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Louis The Brocant

22/08/2008

 Il y a parfois de ces conversations (souvent tardives et rarement sobres) qu’on se doit de garder pour la postérité. Le genre de conversation qui mérite amplement une note de blog pour les générations futures.
Ce soir, dans notre recherche sur les dimensions parallèles, une question existentielle :
Et si...Et si Louis la Brocante avait été Américain ?

Déjà d’entrée, y’aurait eu un générique à la hauteur de ses ambitions, à savoir : musique techno tonitruante, cascade en J9 (quelques tonneaux puis un ou deux tremplins avec des explosions en arrière-plan), course poursuite de Victor Lanoux arme au poing. Un vrai générique digne de ce nom, histoire d’être tout de suite mis dans le bain.
Il sera aidé lors de ses missions par un expert en informatique, en fauteuil roulant devant plein d’écrans d’ordinateurs vachement complexes. Il utilise des termes techniques, on comprend rien à ce qu’il dit mais il semble être d’une aide providentielle pour notre Louis. 
Son véhicule ? Toujours un J9 parce que c’est sa marque de fabrique au Louis, sauf que là on parle de super J9. Tunning à mort, sous le capot c’est du 300 chevaux hein, huit cylindres en V. De zéro à cent en quatre secondes. Il peut monter à deux dix sans aucune vibration de la carlingue. Rien que ça, il est déjà pris un peu plus au sérieux notre brocanteur...Et je te parle même pas des missiles sous le châssis, directement importés d’Iran.
Sa tenue ? On lui laisse ses lunettes demi-lune et son vieux gilet râpé...ou alors un tablier gris, qu’il retournera pour transformer en cape lors de ses courses poursuites.
A sa ceinture, des capsules de xylophène pour les meubles.
 Son arme de prédilection ? Un stylo bic généralement calé derrière son oreille sur lequel il appuiera frénétiquement pour faire du bruit en le brandissant et ainsi terroriser les brigands. CLICLICLICLICLICLIC !!! 

J’imagine déjà la scène :
« Louis, tu me reçois ? J’ai repéré par satellite une commode Louis XVI en grand danger dans la banlieue de Saint Etienne ».
-« Bien reçu Papa Tango, je suis déjà sur la départementale là. Ne perdons pas de temps et dis m’en plus sur les scélérats qui massacrent cette commode ».
-" Ca m’a tout l’air d’être la fameuse bande de gitans nazis que nous avions arrêtés à la Braderie de Lille ».
-«  De sacrés loustics, je vais avoir besoin de mon stylo bic sur ce coup-là ».« Ho bon Dieu, ils viennent de briser un pied de la commode, sans même sourciller. Fonce Louis, foooooooooooonce !!! »

On pourrait même, soyons fous, imaginer un crossover avec une autre franchise à succès, j’ai nommé Joséphine ange gardien. Rongé par la culpabilité de n’avoir pu sauver des flammes un vieux guéridon du XIVe siècle, Louis la Brocante n’est plus que l’ombre de lui-même et noie son chagrin dans le mauvais alcool. Mais c’est sans compter sans Joséphine, son ange gardien, qui ne tardera pas à le remettre sur le droit chemin à l’aide de ses bons conseils et de son humour qui fait mouche.


Quand les téléspectateurs, à la fin d’un épisode, éteindront leurs télés, ils se demanderont hébétés si ce qu’ils viennent de voir a bien été diffusé à la télévision ou si ça n’était que le fruit de leur imagination.

 

Vos commentaires
PiRK | 20/10/2008 à 22:32

Très bon. Il y a un article qui traite de ce même sujet brulant sur la désencyclopédie : http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Jack_Bauer_la_Brocante

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