16/04/2008

On entre dans ce roman comme dans un film. Dès les premières pages on est pris par l'histoire. Un mystère, des personnages tout en profondeur, des descriptions extraordinaires, des dialogues, des silences… Ce roman est un bijou à coté duquel il ne faut pas passer.
Hélène
Les déferlantes
Au début on se dit que c’est trop…trop d’étrangeté, d’insolite, de douleur dans cet âpre village de bord de mer.
Les personnages sont pris sans cesse dans le ressac de leur vie : ils s’y débattent ou s’y figent , essayant vainement de mener leur travail de deuil.
Tout est mouvement dans ce roman- les mouvements de la mer et du vent, des nuages dans des ciels variables à l’infini, les jeux d’ombre et de lumière, les longues marches de la narratrice, la marche douloureuse de Théo ou la marche entravée de la Mère, ou encore mouvement retenu du bateau de Max et puis bien sûr le départ de Michel, le retour de Lambert et enfin le départ de Théo qui apportera l’apaisement.
La narratrice tisse pour nous lecteurs les liens qui redonneront à ce monde disloqué par la mort, la haine et le secret un temps d’étale.
Et on comprend alors qu’il fallait bien en passer par tous ces excès : la Mère et Lili si haineuses, Max encombré de mots impuissants à dire les faits, les mots que Nan brode noir sur ses robes de deuil, la Cigogne qui prend les points d’appui qu’elle peut pour avancer, ou Morgane et son rat…ou encore M.Anselme et Prévert…
Et de ce flot incessant d’actes occultés, de souvenirs ressurgis, de regrets, d’attentes et d’efforts, émerge le motif central : la construction difficile d’un couple nouveau. Celui de la narratrice et de Lambert
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