Hier et aujourd'hui, que faire pour mon pays ?!
14/04/2008
Cela ne vous arrive jamais, en repensant à un événement historique majeur, de vous demander ce que vous auriez fait à la place de ses acteurs ? Quel camp vous auriez choisi ? Quelle attitude vous auriez adoptée ? Il est d’ailleurs des heures sombres de notre histoire pour lesquelles cette question est particulièrement éprouvante. En ce qui concerne le printemps 68, je dois reconnaître que la façon dont je perçois cette période diffère de la position qu’à mon avis j’aurais adoptée, si j’avais vécu ces événements.
Nombreuses sont les voix qui, sans toujours appeler à la « liquidation de l’héritage de mai 68 », déplorent un affaiblissement de l’autorité, le triomphe de l’enfant-roi ou même une certaine perte des repères sociaux ou familiaux. Ce n’est pas mon avis. Le mouvement des étudiants apparait parfois un peu absurde ou vain. Mais sa contribution à la libération de l’individu est certainementsous-estimée, surtout du côté de ma famille politique.
Ceux qui dressaient autrefois les barricades sont certainement aujourd’hui pour la plupart de sages professeurs, des cadres aisés ou encore des hauts fonctionnaires taciturnes. Ils se plaignent de la société, répètent que l’on apprend plus rien à l’école, que tout va à vau-l’eau… Mais ils ont 60 ans. A 20 ans, ils ont dit non ; ils ont rêvé ; ils ont exigé que la société s’adapte un peu à leurs aspirations.
Peut-on en dire autant de ma génération ? Ce n’est pas sûr. Je ne pense pas que nous donnions l’impression de vouloir changer la société et de l’améliorer. Nous voulons leur place sans forcément dénoncer les inepties du monde qu’ils nous lèguent, et sans souhaiter réellement le remodeler. Tout ce que nous exigeons dès que notre voix se fait entendre est une part du gâteau que nos parents se partagent aujourd’hui.
Nous refusons le CPE parce que nous estimons avoir droit aux mêmes avantages sans considérer les sacrifices que nous aurons à faire. Nous n’imaginons pas financer les politiques de dépendance, de santé et de vieillesse pour nos parents. Nous manifestons contre une autonomie des universités que nous accusons de préparer un enseignement à deux vitesses tout en nous accrochant à la ségrégation actuelle qui existe entre grandes écoles et facultés. A l’image de nos prédécesseurs, toutes nos revendications consistent à exiger des moyens que l’Etat nous devrait. Avons-nous envisagé ce que nous devrons faire pour l’Etat et pour la société ? Non, nous sommes nombreux à refuser même l’instauration d’un service civique obligatoire.
Je n’ai pas néanmoins la prétention d’être meilleur ou plus visionnaire. Bien que le mouvement de mai 68 m’apparaisse sympathique et vecteur de changement, je ne pense pas que j’aurais dressé des barricades et jeté des pavés sur des fonctionnaires de police. Compte tenu de mon héritage familial, j’ai une certaine image de la place qui aurait été la mienne lors de ce fameux moi de mai 68. Mon père, alors en sixième au lycée Balzac, n’avait pas eu de cours pendant les dernières semaines. Son établissement servant alors de base pour la confection des cocktails Molotov, mon grand-père l’inscrivit à la rentrée suivante dans un lycée plus réputé, Condorcet.
Je peux donc imaginer aisément où j’aurais été à cette époque si j’avais eu vingt ans : quelque part entre la Concorde et l’Etoile, le 30 mai. Je sais ce que j’aurais fait si j’avais eu vingt ans : j’aurais soutenu le Général de Gaulle. Je ne le regretterais pas pour autant.
Rémi Ducloyer, 5A à Sciences Po
Ecrit pour www.40ansplustard.fr - coordonné par l’UMP Grandes Ecoles


Fnac.com
"Compte tenu de mon héritage familial, j’ai une certaine image de la place qui aurait été la mienne lors de ce fameux moi de mai 68"
plus réac, tu meurs.
Ridicule, fils à papa qui suit le mouvement, sans faire de vague... Finalement l'héritage de Mai 68 ce sont des petits employé de bureau dociles !
S'il faut agresser des flics ou "liquider" un héritage pour avoir des idées. Alors oui, je n'en ai pas. Mais je pense qu'on peut être modéré, réaliste, et avoir tout de même des convictions.
Et puis, qu'avez-vous contre les petits employés de bureau ?
REMI TON COMMENTAIRE EST POURRI, COMME D'HABITUDE, APRES AVOIR SOUTENUE BOUTIN, TU LECHE BIEN LE CUL DE LA DROITE, BRAVO !!! TON PARCOURS EST BIEN TRACE
J'ai soutenu Boutin, moi ? C'est nouveau, cela.
Poster un nouveau commentaire