Hung
05/11/2009
Dernière production sortie des écuries HBO, Hung c’est quoi ?
Hung c’est l’histoire d’un vulgaire prof de sport qui, pour se sortir de la mouise, décide d’utiliser ses fabuleuses mensurations dont la Nature l’a doté pour embrasser une carrière de gigolo. Escortboy si vous préférez.
Alors qu’on se mette tout de suite d’accord vous et moi : je ne me suis certainement pas penché sur cette série parce qu’elle racontait en détail l’histoire de ma vie.
Non tout le monde sait que je ne suis pas prof de sport. Mais le label HBO reste un gage de qualité même si, avouons-le, on est désormais bien loin du golden age, l’époque des Soprano, Six Feet Under et autre Rome.Et ça s’en ressent.On surfe sur le mal-être des classes moyennes, la Crise est passée par là.
Après la veuve qui vend de l’herbe pour garder son train de vie (Weeds), après le petit prof de sciences gravement malade qui fabrique de la méthamphétamine pour payer ses soins et subvenir aux soins de sa famille (Breaking Bad)... Voici Ray Drucker, prof et coach de basket par défaut, après avoir loupé sa carrière de sportif professionnel. Sa vie ? Toute aussi loupée. Son équipe de basket ? Dernière au championnat. Sa maison ? Détruite partiellement dans un incendie due à sa négligence.Ses enfants ? Deux jumeaux ados gothiques en surpoids.Son boulot ? Sur la sellette.Son ex-femme ? Remariée à un beaucoup plus moche mais surtout bien plus riche que lui.Même son voisin est un avocat procédurier qui ne cesse de le harceler de plaintes. La seule solution qu’il trouve pour se sortir de cette situation est de vendre ses charmes. Aidé (souvent très maladroitement) par Tanya (Jane Adams), sa maquerelle sensée lui trouver des clientes, cette collaboration professionnelle ne se fera pas sans heurt.
Ray est interprété par le très charmant Thomas Jane (déjà vu dans The mist, Punisher, The Dreamcatcher ou Peur Bleue entre autre...), humble mais poisseux jusqu’à la moelle, il aime à se définir ainsi :« Je suis juste un mec normal. Qui fait des trucs normaux. »Avant de rajouter :« Commercialise moi comme ça. »
Le générique reste toujours somptueux (marque de fabrique de HBO), les personnages sont on ne peut plus attachants. Certes, ça prend quelques épisodes pour se mettre en place. Ne vous attendez pas à un rythme effréné, une cliente ou une situation par épisode. Ici, on prend son temps, rien n’est facile, Ray croule sous les ennuis et sa vocation est tout sauf facile. Quelques scènes hot mais difficile d’y couper vu le sujet, HBO tient là son Californication, la réponse du berger à la bergère.
La première saison vient de se terminer aux Etats-Unis et ô joie suprême, il y en aura une seconde. Reste plus qu’à patienter.


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