Vous reprendrez bien un peu de livre...
13/10/2009
Je relis certains de vos commentaires et notamment celui de Cindy du Lycée Professionnel Sonia Delaunay.
Pour paraphraser Forrest Gump qui citait lui-même sa maman, je répondrais :
"La sélection du Prix Goncourt des Lycéens, c'est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber..."
C'est vrai que la fin d'un roman qu'on a aimé gâche parfois le début du suivant tant elle est encore présente dans notre esprit.
Une image qui reste quelques fractions de seconde sur un écran après extinction ou dans le fond de l'oeil après éblouissement s'appelle "rémanence". Une sensation très semblable à celle que l'on éprouve une fois le livre refermé. La mémoire garde encore un peu en réserve les personnages, le style de l'auteur, un dénouement surprenant, l'histoire achevée qui nous laisse seul...
Comme un plat trop savoureux affadirait le goût du suivant, on peine à entrer dans l'histoire de « l'autre » livre, à percevoir la subtilité stylistique de son auteur, à s'attacher à ces inconnus dont on nous parle. Puis peu à peu, l'histoire d'avant s'estompe. Et l'on succombe aux charmes de ces visiteurs inattendus qui s'imposent finalement.
A moins de regretter quand même le précédent. Ce qui arrive aussi.
Alphonse Boudabard
(lyceensgdl)


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