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Anna Gavalda vous attend quelque part... c'est ici!

01/04/2008



A elle toute seule, Anna Gavalda a vendu près de 5 millions d'exemplaires : un recueil de nouvelles, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelquepart (1999) et deux premiers romans, Je l'aimais (2002) et Ensemble, c'est tout (2004, adapté au cinéma par Claude Berri en 2007), sans oublier un livre jeunesse 35 kilos d'espoir (2002).
A l'occasion de la sortie de son troisième roman, La Consolante, la très discrète et néanmoins très attendue romancière a accepté de se confier à "Horizons Romanesques" sur les lectures qui ont marqué son adolescence.


Etiez-vous une grande lectrice quand vous étiez ado?

Anna Gavalda : Je lisais beaucoup de bandes dessinées et tout ce qui me tombait sous la main de manière générale. Je passais beaucoup de temps dans les bibliothèques et tout m’intéressait. L’art, les bios de musiciens, les livres pratiques, les récits de prison, l’aménagement des yachts, les albums pour enfants, les dictionnaires, les livres de cuisine, les journaux étrangers... Comme aujourd’hui d’ailleurs... Je n’ai jamais été vraiment ado... Ou alors je le suis toujours !

Quels sont les livres qui vous ont marquée entre 13 et 18 ans et ont changé votre vie ?

A. G. : Le livre qui m’a vraiment montré la force, la puissance de la littérature c’est Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. Lire tant de pages en si peu de temps, ça m’avait sidérée. (J’étais en 5ème et je veillais toutes les nuits) Steinbeck aussi m’a bien retournée la bidoche... Et Giono... Quand j’aime un auteur, je lis toute son œuvre d’une traite et de façon obsessionnelle. Avec Steinbeck et Giono j’avais de quoi de faire, je me souviens... La vie mode d’emploi de Perec m’a aussi beaucoup marquée. Alors j’ai lu tout Perec... etc etc etc...


Quel lien entretenez-vous avec la littérature aujourd'hui: en tant qu'écrivain, dévorez-vous les livres des autres? La lecture est-elle plutôt une récréation?

A. G. : Heureusement que je lis les livres des autres ! On me demande souvent des conseils pour écrire, un seul me paraît judicieux : lire.
Bien sûr, je lis des trucs inattendus pour mes propres livres quand j’ai besoin d’effectuer un travail « de préparation » et puis ensuite, quand j’écris, je suis incapable de me perdre dans la sensibilité d’un autre auteur. Voilà d’ailleurs pourquoi je me décide à quitter mes personnages à un moment donné, pour me remettre à lire...
Une récréation ? Beaucoup plus que cela, une perfusion, il me semble... Du sang dans mes veines...


Propos recueillis par Nathalie Six

La Consolante, par Anna Gavalada, Le Dilettante, 637 p., 24,50 euros.

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