Jerry Seinfeld: "Le monde selon moi".
15/09/2008
S’il vous plait tout le monde, j’exige votre attention ! (Il claque bruyamment dans ses mains pour réveiller ceux qui pioncent dans le fond). La note du jour va vous parler de littérature...mais également de livre.
J’imagine déjà les puristes monter au créneau : « ouiiii mais nous sommes sur un blog de séries télés tout ça ! Laisse ça aux professionnels ! Tati tata nous parler d’un livre, tu n’y penses pas, tu n’y connais rien ». Tout ça en me balançant des pleines bouteilles d’eau bénite.
SUFFIT !
Les livres, c’est cool. Presque autant qu’une bonne grosse série télé (j’ai bien dit « presque »).
De retour dans une librairie après un long mois de vacances –amplement mérité- passé loin de ce blog sur une plage de Guadalajara à siroter des cocktails locaux entouré de nymphes peu farouches, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un ouvrage affichant mon idole, mon Dieu, l’Etre Suprême, j’ai nommé Jerry Seinfeld.
La pile d’ouvrages étalée négligemment sur la table n’attendait que moi. Je pousse deux trois clients (« dégage la vieille, laisse-moi passer ») et me précipite pour lécher la couverture de ce livre. Plus que décontenancé par cet objet en papier, je le regarde de plus près avec un peu d’effroi, tel un singe bonobo découvrant le feu, j’essaye même de le manger, étonné qu’on puisse faire de l’air en faisant rapidement défiler les pages. Saperlipopette, bien foutu ce truc, je comprends maintenant pourquoi tout le monde en achète.
Jerry Seinfeld : « Le Monde selon Moi » aux éditions Chiflet&Cie.
Jerry Seinfeld est l’homme le plus drôle de la planète, rien que ça.
Jerry Seinfeld est un humoriste Américain archi-connu aux zétazunis qui doit sa notoriété autant pour ses spectacles que pour sa sitcom éponyme. Fan de Superman, de céréales et de baskets (les chaussures), il n’est pas l’inventeur du stand-up, juste son plus beau représentant.
La série Seinfeld qu’il a interprété et coécrit avec Larry David (ruez-vous également sur sa fantastique série « Curb your Enthusiasm ») se base sur rien. C’était leur concept. Les petits riens qui peuvent pourrir la vie.
Sitcom en or audacieuse et hilarante, elle est malheureusement bien trop sous-estimée en France, la faute à une VF plus que déplorable. Si la VO ne vous effraye pas par contre, précipitez-vous sur les huit coffrets disponibles en dvd en France. Pour ma part, je n’ai qu’à tourner la tête d’un quart de tour sur la gauche pour les admirer sur mon armoire. (J’adore ces instants de profonde humilité, pas vous ?)
Ce livre n’est pas un biographique (je devine déjà les hourras de soulagement), mais un recueil de ses meilleures pensées issues de ses spectacles, typiquement dans l’esprit de la sitcom.
Dans ma grande bonté, je ne saurais résister à vous en faire partager quelques unes :« En bas de mon immeuble, beaucoup de gens promènent leurs chiens. Ils ont tous leur petit sac « ramasse-crottes ». Vous connaissez une activité humaine plus dégradante que de suivre un chien avec une petite pelle ? Attendre qu’il s’y mette pour pouvoir vous promener avec ça dans votre sac. Si les extraterrestres nous observent avec leurs télescopes, ils vont penser que ce sont les chiens qui gouvernent la planète. Si vous voyez deux formes de vie, que l’une d’elles fait sa crotte et que l’autre la ramasse, à votre avis, c’est qui le patron ? » « J’ai eu une perruche quand j’étais petit. C’est le seul animal que j’ai vraiment aimé. On ouvrait sa cage et elle volait partout, elle se cognait contre les immenses miroirs que ma mère avait mis dans le salon. Vous avez entendu parler du principe de décoration intérieure qui veut qu’un miroir donne l’impression d’avoir une pièce supplémentaire ? Quel crétin s’approcherait d’un miroir et dirait : « Eh, regardez ! Il y a une autre pièce là-dedans. En plus, il y a un type qui me ressemble trait pour trait ». » « Personne ne veut imaginer ses parents en train de faire l’amour. C’est très gênant.Vous savez bien, quelque part, qu’ils ont dû faire l’amour au moins une fois pour vous avoir, mais vous essayez toujours de chasser cette idée : « je ne sais pas. Je n’en suis pas très sûr. Je ne peux pas le prouver. J’ignore si ça s’est vraiment passé. » C’est pourquoi je pense que si je découvrais que j’ai été adopté, ce serait vraiment une bonne nouvelle. « Je suis un enfant adopté ? Génial ! » Je serais sincèrement heureux de l’apprendre. Ca voudrait dire que, techniquement, il est tout à fait possible que ma mère et mon père soient seulement de très bons amis.
Le sexe est une chose merveilleuse. Mais je refuse de penser que ma vie a peut-être commencé parce que lors d’un dîner quelqu’un a peut-être forcé sur le vin.» Mode Bouillon de Culture Bernard Pivot -OFF-


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