Generation Kill
13/02/2009
Un titre évocateur et rentre-dedans pour une série qui l’est tout autant. Son sujet ? Rien moins que la guerre du Golfe (18 trous). Et pas celle supervisée par le père Bush pour récupérer les puits de pétrole en 91 hein !! Nan nan, la récente là, celle dont on ne parle finalement plus trop, celle supervisée par le fils Bush pour récupérer les puits de pétroles. Rien à voir donc.
On y suit les pérégrinations (ouff, des mois que je tente de le placer celui-ci) d’une équipe de marines, en reconnaissance en première ligne en Irak. Du sang, de la sueur et des militaires en somme. Des militaires bien souvent démunis dont la principale priorité est de trouver de simples et bêtes piles afin d’accomplir au mieux leurs missions (à savoir survivre). Sans toutefois tomber dans le manichéisme primaire, glorifiant ou au contraire abrutissant l’armée Américaine, Generation Kill était LA super production de l’été dernier 2008 estampillée HBO et adaptée du roman du même nom du journaliste Evan Wright qui relatait sa présence pendant le conflit. A noter que son propre rôle est interprété par cette trogne de Lee Tergesen, le Tobias Beecher de Oz.Aux commandes de Generation Kill, David Simon et Ed Burns, loin d’être des manches dans le domaine, on leur doit The Wire, excusez du peu !
L’Amérique exorcise une fois de plus ses démons cette fois-ci contemporains et tente de faire amende honorable de ses (mauvaises) actions. Ach la guerre, grozz malheure !Nous avions eu droit à la guerre du Vietnam avec l’Enfer du Devoir et son générique tonitruant des Rolling Stones, le Débarquement en Normandie avec la superproduction Band of Brothers chapeautée par le duo Spielberg / Hanks...Et même les camps de prisonniers de la Seconde Guerre Mondiale avec Papa Schultz (et là, je me dis que c’est l’exemple de trop). On pourrait taxer Generation Kill de propagande pour l’Armée Américaine, car si même moi, fièrement réformé P-8 (Danger pour la Nation), ait pu m’exclamer « whouaaa ça a l’air trop cool la guerre finalement j’aimerais bien la faire avec eux » en matant juste les sept épisodes que composent cette série, c’est que y’a un problème. Un gros problème !Mais ça serait dénigrer les qualités intrinsèques de la série en elle-même et des nombreux protagonistes qui la composent. Ca serait occulter également la remise en question de la hiérarchie par ces soldats qui n’hésitent pas à contester les ordres et leurs supérieurs, le manque de moyen évident pour la première armée du monde, cette présence invasive qui dérange autant les Irakiens que les soldats eux-mêmes et la fin, en tout point sublime.
En attendant The Pacific, nouvelle énorme production HBO / Spielberg Hanks, ruez-vous sur Generation Kill. Parce que la guerre c’est trop kikoolol !
-Arno-


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