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Mai 68 : et la gauche créa l'UNI

28/04/2008

    Mai 68. La rue se soulève, les étudiants s'affirment, le général disparaît. Baden-Baden. Le président en Allemagne. La France désorientée. Nanterre, La Sorbonne, Saint-Michel. “La liberté gagnera”, pensait-on. Et l’on pensait bien. La liberté gagna les universités, mais d'une façon dont nul ne parle.

 

 

Une révolution éclata et le 30 mai, elle modifia la donne. Ceux qui se taisaient ont fait entendre leur voix, légitime elle aussi ! Ils ont repris la rue comme on libère Paris. Ils ont manifesté de Concorde à Étoile. Dans le calme, dans la paix, dans l'ordre, mais debout tout de même. Ces parias de la revendication se sont organisés. C’était « l’autre mai 68 » : celui de la naissance de la droite universitaire.

 

                                                             

 

 


Jeune et de droite, un oxymore ?

 

Mai 2008. Nous y sommes. Après quarante ans de combats, que reste-t-il de cette droite universitaire ? Des fantasmes. Des idées reçues. À Sciences-Po, antre d'une jeunesse politisée, il est même un topos qu'on se murmure comme un réflexe : “ils sont à droite, très à droite”. L'euphémisme est parfait, mais l’esprit critique est mort. L'UNI, première organisation étudiante de droite, serait le symbole d'un anti-soixante-huitardisme réactionnaire, profondément conservateur, liberticide ! “Être jeune, c'est être à gauche” entend-on souvent sur les bancs du 27 et les plateaux de TF1. Non. Être jeune, c'est avoir l'espérance pour religion, l'action pour mot d'ordre, le changement pour leitmotiv.

Les plumes s'activent et interviewent pêle-mêle hommes d'histoire, hommes de pouvoir et hommes de média. Il est de bon ton de glorifier l'événement comme on glorifie Ernesto Rafael Guevara, sans le moindre recul. Il est bien vu de tagguer, pour l'Histoire, à l’envie, quarante ans après, sur les murs d'aujourd'hui les slogans d'autrefois. Sous les pavés la plage. Interdit d'interdire. CRS-SS. Nous y sommes. L'héritage de 68 ? La persistance d’une assimilation toujours trop rapide entre la droite et son ennemi de l'extrême. La maladie persiste et l'UNI, la droite universitaire, voit son opposition de gauche souffrir à son tour de ce mal héréditaire : intolérance politique, vérole d'aujourd'hui. A nous de la combattre. A nous de porter un autre message sur mai 68.

Pour autant, ne soyons pas manichéens : 68, c'est aussi l'audace de la jeunesse. Alors j'ose : l'héritage de 68, je m'en revendique autant que je critique les soixante-huitards. 68, c'est le peuple français qui offre à la droite parlementaire sa plus belle majorité. 68, ce sont ces étudiants qui refusent le diktat de la gauche et qui – enfin ! – l'assument. 68, c'est une prise de conscience réelle, collective, sincère, qu'il y a partout des jeunes que l’amour pour la liberté pousse à refuser l’égalitarisme destructeur. 68, c'est la naissance, en réaction mais vers le progrès et la liberté politique, du premier vrai syndicat étudiant de droite. 68, c'est nous. C'est la droite universitaire. 68, c'est la gauche qui crée l'UNI.

 


Mai 2008, les 40 ans de la droite universitaire.

 

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Tout cela, la droite universitaire veut le dire. Ce blog, c’est une occasion unique pour nous, celle de pouvoir enfin parler de l’autre mai 68, celui que vécurent tous les étudiants de droite et du centre. C’est l’occasion de faire appel à Raymond Aron afin d’expliquer ce que voulaient vraiment les soixante-huitards. C’est l’occasion de rappeler – avec humour et ironie – ce que sont devenus les leaders du combat avorté contre le libéralisme. Enfin, c’est l’occasion d’expliquer pourquoi, dans nos cœurs comme pour l’Histoire, mai 2008 fêtera moins les quarante ans d’une révolution ratée que le premier anniversaire d’une grande victoire du peuple français.

 

A voir : l’héritage
de mai 68, un mouvement étudiant de droite qui se mobilise derrière un candidat
aux élections présidentielles :

http://www.dailymotion.com/video/x1m8g3_etudiants-avec-sarkozy_politics

  

 

 


Maxence Mély

Pour l’UNI-SCIENCES-PO

 

 

Vos commentaires
Louisa | 04/05/2008 à 16:36

Le diktat de la gauche? oui d'ailleurs c'est elle qui était au pouvoir depuis 10 ans. Et ce diktat continue de s'exprimer aujourd'hui dans les politiques du gouvernement. D'ailleurs les lycéens, les ouvriers, les travailleurs sans-papiers, les futurs retraité et les malades déremboursés nous le disent tous les jours...

La droite un vent de liberté? Je crois cher Maxime qu'il faut arrêter de se moquer des gens. La liberté de mai 68 c'est la libération sexuelle, la libération de la femme, la libération des carcans étroits de l'université grâce à la loi Faure qui permet aux étudiants de siéger en conseil et de devenir des acteurs à part entière de l'université. Et tout cela est issu des luttes de gauche, et non pas d'une manifestation pro-Pompidou.

Et c'est cet héritage que le candidat Sarkozy disait vouloir liquider, et c'est cet héritage que vous jeunes de droite libérés contestez en taxant mai 68 d'être la cause du laxisme et de la décadence de l'éducation. C'est vrai que l'entrée des étudiants syndiqués dans les conseils de direction ça doit représenter un certain déclin...

Alors si la majorité des jeunes est de gauche, ne te trompes pas, ce n'est pas par dictature ou par censure de la toute puissante Gauche, c'est parce qu'ils savent que les politiques de droite ne peuvent rien leur apporter de bon. Il n'y a qu'à voir ce que fait le gouvernement avec les bourses et les APL...

Antoine | 06/05/2008 à 22:06

"L'UNI, première organisation étudiante de droite" ??

Quid de Jeune Nation, de la FEN, d'Europe-Action, d'Occident ?

Anonyme | 22/05/2008 à 13:49

sympa la fnac.
des solgans de gauche avec des droitiers sur ses pasges web.
la gerbe

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