une longue enquête d'une poésie poignante, quand Bird, "dans ce court intervalle qui sépare le sommeil de l'éveil, lorsque les rues livrées à la nuit sont encore silencieuses, ou quand l'aube s'insinue à travers les rideaux pour rejoindre dans la pièce un semblant de clarté", voit venir vers lui les ombres de sa femme et de sa petite fille.
"Elles viennent à moi, et leur haleine accompagne le vent léger qui glisse sur ma joue, et leurs doigts se mêlent aux branches d'arbres qui frappent à ma fenêtre. Elles viennent à moi, et je ne suis plus seul."
Olivier Mouchiquel
Howard Fast - Sylvia - Editions Rivages Noir
18/04/2008
Né en 1923, Alan Macklin s'était engagé dans l'armée américaine trois jours après l'attaque aérienne japonaise sur Pearl Harbor. Il est désormais détective privé, refuse de porter une arme à feu et peine à régler ses traites, lorsqu'un richissime businesman californien fait appel à ses services réputés.
Frédéric Summers doit épouser dans un proche avenir l'énigmatique et fascinante Sylvia West. Une jeune femme de bonne situation, brillante et volontaire, d'une beauté inquiète pourtant, auteur d'un recueil de poésie reconnu, La Lune Obscure.
Chargé secrètement par Summers de reconstituer le passé de Sylvia, Alan Macklin remontera le fil d'une vie de solitude et de violence. Los Angeles, New-York, Los Angeles, des personnages à la dérive, abandonnés le long d'un long, si long chemin de croix.
Sylvia - couverture de Steven Brower
Imaginez, dans un restaurant chic, une prostituée âgée, baroque et obèse, vêtue d'une robe de plusieurs mètres de satin noir, affublée de faux-cils démesurés, d'une coiffure extravagante et d'un rouge cyclamen aux lèvres. L'inviteriez-vous à votre table comme la meilleure de vos amies ? Oseriez-vous, sans honte aucune, vous afficher avec elle en public ? Madame Gracie Argona est une femme avant tout, et comme avec toute femme, qu'elle soit princesse ou prostituée dormant seule chaque nuit, serrant dans ses bras les ruines fantômes de l'amour, Alan Macklin, beau séducteur, reste un parfait gentleman. Quelle que soit la femme qui est à nos côtés, nous ne devons qu'en être fier.
Ce soir, lorsqu'elle aura fermé les yeux, observez dans son sommeil la femme que vous aimez. Essayez d'imaginer le visage et la vie qu'elle avait enfant. Qu'a-t'elle vécu que vous ignorez totalement ? Le sauriez-vous, l'aimeriez-vous encore et seriez-vous à la hauteur de sa souffrance et de son salut ?
Ce roman noir, d'une prose émouvante, tout en retenue cependant, considéré comme le chef d'oeuvre d'Howard Fast, est avant tout un fabuleux portrait de femme libre. Une femme libérée de ses chaînes, et d'un passé dont il fallait tourner la page.
Olivier Mouchiquel
Jean-Paul Nozière - Un trésor d'embrouilles - Editions Syros
16/04/2008
Jean-Paul Nozière est l'un des plus grands auteurs français de romans policiers. Gallimard, Le Seuil, Rivages, Thierry Magnier... les plus grands éditeurs publient ses enquêtes en collections pour lecteurs adultes, mais également pour enfants et adolescents.
Un trésor d'embrouilles s'adresse aux jeunes lecteurs, à partir de douze ans. Malou, une jolie fille, et son frère jumeau Pilou, sont envoyés par père et mère en vacances en Corse, du côté d'Ajaccio, dans la maison, ou plutôt dans la cabane, en bord de mer d'un oncle farfelu. Clint, c'est ainsi que l'oncle Paul se fait appeler, y accueille également Nino, un beau jeune homme que Malou n'aura de cesse de séduire.
Une crique interdite au pied d'une falaise où la mer vient faire des clapotis, le chant des grillons la nuit dans les pinèdes et les oliveraies, les ballades en zodiac et la plongée sous-marine à la recherche de jolis coquillages et peut-être d'un fabuleux trésor... En cette veille de printemps, aux premiers rayons du soleil, il est bon de se laisser porter par la douceur sereine de ce policier baigné par la chaleur du Sud.
Pourtant, les rôdeurs rôdent, et la menace menace. Qui veut éliminer les trois enfants et leur parent bohême ? Un navire romain a-t'il réellement coulé dans ce petit hâvre de paix en pleine Antiquité ? Quel douloureux secret cache Nino ? Une belle enquêtrice, planquée dans les fourrés et décidée à protéger les enfants, va mettre en émoi la gendarmerie locale... Comme dans tous les romans jeunesse de Jean-Paul Nozière, ses héroïnes sont brillantes, d'une lucidité grave, pleine d'humour et n'ont jamais froid aux yeux !
Il y a, dans cet été policier en bord de Méditerrannée, quelque chose qui ressemble au bonheur de l'enfance. Celui d'y être, et celui d'en sortir enfin, à la découverte du monde, de ses dangers, de ses bonheurs surtout.
Les parents y retrouveront quant à eux un effet madeleine de Proust, un petit air de Club des Cinq, du bon vieux temps des bandes de copains et des histoires que l'on se racontait...
Pour tout savoir sur Jean-Paul Nozière, sa vie, ses livres, son plaisir d'écrire, rendez-vous vite qur son site http://jpnoziere.com
Les petits comme les grands pourront même correspondre avec lui, par mail grâce à la rubrique contact !
Olivier Mouchiquel
Claude Aziza et Anne Rey - La littérature policière - Editions Pocket
15/04/2008
Une introduction d'une page, puis une biographie d'un auteur de romans policiers avec, en regard, une page d'extrait de son oeuvre, ce petit guide flirte avec les Profils d'une Oeuvre de chez Hatier qui, au collège et au lycée, nous dispensaient de lire les livres au programme...
Claude Aziza et Anne Rey remontent aux origines de la thématique policière. Ils entament spectaculairement leur voyage dans le temps avec "Oedipe-roi" de Sophocle, faisant d'Oedipe l'un des premiers détectives, et avec la série policière "Dee Gong Ann", mettant en scène au VIIème siècle le juge Ti Jen-Tsé. Série rédigée en Chine au XVIIIème siècle, qui inspira Robert Van Gulik pour sa propre version des aventures du juge Ti.
En France, Honoré de Balzac ("Une ténébreuse affaire"), Alexandre Dumas et son "Comte de Monte-Cristo" (1844-1846), Ponson du Terrail et son "Rocambole" (1859), Eugène Sue et "Les Mystères de Paris" (1842-1843) se rapprochent un peu plus encore de la structure narrative des romans policiers tels que nous les connaissons de nos jours.
Honoré de Balzac
Alexandre Dumas père
Couverture pour Le Comte de Monte-Cristo
Ponson du Terrail et Rocambole
Portrait d'Eugène Sue par G.G. Lepaule (1804-1886)
Couverture pour Les Mystères de Paris
Mais c'est à Edgar Allan Poe (1809 - 1849) que l'histoire de la littérature attribue officiellement la paternité du genre policier, avec la naissance du héros Dupin et la publication de la nouvelle "Double assassinat dans la rue Morgue", mais également de "La Lettre volée", et du "Mystère de Marie Roget".
Un petit guide, parfait en amuse-bouche pour découvrir les classiques du crime !
Olivier Mouchiquel
James Grady - Le fleuve des ténèbres - Editions Rivages Noir
14/04/2008
De Oppresso Libre. C'est sur cette citation latine que s'ouvre ce fabuleux roman, qui devrait se lire avec en fond sonore le ronronnement hypnotique des moteurs d'un bombardier B 52, ou d'un avion clandestin d'Air America, la compagnie de transport ultra-secrète de la CIA.
Toute l'histoire moderne des Etats-Unis s'y dévoile au travers des opérations clandestines qui ont façonné à notre insu le monde dans lequel nous vivons.
Nous connaissons bien sûr l'Histoire à travers celle que nous enseignent nos professeurs à l'école, à travers celle qui se fabrique dans la presse, mais il en existe une autre, une histoire véritable, au coeur des évènements, celle qu'écrivent à l'encre sympathique les maîtres-espions dans les guerres invisibles.
James Grady, photographié par Nathan Grady (www.jamesgrady.net)
Jud Stuart fut des missions secrètes les plus périlleuses de la CIA. Saïgon 1969. Jud Stuart, en poste officiellement aux Philippines, se trouve en réalité "sergent dans le 5e régiment des Forces Spéciales, les Bérets Verts, chouchous du président Kennedy assassiné et de la CIA, et bêtes noires de l'armée régulière."
Son travail ? Infiltrer la Chine depuis le Vietnam, libérer les soldats prisonniers de guerre, combattre et éliminer les cibles ennemies. Renseignement et lutte armée étaient les seules préoccupations de cette "section clandestine de combat et d'espionnage ultra-secrète."
James Grady, à Shelby, Montana, 1957
Westley Chandler, avocat célibataire, exerce au NIS, une agence de contre-espionnage. Major du corps des Marines US, il fut quant à lui chef de section dans les Forces de Reconnaissance durant la guerre du Vietnam. Westley Chandler est rappelé en service actif avec ordre de localiser et d'exécuter l'agent Jud Stewart.
La traque commence, et l'histoire explose.
Missions d'élimination de Fidel Castro et débarquement dans la Baie des Cochons, guerre froide et lutte contre le KGB et le GRU, le renseignement militaire soviétique, livraisons d'armes, guerre froide et intervention en Iran, parachutages à très haute altitude et moiteur sud-américaines, hélicoptères sous la mitraille et rock and roll, la guerre continue de façonner les siècles et les hommes.
Entre les deux soldats, Nick, un reporter cherchant la paix et le repos. "Chaque jour nous offre la terrible liberté de choisir de nouveau, avec cette seule certitude que nous avons davantage à perdre."
Entre les deux vétérans, des femmes, parce que les hommes ne vivent et ne meurent que pour celles qu'il ont aimées. Sylvia et Beth, aux cuisses couvertes de taches de rousseur.
Des baisers d'ange. Un coin de paix sous les balles.
Olivier Mouchiquel
Jean-Louis Thouard et Roger Seiter : Le Scarabée d'Or - Photos
14/04/2008
Samedi 12 avril 2008 : après une heure d'interview, animée et enregistrée en public par Radio Dijon Campus, la radio étudiante, au Forum de la Fnac Dijon, Jean-Louis Thouard, illustrateur, et Roger Seiter, scénariste, ont signé plusieurs dizaines d'albums du Scarabée d'Or en 2 heures !
Deux petites photos, volées avec un téléphone portable au milieu de la foule, groupée dans le rayon BD autour des deux stars !
James Patterson - 1er à mourir - Editions Pocket
14/04/2008
Yeux clairs, belle gueule de baroudeur, James Patterson est un vieux routier du thriller. Son 1er roman policier est couronné dès 1976 - il n'a alors que 27 ans - par l'Edgar Award, une distinction qui récompense les meilleures oeuvres du genre. Côté cinéma, Morgan Freeman incarnera son psy enquêteur Alex Cross.
Lindsay Boxer est inspectrice en chef à la brigade criminelle de San Francisco, et les cadavres de jeunes mariées s'accumulent, à commencer dans les suites de l'Hôtel Hyatt. Viols et mises en scènes macabres des cadavres, l'enquête s'annonce éprouvante.
Pour l'épauler, contre toute attente parfois, Cindy Thomas, une journaliste débutante qui rêve du grand scoop, bientôt rejointe par Claire Washburn, une amie fidèle et décidée. Médecin légiste, Claire, qui est "à elle seule le bureau du coroner", porte son surnom brodé sur sa blouse de travail, Papillon. Un papillon en surcharge pondérale, mais elle assume et assure avec humour : "Je pète la forme. La forme ronde." Le clan est au complet avec l'intégration de Jill Bernhardt, substitut du District Attorney, une séduisante trentenaire à qui nul ne résiste.
Il n'en fallait pas plus, le Women Murder Club est né.
James Patterson est visiblement sous le charme, et nous aussi, de ces quatre héroïnes. Ce 1er volume d'une série qui s'apparente à un Sex and the City du crime avance masqué. Au-delà de l'intrigue, l'essentiel réside dans le quotidien de ces femmes engagées.
Vivre une sexualité libre, intense et choisie, faire carrière et briser le plafond de verre qui s'oppose à la progression sociale au féminin, lutter seule contre la maladie, les obstacles qui s'opposent aux femmes ne relèvent pas uniquement de l'enquête policière.
Et voici le Women Murder Club en photos !
Lindsey Boxer
Jill Bernhardt
Cindy Thomas
Claire Washburn
Warren Jacobi
... et toute l'équipe d'acteurs, au complet, à San Francisco !
Et pour retrouver sur ABC le blog de la série télévisée, les bios des comédiens, les photographies... cliquez immédiatement sur :
http://abc.go.com/primetime/womensmurderclub/index?pn=index
Olivier Mouchiquel
Histoire Extraordinaires d'Edgar Poe : l'aventure continue !
14/04/2008
Voici aujourd'hui quelques planches de la BD le Scarabée d'Or que Jean-Louis Thouard vient de livrer fort gentiment à Flag'.
Et pour celles et ceux qui n'auraient pas encore été se promener dans son très beau site www.lebaron-rouge.com , cliquez vite et laissez-vous charmer !...
Jean-Louis Thouard et Roger Seiter - Histoires Extraordinaires d'Edgar Poe : Le Scarabée d'Or - Editions Casterman
15/04/2008
Ce n'est pas du roman, c'est de la BD, et c'est une très, très belle réussite ! Edgar Allan Poe est considéré comme l'un des pères fondateurs du genre policier, et notre ami Jean-Louis Thouard s'est lancé dans une fabuleuse aventure : transcrire en images et en couleurs l'étrange aventure du Scarabée d'Or !
Auteur-illustrateur pour la jeunesse surnommé Le Baron (on lui doit Barbe Bleue, Venise aux 100 suspects, La Bataille des Marionnettes..), Jean-Louis est un trentenaire heureux qui vit de sa plume et de son encrier.
Le trait est vigoureux, on sent dans les encres toute la puissance d'un dessinateur qui peint comme si la vie de ses héros en dépendait. De la délicatesse et de la force, et l'atmosphère sombre et pesante des heures étranges où la mort suinte le long des murs : le lecteur navigue de l'angoisse au charme vénéneux de l'aventure.
Ouvrez l'album, et contemplez en première page la proue de ce navire pirate ornée d'un squelette de chauve-souris cornue. Pierre Dubois, sommité mondiale de l'elficologie, signe au verso une très belle préface ; de la piraterie à la rue Morgue, il n'y a que le trait d'un pinceau...
L'adaptation est menée de main de maître par le scénariste strasbourgeois Roger Seiter, qui oeuvra longtemps sur la belle et sombre série Fog.
Pour les visiteurs de passage, Roger Seiter et Jean-Louis Thouard seront en table-ronde, suivie d'une séance de signatures, au Forum de la Fnac Dijon le samedi 12 avril 2008 à partir de 16 heures, où ils exposent depuis une dizaine de jours une sélection des planches géantes originales. N'hésitez pas à venir les harceler de questions, ils sont très sympas, et là pour ça !
Enfin, allez donc faire un tour sur le site perso et le blog de Jean-Louis Thouard : www.lebaron-rouge.com . On peut y assister au travail de création de l'illustrateur en direct. Fantastique !
Olivier Mouchiquel
David Baldacci - Sous haute protection - Editions Pocket
16/04/2008
Ce blog s'ouvre donc sous la bienveillante protection du romancier David Baldacci, pour un énorme coup de coeur, un livre parfait que l'on peut offrir les yeux fermés, et lire avant de l'offrir !
Faith Lockhart est une très belle femme d'une classe absolue, secrète, et d'une intelligence acérée. Assistante parlementaire aux Etats-Unis, elle va bénéficier du programme de protection rapprochée des témoins.Le FBI craint son élimination, Faith ayant révélé l'énorme réseau de corruption politique orchestré par son patron, Daniel Buchanan, un lobbyiste de haut vol ayant tout compris à la carrière politique. "Une toute petite minorité pouvait imposer sa loi à la majorité car la plupart des gens n'étaient pas des animaux politiques. Toute l'astuce consistait à exercer ce pouvoir en douceur."
Un pouvoir qui va mettre en branle une terrifiante machinerie programmée pour l'assassinat.
Pour qui travaille Serov, l'ex-agent soviétique chargé de l'exécution de Faith Lockhart, qui évite les villes et préfère tuer à la campagne ?
Quel objectif poursuit l'assemblée secrète de la CIA, présidée par le Directeur Délégué aux Opérations, l'homme de la "boutique aux espions" dont nul ne connaît l'identité réelle ?
Un étrange enquêteur indépendant, viril, solide comme un roc et motard à ses heures, entraînera Faith dans un road movie américain sur fond d'action clandestine. Cette héroïne restera la plus émouvante des héroïnes de David Baldacci. Traquée comme un animal sauvage, elle ne courbera jamais l'échine. Les lectrices se glisseront sans difficulté dans sa peau, et les lecteurs en tomberont amoureux.
Prêts pour un long voyage ?
Enfilez vos casques et vos combinaisons !
Olivier Mouchiquel


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