Jour de souffrance de Catherine Millet, l'amour des lamentations.
14/10/2008
J'avais prévu de commencer comme ça :
«J'ai passé la nuit avec Catherine Millet.»
J'aimais bien l'idée de jouer sur l'équivoque entre l'écrivain et son livre que j'aurais emmené partout avec moi et lu jusqu'au bout de la nuit. J'aurais créé le doute entre la perspective d'un amour ou d'un livre « consommé ». Je me serais surtout bercé du fantasme de l'icône que je me peignais de Catherine la libertine...
J'avais tellement envie de l'aimer, Catherine. De la défendre contre vents outrés et marées pudibondes. De soutenir le propos qui était peut-être le sien : que l'amour débridé peut, peut-être, conduire (aussi) au bout du compte (conte ?) à quelque chose de beau, de vrai...de bien ?
Je n'avais pas lu La vie sexuelle de Catherine M. J'avais entendu tout le mal qu'en avaient dit ceux qui se vantaient de l'avoir lu. Mais le silence de la majorité des autres qui avaient acheté le livre m'incitait à penser qu'il y avait forcément de belles choses à en extraire. Après tout, l'émeraude brute dans sa gangue de boue n'interpelle au premier abord que le connaisseur...
J'avais donc, a priori, pris le parti de l'auteure de Jour de Souffrance contre les mères de famille qui la pensaient dangereuse, les jeunes filles qui la trouvaient triste, les garçons qui n'aimaient pas ses mots.
La jalousie par une libertine, vaste sujet ! Où commence-t-elle ? Quelle forme peut-elle revêtir lorsque justement les actes dépassent les pensées ?
Mais la lecture de Jour de souffrance m'a déprimé. J'ai cherché pendant des pages les points d'appui à un quelconque propos autre que des lamentations, des jérémiades ou de l'auto-flagellation masochiste.
Je suis entré dans Jour de souffrance avec l'impression d'arriver en retard, d'avoir raté quelque chose ; la vie de Catherine M. tome 1, en fait. Ceux qui, comme moi, souhaitaient rattraper le temps perdu avec ce deuxième opus en ont été pour leurs frais.
Cette projection des désirs et de l'intimité de Catherine Millet ne m'a simplement pas plu. La littérature introspective permet sans doute parfois d'entrer en résonance avec notre propre psyché. Ce ne fut pas mon cas avec Jour de Souffrance. Restent quelques aphorismes jetés ça et là au fil du récit qui ont fait mouche, les tranches de vie seventies d'un critique d'art international et le souvenir poisseux d'une traversée de l'Europe en wagon sleeping, triste, tellement triste... Aucune issue ou conclusion à ce huis clos psychologique. Juste un bad trip érotique.
Alors, je me sens un peu comme un amant éconduit, frustré par une promesse explicite non tenue, déçu par une confiance trahie. J'ai passé un sale quart d'heure. Je n'ai pas vibré. Je n'ai que peu voyagé. Je n'ai rien appris. Ou plutôt si. J'ai appris que la vie de Catherine M. n'est pas si rigolote que ça. Et que le sentiment de jalousie, amour libertaire ou pas, est attisé par la capacité de mortification de chacun. Celle de Catherine Millet est très bien rendue dans Jour de Souffrance.
Geindre ou faire l'amour en quelque sorte..
Alphonse Boudabard


Fnac.com
je m'adresse à christina de mon lycée :
je ne vois pas comment tu as pu adoré ce livre, il faut à tout prix que tu me le dise, parce que vraiment chapeau bas.
J'ai détesté, jamais lu pareil livre, je l'ai terminé jusqu'au bout, mais rien trouvé. Je ne le conseille pas du tout. Meme si je n'ai pas le livre là où les tigres sont chez eux, je ne le mettrai pas en dernier mais plutot celui-ci.
hooooooribleeeeeeeeee livre!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
J'ai lu le début de ce livre mais il ne m'a pas plus.
Je trouve que l'on ne décrit pas sa vie sexuelle ainsi dans un livre. C'est quelque chose qui nous appartient, elle n'a pas à en parler comme ça.
Quel livre inintéressant !! Aucun style , aucune démarche ... Quel "plaisir" prend l'auteur dans ses descriptions inutiles ?!! Les idées ont beau s'enchaîner , les mots n'ont aucun sens ! Nous lycéens laissez nous donc rêver sur la sexualité . La masturbation est le problème de chacun , en quoi se livre-t-elle comme ça ? Louise Labé elle se dévoilait et a choqué , mais en bien !! Aucune comparaison n'est à faire . Louise Labé était une poétesse ! Cette auteur qu'écrit-elle ? Ce n'est pas choquand c'est inutile . Son "Claude" , son "Jacques" , sont-ils vraiment des personnages ?
Tiens et en parlant de ça, j'ai trouvé en me déconnectant un lien vers "Le pornographe" de Brassens revu par un rital inconnu de moi. un bonheur et une illustration de mes propos que je trouve cohérente...surtout quand on se fait appeler Alphonse Boudabard !
http://www.fnaclive.com/videos/34687
Et pourquoi pas sur la sexualité des singes du zoo de Vincennes, d'ailleurs ?
Ce n'est pas l'expression de la sexualité qui me gène là-dedans mais plutôt les "bad vibes" générées. La vision que présente Catherine Millet du sexe ne me fait pas vibrer .
D'autres auteurs de la sélection parlent aussi de sexe mais d'une façon qui me parle d'avantage.
Catherine Millet a une belle plume (sans mauvais jeu de mot). Peut-être devrais-je lire son livre consacré à Salvatore Dali.
Elle s'y connait (aussi) en art contemporain.
Et parler de Dali, c'est peut-être (plus) marrant, non ?
Aux questions : "pourquoi écrire sur sa vie sexuelle?", "pourquoi raconter sa vie sexuelle", je réponds
Pourquoi écrire sur l'écologie
Pourquoi Loana de la starac a écrit un livre pour nous raconter sa vie ?
Pourquoi écrire sur les chimpanzés du zoo de vincennes ? (non c une blague, il a fermé je crois)
Alors le sujet est délicat et pas vraiment "politically correct", mais bon, c'est intéressant comme démarche
Je ne suis pas forcément un fan des écrits de Catherine M. mais je salue cette mise à nue publique, ce soucis de la vérité et quelque part son courage
Tous d'accord !
Le point de vu de ce livre est sensiblement le même partout. Dans notre classe beaucoup de gens le trouve "choquant". Trop de scène sexuelle sont inutiles et agaçantes. C'est vrai ce que dit Sonia, on ne comprends pas le besoin qu'a eu l'auteur de raconter sa vie sexuelle. Bref après de maintes réflexions entre nous, on pouvais penser que ce sentiments de "Trop c'est trop" ne concernais que le jeune public. Or à la vue de la critique de M. Boudabard ont est un peu rassérénés. Bref ce livre semble promettre plus que ce qu'il n'offre et n'a , à mon humble avis, que très peu de chance de ce retrouver dans notre trio de sélection.
Bonne chance et bonne lecture à tous!
Florian
On m'avait parler de son premier livre, je suis entrain de le lire,et je trouve que c'est les même ! Je ne vois pas pourquoi Catherine Millet écrit sa vie sexuelle dans un livre ! C'est une livre qui ma choqué un peu ! Vous avez du remarquer que je n'ai pas aimer se livre !
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