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Quelques mots sur vos commentaires...

20/10/2009

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Vos commentaires tombent en cascade et sont une belle expression de ce que vous vivez dans ce Prix Goncourt des Lycéens 2009. Après tout, on est là pour ça : se faire plaisir et le dire...ou ne pas apprécier...et le dire aussi, d'ailleurs !

 

Quelques remarques quand même :

 

1) ABANDONNEZ LA RUBRIQUE « SUJET » quand vous postez. NE METTEZ RIEN DEDANS et surtout pas le titre du livre dont vous voulez parler car il n'apparaîtra pas dans votre message. On ne saura donc jamais de quel livre il s'agissait. Mettez donc le titre du livre dans votre commentaire.

 

2) NE RACONTEZ PAS L'HISTOIRE !!!! A bas les résumés qui vous sont peut-être demandés en classe mais gâche le plaisir de ceux qui n'ont pas encore lu le livre en question et veulent découvrir l'intrigue en le lisant. Dites ce que vous aimez ou n'aimez pas. Expliquez pourquoi mais ne résumez pas le livre. Faites comme pour les films que vous racontez aux copains : vous dites ce qui était bien, vous racontez quelques scènes « mythiques » mais vous ne racontez pas la fin, si ? Ce serait trop dommage ! Faites en sorte de donner aux autres l'envie de lire les livres qui vous ont plus...où d'expliquer le mieux possible pourquoi vous les déconseillez.

 

3) Evitez le style télégraphique : trois mots du style « trop long, chiant, inutile ». On a plus de place que sur un SMS, profitez en !
 

 

Sinon, je vois que ça bouge bien aussi du côté des rencontres avec les écrivains. Et c'est bien. Profitez de ces moments uniques. C'est pas tous les jours qu'on a des auteurs en chair et en os rien que pour nous à cuisiner !

 

Et c'est vrai que c'est quand même mieux d'avoir lu leurs livres avant. Ca permet de poser des questions et/ou de comprendre les réponses à celles posées par les autres. D'un autre côté, certains écrivains donnent parfois envie de lire leurs livres après qu'on les ait entendu en parler. Les caractères des écrivains que l'on apprécie sur scène se retrouvent quelquefois dans leur écriture. Mais pas toujours : un auteur très sympathique et vivant en public peut se révéler d'un ennui mortel dans sa prose. Et inversement. Car écrire et parler en public n'est pas le même exercice. Et la timidité nuit gravement à l'image des écrivains...

 

Mais c'est aussi ce décalage qu'il est intéressant d'apprécier à l'occasion de ces réunions. Moi qui ait tendance à idéaliser les auteurs, ces esprits qui transforment les mots en histoires, en blocs de papiers voire en rangées de bibliothèque, j'aime bien découvrir leur parcelle d'humanité. Quand je les vois, je ne peux m'empêcher de me dire : « Alors c'est de cette tête là qu'est sortie telle ou telle histoire ? ».

 

Et j'adore la question « Mais comment vous est venue cette histoire ? ». Qui répondra « sous ma douche », « dans le bus » ou « chez le boucher » ? C'est toujours à la suite d'une « réflexion profonde », d'une « rencontre fantasmatique », d'un « voyage quasiment parfait ». Car la fabrication du rêve aussi doit faire rêver.

 

La question qu'ils n'aiment pas, en général, c'est : « c'est autobiographique, votre histoire ? ». Parce que ça supposerait qu'ils ont « juste recopié » leur propre vie au lieu d'inventer complètement une histoire originale. Un affront pour un « imagineur d'histoires professionnel ». Où alors ne veulent-ils pas que leur mère sache qu'ils ont vraiment fait des choses pareilles ?

 

Bref, l'écrivain est une créature mi-homme mi-roman qu'il convient de ménager sur scène afin qu'il vous livre le meilleur de lui-même. Car une foule de lycéens curieux est plus impressionnante qu'un ordinateur.

 

Et je sais de quoi je parle ! Continuez à nous faire partager vos expériences de lecture et vos rencontres avec les écrivains. Car nous n'aurons pas tous la chance d'entendre leur voix.

(lyceensgdl)

Vos commentaires
constance | 27/10/2009 à 23:37

Je suis de celle qui n'aura surement pas la chance de rencontrer tous les auteurs du Goncourt alors que je viens de finir les 14 livres :( Je participe au concourt de critiques hors GDL et j'espère justeêtre parmi les 5 premières pour avoir un chance de rencontrer ces auteurs qui m'ont fait rire, pleurer, frémir, réveiller... Mon coup de foudre, c'est Le Club des Incorrigibles Optimistes de Jean-Michel Guenssia. Il a été ma première lecture et ne s'est jamais effacé. Ce livre me marquera juqu'à... je sais même pas quand. Mais j'ai décidé que c'était le meilleur livre que j'avais jamais lu au monde : il ma fait rire et pleurer en même temps, sa simplicité de lecture m'a déconcertée mais énormément plu, Michel, son narrateur, me ressemble mais vit 50 ans avant moi, ce qui ajoute au plaisir (être dans une époque proche, la guerre froide, mais inconnue en même temps, c'est Ouahh !), et puis bien sûr son optimisme, tellement en décalage avec le reste de la sélection Goncourt. Et un million d'autres qualités que je ne dirai pas : je pourrais en faire des pages et des pages et je suis sûre que la taille d'un commentaire de blog est limitée. Mais c'est un livre à lire absolument, et surtout à élire (ce que je ne peut pas faire) au prix GDL !

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