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Bienvenue sur Flag' !

07/04/2008

Vous êtes Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou Miss Marple ?
Vous craquez pour les héros ténébreux, les enquêteurs brisés, les inspectrices sexy en diable et les héroïnes maniant l'intelligence autant que la gâchette ?
Vous préférez les maîtres-espions, les unités d'élite surentraînées, les femmes et les hommes de l'ombre ?
Vous n'aimez pas ces romans de genre ?
Pas de panique ! Le plaisir de lire avant tout, et le plaisir pour tous !
FLAG' - le blog polar de la Fnac - va vous guider et, nous l'espérons, vous faire aimer le meilleur de la littérature de suspense et de mystère.
N'ayez pas peur.
Quoique...


Olivier Mouchiquel
- Fnac Dijon

Guillaume de Sardes - La Dernière Passion de son Eminence - Editions Hermann

22/01/2009

 

 

        Que peut cacher de sa véritable personnalité un cardinal, à Rome, distillant ses sermons puritains ?

 

 

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        Comme toujours, la tartufferie est la principale vertu des moralisateurs. Côté public, le vieux cardinal prône abstinence et voeux pieux avec componction. Côté Vatican, il s'habille des tissus les plus raffinés, collectionne les objets précieux, pratique les plaisirs interdits et s'enfile des rails de cocaïne.

 

         Guillaume de Sardes restitue dans une langue épurée le cynisme de cet homme vantant les commandements de dieu pour mieux s'y soustraire. Obéissez, courbez les épaules, et ne redressez pas la tête (vous pourriez voir mes propres turpitudes), telle pourrait être la devise d'un religieux au coeur de la corruption.

 

        Ce roman pourrait tout autant être un récit de pure littérature historique qu'un roman policier. A l'image d'un drame amoureux et sexuel où le meurtre devient, pour le futur assassin, la seule façon de s'évader du piège qu'il a lui-même tissé.

 

        On retrouve dans ce deuxième roman le style ciselé de Guillaume de Sardes, et la mise en scène subtile des sentiments. L'être humain est complexe, c'est un être social, joueur, qui ne peut s'épanouir que dans le plaisir. Pour s'être mis au service d'un clergé instaurant la frustration comme règle de vie et de société, certains individus se voient soumis aux pulsions de mort les plus violentes.

 

        Editeur et historien d'art, Guillaume de Sardes est le spécialiste français des ballets russes. Il est notamment l'auteur d'un essai de référence consacré à Nijinsky                                                                                                                                                                                                               

 

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Olivier Mouchiquel 

 

Dijon au coeur de la guerre - Emmanuel Razavi - éditions de Bourgogne

19/01/2009

 

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                                                                            (Afghanistan - A gauche, Emmanuel Razavi)

 

             La guerre est aussi une affaire de lettres. Les jours du journalisme de guerre sont-ils comptés ? L'introuvable Requiem, ouvrage mémorial aux reporters morts aux fronts, est le témoin de ceux qui s'engageaient sur les théâtres d'opération en - presque - totale liberté. Il leur faut aujourd'hui lutter contre les informations tronquées distillées par les différents service de communication, plus infranchissables qu'une barrière barbelée.

 

            Information contre communication : la première relate et analyse quand la seconde, bien souvent, oriente et manipule. Le mélange des genres pourrait se faire pour la plus grande clarté et la plus grande diffusion - la communication au service de l'information : nous en sommes loin pour l'instant.

 

            Dans son livre Dijon au coeur de la guerre, le grand reporter Emmanuel Razavi ouvre ses carnets de guerre.

 

            Lors du passionnant débat au forum de la Fnac Dijon ce jeudi 15 janvier, en avant-première du lancement de cet essai, paru en librairie au matin du 16 janvier, Emmanuel Razavi est revenu sur les conditions difficiles d'enquête. La plus importante étant le manque de moyens financiers de la presse, française en particulier.

 

            Quand les grandes agences américaines peuvent envoyer, dans des zones de guerre comme l'Irak, leurs reporters, ceux-ci sont couverts, assurés, et parfois sous la protection nécessaire de contractors, gardes du corps engagés par des sociétés privées de mercenariat.

 

            Aucune agence de presse française n'a les reins financiers suffisamment solides pour offrir à son personnel un tel environnement de travail. Résultat : il est extrêmement difficile pour un journaliste français d'opérer au coeur de certains conflits de haute intensité.

 

           Il existe pourtant des remèdes à ces déficiences budgétaires. Le courage, la ténacité, et la passion du métier.

 

           Dijon au coeur de la guerre est d'abord un hommage à ces femmes et ces hommes  qui vont là où nous n'irons jamais, qui écrivent, filment, photographient, là où nous détournerions le regard.

 

           Nous reviendrons sur cet ouvrage publié aux éditions de Bourgogne mais qui intéressera étudiants et grand public. L'objet de cet essai biographique est de répondre simplement à la question : pourquoi les journalistes prennent-ils des risques en s'engageant dans des enquêtes où ils risquent leur vie ? Et de nous montrer pourquoi les guerres du bout du monde ont déjà des conséquences jusque dans nos villes, capitales ou de province.

 

 

Olivier Mouchiquel

 

         

Manhattan, Kaboul, Beyrouth : Dijon au coeur de la guerre

15/01/2009

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                                                                                      Emmanuel Razavi - Colombie 2008
Le grand reportage est une aventure, parfois celle d'une vie.   
Grand reporter, Emmanuel Razavi couvre le Moyen-Orient pour la presse et les télévisions internationales. Il sera cet après-midi à 17 au forum de la Fnac dijon pour une rencontre-conférence.
Ce débat d’exception, en partenariat avec l'agence Hamsa Press et La Gazette de Côte d'Or, autour de son essai Dijon au coeur de la guerre (éditions de Bourgogne) sera accompagné d’une projection du film Téhérangeles (© Arte 2008).
De Dijon à Kaboul, de la Colombie à Beyrouth et Jérusalem, Emmanuel Razavi livre souvenirs et espoirs au coeur d’un monde en guerre : le nôtre.
Une lecture indispensable, sensible et rare de l'actualité internationale.
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Olivier Mouchiquel

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Sax Rohmer - Les Créatures du Dr Fu Manchu - Editions Zulma

29/09/2008

Les monstres des jungles du Dr Fu Manchu déferlent sur Londres ! Maison hantée, lutte contre les Boxers chinois, enlèvements et poison : ça recommence ! Le "bon Docteur Petrie", qui ne se remet d'avoir perdu en Egypte la trace de la belle Kâramanèh, l'amour de sa vie, et Nayland Smith, super agent secret de Sa Majesté, entre James Bond et Sherlock Holmes, de retour de Birmanie, sont à nouveau en première ligne pour sauver le monde des griffes de Fu Manchu !
 
Les éditions Zulma, dirigée par l'audacieuse Laure Leroy, poursuivent la retraduction par Anne-Sylvie Hommassel des aventures de ce duo de choc très britannique, avec ce second volume à la couverture toujours aussi réussie.
 
 
 
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Du roman policier et du roman d'aventure : c'est parfait pour octobre avec une théière à proximité, des scones et un bon feu !
 
Vite ! Il faut sauver la planète, et l'Empire Britannique avant tout !
 
 
 
:)livier Mouchiquel 

LE KGB MENE LE BAL A DIJON ! !

22/09/2008

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La guerre froide est terminée : le KGB déboule à Dijon pour réchauffer les coeurs jeudi 25 septembre à Dijon !
Inutile d'emporter votre imperméable et votre parapluie bulgare, inutile de vous armer d'une kalashnikov de poche : le KGB a fait la paix !
Invité par le Festival Faut pas m'en B.D., le KGB / Kaktus Groove Band va se déchaîner au Jardin du Musée Archéologique à partir de 20 h 30, à l'occasion de la soirée T'as Pas Dit Bal ? !
  
Le mur de Berlin est tombé : venez nombreux danser devant la fresque de Mademoiselle Plume, sur le thème du bal populaire.
 
Et elle a un chouette blog, cette jeune designer !  Allez donc guincher du côté de http://mademoiselleplume.vefblog.net !
 
 
 
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Le véritable insigne du KGB (source : fr.wikipedia.org)
 
 
 
Olivier Mouchiquel 
 
 
 
 

Frères Musulmans : dans l'ombre d'Al Qaeda - Editions JCG

22/09/2008

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Flag' le blog polar de fnac.com vous a déjà présenté le livre-enquête d'Emmanuel Razavi, grand reporter de l'agence de presse Hamsa, Frère Musulmans :dans l'ombre d'Al Qaeda.
 
Et bien rendez-vous nombreux ce jeudi 25 septembre au forum de la Fnac Dijon, de 16 h 30 à 19 h, pour une rencontre-débat (gratuite et libre d'accès) de la plus haute actualité, avec Emmanuel Razavi, sur le thème : Afghanistan, quel avenir ?
 
Forces spéciales, renseignement militaire : quelles solutions mettre en oeuvre pour pacifier l'Afghanistan ? Si les forces de la coalition se désengageaient, la France notamment, quelles en seraient les conséquences, pour l'Afghanistan et pour l'Occident ? Quelle recomposition géopolitique planétaire s'opère dans ce secteur, et quel impact risque-t'elle d'avoir sur les relations internationales, et à l'intérieur même de nos frontières ?
 
L'action humanitaire et la reconstruction politique ont-elles été mises en échec ? 
 
Azim Naïm, spécialiste de la géopolitique de l'Asie Centrale et de l'Afghanistan, accompagnera Emmanuel Razavi dans ce débat public qui nous concerne tous. Ce débat sera accompagné de la projection du documentaire Ben Laden, les ratés d'une traque, d'Emmanuel Razavi et Eric de la Varène.
La Fnac vous donne la parole : prenez-la !
 
 
 
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Olivier Mouchiquel 

DEDICACE BD : BERNARD SWYSEN A LA FNAC DIJON SAMEDI 20 SEPTEMBRE

19/09/2008

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Brève de dernière minute !
 
 
Le dessinateur Bernard Swysen sera à la Fnac Dijon samedi 20 septembre à partir de 14 heures pour une rencontre-signature autour de sa BD humoristique Interim Agency (www.swysen.com).
 
 
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Bernard Swysen (www.bamboo.fr)
 
 
 
Les éditions Bamboo fêtent leurs 10 années d'existence, en Bourgogne, où elles s'épanouissent joyeusement au coeur du mâconnais, près d'un magnifique petit village de conte de fée, Pierreclos.
 
 
Les amateurs de roman policier pourrront s'en donner à coeur joie et venir dialoguer avec Bernard Swysen, puisqu'il est également l'auteur du très bel album Rouletabille (éd. Emmanuel Proust). Les débuts du journalisme, et qui dit journalisme dit enquête, et qui dit enquête dit...
  
 
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Rendez-vous donc demain à la Fnac Dijon, au rayon librairie. Et le plaisir sera triple puisque Bernard Swysen sera accompagné de sa scénariste Adeline Blondieau (Sous le soleil), qui l'a accompagné tout au long de l'album L'heure de la sortie (éd. Bamboo).
 
 
 
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 Adeline Blondieau (www.bamboo.fr
 
 
 
L'équipe Bamboo sera au complet avec Arnaud Toulon, dessinateur de la série humoristique Les informaticiens. Et il sait de quoi il parle, puisqu'il est lui-même l'auteur d'un petit clip super rigolo pour le net, La patate (www.lapatate.fr) Allez jeter un oeil : c'est vraiment super mignon ! Et en plus, il y a les paroles de la chanson...
 
  
 
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A demain donc !
 
 
 
Olivier Mouchiquel 

Sax Rohmer - Les créatures du Docteur Fu Manchu - Editions Zulma

15/09/2008

 
 
 
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Ca y est ! ! La suite est arrivée  ! ! Zulma poursuit la retraduction et la republication de cette série classique du roman mi-policier, mi-aventure. Le bon Dr Petrie et le super agent secret Nayland Smith affrontent à nouveau le terrifiant Dr Fu Manchu, cerveau sans faille totalement dévoué au crime et à l'anéantissement de l'Occident. Dans cet opus, en vrac, le kidnapping d'un pasteur, les créatures sauvages du Docteur, débarquées des jungles lointaines et prenant les rues de Londres pour terrain de chasse...
 
Vous aimez Tintin, Indiana Jones et Sherlock Holmes. Alors tournez la couverture, lisez la première ligne, et c'est parti, à la vitesse de l'Orient-Express, pour une fresque burlesque et paranoïaque, désuète et crépusculaire. Un coucher de soleil noyé dans le fog.
 
 
 
Olivier Mouchiquel 

ADRENALINE ET FLAG' DE RETOUR : LONGUES, LONGUES VACANCES !...

07/09/2008

 

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  D.R. O.M.

 

 

Et oui, après de longues, très longues vacances, Flag' le blog polar et Adrénaline le blog nature aventure de fnac.com sont de retour ! ! Changements de vie, mise au vert en des lieux isolés, où très souvent heureusement le portable ne passe pas, lieux magiques, de toute beauté, propices au sport et à la lecture...

 

 

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   D.R. O.M.

 

Cette fois-ci, c'est bel et bien la rentrée, et nous allons partir sur les chapeaux de roue (ou sur les sabots de chevaux) retrouver de bien beaux livres bien sympas écrits par de bien bons auteurs bien généreux.

 

C'est parti, pour le polar, pour la nature, pour l'aventure !

 

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 D.R. O.M. 

 

 

A très vite !

 

Olivier Mouchiquel 

Adrénaline et Flag' en vacances !

18/06/2008

 

Et oui, depuis quelques jours Adrénaline et Flag' sont en vacances à La Borne, dans un superbe petit village de potiers perdu dans la nature, dans le Berry. Retour la semaine prochaine, avec de bons bouquins dans le sac à dos !

 

Et pour découvrir ce magnifique village, invisible vu d'avion dans la forêt : www.gilblog.fr

 

A bientôt !

 

Olivier Mouchiquel

Emmanuel Razavi - Frères Musulmans : dans l'ombre d'Al Qaeda - Editions Jean-Cyrille Godefroy

05/06/2008

 

 

 

 

Le reporter de guerre Emmanuel Razavi, auteur de ce livre-enquête sur les filières internationales du terrorisme (voir Flag' des 21 et 30/05/2008), est également l'auteur, avec Eric de Lavarène, d'un reportage télévisé qui fit énormément parler de lui lors de sa sortie en France : Ben Laden : les ratés d'une traque.

 

 

 

 

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Les deux enquêteurs ont interrogé des membres des forces spéciales françaises, opérant en Afghanistan, révélant qu'elles avaient eu dans leur ligne de mire le leader terroriste Oussama Ben Laden, mais que l'ordre de tirer, contre toute attente, ne serait jamais venu du commandement américain.

 

Vous trouverez dans cette vidéo You Tube un extrait de ce reportage, et toute les infos sur l'agence de presse fondée par Emmanuel Razavi et Eric de Lavarène sur www.hamsa-press.com

 

 

 

Olivier Mouchiquel

 

Elizabeth George - Mes secrets d'écrivain - Editions Pocket

04/06/2008

 

 

 

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(www.fnac.com                                                                Elizabeth George. (www.geocities.com)

 

 

 

 

Si vous envisagez d'écrire un roman policier, ou un roman tout court, si vous souhaitez tout simplement découvrir ce qui se passe dans la tête d'une célèbre, très célèbre romancière, ce livre, traduit de l'américain par Dominique Haas, est une source très riche d'information.

 

 

 

 

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(www.elizabethgeorgeonline.com)

 

 

 

 

A partir d'exemples, tirés de ses propres best-sellers ou des grands classiques de la littérature anglophone, Elizabeth George, l'une des reines internationale du polar et la plus british des américaines, nous donne les clefs de son travail de création et de rédaction.

 

 

 

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                                                                                         (www.shotsmag.co.uk)

 

 

 

 

Mes secrets d'écrivain est un ouvrage recommandé par deux amies, Anne Le Maître (carnettiste de voyage, qui vient de publier le seul beau livre existant sur la capitale des Ducs de Bourgogne : Dijon carnet d'artiste, aux éditions du Rouergue) et Fabienne. Conseil suivi ce week-end : elles avaient raison !

 

 

 

 

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Couverture Dijon carnet d'artiste - Anne Le Maître.

(www.fnac.com)

 

 

 

 

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Couverture Enquête dans le brouillard - Elizabeth George.

(www.fnac.com)

 

 

 

 

Comme un peintre, un sculpteur, un architecte, un écrivain doit maîtriser un certain nombre de règles. Elles ne sont pas immuables, mais les connaître ne peut qu'être un plus. Dialogues, personnages, décor et paysages, tous les aspects du roman sont abordés dans le détail. La technique n'est jamais un handicap. Après tout, les plus grands cuisiniers contemporains, Ferran Adria en tête, propriétaire de l'avant-gardiste restaurant espagnol El Bulli, ont, eux aussi, appris à maîtriser les bases de la gastronomie traditionnelle de leurs terroirs, avant de s'en éloigner radicalement et d'inventer leur propre style.

 

Un petit guide très plaisant, très complet, inconvenant, qui nous montre qu'écrire est avant tout un travail, et que l'inspiration est loin, très loin d'être suffisante.

 

 

 

 

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                                                                                                                               (www.theage.com.au)

 

 

 

Olivier Mouchiquel

Howard McCord - L'homme qui marchait sur la Lune - Editions Gallmeister (à paraître)

02/06/2008

 

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                                                                                          Couverture US.

                                                                                          (www.mcphersonco.com)

 

 

 

 

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(www.lemuseedumarquepage.fr)

 

 

 

 

Une empreinte de lynx en logo, des photographies de paysage désolé couleur sépia, des livres imprimés sur du "papier dont les fibres de bois proviennent de forêts durablement gérées" : Oliver Gallmeister, ancien directeur financier chez Hachette, amateur de pêche à la mouche, s'est réfugié en Bretagne d'où il édite les plus grands auteurs américains du nature writing.

 

 

 

 

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(www.gallmeister.fr)

 

 

 

 

Le nature writing, c'est l'esprit de Robert Redford soufflant sur la prairie. Des écrivains physiques, comme Jim Harrison, qui manient la plume aussi bien que la hache, qui écrivent sur l'univers qui est le leur, la nature.

 

Une nature qui résiste, à travers eux, à la domestication et à la destruction.

 

 

 

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(www.gallmeister.fr)

 

 

 

 

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(www.mcphersonco.com)

 

Howard McCord (1932) est un poète texan vétéran de la guerre de Corée, installé aujourd'hui à Bowling Green, Ohio. Son oeuvre littéraire, romans, essais, poésie, a été récompensée par les prix littéraires américains les plus réputés.

 

 

 

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                                                                                           (www.possibilityx.com)

 

 

 

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                                                (www.possibilityx.com)

 

 

 

 

A l'image d'Howard McCord, l'homme qui marche sur la Lune aime la randonnée et l'escalade.

 

Solitaire, il vit seul et dort à la belle étoile le long d'un gros container qu'il loue, non loin de la Montagne de la Lune, dans le désert du Nevada. Ce caisson contient le résumé de sa vie, "des carabines, des pistolets, et un fusil de chasse".

 

Ce randonneur d'un genre particulier, expert en survie extrême, arpente les falaises vertigineuses, les éperons rocheux, les crêtes de la Lune, s'abreuvant aux minces filets des sources, contemplant chaque instant qui passe dans le miroir de la montagne, dans les orages qui l'électrisent, dans la solitude volontaire la plus profonde.

 

Entre deux éclairs, rêvant de voir un jour l'inexplicable foudre en boule, remontent à la surface ses souvenirs. Ses souvenirs de soldat de dix huit ans, pourchassé par les nords-coréens et les chinois dans les montagnes enneigées de l'Asie du Sud-Est. Une débâcle à laquelle aucun homme de sa patrouille ne survivra.

 

 

 

 

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Guerre de Corée (1950-1953).

(www.sasked.gov.sk.ca)

 

 

 

 

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Soldat US et son Browning Automatic Rifle (B.A.R.) ; guerre de Corée, 14/07/1950.

 

 

 

 

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Guerre de Corée.

(www.ailes-militaires-belges.be)

 

 

 

 

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"Ici, un soldat du 2e Bataillon, Royal Canadian Regiment, est transporté vers un Sikorski S-51 américain pour être évacué vers les lignes arrières, en juin 1952." (www.civilization.ca)

 

 

 

 

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Transfusion sanguine "à un soldat du Royal Canadian Regiment ayant subi plusieurs blessures lors d'une patrouille en juin 1952." (www.civilization.ca)

 

 

 

 

William Gasper est un tueur à gage retraité de la CIA, et chasseur le voici dans la peau d'une proie, lorsqu'un second sniper, équipé d'un Remington BLD calibre .270 pour gaucher, se lance sur sa piste.

 

Duel dans les canyons, L'homme qui marchait sur la Lune réussit à entraîner le lecteur dans ses descriptions contemplatives d'espaces vides.

 

Les écrivains du nature writing ne sont pas des écologistes bobos membres de lobbies anti-chasse. Bien au contraire, ils savent mieux que quiconque, parce qu'ils vivent avec elle, que la nature au naturel est d'un équilibre fragile et sauvage. L'homme est un animal omnivore ; avant de déguster un lapin, il convient de le tuer ; avant de se régaler d'une truite, il faut la pêcher.

 

Le secret réside dans la mesure de ce que l'homme prélève, et dans le respect des lieux qu'il traverse. Bûcherons, rangers ou éleveurs, les écrivains du nature writing publiés par cette belle maison d'édition s'engagent fortement dans la préservation des grands espaces, de la faune et de la flore. Ils ne défendront jamais ni la pêche ni la chasse intensive. Ils savent de quoi, et de qui, ils parlent.

 

Mi-western, mi-policier, jouant avec un fantastique onirique, L'homme qui marchait sur la Lune, traduit de l'américain par Jacques Mailhos, nous entraîne dans une silencieuse méditation du vide, sur la délicate notion de bien et de mal, sur la juste place de l'homme dans son environnement et sur l'infinie fragilité de l'un comme de l'autre. Une réflexion sur la politique également, écartelée entre discours et raison d'état.

 

Une réflexion inquiétante, proche de la BD Le tueur de Luc Jacomon et Matz (éditions Casterman) et de L'étranger de Marcel Camus (éditions Folio - Gallimard). Inquiétante parce qu'elle se déroule à l'insu du lecteur, au fil du récit, et que l'esprit du narrateur est celui d'un tueur, glacial et cynique.

 

 

 

 

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Couvertures Le tueur, intégrale et tome 1 (bd.castrenan.com et www.fnac.com)

 

 

 

 

Pour retrouver le catalogue unique des éditions Gallmeister : www.gallmeister.fr, et pour leur écrire : editions@gallmeister.fr.

 

L'adresse www.possibilityx.com vous ouvre quant à elle les portes du "Howard's official site", d'où sont extraites les trois photographies ci-dessous.

 

 

 

 

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Howard McCord, 1939. 

 

 

 

 

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Howard McCord, 1958.

 

 

 

 

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                                                                        Howard McCord écrivant un poème en 1951.

 

 

 

Olivier Mouchiquel

Sax Rohmer - La mystérieux Docteur Fu Manchu - Editions Zulma

31/05/2008

 

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Couverture française                              Une couverture anglaise                           Une couverture US.

                                                                (éditions Allison & Busby)

 

 

 

 

L'agent spécial Nayland Smith, de retour de mission en Birmanie pour le compte de la Couronne d'Angleterre, débarque sans crier gare chez son bon ami le Docteur Petrie.

 

Assassins acrobates surgis des Indes, flèches empoisonnées au venin d'hamadryade, couteaux et fumeries d'opium, créatures maléfiques, l'univers de Sax Rohmer annonce celui de Tintin.

 

 

 

 

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                Couverture de la BD Dr Fu Manchu le maître du monde (éditions Hachette).

                         Scénario : Juliette Benzoni ; illustrations : Robert Bressy.

 

 

 

 

Publié en 1913, ce roman d'aventure et de suspens a le charme des vieux Tarzan, lorsque l'Asie comme l'Afrique lointaines étaient de vastes territoires tout autant fascinants et exotiques qu'inquiétants, peuplés de dacoïts, d'esclaves et de contrebandiers, de fakirs et de charmeurs de serpents.

 

Dans le bureau où Sir Crichton trouve mystérieusement la mort, le Docteur Petrie tombe nez à nez avec une ensorcelante princesse arabe "moulée dans une robe de soie". Kâramanèh, main de velours dévouée du Docteur Fu Manchu, lui laissera la vie sauve. Foudroyé par l'amour, le Docteur Petrie la laissera s'enfuir.

 

 

 

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                                                                          Boris Karloff dans le film Le Masque de Fu Manchu

                                                                          (blog.france3.fr)

 

 

 

 

Le Docteur Fu Manchu, fomentant la destruction de l'occident, présente de fortes similitudes avec le célèbre Moriarty, l'insaisissable génie du crime poursuivi sans relâche par Sherlock Holmes et le Docteur Watson. Fu Manchu est la quintessence de millénaires de science et d'occultisme, un esprit supérieurement cruel et intelligent, immensément riche.

 

"Imaginez-vous donc un individu long, maigre, félin, les épaules hautes ; donnez-lui le front de Shakespeare et le visage de Satan, un crâne soigneusement rasé et des yeux verts - verts comme ceux des chats."

 

Mais encore ?                                                  wiki.jpg Affiche, 1965. Film The Face of Fu Manchu.

                                                                                    (en.wikipedia.org)

 

 

 

 

"Fanatique ou véritable espion, cet homme est, sans conteste, l'individu le plus diabolique, le plus abominable qui soit au monde. C'est un polyglotte qui parle à peu près toutes les langues des nations civilisées, et presque toutes celles des peuples sauvages. C'est un artiste, un scientifique qui excelle dans toutes les disciplines des universités mais aussi dans celles, obscures, que nulle faculté n'enseigne aujourd'hui. Il a l'intelligence de trois hommes de génie. Petrie, cet individu est un géant de l'esprit."

 

 

 

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                                                                         (livre.fluctuat.net)

 

 

 

 

Idée géniale donc que de rééditer cette série délicieusement surranée, si anglaise, qui préfigure peut-être des héros comme le professeur Indiana Jones, James Bond ou le Phantom, superhéros de la bande dessinée  ancrée dans le Golfe du Bengale, à la bague en forme de tête de mort. La traduction de l'anglais, impeccable, est d'Anne-Sylvie Homassel.

 

 

 

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                                3 images du Fantôme du Bengale (infos sur www.leconcombre.com)...

 

 

 

 

                                ... et pour le plaisir... 3 images d'Indiana Jones...

 

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                                        (www.kinomax.fr et www.lequotidienducinema.com)

 

 

 

 

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                                         (www.kinomax.fr)

 

 

 

 

Zulma fait preuve une fois encore de son extraordinaire travail de typographie, d'impression, de graphisme. Un lettrage art déco, une illustration très sixties, avec une spirale hypnotique et un je ne sais quoi de Fantômas ou de la Panthère Rose.

 

 

 

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Affiche du film The Fiendish Plot of Dr Fu Manchu (1979). Réalisation : Ries Hoggard / Peters Sellers (non crédité) / Richard Quine (non crédité).

(www.cinemotions.com)

 

 

 

 

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                                                                      The Mysterious Dr Fu Manchu (1929).

                                                                      Film de Rowland V. Lee / Paramount Pictures.

                                                                      (www.cinema.ucla.edu)

 

 

 

 

David Pearson s'est chargé comme d'habitude de la couverture, la mise en page a été calibrée à Bègles par les Ateliers Graphiques de l'Ardoisière et l'imprimerie Floch a tiré le tout sur un très beau papier luxe.

 

Sax Rohmer n'est pas Sax Rohmer, mais le pseudonyme d'Arthur Henry Sarsfield Ward. Ecrivain prolifique, le Docteur Fu Manchu lui apporta, la trentaine venue, richesse et notoriété.

 

Puisqu'il fait un temps à ne pas mettre un anglais dehors, faisons comme eux. Servons-nous du thé (vert, ou blanc pour le soir), confortablement calés dans un fauteuil. Quelques scones, un bon feu de cheminée ou quelques bougies, et l'ombre maléfique du mystérieux Docteur Fu Manchu tendra ses doigts crochus sur nos murs. Tremblons, il revient...

 

 

 

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                                                                                      (www.allposters.com)

 

 

 

 

Olivier Mouchiquel

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Photo Paramount Picture

(www.leconcombre.com)

Marcus Malte - Garden of love - Editions Zulma

30/05/2008

 

 

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Marcus Malte a récolté une foule de prix littéraires en 2007 pour son roman Garden of love paru chez Zulma, une très belle et "grande petite" maison d'édition.

 

 

 

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                                                                                              Affiche du prix Cannes Polar 2007

                                                                                              (www.nicerendezvous.com)

 

 

 

Il vient de décrocher une nouvelle récompense, celle du Grand Prix des Lectrices de Elle catégorie Policier.

 

Voici le lien qui mène directement à la page consacrée à cet ouvrage (résumé du livre, photo, etc.) :

http://www.zulma.fr/newsletters/newsletters/080520/RentreeLitteraire.html

 

 

 

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(www.zulma.fr)

 

 

 

 

Pour découvrir le site général des éditions Zulma : www.zulma.fr (contact : zulma@zulma.fr), et www.marcusmalte.com pour celui de l'auteur.

 

 

 

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Olivier Mouchiquel

Emmanuel Razavi et Eric Simard - Téhérangeles - Hamsa Press

30/05/2008

 

 

Flag' du 21/05/2008 vous recommandait chaudement Frères Musulmans : dans l'ombre d'Al Qaeda du grand reporter Emmanuel Razavi

 

 

 

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Vous pourrez prolonger très vite la lecture de cette redoutable enquête et découvrir en images et en son le travail d'Emmanuel Razavi. La chaîne Arte diffuse en effet ce samedi 31 mai son dernier reportage, Téhérangeles, coréalisé par Eric Simard (www.arte.tv).

 

 

 

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Emmanuel Razavi.                                                  Plan général de Los Angeles. 

(www.hamsa-press.com)                                        (lettre-histoire.ac-rouen.fr)

 

 

 

 

Téhérangeles est un voyage au coeur de la communauté iranienne implantée à Los Angeles, au plus grand profit de la mégalopole. "Cultivés et travailleurs", les Iraniens installés aux Etats-Unis ("près de quatre millions, dont un quart en Californie") sont un exemple de réussite d'intégration.

 

Moteurs essentiels du développement économique de la région, ils se distinguent par une double culture pacifique revendiquée, à la fois proche de leurs racines orientales et occidentalisée. Totalement américains, ils ne craignent qu'une chose : que le président Georges W. Bush ne déclenche une intervention militaire contre l'Iran avant la fin de son mandat présidentiel.

 

 

 

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                                                                   Nocturne sur la Cité des Anges.

                                                                   (www.linternaute.com

 

 

 

 

Les dijonnais peuvent retrouver une interview d'Emmanuel Razavi dans l'hebdomadaire gratuit La Gazette de Côte d'Or en cours (n°114 - semaine du 19 mai au 4 juin 2008). Et tous les internautes peuvent retrouver l'intégralité de l'article, et les photographies, sur le site www.gazette-cotedor.fr.

 

Pour réagir : courrier@gazette-cotedor.fr.

 

C'est à Dijon qu'avec son confrère Eric de Lavarène, Emmanuel Razavi a implanté Hamsa Press.

 

 

 

 

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                                                   Eric de Lavarène.

                                                   (www.hamsa-press.com)

 

 

 

 

Pour découvrir cette jeune agence promise à un bel avenir : www.hamsa-press.com.

 

 

 

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Affiche du Prix Bayeux-Calvados des Correspondants de Guerre 2006. Emmanuel Razavi siégeait cette année-là parmi les membres du jury. (francais.agonia.net)

 

 

 

Rendez-vous samedi 31 mai sur Arte !

 

 

 

Olivier Mouchiquel

James Patterson et Andrew Gross - 2e chance - Editions Le Livre de Poche

29/05/2008

 

 

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                                                          Autres couvertures anglo-saxonnes.

                                           Version française traduite de l'américain par Yves Sarda

 

 

 

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                                           (www.actu-seriestv.com)

 

 

 

 

Mauvais signe : le Women Murder Club est de retour. Signe que les choses vont mal dans les rues de San Francisco.

 

L'inspecteur Lindsay Boxer, qui se remet de sa précédente affaire criminelle, en convalescence également d'une maladie du sang, est la première femme nommée lieutenant de la Brigade criminelle de San Francisco, qu'elle dirige désormais. Une promotion qui l'amène à prendre la tête d'une nouvelle enquête sanglante et délicate.

 

Tasha Catchings, une petite fille noire de onze ans, est abattue au fusil-mitrailleur M-16 à la sortie de l'église du pasteur noir Aaron Winslow. Un pasteur aussi humble qu'impliqué dans la défense des exclus et la réconciliation des communautés. Une figure chérie des habitants de son quartier, respectée bien au-delà pour ses oeuvres caritatives et sincères.

 

Beau comme un dieu, sexy à s'en damner, il fut aumonier durant l'opération Tempête du Désert, et certaines rêvent tout haut de lui ôter le bas...

 

Alors, crime raciste ? Tueur en série ? Sniper fou ? L'affaire se complique avec la succession de morts violentes qui senblent liées à l'extrême-droite américaine, suprématistes blancs, Hells Angels gavés de bière et braqueurs de banque, milices fascistes antisémites. "Tous ces connards me paraissaient une bande de branleurs" lâche Lindsay, fermement décidée à leur faire mordre la poussière.

 

 

 

 

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Bellérophon chevauchant Pégase,                                      Chimère étrusque blessée par Bellérophon.

et combattant la chimère, VIè s. av. J.C.                                   380-360 av. J.C.

(www.lettres.ac-versailles.fr)                                                       (www.art.com)

   

 

 

 

Lindsay qui va devoir affronter une image surgie du passé, celle du père qui l'a abandonnée, qui ne s'est jamais préoccupé ni de sa femme ni de sa fille, qui a laissé Lindsay accompagner seule sa mère malade dans la mort. Le pardon, vingt deux ans plus tard, sera-t'il possible ?

 

Après 1er à mourir (cf Flag' du 14/04/2008) nous retrouvons avec jubilation, toujours en format poche, le club des belles enquêtrices de San Francisco.

 

Jill, adjointe au procureur, attend une promotion et un heureux évènement.

 

Claire, médecin légiste, est plus que jamais la meilleure amie de Lindsay, pour le meilleur comme pour le pire.

 

Cindy, un énorme scoop en gestation, perfectionne ses techniques de reporter tenace et subtile.

 

Ce roman écrit à quatre mains par James Patterson et Andrew Gross mêle à nouveau vie privée des héroïnes, amours, soucis familiaux, petits bonheurs et peines de coeur, à une intrigue à rebondissements multiples.

 

 

 

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Andrew Gross.                                                                                         Andrew Gross en signature.

(www.shotsmag.co.uk)                                                                                (www.flickr.com)

 

 

 

 

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Les membres du Women Murder Club n'ont pas fini de remonter les bretelles de leurs collègues masculins !

 

Toutes les infos (photos, interviews, James Patterson : Questions & Answers, etc.) sur la série TV Women's Murder Club diffusée sur la chaîne ABC sont sur :

http://abc.go.com/primetime/womensmurderclub/index?pn=index

 

 

 

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Olivier Mouchiquel

Les métiers du polar : traducteurs

29/05/2008

 

 

L'édition française peut s'enorgueillir d'avoir des traducteurs extrêmement compétents. Sans eux, le roman policier - et les romans étrangers tout simplement - n'auraient pas la qualité stylistique incomparable qu'on leur connaît.

 

Le polar étranger bénéfice d'une qualité d'écriture qui relève d'abord des exigences d'excellence de construction et de rédaction, auxquelles tiennent les éditeurs et que les romanciers s'imposent à eux-mêmes.

 

Il bénéficie ensuite des femmes et des hommes de lettres, de langues et de cultures, ces experts qui vont transférer, restituer, le texte original en français.

 

Un travail ardu, tant il faut répondre à une multitude de contraintes. Coller à la forme et aux nuances propres à la langue d'origine. Respecter l'âme du texte, veiller à ce que la traduction ne le dénature pas, et réussir l'exercice dans le plus beau français qui soit.

 

On trouve ainsi, dans les métiers du livre, des professions un peu oubliées, des petites mains aux doigts plein d'encre, méconnues du public, qui tissent de beaux ouvrages. Les correcteurs, les membres des comités de lecture, les coloristes de bandes dessinées (qui ne figurent jamais sur les couvertures ! Un scandale quand on sait que l'achat d'une BD passe autant par le dessin que par la mise en couleurs !)... et les traducteurs.

 

Flag' vous donnera donc désormais les noms des traductrices et des traducteurs des romans conseillés. Ca n'est pas grand chose, mais c'est la moindre des choses.

 

Sans eux, personne ne pourrait lire La Princesse des glaces de la suédoise Camilla Läckberg, ni John Connolly, ni James Grady, ni...

 

Voici donc les traducteurs des romans que Flag' a chroniqué à ce jour.

 

Les mois d'avril sont meurtriers de Robin Cook : traduit  de l'anglais par Jean-Bernard Piat.

 

La Princesse des glaces de Camilla Läckberg : traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain.

 

1er à mourir de James Patterson : traduit de l'américain par Yves Sarda.

 

Le fleuve des ténèbres de James Grady : traduit de l'américain par Jean Esch.

 

Sylvia d'Howard Fast : traduit de l'américain par Lucile du Veyrier.

 

...Laissez toute espérance de John Connolly : traduit de l'anglais par Philippe R. Hupp.

 

Tout ce qui meurt de John Connolly : traduit de l'anglais par Philippe Hupp et Thierry Arson.

 

Sous haute protection de David Baldacci : traduit de l'américain par Francis K.

 

Koko de Peter Straub : traduit de l'anglais par Bernard Ferry.

 

 

 

Vous trouverez deux interviews passionnantes de Marc de Gouvenain, traducteur chez Actes Sud et grand voyageur, sur les sites www.bibliosurf.com et www.ecrits-vains.com.

 

 

 

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Marc de Gouvenain                                                         Marc de Gouvenain

(www.bibliosurf.com                                                    (www.ecrits-vains.com)

 

 

 

Olivier Mouchiquel

 

Camilla Läckberg - La Princesse des glaces - Editions Actes Sud / actes noirs

26/05/2008

 

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                                                                La petite ville de Fjällbacka.

                                                                (www.camillalackberg.com)

 

 

 

 

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Couverture française           couverture anglaise      Camilla Läckberg

                                                                                     (www.nordinagency.se)

 

 

 

Camilla Läcberg est une jeune - 34 ans - et talentueuse princesse du crime suédoise.

 

 

 

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(www.camillalackberg.com)                             (www.dagbladet.no)

 

 

 

 

Née à Fjällbacka, un port de pêche prospère au XIXème siècle et théâtre aujourd'hui de ses intrigues, Camilla Läcberg est mariée et maman d'une petite fille et d'un petit garçon. Directrice marketing durant plusieurs années, elle peaufina ses talents d'écrivain à ses heures perdues. Résultat : tous ses romans, au même titre que la série Millénium de Stieg Larsson (publiée en France également chez Actes Sud / actes noirs) sont des best-sellers en Suède. Son site et son blog personnel sont sur www.camillalackberg.com

 

 

 

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                                                    Camilla Läckberg par Maria Ostlin          

                                                              (www.aftonbladet.se)     

 

 

 

 

Erica Falk est une très, très belle femme de 35 ans, sans enfant, qui vit de l'écriture de biographies de femmes célèbres.

 

Installée provisoirement à Fjällbacka, sur le flanc ouest de la Suède, le temps de régler la successsion de la maison familiale à la mort subite de ses deux parents, Erica est chargée d'une enquête officieuse concernant le décès suspect de sa meilleure amie d'enfance, Alexandra.

 

Alexandra Wijkner représentait la femme absolue. Un corps parfait, une classe incomparable, une beauté sexuelle et magnétique que son port de reine et sa réserve sauvage et silencieuse amplifiaient à l'extrême. Alexandra "suivait toujours son propre chemin. Elle n'avait aucun égard pour les autres. Pas par méchanceté, il n'y avait pas une once de méchanceté chez Alex, mais par nécessité. Le plus important pour mon épouse était de ne pas être blessée. Tout le reste, tous les autres sentiments devaient céder la place à ce but-là."

 

Quels secrets, quelles blessures irréparables conduisirent Alexandra au suicide ?

 

Ce très beau roman se situe, exactement comme l'annonce la présentation de couverture, dans l'esprit de la série Desperate Housewives.

 

Erica et Alexandra sont deux facettes de la perfection au féminin. Deux femmes que tout homme rêve de croiser dans sa vie.

 

Camilla Läckberg manifeste une tendresse communicative pour ses deux héroïnes.

 

Alexandra, femme éclatante et distante, tournée vers la réussite pour avoir manqué de tout.

 

Erica, femme énergique, souriante et indépendante, renouant avec les plaisirs de la séduction.

 

 

 

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Camilla Läckberg                                                     (www.mixmegapol.se)

(commons.wikimedia.org)

 

 

 

 

Comment mettre dans son lit le beau policier, touchant de maladresse, Patrick Hedström, que sa femme a quitté pour un musicien-chanteur pitoyable ? Pourra-t'elle perdre avant la première nuit de sexe les quelques kilogrammes qu'elle juge - à tort aux yeux de Patrick - superflus ? Comment apprendre à se sentir belle sous le regard de cet homme excité, amusé et amoureux ? Est-ce bien elle, Erica, qui se trouve, nue et toute sourire, terriblement bandante devant sa glace ?

 

 

 

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Brin de détente pour romancière suédoise.                  Couverture Isprinsessen

(www.karlxii.se)                                                                    (www.boghallen.dk)

 

 

Patrick Hedström, sans enfant lui aussi, tournera-t'il enfin le dos à son ex ? Lui qui, des heures durant, construira des cabanes dans un salon et servira de cheval à des enfants ravis, sera-t'il à la hauteur des goûts et des manières délicieusement raffinées d'Erica ? Saura-t'il cuisiner et apprécier un bon vin ? Se remettra-t'il au sport pour redevenir un bel homme performant au lit ? Arrivera-t'il enfin à coucher avec Erica, son amour de jeunesse ?

 

Comment, dans leur bonheur espéré, Patrick et Erica gèreront-ils le sale et affreux Mellberg, incompétent, vulgaire et fainéant, qui harcèle les policiers de son commissariat noyés sous la paperasse et rêvant, l'une de courses de chiens, l'autre de golf ?

 

 

 

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                                     Camilla Läckberg : extraits de son blog sur www.camillalackberg.com.

 

 

 

La Princesse de glace est donc un fantastique roman policier, bourré d'humour et d'amour, qui sonde les aspects les plus tristes de l'homme.

 

Les violences dont les femmes et les enfants sont les éternelles victimes, le harcèlement au travail, sexuel en particulier, l'hypocrisie, la bassesse et la violence sous le vernis de la religion, derrière laquelle le sadisme puise des airs de sainteté.

 

La misère des petites gens qui peinent sans se plaindre leur vie durant, des femmes qui sacrifient leurs vies à celles de leurs enfants chéris qu'elles élèvent seules. Femmes du monde ou femmes pauvres, femmes toujours d'un courage infini dans leurs solitudes jumelles.

 

 

 

 

 

 

Couvertures des romans de Camilla Läckberg (www.nordinagency.se) :

 

 

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   The german child                      The ice princess                          The jinx

 

 

 

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    The mermaid                       The preacher                 The scent of almonds

 

 

 

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                                                            The stone cutter

 

 

 

 

Olivier Mouchiquel

Maurice G. Dantec - La sirène rouge - Editions Folio Policier

22/05/2008

 

 

 

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Page 395. Eté 1992. "Ce jour-là, à la radio, la secrétaire d'Etat aux affaires européennes avait tranquillement affirmé que les partisans d'une intervention étaient "les complices des forces de mort déchaînées dans l'ex-Yougoslavie.""

 

Une fois de plus, Hugo Cornelius Toorop, la trentaine, constate que la politique en France est dangeureusement synonyme de lâcheté, de bêtise, d'opportunisme et de langue de bois.

 

 

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Maurice G. Dantec par Chas Ray Krider.

(www.krinein.com)

 

 

 

Il rejoint donc immédiatement les Colonnes Liberty-Bell d'Ari Moskiewicz. Puisque "les notions de bien et de mal ne font pas partie des subtilités enseignées à l'ENA", et que la diplomatie mollasse de l'Europe laisse un pays entier s'entretuer sauvagement à quelques centaines de kilomètres de Paris, les volontaires des Colonnes Liberty-Bell interviennent militairement au plus fort du conflit balkanique. Un conflit qui, au passage, ne prit fin qu'avec l'intervention des Etats-Unis, en lieu et place d'une Europe démissionnaire.

 

Hugo Cornelius Toorop est à son retour brisé par les carnages auxquels il assista. Il se refait discrètement une santé à Amsterdam lorsqu'une petite fille blonde de douze ans, d'une intelligence supérieure, trouve refuge dans sa voiture.

 

 

 

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Maurice G. Dantec.

 

 

 

Commence alors le dernier combat de Toorop. Une course poursuite meurtrière du nord au sud de l'Europe, des Pays-Bas au Portugal.

 

Alice Barcelona Kristensen demande à Toorop de l'aider à prendre la fuite, à lui sauver la vie, à mettre le maximum de distance entre elle et ses parents adoptifs, des milliardaires tueurs en série.

 

Et surtout, Alice veut retrouver son père biologique, quelque part autour de la Méditerrannée.

 

 

 

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Maurice G. Dantec.

(www.guidelecture.com)

 

 

 

Maurice G. Dantec maîtrise l'écriture cinématographique. La scène spectaculaire de fusillade dans un grand magasin reste un modèle du genre.

 

 

 

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Image tirée du film La sirène rouge, d'Olivier Mégaton, avec Jean-Marc Barr, Alexandra Nagrao, Asia Argento, Frances Barber ( www.lequotidienducinema.com).

 

 

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                                      Couverture du Folio Policier, chez Gallimard, reprenant l'affiche du film.

 

 

Il ne faut surtout pas tenir compte de la quatrième de couverture ni de de la page intérieure de présentation, qui annoncent pompeusement que "dès son premier roman, La sirène rouge, Maurice G. Dantec s'affirme comme un maître dans l'art de combiner la science-fiction et le polar." C'est totalement faux, il n'y a aucun élément de SF dans ce thriller.

 

 

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Maurice G. Dantec.

(www.tv5.org) 

 

 

Ne soyez pas rebutés, donc, et lisez juste la première page. Vous la tournerez rapidement, ainsi que la suivante, et la suivante, et la suivante... et vous ne lâcherez pas ce bouquin du week-end.

 

 

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      Autre couverture (www.gallimard.fr).

 

 

 

Olivier Mouchiquel

Marek Krajewski - Les fantômes de Breslau - Editions Gallimard / Série Noire

22/05/2008

 

 

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Marek Krajewski

(www.marekkrajewski.pl)

 

 

 

Les nostalgiques du bon vieux temps vont prendre une volée de plombs dans les côtes avec ce roman policier traduit du polonais. Les plaisirs de la vie quotidienne au début du XXème siècle étaient particulièrement poisseux.

 

 

 

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Breslau, 1919. L'assistant criminel Eberhard Mock, 85 kg, mal remis d'une défenestration, vit avec son père à l'étage d'une ancienne boucherie et ne trouve de sommeil qu'au dernier coup de massue de l'ivresse.

 

 

 

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Marek Krajewski.

(www.iik.pl)

 

 

 

La vie urbaine est sale, les remugles citadines se déversent dans les rues, et tous les liquides nauséabonds qui peuvent sortir des corps humains imprègnent les vêtements, dans lesquels, pudibonderie oblige, ils macèrent. L'absence d'hygiène, totale, masque la saleté derrière de hauts cols boutonnés jusqu'au cou. L'univers olfactif est totalement saturé d'odeurs pestilencielles, d'ordures, de chiens, de putréfaction, de maladies contagieuses. La prostitution fait des ravages, on est à mille lieues de l'image d'Epinal du "charme" obèse et bourgeois du bordel. L'époque est aux pots de chambre sous les lits, et le régime alimentaire pousserait un diététicien au suicide.

 

 

 

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Marek Krajewski par Wojciech Radomski.

(www.marekkrajewski.pl)

 

 

 

Eberhard Mock fait son régal (page 86) de "gros morceaux de filet de porc, tendre et nappé d'une sauce épaisse accomodée de crème fraîche" sur lesquels il rajoute des cous d'oies farcis "d'un délicat mélange d'échalottes, de foie et de saindoux", posés "sur des rondelles croustillantes de pomme de terre". On imagine aisément les haleines de fin de repas traînées tout au long de la journée, chargées de l'odeur écoeurante de mégot de cigarettes et d'alcool, sur fond de parfums pesants et de transpiration.

 

 

 

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                                                         (www.marekkrajewski.pl)

 

 

 

La morgue du docteur Lasarius est l'endroit le plus sain de ce roman. Sise à l'Institut de médecine de l'Auenstrasse, on y découpe les cadavres avec la précision joyeuse du boucher, à peine troublée par l'odeur de carottes bouillies qui tapisse salles et couloirs, et le son des crânes que l'on scie vaillamment.

 

 

 

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Marek Krajewski.

(www.matras.pl)

 

 

 

Marek Krajewski, 42 ans, professeur de latin à l'Université de Wroklaw, reconstitue l'état sanitaire et mental de l'Europe Centrale, plongée dans les horreurs de la Première Guerre Mondiale.

 

 

 

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Marek Krajewski.

(www.marekkrajewski.pl)

 

 

 

Eberhard Mock enquête sur une série de meurtres dont le premier se distingue par sa mise en scène macabre. Quatre marins sont retrouvés entrelacés en amas de chairs violentées, les yeux et les poumons crevés par des aiguilles à tricoter, les membres brisés à grands coups de pieds aux articulations. Pour tous vêtements, des bonnets de marin et des suspensoirs testiculaires en cuir.

 

Mock est personnellement visé par l'assassin dans un message sybillin. "Mock, avoue ta faute, avoue que tu as cru. Si tu ne veux plus voir d'autres yeux crevés, avoue ta faute."

 

Les fantômes de Breslau est avant tout une étonnante déambulation, sans état d'âme, dans une société en pleine urbanisation sauvage et en pleine révolution industrielle, noyée dans la fange de ses propres caniveaux. Une reconstitution historique sans faux-semblants, sans licence rétroactive, sans réécriture romantique du passé. L'époque est à la violence permanente des rapports humains.

 

 

 

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                                                          (www.marekkrajewski.pl)

 

 

 

Hanté par le fantôme d'une belle infirmière rousse qu'il recherche désespérément et dont personne ne se souvient, Eberhard Mock s'englue, se débat et se noie. Il pleut, l'enquête obsédante et sordide le poursuit jusque dans ses rêves. Il va falloir exhumer le passé. Il va falloir creuser dans la boue.

 

 

 

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Marek Krajewski par Andrzej £uc.

(www.marekkrajewski.pl)

 

 

 

Les fantômes de Breslau s'adresse aux passionnés d'histoire. Le docteur Kracnicz, psychanalyste hypnotiseur, disciple de Freud, intéressera certainement les amateurs de psychanalyse. Les amateurs d'art y trouveront également leur compte, histoire de découvrir l'envers, peu glorieux, d'un âge proche que les tableaux de musée ne révèlent pas.

 

Marek Krajewski tient un blog sur www.marekkrajewski.pl - mail : eberhard.mock@marekkrajewski.pl

 

 

 

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                                                                               Marek Krajewski, Warszawa, 2007.

                                                                               (www.marekkrajewski.pl)

 

 

Olivier Mouchiquel

Les métiers du polar : John Grisham - Le contrat - Editions Robert Laffont

22/05/2008

 

 

Ca y est, Le Contrat est enfin sur les tables et les rayonnages des librairies. Voici donc la couverture définitive retenue par son éditeur français, Robert Laffont.

 

 

 

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Vous pourrez suivre un affrontement judiciaire disproportionné entre population décimée par des pollutions de toutes sortes et conglomérat de l'industrie chimique côté en bourse. Un affrontement de la dernière chance porté par des avocats dévoués à la justice, dignes du personnage de Julia Roberts dans l'excellent film, réalisé par Steven SoderberghErin Brockovitch.

 

 

 

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Erin Brockovich                                                                                           Julia Roberts (www.premiere.fr)

 

 

 

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Julia Roberts en 1990                                         Julia Roberts

(www.wikipedia.fr)                                              (www.allocine.fr)

 

 

 

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Affiche Erin Brockovich                                     (www.cinemovies.fr)

(www.cinefil.com)

 

 

 

Chroniques du livre Le Contrat dans les billets Flag' des 23 et 29 avril 2008. Et pour découvrir le parcours exceptionnel de la véritable Erin Brockovich qui inspira les scénaristes du film, voir son site personnel : www.brockovich.com

 

 

 

Olivier Mouchiquel

Frank Schätzing - Abysses - Editions Presses de la Cité

20/05/2008

 

 

Entamé il y a quelques jours (cf. Flag' 12/05/2008), et terminé cette nuit, à 3 h 30, au retour, à pieds, d'une soirée lasagnes et Cahors entre amis.

 

 

 

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Abysses s'avère une réussite totale de la première à la dernière ligne, à l'exception peut-être, sur la fin, de scènes d'action légèrement brouillonnes. Frank Schätzing s'est entouré de scientifiques de haut vol pour rédiger de la façon la plus documentée possible ce thriller annonçant une apocalypse surgie du fond des océans.

 

Il exploite notamment les observations très inquiétantes menées aux îles Canaries, concernant le risque permanent de formation d'une vague dantesque de 600 à 900 mètres de hauteur, traversant l'Atlantique à la vitesse de 1000 kilomètres par heure. Il existe par ailleurs sur ce sujet un excellent documentaire qui fut un jour, de mémoire, diffusé sur Arte / La 5.

 

Une vague dans la lignée des célèbres "vagues scélérates", dont la crête culmine trente mètres au-dessus des flots. On crut longtemps à une légende de loup de mer, les témoins de ces colères imprévisibles ne survivant jamais à l'expérience. On rencontre ces phénomènes, attestés par la surveillance satellitaire et quelques rares navires rescapés, au sud de l'Afrique par exemple, aux confluents de courants chauds et froids, mais elles sillonnent également les pages d'Abysses.

 

 

 

Vagues scélérates : mécanismes et phographies sur l'excellent site www.ifremer.fr :

 

 

 

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                                                                                Porte-avions USS Valley Forge

 

 

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Accrochez-vous au bastingage, c'est parti pour de longues heures de plaisir, de science et de frissons.

 

 

 

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Vague scélérate (www.thalassa.france3.fr)

 

 

 

Olivier Mouchiquel

Bande originale rock indé : Benjamin Lozninger

20/05/2008

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L'écrivain Maxime Chattam a lancé une idée de génie : donner à ses lecteurs la liste des artistes dont les albums ont imprégné l'écriture de ses romans. Chacun peut ainsi retrouver en début d'ouvrage chanteurs et albums que l'auteur a écouté, plume à la main, ou clavier sous les doigts.

C'est vrai que lire couché sur un lit ou un canapé, les pieds au mur calés sur une poutre ou posés sur une table, un rebord de balcon ou sur des coussins ou sous la couette, c'est plus sympa encore avec un fond musical !

Alors voilà, juste en passant, un petit coup de coeur de Flag' pour un artiste rock fabuleux, Benjamin Lozninger.

Des balades qui sentent bon les grandes plaines américaines, de la pop à écouter en traversant les Etats-Unis dans une veille Buick, fenêtres ouvertes histoire de s'imprégner de la mélancolie des grandes plaines et du grand air western.

Ceux qui étaient au concert de Keren Ann en avril à Dijon, à la Vapeur, ne sont pas près d'oublier le trio hypnotique qui enflamma la première partie.

La prochaine fois que vous ouvrez un livre, quelques secondes avant, faites un petit tour sur le site de Benjamin Lozninger : www.myspace.com/lozningermusic et laissez-vous bercer par les guitares...

Olivier Mouchiquel

Robin Cook - Les mois d'avril sont meurtriers - Folio Policier

20/05/2008

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Né un 12 juin 1931, mort un 31 juillet 1994, Robin Cook jusqu'à son dernier jour aura refusé la carcan social que sa famille, vainement, tenta de lui imposer.
 
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Sa vie fut une longue errance aux antipodes des normes et des interdits de la bourgeoisie anglaise. Il quittera même le prestigieux collège d'Eton, entamant des années de bourlingue qui le mèneront en France, à 42 ans, dans les vignobles de l'Aveyron. Ouvrier agricole, s'il travailla la terre il ne délaissa pas l'écriture, bien au contraire, publiant ce qui est peut-être le polar le plus noir que l'on connaisse, J'étais Dora Suarez.
L'espoir n'existe pas dans l'univers de Robin Cook. L'homme porte en lui les malheurs qui l'accablent et les innocents n'auront pas la vie sauve. Robin Cook aura tenté de comprendre, sans ciller, les notions de deuil, de perte, de souffrance. "Nous transformons l'existence elle-même en merdier politique... Nous (...) ne pouvons supporter de voir une rivière couler devant nous sans pisser dedans."
Les chefs d'oeuvre de Robin Cook portent une immense colère. Contre les lâches qui regardent un vieil homme se faire tabasser dans un wagon, qui ne valent finalement pas mieux que les juges qui condamnèrent Marie Stuart à la décapitation. Marie Stuart, d'une dignité féminine et royale : "Ce n'est qu'une petite tête, messieurs, mais c'est la tête d'une reine, alors je vous prie de la faire tomber proprement."
Il n'en fut rien, "(...) le bourreau perdit les pédales et fit un massacre, la frappant à coups de hache tandis qu'elle hurlait de douleur, le sang giclant partout." Nul ne bougea. Nous ne valons pas mieux dans notre passivité quotidienne que les tortionnaires et les spectateurs du calvaire de Marie Stuart.
Les mois d'avril sont meurtriers met en scène un sergent enquêteur du Service A14, le Service des décès non éclaircis. La femme qu'il rêvait d'épouser l'a quitté pour un homme violent, qui la frappe, et son ex-femme Edie a sombré dans la folie. Leur petite fille Dahlia est morte à neuf ans. Un jour, sans raison, Edie l'a poussée sous un bus.
A quoi pense un policier ?
"Je donnerais ma vie pour revoir ma petite fille. Mais tout ce que je puis faire, dans cette grisaille qu'est la vie sans elle, c'est de faire ce que je crois juste en dépit du mal. C'est si démodé ! Mais je n'ai que des rêves et des souvenirs de ma fille pour me soutenir à présent."
Comprendre la souffrance d'autrui, donner voix aux exclus, aux innocents que la vie maltraite. Refuser la fatalité, combattre la passivité, la violence, le meurtre, le viol, venger les morts qui auraient dû vivre, ne pas laisser leurs noms s'effacer sur les tombes.
Que fait un policier sinon vivre au milieu des ombres, chaque jour au contact du plus obscur d'un monde hanté par la violence.
Pourquoi devient-on policier ? Pour tenter de rendre la justice ou ce qu'il en reste, pour tenter de rétablir l'ordre.
L'ordre qui permet à une dame âgée de vieillir dignement, et non pas de mourir dans une ornière, les épaules brisées, poignardée par des voleurs, murmurant dans un dernier souffle le doux prénom de sa fille. L'ordre qui traque sans pitié les tueurs sanguinaires, adeptes du cannibalisme, tapis sous le vernis des bonnes âmes. L'ordre qui laisse les enfants grandir en liberté.
Robin Cook, dans son oeuvre d'une noirceur absolue, n'aura jamais souhaité qu'une chose, protéger les plus faibles.
"Où es-tu, Papa ? s'écria-t'elle, je suis venue te chercher pour que tu m'embrasses et me serre fort. Il fait si froid, et je suis si seule dans le cimetière, il fait si noir dans ma tombe."
Dans son commissariat surnommé l'Usine, un policier pleure sa fille en secret.
"Tu me manques, et tout ce que je fais au nom de la justice, je le fais en ton nom, et je me sens terriblement coupable, car j'aurais pu te sauver."
A la dernière page de ce chef d'oeuvre, c'est promis, vous verserez des larmes.
Olivier Mouchiquel

Emmanuel Razavi - Frères Musulmans : dans l'ombre d'Al Qaeda - Editions Jean-Cyril Godefroy

21/05/2008

 

 

Le roman noir est une mise en lumière du réel le plus sombre. Fiction et réalité se faisant face, comme un couple de faux jumeaux coincés entre deux miroirs presque parallèles, il est extrêmement intéressant d'aller observer ce qui se passe d'un côté, et de l'autre.

 

 

 

 

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Si Andy McNab, ancien des SAS, traite de l'émergence d'Oussama Ben Laden dans son roman Ordre de tuer (cf Flag' du 15/05/2008), le grand reporter Emmanuel Razavi (Le Figaro Magazine, Valeurs Actuelles...) fut en 2004 nominé au prestigieux Prix Bayeux du Correspondant de Guerre pour son enquête Afghanistan : des Français sur la piste Ben Laden paru dans Paris Match.

 

 

 

 

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photographie extraite du documentaire Ben Laden : les ratés d'une traque.

(www.club-lamartine.typepad.fr)

 

 

 

 

En 2005, Emmanuel Razavi publie dans la foulée Frères Musulmans : dans l'ombre d'Al Qaeda, un livre-enquête extraordinaire, fruit de sa très longue expérience de journaliste de terrain.

 

 

 

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Emmanuel Razavi.

(www.alexandredelvalle.com)

 

 

 

 

Afghanistan, 2004 : Eric de Lavarène, correspondant de TV5 et Libération, et son confrère Emmanuel Razavi, couvrent l'Opération anti-talibans Mountain Storm, aux côtés de membres de la Delta Force américaine.

 

 

Retrouvant quelques semaines plus tard Jean-Manuel Escarnot, correspondant de Radio France et Valeurs Actuelles, ils sont les premiers reporters à pouvoir accompagner les soldats d'élite du COS, le Commandement des Opérations Spéciales français, retranchés dans leur base de Spin Boldak, dans l'une des zones de combat les plus dangereuses du monde.

 

 

 

 

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Convoi, forces spéciales françaises masquées.

(Reportage Eric de Lavarène - www.rfi.fr)

 

 

 

 

Au fil de ces reportages un lièvre énorme est levé. Derrière Al Qaeda se profile une seconde organisation liée au terrorisme, tentaculaire, internationale, infiltrée jusque dans les rouages institutionnels de nos démocraties : les Frères Musulmans.

 

 

Leur seul objectif : l'instauration d'un Califat mondial. Son arme la plus redoutable : le mensonge.

 

 

Fondée en 1928 par le théologien Hassan Al Bana, le grand-père de Tarik Ramadan, cette confrérie secrète se répandit dans le monde entier, cherchant à rallier par tous les moyens de nouveaux convertis à la cause. En Europe, les théories extrêmistes des Frères Musulmans soutendent l'action de l'UOIE, l'Union des Organisations Islamiques d'Europe. De la théorie aux actes il n'y a qu'un pas, ainsi franchi par plus de 3000 volontaires expédiés, via des réseaux très structurés, se battre au sein des troupes de Ben Laden lors de la Guerre d'Afghanistan

 

 

Emmanuel Razavi lève le voile sur la structure et les méthodes de ce mouvement intégriste, masquant par une façade de dialogue et de tolérance le recours à la violence. En 1981, le Djihad Islamique, canal armé des Frères, assassina le Président égyptien Sadate, coupable d'avoir entamé des négociations de paix avec Israël.

 

 

Les musulmans sont donc les premières victimes. Les femmes soumises à l'esclavage de la charia, les hommes et les femmes musulmans attachés aux droits et aux libertés fondamentales de l'être humain, les femmes et les hommes rêvant d'un islam libertaire, libertin et éclairé. Que l'on relise donc les hymnes fabuleux aux plaisirs de la science, de la littérature, du vin et du sexe du poète savant Omar Khayyam, les joyeux Quatrains que l'on trouvera aux éditions Actes Sud / Babel.

 

 

La Tunisie, le Maroc, l'Egypte, l'Arabie Saoudite, le Yemen, le Kenya, l'Irak, la Turquie, l'Indonésie, vivent quant à eux sous la menace directe ou indirecte des Frères Musulmans, intégrés dans les sociétés qu'ils souhaitent renverser, intervenant dans les débats législatifs, politiques, sociaux.

 

 

Du Soudan à Londres, de la Jordanie à la France, Emmanuel Razavi montre comment une organisation secrète, en détournant notamment la loi de 1901 sur la liberté d'association, corrompt des débats de société qui devraient être à la fois fermes et sereins. Comment, également, elle trouve des relais auprès d'intellectuels, de journalistes, d'hommes politiques et de people.

 

 

Guerre, terrorisme, recrutement, atteintes aux libertés et à la République, Emmanuel Razavi, qui fut délégué régional de Reporters Sans Frontières, multiplie les révélations explosives, témoignage d'officier des Renseignements Généraux à l'appui, sur une structure tissant les mailles d'un filet menaçant le socle fragile des états démocratiques, et de ceux qui pourraient un jour le devenir.

 

 

La fiction n'est parfois qu'un pâle reflet de la réalité.

 

 

 

Olivier Mouchiquel

Andy McNab - Ordre de tuer - Editions Livre de Poche

15/05/2008

 

 

Publié en 1999, deux ans avant le 11 septembre 2001, Ordre de tuer révélait prémonitoirement le rôle majeur du fanatique saoudien Oussama Bin Laden dans la mondialisation du terrorisme.

 

 

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La NSA (National Security Agency), l'agence américaine chargée du contre-espionnage et de la surveillance électronique planétaire, l'avait clairement identifié  comme ennemi public numéro un. Haine des femmes, des libertés, de l'Occident, et psychopathie religieuse : Bill Clinton, conscient du péril, signa les textes de loi autorisant l'organisation par les services secrets d'opérations clandestines avec ordre de tuer.

 

Andy McNab écrit ainsi, page 340, de façon on ne peut plus directe : "Nous estimons que la question qui se pose n'est pas de savoir si Bin Laden va de nouveau frapper, mais quand il le fera."

 

Ce roman d'action s'ouvre sur l'une de ces opérations. Nick Stone, vétéran du Special Air Service (le SAS anglais), est recruté par les services secrets britanniques. Sa mission : enlever le bras droit d'Oussama Bin Laden. Accompagné de Sarah, son ex-compagne, dissimulés dans la soute d'un avion civil, il est parachuté en Syrie.

 

 

 

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                                                                 Saut HAHO/HALO (High Altitude, Low Opening)

 

 

                                                                  

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Les premières pages d'Ordre de tuer mettent le lecteur en situation de saut HAHO (High Altitude, High Opening). Vêtements polaires pour affronter une température extérieure de -40°C, alimentation en oxygène, saut depuis un avion volant à 800 km/h, suivi de 80 km de chute sous voile en 2 heures, à peine remis d'une circoncision, atterissage, formation de combat, assaut et repli, nous sommes au coeur de la vie quotidienne des soldats de l'ombre.

 

 

 

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                                                                 Andy McNab

 

 

L'auteur maîtrise son sujet. Soldat d'élite engagé à 16 ans pour fuir la misère, il intègre en 1984 le Special Air Service, l'un des régiments d'opérations spéciales les mieux formés et les plus redoutables du monde.

 

Bras armé des Ministères de l'Intérieur et de la Défense britannique, il combattit notamment contre les terroristes de l'IRA en Irlande et les cartels de la drogue en Colombie.

 

C'est durant la Première Guerre du Golfe qu'il livre ses plus célèbres faits d'arme. Héliportée derrière les lignes ennemies, la patrouille de reconnaissance Bravo Two Zero finit par être capturée par les Irakiens. Andy McNab réussira à s'évader.

 

 

                                                                 mcnabdailymailcouk.jpg    Irak - Andy McNab en observation, avec un soldat prêt à faire feu sur des insurgés (www.dailymail.co.uk).

 

 

Depuis la Seconde Guerre Mondiale, aucun autre sous-officier britannique n'est plus décoré que lui.

 

 

                                                                 

 

 

 

Olivier Mouchiquel

 

Harlan Coben - Une chance de trop - Editions Pocket Thriller

14/05/2008

 

 

Souvenez-vous... 

 

 

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(www.allocine.fr)

 

 

Et oui, Harlan Coben, star américaine du thriller, installée dans le New Jersey, a collaboré avec notre star française du thriller cinématographique, Guillaume Canet. Le jeune réalisateur a adapté et réalisé (et joué dans) l'excellent Ne le dis à personne, disponible chez Pocket.

 

C'est également chez Pocket, en format poche donc, qu'est paru Une chance de trop.

 

 

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Marc est abattu dès la première ligne, dans sa cuisine, de deux balles, l'une en pleine poitrine, l'autre dans le crâne. Laissé pour mort aux côtés du cadavre dénudé de sa femme Monica, il en réchappe au terme d'un coma de quelques jours. Déterminé à retrouver coûte que coûte leur petite fille Tara, un bébé de six mois, Marc va devoir fouiller dans les greniers et dépoussiérer sa vie sentimentale, et celle de sa défunte compagne.

 

Les thèmes abordés par Harlan Coben relèvent toujours de l'amour, le plus puissant moteur de l'homme. Sans amour, pas d'humanité. Amour de la femme qui partage notre vie, amour qui nous unit à nos enfants, amitié fidèle héritée des territoires lointains de l'enfance. Epaulé par son meilleur ami, un avocat que l'on compare volontiers à un pitt-bull, Marc découvrira qu'au-delà de son métier de chirurgien en reconstruction des corps, au-delà de son engagement dans l'action humanitaire, il existe un autre monde où l'on ne se soucie pas du bien-être d'autrui.

 

Un monde peuplé de trafficants de chair humaine, fournissant des enfants violentés aux réseaux corrompus de l'adoption. Un monde aux mains des mafias les plus violentes où les femmes ont moins de valeur qu'une automobile, un monde peuplé de tueurs sanguinaires où les enfants s'évaporent du jour au lendemain, un monde innomable à la lisière du nôtre, et parfois la frontière est poreuse.

 

Un homme seul ou presque à la recherche du plus beau des trésors, à la recherche de celle qui le maintient en vie. Son enfant, et personne au monde n'aura plus de valeur.

 

 

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                                                                                                                                    Harlan Coben

                                                                                                                                    (photo Kelly Campbell)

 

 

Olivier Mouchiquel

Frank Schätzing - Abysses - Editions Presses de la Cité

27/05/2008

 

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 Physalie

 (photo thinkquest.org)

 

 

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Physalie

 

                                                    

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                                                             Frank Schätzing, Munich, 2004

 

 

 

300 pages seulement de lues sur 885 et rien à redire jusqu'à présent, ce thriller écologique est un chef d'oeuvre.

 

Deux histoires parallèles, l'une débutant en Norvège, l'autre au Canada, convergent inexorablement vers un cataclysme sans précédent, si ce n'est les grandes extinctions préhistoriques de masse.

 

Sigur Johanson, un scientifique spécialiste mondial des vers, est chargé de l'analyse d'une espèce totalement aberrante d'un point de vue biologique. Des vers surdimmensionnés, à la morphologie prédatrice, découverts tapissant par millions le plateau continental sous-marin des côtes norvégiennes. Sa meilleure amie, Tina Lund, responsable de prospection pétrolière, s'inquiète de la présence de ces animaux sur des terrains proches de futures usines immergées chargées de remplacer les stations off-shore en perdition. Raréfaction des nappes pétrolifères oblige, les plates-formes maritimes sont condamnées à disparaître.

 

 

 

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La Physalie, ou galère portugaise, est une méduse à flotteur de 20 cm de long, armé de filaments de 15 m (Pacifique) à 30 m (Atlantique) porteurs de millions de nématoblastes extrêmement toxiques.

 

 

 

Au Canada, Anawak, un expert en cétacés, et sa collaboratrice Susan travaillent pour financer leurs travaux sur des Zodiac d'observation. Baleines de toutes espèces et orques pacifiques font la joie des touristes lorsqu'ils bondissent hors de l'eau et nagent le long des embarquations. La pêche intensive et industrielle, orchestrée par la Norvège et le Japon en particulier, sous couvert hypocrite de recherches scientifiques, a cependant vidé les océans de leurs habitants. Pour Anawak, Susan et leurs amis, les temps changent, et les heures passées inutilement en mer sous la pluie s'accumulent...

 

 

 

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Un instant de beauté en apesanteur - Orques

 

 

 

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Orque au soleil couchant

 

 

 

Un jour, au terme d'une phase de grand calme annonçant la tempête, la nature se rebelle et se déchaîne. Les vers se révèlent moins inoffensifs qu'il n'y paraissait de prime abord.

 

Tout autour du monde, les baleines chargent et brisent les navires passant à leur portée, les orques tuent les passagers sans pitié.

 

 

 

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Orques

 

 

 

Les méduses par millions s'attaquent aux plages d'Europe et d'Asie, et la France est touchée par une contagion alimentaire mortelle.

 

 

 

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Guêpe de mer ou cuboméduse, affectionnant les côtes australiennes. 

 

 

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Les piqûres de guêpe de mer provoquent une mort extrêmement douloureuse, survenant au bout de 30 secondes à un quart d'heure.

 

 

 

Frank Schätzing met en scène une nature qui se révolte contre les assauts que l'homme lui fait subir. Une nature dont le socle est l'équilibre des forces. Pour rétablir cet équilibre menacé, elle utilisera peut-être de grands moyens. Le prix à payer sera probablement celui de la disparition pure et simple de l'espèce humaine. A voir dans les 585 pages à venir !...

 

 

 

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Olivier Mouchiquel

Maxime Chattam - La théorie Gaïa - Editions Albin Michel

27/05/2008

 

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                                                                                                                                                    Maxime Chattam

 

 

 

Elle est jeune, elle est belle, elle sent bon le sable chaud... d'une île polynésienne où les pires instincts de l'homme vont se déchaîner. Le Docteur Emmanuelle DeVonck est tirée de ses recherches pour une enquête de terrain en paléoanthropologie à l'autre bout du monde. A peine débarquée, une alerte cyclonique est lancée, isolant définitivement l'île et ses habitants.

 

 

 

 

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Cyclone Catarina, Atlantique Sud.

Photo NASA (www.science-et-vie.net)

 

 

 

 

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L'oeil du cyclone Odessa.

 

 

 

 

Pendant ce temps, son mari généticien se retrouve cerné par une tempête pyrénéenne au sommet du Pic du Midi, en compagnie de scientifiques et de militaires. Dans les sous-sols de l'observatoire astronomique, des recherches liées aux tueurs en série sont menées dans le plus grand secret, et surtout dans la plus grande illégalité.

 

 

 

 

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(www.gitepyrenees.fr)                                             Observatoire du Pic du Midi (www.hotelducentre-lourdes.com)

 

 

 

 

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Vue depuis l'Observatoire.                                                                   (www.rmc.ca)

(www-loa.univ-lille1.fr)

 

 

 

 

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Coupole de l'Observatoire.

(www.skipass.com)

 

 

 

 

Maxime Chattam réussit à lier deux thèmes a priori sans rapport, les tueurs en série et les dérèglements climatiques, au sein d'un roman d'aventure et de fin du monde. Meurtres de masse au fond des ouragans, laboratoires pharmaceutiques aux expériences top secrètes, députés européens corrompus, bureaucratie anti-démocratique et complots meurtriers sur fond de théorie de James Lovelock, voici un livre parfait à lire un soir d'orage en été...

 

 

 

 

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Observatoire du Pic du midi.                                                                        Observatoire du Pic du Midi.

(www-loa.univ-lille1.fr)                                                                                   3 septembre 1904, par L. Fac.

                                                                                                                           (www.archives.mairie-toulouse.fr) 

 

 

 

 

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Septembre 2007, James Lovelock s'adressant au World Nuclear Association Symposium.

(www.flickr.com)

 

 

 

 

Pour tout savoir sur Maxime Chattam, dialoguer sur son blog, connaître ses dates de rencontres-signatures, découvrir ses projets et s'enfoncer dans son labo (oserez-vous ?!...), rendez-vous sur www.maximechattam.com

 

 

 

 

                                                                                                                                     maximechattam1.jpg

 

 

 

 

 

Olivier Mouchiquel

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(www.hotel-picors.com)

 

Jérôme Camut & Nathalie Hug - Prédation - Editions Télémaque

29/05/2008

 

 

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(Nathalie Hug et Jérôme Camut ;

Festival Fantastic'arts - Gerardmer ; France

www.scifi-universe.com)

 

 

Télémaque (www.editionstelemaque.com) est une jeune maison d'édition qui bouleverse la paysage éditorial français : peu de titres publiés à l'année, mais des coups de coeur, et des paris vraiment réussis.

 

Prédation est ainsi le premier titre écrit à quatre mains par Jérôme Camut - connu des amateurs de fantastique pour sa série Malhorne aux éditions Bragelonne (www.bragelonne.fr) et Nathalie Hug. Un très beau succès pour ce couple d'écrivains qui les rapproche d'emblée de la jeune garde du polar français, Maxime Chattam, Jean-Christophe Grangé, Maurice G. Dantec...

 

 

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                                                                                                                                                                     Jérôme Camut

 

 

Au fond d'une cellule sordide de la prison de Dijon meurt à petit feu un fils de la bonne famille locale, accusé d'un braquage à Auxerre. Le hold up tourne mal, son comparse, qu'il jure ne pas connaître, est abattu par les policiers lors de l'assaut. Depuis des années, il crie son innocence, en vain.

 

Son dossier est rouvert par miracle par Rufus Beaudenuit, un flic revêche, éteint par une vie d'absence et d'échec. A 51 ans, sa vie familiale est réduite à néant. Aucun enfant, très peu d'amis, seule une collègue de travail trentenaire, mariée, deux enfants, lui apporte un peu de chaleur, une oreille attentive.

 

Rufus s'enfonce dans le désespoir lorsqu'Anna, la femme qu'il aime, le quitte sans explication et coupe défintivement toute communication. Les appels désespérés du policier sont systématiquement filtrés. Elle ne rappelle jamais. La douleur d'imaginer et de ne pas savoir, les tourments de la jalousie, le constat de cet ultime échec sentimal, et Rufus bascule dans l'alcool.

 

Le travail seul le maintient légèrement hors du gouffre. Les affaires ne manquent pas. A Paris, depuis des années, des couples de jeunes mariés se volatilisent et réaparaissent jamais. Dans une cellule sans issue, un homme soumis à une intolérable torture psychologique est dressé comme une bête. S'il se rebelle, sa petite fille de dix ans sera exécutée.

 

Pas de manichéisme dans ce roman noir, très noir. Un roman dont la thématique permanente de l'enfermement, de la privation de liberté et de la libération de tortionnaires irrécupérables, du chantage et du terrorisme résonne avec l'actualité criminelle. L'exercice d'écriture en couple est totalement maîtrisé, le lecteur ne s'aperçoit de rien, et se laisse embarquer dans les recoins les plus inquiétants de l'âme humaine. Des animaux sauvages seraient plus cléments.

 

 

Olivier Mouchiquel

 

Peter Straub - Koko - Editions Pocket

27/05/2008

 

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                      Peter Straub

                      (www.johnzeuliphotography.com)

 

 

Peter Straub est un ami proche de Stephen King et l'un des maîtres du roman de terreur. Né en 1943 dans le Wisconsin, à Milwaukee, puis étudiant doctorant à Dublin, entamant très tôt sa carrière d'écrivain il sut s'éloigner de l'épouvante et signa Blue Rose, une trilogie policière hantée par la guerre du Vietnam.

 

 

 

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                                                              1968 - patrouille hélicoptères US. 

 

 

 

15 ans après leur retour aux Etats-Unis, quatre frères d'armes ont refait leurs vies, plus ou moins bancales. Engagée au plus fort du conflit, cette section se composait de Michael Poole, le narrateur de cette histoire, installé comme médecin. Le lieutenant Harry Beevers est un juriste en costume - attaché case. Conor Linklater, pantalon noir, t-shirt "Agent Orange", peine à trouver sa place dans une société américaine qui rejette les jeunes soldats de retour, et vit - survit à nouveau - dans la plus grande précarité. Tina Pumo partage sa vie entre son restaurant Saigon et Maggie Lah, une jolie chinoise insaississable disparaissant souvent sans laisser d'adresse, et ne donnant de ses nouvelles que par petites annonces interposées.

 

Tous se retrouvent au pied d'un mémorial érigé en l'honneur des morts au front. Tous vivent encore dans le souvenir de leurs camarades disparus. M.O. Dengler, mystérieusement tué à Bangkok dans une rixe banale, lors d'une permission. Et Tim Underhill, installé désormais en Asie, auteur de romans policiers, enfermé dans le silence.

 

 

 

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Le passé remontera violemment à la surface lorsque le corps d'un journaliste est retrouvé mutilé, avec une carte à jouer dans la bouche, barrée à l'encre de quatre lettres, KOKO.

 

 

 

                                                 huey.jpg   Hélicoptère Huey, fer de lance des opérations aéroportées de l'armée américaine au Vietnam.

 

 

 

Michael Poole et ses compagnons vont se lancer sur la piste du tueur, une piste aussi désespérée que la piste Ho Chi Minh, et ce qu'ils trouveront dans leurs souvenirs dissipera peut-être les faux-semblants derrière lesquels leurs vies urbaines, aujourd'hui, abritent leurs blessures.

 

Koko, conçu comme un chemin de rédemption, décrit avec beaucoup de sensibilité la vie des grands traumatisés de guerre, des hommes transformés par les armes et le sang jusqu'à devenir ce qu'ils n'auraient jamais souhaité devenir. C'est dans les larmes que s'écrit la plus belle des poésie.

 

 

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                                                                                                                                Peter Straub  

 

 

Olivier Mouchiquel

 

 

Les métier du polar : John Grisham - Le Contrat - Editions Robert Laffont - A paraître mai 2008

29/04/2008

 

 

                                                                  grisham1.jpg

 

 

On attend des épreuves de lecture non corrigées qu'elles ne soient pas corrigées. C'est dans leur nature puisqu'il s'agit d'un document de travail provisoire, qui sera sujet à bien des modifications, de pagination, de mise en page, de traduction, de corrections orthographiques et grammaticales (cf Flag' du 23/04/2008). 

 

Et bien celles du prochain livre de John Grisham traduit en France, Le contrat, à paraître courant mai 2008 aux éditions Robert Laffont, font preuve d'un travail très avancé à l'heure où elles furent imprimées. Trois fautes de frappe  ou de copier/coller seulement sur plusieurs centaines de pages. Il est très agréable de lire de tels documents. Leur lecture s'apparente à un voyage vers le futur et, en même temps, à un retour en arrière. Le lecteur a accès à la préhistoire de l'oeuvre et la sensation s'apparente à celle ressentie lorsque l'on trouve, au bord du chemin, au pied d'une falaise, un fossile fantastique.

 

Le Contrat, c'est l'histoire d'un couple d'avocats et de leur banquier qui s'acculent volontairement à la ruine pour défendre une ville des Etats-Unis.

 

 

John Grisham et sa femme Renee (Oxford, Mississippi)          grisham4.gif

 

 

Durant des décennies, Krane Chemical a rejeté volontairement et en toute connaissance de cause des déchets industriels hautement toxiques dans les sols de la région de son usine du Mississippi. Fuites de fûts détériorés, décharges sauvages, pollutions des nappes phréatiques, changement de couleur de l'eau du robinet, empoisonnements, rien n'y fera. Hommes politiques et scientifiques corrompus par les industriels, employés achetés ou menacés, tous nieront les risques et leurs responsabilités. Ce qui devait arriver arrive un jour : les habitants d'une ville américaine commencent à mourir de cancers en masse.

 

 

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Ce fantastique roman judiciaire retrace le procès retentissant intenté à une industrie chimique criminelle et dévoile au fil des audiences et des investigations tout, absolument tout, des mécanismes de corruption opérant aux Etats-Unis. Est-bien différent ailleurs ? Chez nous en particulier ?...

 

John Grisham y affirme que le lobbying n'est rien d'autre qu'une activité maffieuse devant tomber sous le coup de la loi dans une démocratie digne de ce nom. Que la politique comme la justice sont trop souvent des univers de lâches incompétents achetés par d'autres lâches, ceux qui possèdent les richesses économique et boursière.

 

Le plus spectaculaire reste sa démonstration de la manipulation de l'opinion publique et du vote des foules à l'occasion d'une campagne électorale. Achat de journalistes, fuites organisées, désinformation et simplification, enquêtes de caniveaux, pour les chargés de stratégie la fin justifie tous les moyens. Il est ainsi toujours étonnant de voir avec quel enthousiasme de troupeau les militants applaudissent sur commande des discours de ridicules tribuns d'opérette. Discours mal écrits que tout professeur de lettres sanctionnerait d'un zéro pointé pour verbiage, langue de bois et hors sujet. Discours mal joués et surjoués que tout directeur de casting sanctionnerait d'un "Retournez à vos études de théâtre ou changez de filière". Et pourtant, ça marche...

 

Le Contrat est ainsi une extraordinaire charge accablante contre certaines institutions attaquées de l'intérieur. John Grisham y met en scène avec un réalisme particulièrement inquiétant les liens de dépendance unissant hommes politiques, hommes d'affaires, hommes de loi, magistrats et avocats.

 

Tous cependant n'ont pas une vision aussi lamentable de leurs fonctions, de leur rôles, et de la mécanique des rapports humains. Parfois, des esprits rebelles secouent le panier de crabes et décident de redorer le blason de la politique, des affaires, de la justice. Bien qu'ils s'en défendent, ils sont moins nombreux. Mais ils résistent. Ils osent parfois se lever, faire honneur à leur profession et défendre les pauvres gens. Défendre ceux qui souffrent, les pauvres et les malades, ceux que l'on abandonne un peu trop facilement à leur sort.

 

Des avocats, des banquiers, des scientifiques épaulent parfois les victimes. Mais tous prennent un risque énorme, celui de le payer très cher.

 

 

                                                                                         John Grisham    grisham2.jpg

 

 

 

 

Olivier Mouchiquel

 

 

 

Les métiers du polar

23/04/2008

 

Derrière les livres, il y a des femmes et des hommes qui leur donnent vie.

 

Au fil de Flag', ces femmes et ces hommes viendront vous parler de leurs métiers et vous faire partager leurs passions. Ecrivains, éditeurs, imprimeurs... tous les gens de l'ombre viendront éclairer de leurs précieuses lanternes les arcanes de la publication des romans policiers.

 

Juste pour illustrer les billets de Flag' à venir, voici quelques photographies de ce qui permet parfois aux libraires de découvrir et lire en avant-première certains romans, afin de pouvoir les conseiller éventuellement dès leur parution.

 

Quelques semaines, voire quelques mois plus tôt, les éditeurs essaiment quelques dizaines d'exemplaires de ces épreuves de lecture non corrigées. Le texte imprimé y est plutôt complet mais pas forcément dans sa version définitive. Les corrections n'y ont pas encore été totalement apportées, la maquette est toujours susceptible d'évoluer, la couverture est encore à l'état d'études diverses, ou en discussion, ou tenue secrète.

 

Voici donc l'épreuve non corrigée du futur roman de John Grisham, Le contrat, à paraître le 22 mai 2008, que les éditions Robert Laffont remettent aux libraires de France, via leurs représentants livre lors de leurs visites dans les librairies, ou par envoi par courrier tout simplement.

 

L'énorme succès de La Firme, porté au cinéma avec Tom Cruise en rôle titre, a propulsé John Grisham dans le cercle des écrivains de renommée mondiale.

 

 

1ère de couverture de l'épreuve de lecture :                  Détail de la 1ère de couverture :

 

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Tranche du livre Le contrat, de John Grisham :               4ème de couverture ! (le dos du livre)

 

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Affaire à suivre !...

 

 

Olivier Mouchiquel

 

 

Peter James - Mort... ou presque - Editions Panama

30/04/2008

 

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Le jour du trentième anniversaire de son compagnon, Sandy disparaît corps et âme.

 

Neuf années ont passé. A la torture de ne pas savoir ce qu'elle est devenue - est-elle vivante ou morte ? - le commissaire Roy Grace, inconsolable, regarde passer les jours sans les compter, cherchant l'indice qui mettrait fin au supplice. Ne pas savoir, imaginer. Jusqu'à cet appel d'amis à Munich.

 

Un soir de désespoir, Glenn Branson, un policier noir de presque deux mètres, au crâne aussi lisse que celui de Bruce Willis, adepte de musculation et de rap, tombe en larmes dans les bras de Roy Grace et décide d'emménager quelques temps chez lui. Pas de chance pour Roy qui entame une relation torride, la première depuis des années, avec la belle Cleo, qu'il fréquente au fond du lit et... à la morgue !

 

Pendant ce temps, le meurtre de sa femme marque le début des ennuis pour le séduisant play-boy Brian Bishop, golfeur obsessionnel et chef d'entreprise comblé.

 

 

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Le romancier Peter James a travaillé durant des années avec les meilleurs éléments de la police anglaise du Sussex, et de la police allemande de Munich. Thanatopracteurs et services sociaux ont apportés leurs connaissances et leurs pratiques dans ce roman qui ravira par son atmosphère so british déliquescente les fans de l'écossais Ian Rankin.

 

Les dealers, les revendeurs, les truands, les caïds qui hantent Brighton ne sont pas des parrains de cinéma. Juste des loosers drogués jusqu'à la moëlle, sales, stupides et violents.

 

Une violence à laquelle s'opposent tant bien que mal et coûte que coûte les flics de la ville. Roy Grace et Glenn Branson, Bill Norris le raseur, Linda Buckley et Alison Vosper, surnommée N°27, du nom d'un plat chinois d'un restaurant tout proche, à la sauce aigre-douce. Norman Potting à l'humour lourdingue et Bella Moy toujours à cran, Alfonso Zafferone à la tenue vestimentaire irréprochable, Adrienne Corbin et le lieutenant Nick Nicholl, tout jeune papa épuisé aux nuits plus que blanches.

 

Un petit groupe d'hommes et de femmes qui se confrontent chaque jour à la misère du monde, à l'injustice, aux drogues qui n'ont rien de fun ni de branché, à la haine, au vol, aux viols, aux meurtres. Qui font face, aussi, à des juges et des avocats débarqués de la planète Mars, préférant libérer des tueurs pour raisons de carrière, de buget, et surtout d'incompétence. Dans le comté du Sussex, une décision de justice n'est que le résultat d'un jet de dés, et le mot justice un bluff méprisant les victimes.

 

Peter James rend là un bel hommages aux policiers qui sont, dans nos sociétés occidentales, que ça nous plaise ou non, les ultimes remparts contre la barbarie.

 

Son site : www.peterjames.com et scary@pavilion.co.uk

 

 

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Olivier Mouchiquel

Jean-Paul Nozière - Je vais tuer mon papa - Editions Rivages / Noir

21/04/2008

 

 

A quelques kilomères de Dijon, une ville (presque) imaginaire : Sponge. Une ville qui pourrait être n'importe quelle ville de France.

 

Professeur de français, Pénélope Bovari est d'un physique parfait.  Cheveux courts et noirs, jambes de rêve, caractère bien trempé. Au collège Anatole-France où elle exerce, les enseignants ont pour habitude de dénigrer les élèves par derrière, mais de faire des courbettes aux parents par devant. Pénélope n'y va pas par quatre chemins, dit les choses comme elles sont et n'hésite pas à faire front à ses collègues autant qu'aux parents. Aux côtés de son ami saxophoniste Charles "Chad" Adam, elle va tenter, sur 320 pages, d'empêcher un meurtre. Chad vient de recevoir une lettre anonyme particulièrement inquiétante, et le temps semble vraiment compté. Pour sauver la future victime, mais surtout pour empêcher peut-être un enfant de commettre l'irréparable...

 

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Jean-Paul Nozière parcourt la campagne burgonde en VTT. L'air y est pur, la nature en paix, mais certains hommes n'ont de cesse d'y abîmer ce qui est faible, et ceux qui sont fragiles.

 

Ce très beau texte est avec raison en lice pour le Prix du Polar SNCF. Vous pouvez retrouver l'intégralité de la Sélection de Printemps et voter directement sur le site www.polar.sncf.com.

 

Et si vous voulez tout savoir de l'auteur et de son métier d'écrivain, une seule adresse : www.jpnoziere.com !

 

A vos souris !

 

 

Olivier Mouchiquel

John Connolly - ... Laissez toute espérance - Editions Pocket

18/04/2008

 

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Dans le Maine, le givre cède rapidement place à la neige. Appareil photo, enregistreur Nagra, micro parabolique, deux agents spéciaux du FBI surveillent une Dodge suspecte depuis un hangar glacial. Ca va vite, très vite, dégénérer.

 

A Dark Hollow, dernière escale avant les profondes forêts canadiennes, une dame âgée quitte son foyer à peine vêtue en pleine tempête de neige. Armée d'un Smith & Wesson 625, elle attend terrifiée la venue de Caleb Kyle, l'ogre du Maine.

 

Charlie "Bird" Parker a quitté la police et ne se remet pas de la disparition ultraviolente de sa femme et de leur enfant. Bird voit les morts, et les morts lui parlent.

 

Second volet, que John Connolly dédie à son père, de la série consacrée au détective Charlie Parker, ... Laissez toute espérance s'avère une fois de plus un coup de maître.

 

Les auteurs anglo-américains ont d'énormes atouts : ils savent écrire et ils ont d'excellents traducteurs. Etrangement, les auteurs français capables des mêmes prouesses littéraires (et la remarque vaut pour la littérature générale) sont rares, très rares.

 

Quel souffle tragique dans ce récit, quelle maîtrise de la langue ! On ne peut lire les deux dernières pages sans pleurer, et le récit dans son entier est d'une puissance crépusculaire inouïe.

 

Aux heures silencieuses de la nuit, les morts viennent parler avec Bird, chercher auprès de lui un peu d'amour et de tendresse dans la paix des cimetières, et la justice pour les victimes oubliées.

 

 

Olivier Mouchiquel

John Connolly - Tout ce qui meurt - Editions Pocket

22/04/2008

 

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Quoi que nous fassions, quelles que soient nos prières, tous ceux que nous aimons partiront sans retour.

 

Après avoir fait l'amour et s'être disputé une fois de plus avec sa femme Susan, Charlie "Bird" Parker, un policier à la dérive, part se saoûler dans un bar, en plein hiver à New-York. Susan reste seule, à la maison, avec leur petite fille de trois ans, Jennifer.

 

Charlie Parker rentrera tard, trop tard, trop saoûl, sur la scène de crime la plus abominable de sa carrière. Commence alors la chasse la plus impitoyable et la plus désespérée. Retrouver, peu importe le prix, l'assassin des deux femmes de sa vie.

 

Comme tous les écrivains, John Connolly s'intéresse aux situations extrêmes. Que se passe-t'il lorsque l'histoire dépasse l'entendement humain ? Comment garder l'espoir dans un monde mortel ?

 

Journaliste à l'Irish Times, il ose aborder de front certains sujets sensibles que peu d'écrivains français osent traiter, politiquement correct oblige. En particulier le recours à la violence pour rendre la justice. La question pourrait se formuler ainsi : un citoyen qui abat un assassin est-il coupable de meurtre ? N'at-'il pas sous une certaine forme rendu justice à la société ? Non pas tant en rétablissant un certain équilibre (nous serions, alors, sous le régime de la loi du talion, oeil pour oeil, dent pour dent), qu'en éliminant le monde vivant d'une menace mortelle permanente et inéluctable.

 

 

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"La justice nous sera donné dans notre prochaine vie", écrit John Connolly. "Dans celle-ci, nous avons la loi." A la suite d'un réglement de compte particulièrement violent, Bird s'interroge. "Il n'y avait pas eu de loi, juste une justice féroce que je n'étais pas habilité à rendre."

 

L'une des forces du roman policier anglo-saxon ne réside-t'elle pas dans cette capacité à faire vivre au lecteur ce qu'il sait impossible à vivre dans le réel ? A mettre en situation ses convictions que la morale politique réprouve ? Tout roman fonctionne sur le mécanisme d'identification au héros, dans lequel le lecteur se glisse et vit des solutions qu'il aimerait voir appliquées mais qui sont moralement répréhensibles.

 

Par exemple, le héros est du côté de la loi, mais il se retrouve plus ou moins contraint par les évènements d'exécuter un violeur en série. Les juristes auront unanimement une réponse toute faite à ce cas d'espèce. Les non-juristes auront des réponses sensées, même divergentes, parce que le roman policier ouvre un univers où la justice est rendue telle que le lecteur aimerait qu'elle le soit. Une justice qui assumerait, parfois, une certaine férocité. On en reparlera bientôt, avec Dennis Lehane.

 

Ce premier volume des aventures de Charlie Parker nous entraîne dans le brouillard et les labyrinthes végétaux des marais de Louisiane. Une longue enquête d'une poésie poignante, quand Bird, "dans ce court intervalle qui sépare le sommeil de l'éveil, lorsque les rues livrées à la nuit sont encore silencieuses, ou quand l'aube s'insinue à travers les rideaux pour rejoindre dans la pièce un semblant de clarté", voit venir vers lui les ombres de sa femme et de sa petite fille.

 

"Elles viennent à moi, et leur haleine accompagne le vent léger qui glisse sur ma joue, et leurs doigts se mêlent aux branches d'arbres qui frappent à ma fenêtre. Elles viennent à moi, et je ne suis plus seul."

 

 

Olivier Mouchiquel

Howard Fast - Sylvia - Editions Rivages Noir

18/04/2008

 

howardfast2.gif                    Couverture actuelle de Sylvia    sylviadef.jpg

 

 

Né en 1923, Alan Macklin s'était engagé dans l'armée américaine trois jours après l'attaque aérienne japonaise sur Pearl Harbor. Il est désormais détective privé, refuse de porter une arme à feu et peine à régler ses traites, lorsqu'un richissime businesman californien fait appel à ses services réputés.

 

Frédéric Summers doit épouser dans un proche avenir l'énigmatique et fascinante Sylvia West. Une jeune femme de bonne situation, brillante et volontaire, d'une beauté inquiète pourtant, auteur d'un recueil de poésie reconnu, La Lune Obscure.

  

 

Sylvia - édition de 1960      sylvia1960.jpg           sylvia19602.jpg

 

 

Chargé secrètement par Summers de reconstituer le passé de Sylvia, Alan Macklin remontera le fil d'une vie de solitude et de violence. Los Angeles, New-York, Los Angeles, des personnages à la dérive, abandonnés le long d'un long, si long chemin de croix.

 

 

                                 Sylvia - couverture de Steven Brower          sylviastevenbrower.jpg

 

 

Imaginez, dans un restaurant chic, une prostituée âgée, baroque et obèse, vêtue d'une robe de plusieurs mètres de satin noir, affublée de faux-cils démesurés, d'une coiffure extravagante et d'un rouge cyclamen aux lèvres. L'inviteriez-vous à votre table comme la meilleure de vos amies ? Oseriez-vous, sans honte aucune, vous afficher avec elle en public ? Madame Gracie Argona est une femme avant tout, et comme avec toute femme, qu'elle soit princesse ou prostituée dormant seule chaque nuit, serrant dans ses bras les ruines fantômes de l'amour, Alan Macklin, beau séducteur, reste un parfait gentleman. Quelle que soit la femme qui est à nos côtés, nous ne devons qu'en être fier.

 

Ce soir, lorsqu'elle aura fermé les yeux, observez dans son sommeil la femme que vous aimez. Essayez d'imaginer le visage et la vie qu'elle avait enfant. Qu'a-t'elle vécu que vous ignorez totalement ? Le sauriez-vous, l'aimeriez-vous encore et seriez-vous à la hauteur de sa souffrance et de son salut ?

 

 

Sylvia - édition de 1961      sylvia1961.jpg          sylvia19612.jpg         

 

 

Howard Fast      howardfast.gif

 

 

Ce roman noir, d'une prose émouvante, tout en retenue cependant, considéré comme le chef d'oeuvre d'Howard Fast, est avant tout un fabuleux portrait de femme libre. Une femme libérée de ses chaînes, et d'un passé dont il fallait tourner la page.

 

 

Olivier Mouchiquel

Jean-Paul Nozière - Un trésor d'embrouilles - Editions Syros

16/04/2008

 

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Jean-Paul Nozière est l'un des plus grands auteurs français de romans policiers. Gallimard, Le Seuil, Rivages, Thierry Magnier... les plus grands éditeurs publient ses enquêtes en collections pour lecteurs adultes, mais également pour enfants et adolescents.

 

 

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Un trésor d'embrouilles s'adresse aux jeunes lecteurs, à partir de douze ans. Malou, une jolie fille, et son frère jumeau Pilou, sont envoyés par père et mère en vacances en Corse, du côté d'Ajaccio, dans la maison, ou plutôt dans la cabane, en bord de mer d'un oncle farfelu. Clint, c'est ainsi que l'oncle Paul se fait appeler, y accueille également Nino, un beau jeune homme que Malou n'aura de cesse de séduire.

 

Une crique interdite au pied d'une falaise où la mer vient faire des clapotis, le chant des grillons la nuit dans les pinèdes et les oliveraies, les ballades en zodiac et la plongée sous-marine à la recherche de jolis coquillages et peut-être d'un fabuleux trésor... En cette veille de printemps, aux premiers rayons du soleil, il est bon de se laisser porter par la douceur sereine de ce policier baigné par la chaleur du Sud.

 

Pourtant, les rôdeurs rôdent, et la menace menace. Qui veut éliminer les trois enfants et leur parent bohême ? Un navire romain a-t'il réellement coulé dans ce petit hâvre de paix en pleine Antiquité ? Quel douloureux secret cache Nino ? Une belle enquêtrice, planquée dans les fourrés et décidée à protéger les enfants, va mettre en émoi la gendarmerie locale... Comme dans tous les romans jeunesse de Jean-Paul Nozière, ses héroïnes sont brillantes, d'une lucidité grave, pleine d'humour et n'ont jamais froid aux yeux !

 

Il y a, dans cet été policier en bord de Méditerrannée, quelque chose qui ressemble au bonheur de l'enfance. Celui d'y être, et celui d'en sortir enfin, à la découverte du monde, de ses dangers, de ses bonheurs surtout.

 

Les parents y retrouveront quant à eux un effet madeleine de Proust, un petit air de Club des Cinq, du bon vieux temps des bandes de copains et des histoires que l'on se racontait...

 

Pour tout savoir sur Jean-Paul Nozière, sa vie, ses livres, son plaisir d'écrire, rendez-vous vite qur son site http://jpnoziere.com

 

Les petits comme les grands pourront même correspondre avec lui, par mail grâce à la rubrique contact !

 

 

Olivier Mouchiquel

Claude Aziza et Anne Rey - La littérature policière - Editions Pocket

15/04/2008

 

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Une introduction d'une page, puis une biographie d'un auteur de romans policiers avec, en regard, une page d'extrait de son oeuvre, ce petit guide flirte avec les Profils d'une Oeuvre de chez Hatier qui, au collège et au lycée, nous dispensaient de lire les livres au programme...

 

Claude Aziza et Anne Rey remontent aux origines de la thématique policière. Ils entament spectaculairement leur voyage dans le temps avec "Oedipe-roi" de Sophocle, faisant d'Oedipe l'un des premiers détectives, et avec la série policière "Dee Gong Ann", mettant en scène au VIIème siècle le juge Ti Jen-Tsé. Série rédigée en Chine au XVIIIème siècle, qui inspira Robert Van Gulik pour sa propre version des aventures du juge Ti.

 

En France, Honoré de Balzac ("Une ténébreuse affaire"), Alexandre Dumas et son "Comte de Monte-Cristo" (1844-1846), Ponson du Terrail et son "Rocambole" (1859), Eugène Sue et "Les Mystères de Paris" (1842-1843) se rapprochent un peu plus encore de la structure narrative des romans policiers tels que nous les connaissons de nos jours.

 

Honoré de Balzac      HBalzac.jpg      Alexandre Dumas père      dumaspere.jpg

 

Couverture pour Le Comte de Monte-Cristo      montecristo.jpg

 

Ponson du Terrail et Rocambole      ponson.jpg      v_rocambole.jpg

 

 

Portrait d'Eugène Sue par G.G. Lepaule (1804-1886)      eugenesue.jpg

 

 

Couverture pour Les Mystères de Paris      mystparis.jpg

 

 

 

Mais c'est à Edgar Allan Poe (1809 - 1849) que l'histoire de la littérature attribue officiellement la paternité du genre policier, avec la naissance du héros Dupin et la publication de la nouvelle "Double assassinat dans la rue Morgue", mais également de "La Lettre volée", et du "Mystère de Marie Roget".

 

 

Edgar Allan Poe      poe1.jpg

 

 

Un petit guide, parfait en amuse-bouche pour découvrir les classiques du crime !

 

 

 

Olivier Mouchiquel

James Grady - Le fleuve des ténèbres - Editions Rivages Noir

14/04/2008

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De Oppresso Libre. C'est sur cette citation latine que s'ouvre ce fabuleux roman, qui devrait se lire avec en fond sonore le ronronnement hypnotique des moteurs d'un bombardier B 52, ou d'un avion clandestin d'Air America, la compagnie de transport ultra-secrète de la CIA.

 

Toute l'histoire moderne des Etats-Unis  s'y dévoile au travers des opérations clandestines qui ont façonné à notre insu le monde dans lequel nous vivons.

 

Nous connaissons bien sûr l'Histoire à travers celle que nous enseignent nos professeurs à l'école, à travers celle qui se fabrique dans la presse, mais il en existe une autre, une histoire véritable, au coeur des évènements, celle qu'écrivent à l'encre sympathique les maîtres-espions dans les guerres invisibles.

 

James Grady, photographié par Nathan Grady (www.jamesgrady.net)         jg1.jpg

 

 

Jud Stuart fut des missions secrètes les plus périlleuses de la CIA. Saïgon 1969. Jud Stuart, en poste officiellement aux Philippines, se trouve en réalité "sergent dans le 5e régiment des Forces Spéciales, les Bérets Verts, chouchous du président Kennedy assassiné et de la CIA, et bêtes noires de l'armée régulière."

 

Son travail ? Infiltrer la Chine depuis le Vietnam, libérer les soldats prisonniers de guerre, combattre et éliminer les cibles ennemies. Renseignement et lutte armée étaient les seules préoccupations de cette "section clandestine de combat et d'espionnage ultra-secrète."

 

James Grady, à Shelby, Montana, 1957          gradyphoto.jpg

 

 

Westley Chandler, avocat célibataire, exerce au NIS, une agence de contre-espionnage. Major du corps des Marines US, il fut quant à lui chef de section dans les Forces de Reconnaissance durant la guerre du Vietnam. Westley Chandler est rappelé en service actif avec ordre de localiser et d'exécuter l'agent Jud Stewart.

 

La traque commence, et l'histoire explose.

 

Missions d'élimination de Fidel Castro et débarquement dans la Baie des Cochons, guerre froide et lutte contre le KGB et le GRU, le renseignement militaire soviétique, livraisons d'armes, guerre froide et intervention en Iran, parachutages à très haute altitude et moiteur sud-américaines, hélicoptères sous la mitraille et rock and roll, la guerre continue de façonner les siècles et les hommes.

 

Entre les deux soldats, Nick, un reporter cherchant la paix et le repos. "Chaque jour nous offre la terrible liberté de choisir de nouveau, avec cette seule certitude que nous avons davantage à perdre."

 

Entre les deux vétérans, des femmes, parce que les hommes ne vivent et ne meurent que pour celles qu'il ont aimées. Sylvia et Beth, aux cuisses couvertes de taches de rousseur.

 

Des baisers d'ange. Un coin de paix sous les balles.

 

Olivier Mouchiquel

Jean-Louis Thouard et Roger Seiter : Le Scarabée d'Or - Photos

14/04/2008

Samedi 12 avril 2008 : après une heure d'interview, animée et enregistrée en public par Radio Dijon Campus, la radio étudiante, au Forum de la Fnac Dijon, Jean-Louis Thouard, illustrateur, et Roger Seiter, scénariste, ont signé plusieurs dizaines d'albums du Scarabée d'Or en 2 heures ! 

Deux petites photos, volées avec un téléphone portable au milieu de la foule, groupée dans le rayon BD autour des deux stars !

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James Patterson - 1er à mourir - Editions Pocket

14/04/2008

 

Yeux clairs, belle gueule de baroudeur, James Patterson est un vieux routier du thriller. Son 1er roman policier est couronné dès 1976 - il n'a alors que 27 ans - par l'Edgar Award, une distinction qui récompense les meilleures oeuvres du genre. Côté cinéma, Morgan Freeman incarnera son psy enquêteur Alex Cross.

 

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Lindsay Boxer est inspectrice en chef à la brigade criminelle de San Francisco, et les cadavres de jeunes mariées s'accumulent, à commencer dans les suites de l'Hôtel Hyatt. Viols et mises en scènes macabres des cadavres, l'enquête s'annonce éprouvante.

 

 

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Pour l'épauler, contre toute attente parfois, Cindy Thomas, une journaliste débutante qui rêve du grand scoop, bientôt rejointe par Claire Washburn, une amie fidèle et décidée. Médecin légiste, Claire, qui est "à elle seule le bureau du coroner", porte son surnom brodé sur sa blouse de travail, Papillon. Un papillon en surcharge pondérale, mais elle assume et assure avec humour : "Je pète la forme. La forme ronde." Le clan est au complet avec l'intégration de Jill Bernhardt, substitut du District Attorney, une séduisante trentenaire à qui nul ne résiste.

 

 

Il n'en fallait pas plus, le Women Murder Club est né.

 

 

James Patterson est visiblement sous le charme, et nous aussi, de ces quatre héroïnes. Ce 1er volume d'une série qui s'apparente à un Sex and the City du crime avance masqué. Au-delà de l'intrigue, l'essentiel réside dans le quotidien de ces femmes engagées.

 

 

Vivre une sexualité libre, intense et choisie, faire carrière et briser le plafond de verre qui s'oppose à la progression sociale au féminin, lutter seule contre la maladie, les obstacles qui s'opposent aux femmes ne relèvent pas uniquement de l'enquête policière.

 

 

Et voici le Women Murder Club en photos !

 

Lindsey Boxer 

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Jill Bernhardt

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Cindy Thomas

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Claire Washburn

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Warren Jacobi

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... et toute l'équipe d'acteurs, au complet, à San Francisco !

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Et pour retrouver sur ABC le blog de la série télévisée, les bios des comédiens, les photographies... cliquez immédiatement sur :

 

http://abc.go.com/primetime/womensmurderclub/index?pn=index

 

 

Olivier Mouchiquel

Histoire Extraordinaires d'Edgar Poe : l'aventure continue !

14/04/2008

 

Voici aujourd'hui quelques planches de la BD le Scarabée d'Or que Jean-Louis Thouard vient de livrer fort gentiment à Flag'.

 

Et pour celles et ceux qui n'auraient pas encore été se promener dans son très beau site www.lebaron-rouge.com , cliquez vite et laissez-vous charmer !...

 

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Jean-Louis Thouard et Roger Seiter - Histoires Extraordinaires d'Edgar Poe : Le Scarabée d'Or - Editions Casterman

15/04/2008

 

Ce n'est pas du roman, c'est de la BD, et c'est une très, très belle réussite ! Edgar Allan Poe est considéré comme l'un des pères fondateurs du genre policier, et notre ami Jean-Louis Thouard s'est lancé dans une fabuleuse aventure : transcrire en images et en couleurs l'étrange aventure du Scarabée d'Or !

 

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Auteur-illustrateur pour la jeunesse surnommé Le Baron (on lui doit Barbe Bleue, Venise aux 100 suspects, La Bataille des Marionnettes..), Jean-Louis est un trentenaire heureux qui vit de sa plume et de son encrier.

 

Le trait est vigoureux, on sent dans les encres toute la puissance d'un dessinateur qui peint  comme si la vie de ses héros en dépendait. De la délicatesse et de la force, et l'atmosphère sombre et pesante des heures étranges où la mort suinte le long des murs : le lecteur navigue de l'angoisse au charme vénéneux de l'aventure.

 

Ouvrez l'album, et contemplez en première page la proue de ce navire pirate ornée d'un squelette de chauve-souris cornue. Pierre Dubois, sommité mondiale de l'elficologie, signe au verso une très belle préface ; de la piraterie à la rue Morgue, il n'y a que le trait d'un pinceau...

 

L'adaptation est menée de main de maître par le scénariste strasbourgeois Roger Seiter, qui oeuvra longtemps sur la belle et sombre série Fog.

 

Pour les visiteurs de passage, Roger Seiter et Jean-Louis Thouard seront en table-ronde, suivie d'une séance de signatures, au Forum de la Fnac Dijon le samedi 12 avril 2008 à partir de 16 heures, où ils exposent depuis une dizaine de jours une sélection des planches géantes originales. N'hésitez pas à venir les harceler de questions, ils sont très sympas, et là pour ça !

 

Enfin, allez donc faire un tour sur le site perso et le blog de Jean-Louis Thouard : www.lebaron-rouge.com . On peut y assister au travail de création de l'illustrateur en direct. Fantastique !

 

Olivier Mouchiquel

David Baldacci - Sous haute protection - Editions Pocket

16/04/2008

 

 

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Ce blog s'ouvre donc sous la bienveillante protection du romancier David Baldacci, pour un énorme coup de coeur, un livre parfait que l'on peut offrir les yeux fermés, et lire avant de l'offrir !

 

 

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Faith Lockhart est une très belle femme d'une classe absolue, secrète, et d'une intelligence acérée. Assistante parlementaire aux Etats-Unis, elle va bénéficier du programme de protection rapprochée des témoins.Le FBI craint son élimination, Faith ayant révélé l'énorme réseau de corruption politique orchestré par son patron, Daniel Buchanan, un lobbyiste de haut vol ayant tout compris à la carrière politique. "Une toute petite minorité pouvait imposer sa loi à la majorité car la plupart des gens n'étaient pas des animaux politiques. Toute l'astuce consistait à exercer ce pouvoir en douceur."

 

Un pouvoir qui va mettre en branle une terrifiante machinerie programmée pour l'assassinat.

 

Pour qui travaille Serov, l'ex-agent soviétique chargé de l'exécution de Faith Lockhart, qui évite les villes et préfère tuer à la campagne ?

 

Quel objectif poursuit l'assemblée secrète de la CIA, présidée par le Directeur Délégué aux Opérations, l'homme de la "boutique aux espions" dont nul ne connaît l'identité réelle ?

 

Un étrange enquêteur indépendant, viril, solide comme un roc et motard à ses heures, entraînera Faith dans un road movie américain sur fond d'action clandestine. Cette héroïne restera la plus émouvante des héroïnes de David Baldacci. Traquée comme un animal sauvage, elle ne courbera jamais l'échine. Les lectrices se glisseront sans difficulté dans sa peau, et les lecteurs en tomberont amoureux.

 

Prêts pour un long voyage ?

 

Enfilez vos casques et vos combinaisons ! 

 

Olivier Mouchiquel

 

www.fnac.com