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Mai '68, un vent de liberté ?

21/04/2008

Mai 68 est à nouveau dans toutes les bouches. Chacun semble en chercher la bonne interprétation ou son propre héritage. Mais qu’était donc mai 68 ? Un chaos organisé par de jeunes casseurs révoltés ou un vent de liberté soufflant sur la tête des étudiants ?

 

 

De nombreux éléments me feraient plutôt pencher vers la thèse de la liberté guidant une jeunesse révoltée, gâtée certes, mais incroyablement rêveuse. Une jeunesse dorée qui tout au long de sa vie aura profité d’une conjoncture économique favorable mais qui était aussi emprunt de générosité et rêvait d’égalité, de liberté et de changement. Après tout, Marx n’était-il pas lui-même bourgeois ? Et ne dit-on pas que se sont ceux qui ont le moins connu l’amour qui en parlent le mieux ?

 

Que nous restera t-il de mai 68 ? Il nous restera tout d’abord la démocratie étudiante qu’aujourd’hui même les lycéens revendiquent et qui permis la création de commissions représentatives à Sciences Po comme la commission paritaire. Mais aussi, la volonté de créer une nouvelle forme d’enseignement plus personnalisé et participatif. Grâce à nos prédécesseurs, nous avons des conférences vivantes. Nous pouvons enfin, plus facilement nous exprimer et proposer nos solutions pour la scolarité dans les plus hautes instances de l’Institut.

 

Bien sûr, la violence et les pavés ne seront jamais la solution et encore moins à une crise de rébellion de la jeunesse. Evidemment, la grève générale n’est pas le meilleur moyen d’exprimer ses revendications dans une société démocratique. La démocratie étudiante n’est pas plus non parfaite et quand les syndicats étudiants défendent leurs idées, la direction aime à faire la sourde oreille. Mais le progrès est déjà fait dans les relais d’expressions et si nous ne sommes pas toujours entendus, nous sommes au moins écoutés.

 

 

Pour les étudiants, ce printemps 68 restera donc plus que le simple caprice d’un groupe de jeunes bourgeois gâtés. « Sous les pavés la plage » et sous les pavés, la liberté à laquelle toute jeunesse aspire et que la génération de 68 a exprimée plus violemment. Quelle fut la différence pour les soixanthuitards ? Un Daniel Cohn-Bendit arrivant au bon moment, les débuts de la libération sexuelle, la guerre du Vietnam, un chef d’Etat vieux et barbon ?
Peut être un peu de tout cela à la fois finalement et si aujourd’hui la jeunesse de mai 2008 n’est pas celle de mai 68, leur héritage est toujours présent.

 

 

 

Jean FREYSSELINARD, 3ème année

Nouvelle Donne

 


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Vos commentaires
marxounet | 24/04/2008 à 14:05

conférences vivantes ? la bonne blagounette

Jean Freysselinard | 15/05/2008 à 19:11

T'as pas du tomber dans les bonnes ! ;)
J'ai eu des conf très sympa moi !

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