Bienvenue sur Tegami... mais Tegami c'est quoi?
09/03/2008
Alors que l'on entend parfois que le manga commence à s'essouffler, souvent qualifié au passage de "phénomène de mode", celui-ci, au même titre que le rock dans les années 60-70, ne cesse de s'étendre et de nourrir la culture occidentale. Alors le Japon, nouvelle Amérique ? Pas seulement, car c'est bien l'Asie dans son ensemble qu'il faut désormais considérer : la montée en puissance des dessinateurs coréens, chinois et bientôt thaïlandais, le succès des films venus d'Extrême-Orient, l'arrivée de la J-pop (voir de l'A-pop!), l'explosion du jeu-vidéo, la tenue d'événements et de festivals de plus en plus nombreux chaque année...Tout cela semble démontrer qu'il faut désormais envisager le manga, et tout ce qui s'y rapporte, comme une culture à part entière, ni meilleure ni pire que les autres, mais particulièrement riche et vivante.
C'est pourquoi Tegami ambitionne modestement de vous faire partager nos coups de coeur sur des mangas, des jeux-vidéos, ou des films (anime ou live), qui nous auront enthousiasmés. Ici point de "spécialistes", mais un réel plaisir de parler de cette culture que nous aimons, et pourquoi pas, au passage, tordre le cou à certaines idées reçues dans ce domaine. Autant dire aussi que nous comptons sur vous pour réagir et nous faire part de vos impressions.
Sur ce, bienvenue sur Tegami, et bonne lecture.
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Rencontre/dédicace avec le groupe LM.C.
16/03/2010
Loin de moi l'idée d'empiéter sur le terrain de mes collègues et voisins du blog Ongaku (allez-y, allez-y, on vous dit! Des passionnés comme ça faut pas passer à côté!), mais je tenais à vous annoncer la venue du groupe LM.C. au sein de l'Espace Passion Manga.
Noooon, avant de vous précipiter vous écraser contre la façade de l'établissement sis 109 Porte Berger, dans le Forum de Halles (Paris 1er), attendez au moins que je vous donne les dates de l'événement bande de fans!
Les Lovely Moco-Chang seront donc présents le vendredi 16 avril 2010, à partir de 17h, à l'occasion de la sortie de leur tout nouvel album Wonderful Wonderholic (Kaze). Attention toutefois, qu'il n'y ait pas de malentendu, ils ne viennent pas jouer, juste rencontrer leur public et dédicacer.
Déjà fan, amateur de musique énergique, simple curieux qu'importe, viendez nombreux comme on dit, parce que c'est rien que pour vous qu'on s'est décarcassé à les faire venir!
Tracklist album Wonderful Wonderholic :
1- ~A Sound Odyssey~
2- GHOST † HEART
3- Space Wannabiez
4- mosaïque city
5- The Midnight Museum 4
6- DAYS [WFWH mix]
7- ~Time Warp Reel~
8- EDO FUNK
9- Optimisland
10- pOlyLifE
11- meteorion
12- PUNKY ❤ HEART
13- Bokura no Mirai.
14- It's a Wonderful Wonder World
Photos © PONY CANYON
Guillaume, Fnac Forum des Halles - Espace Passion Manga.
The Soul Bretteurs.
22/02/2010
© Atsushi Ohkubo / Square Enix Co. Ltd.
Dans le grand monde du shônen, pourtant relativement étroit dans ses thématiques, il surgit de temps à autres des titres qui se distinguent des petits copains et font suffisamment la différence pour qu'on ai envie de les conseiller autour de soi.
Ainsi Soul Eater de OHKUBO Atsushi chez Kurokawa, prognostiqué avant même sa parution française comme LE shônen de 2009, se montre hâtivement racoleur comme il se doit durant les trois premiers volumes (baston hyper-active, grosses poitrines et petites culottes à même de flatter l'oeil grivois du jeune mâle japonais!), déroulant son background street-gothic (cherchez pas, c'est moi qui invente là!) pour mieux attrapper son lectorat d'entrée, le secouer bien comme il faut et ne plus jamais le lâcher.
L'Institut Shibusen, sorte de grande école au design d'Halloween, défends le monde contre les forces du mal (tueurs en série, esprits, démons, et surtout sorcières) sous la direction passablement décalée du Maître Shinigami et de son équipe d'enseignants plutôt particuliers eux-aussi.
Chaque élêve, ou Meister, fait sien une, ou plusieurs armes spécifiques capables de prendre formes humaines à volonté, ce qui conduit à des binomes amusants et des techniques de combat bien souvent savoureuses et inattendues. Mention particulière pour la jeune Maka et sa faux nommée Soul(c'est un garçon, hein!), ou encore pour Death The Kid et ses deux soeurs-revolvers, Liz et Patty Thompson. Le but ultime de chacun étant de dévorer 99 âmes de mortels + une de sorcière afin de devenir Death Scythe, ou manieur d'arme ultime. Bref le decorum change mais la mécanique efficace et entraînante est la même, les habitués du genre sont de base en terrain connu.
Rassurant dans un sens, mais ça ne s'arrête pas là car c'est véritablement dès le quatrième volume que le développement des méchants de service fait décoller le manga au-delà de l'horizon commune au shônen de base (toujours plus de bastons, jusqu'à la baston finale en gros!), prouvant l'adage Walt Disneyien comme quoi les méchants ont saisis quelque chose que les bons ignorent... Ainsi Mlle Medusa, l'infirmière de l'Institut Shibusen où étudient nos héros traqueurs d'âmes maléfiques pour le compte du Maître Shinigami (la Mort herself!), est une sorcière infiltrée et manipulatrice fichtrement charismatique. Ses rapports privilégiés au sein de l'école faisant d'elle une ennemie redoutable, y compris pour son propre le camp où certaines de ses consoeurs s'opposent à ses méthodes d'infiltration.
Bref c'est plaisant et plutôt bien fichu, commercial mais de qualité, et parvenu au tome quatre on comprends trop tard qu'on ne pourra plus lâcher la série!
Soul Eater sous ses dehors de shônen rebattu et poseur est un vrai roller-coaster qui ne se calme par moment que pour mieux asséner ses révélations et autres retournements à même de relancer une machine bien huilée. Entre deux combats bien sentis on en apprends ainsi énormément sur les personnages, leurs relations et motivations. Bien sûr on échappe pas aux petits jeunes impulsifs qui se trouvent confrontés à des forces et des enjeux qui les dépassent, mais la mise en scène, le graphisme inspiré (et plutôt personnel) de HOKUBO Atsushi, l'attention portée au background des personnages, les clin-d'oeils cinéphiliques au lecteur complice et nombre de bonnes idées achèvent l'opération séduction de ce titre fort qui demeure, au-delà des attentes entretenues par le marketing de son éditeur, un vrai indispensable de 2009-2010. D'autant plus que le titre est en compétition cette année pour les Japan Expo Awards en qualité de Meilleur Shônen, il se peut qu'on en reparle donc...
Du grand, du beau manga populaire!
Guillaume, Fnac Forum des Halles.
Moi et ma future ex...tra-terrestre.
08/02/2010
La Princesse extra-terrestre Lala Deviluke, jeune fille sublime tombée littéralement du ciel directement dans la baignoire de Rito Yuki, terrien et lycéen de son état, a fui l'autorité parentale du Roi de la Galaxie et les très (trop!) nombreux prétendants qui convoitent l'Empire galactique. Lorsqu'elle jette son dévolu sur le jeune homme et squatte son domicile et son lycée, ce n'est que le début des embêtements et quiproquos pour Rito.
Avec son héros maladroit mais touchant, amoureux transi incapable de se déclarer auprès de sa camarade de classe la timide et jolie brune Haruna, et poursuivi par une extra-terrestre plutôt excentrique et peu farouche qui désire l'épouser (le syndrome Lamu quoi!), To Love trouble est une comédie romantique, plutôt sexy (pas ecchi, mais mais...!!) et pas prétentieuse.
Des couv' colorées ...
Même si le trait et la base de l'histoire sont plutôt classiques et pour tout dire déjà vus, le dessinateur, YABUKI Kentaro, et son scénariste, HASEMI Saki, maîtrisent parfaitement leur sujet. Et il faut dire que ce manga parvient à ne pas s'essouffler tout en proposant un graphisme soigné. Il est d'ailleurs évident au passage que l'auteur adore dessiner les jolies filles.
Toujours sexy et coquin, les angles de vue très travaillés sont avant tout là pour mettre en valeur l'anatomie des nymphettes du titre (on ne compte plus les inserts à base de culottes notamment , fan-service oblige!), et pour ce qu'il en est de l'histoire on s'amuse franchement des déboires du personnage principal.
...et sexy!
Alors c'est certain To Love Trouble des éditions Tonkam ne convaincra pas les détracteurs des manga en général et ne surprendra pas plus les habitués, mais il rempli avec sympathie le cahier des charges et divertit son lecteur sans piquer les yeux.
Une craquerie bien fichu en somme et qu'on prends plaisir à lire entre deux parutions qui tardent comme c'est souvent le cas désormais en manga.
Ami otaku, à bon entendeur!
Guillaume, Fnac Forum des Halles.
Saint Super Fighting Bamboo Power Girls (??!!)
19/01/2010
Un groupe de filles énergiques et un professeur laxiste (mais affamé) pour un pari idiot tournant autour du Kendo, voilà un peu près comment on pourrait hâtivement résumer Bamboo Blade de TOTSUKA Masahiro(scénario)et IGARASHI Aguri (dessin).
L'éditeur français Ki-oon fait encore une fois ses courses auprès du japonais Square Enix, et c'est à nouveau pour notre plus grand plaisir, puisqu'entre son graphisme attrayant et ses personnages attachants, ce manga se dévore avec entrain. Remède à la sinistrose ambiante et petite introduction à l'art du Kendo, Bamboo Blade, nous narre les aventures entrechoquantes d'un club en mal de membres et dont le professeur, ISHIDA Kojirô, les poches et le frigo vide, accepte le pari de fin de soirée d'un ami, lui aussi enseignant dans une école voisine.S'il réussit à battre l'équipe composée de garçons avec la sienne majoritairement féminine il gagnera un an de gratuité dans le restaurant familiale de son adversaire.
Seul problème de taille le club ne compte pour le moment qu'une seule fille véritablement assidue. A charge donc pour notre challenger de repérer, motiver, engager et entraîner de jeunes prodiges de l'art du sabre dans un délai assez court. Et justement la petite Tamaki Kawazoe, seconde 9, élevée dans la tradition du Kendo par son grand-père depuis l'âge de 4 ans, pourrait bien devenir le pilier de la victoire tant sa maîtrise de la discipline en impose.
Seulement voilà, la jeune fille passablement renfermée préfère les super-héros type sentai* aux actes sportifs gratuits, et n'entends pas faire carrière dans le Kendo. C'est alors que Kojirô, au ventre grondant, imagine un stratagème pour pousser Tamaki à rejoindre son club...
Sous ses dehors de gentille comédie rafraîchissante et plutôt bien dessinée, Bamboo Blade, une des nombreuses séries à succès de l'éditeur japonais Square Enix, est surtout un manga sportif extrêmement plaisant dans sa description tout en légereté didactique du Kendo, ou voie du sabre japonais.
Son titre fait explicitement référence à l'utilisation du shinai, ou sabre en bambou introduit au XVIIIe siècle - moins dangereux et plus permissif en terme de coups portés que le bokken en bois, voir le sabre réel! Le manga nous apprends également au fil des pages quelques termes techniques et règles propres à cet art martial hérité des samouraïs. On souhaite déjà que ce titre, à l'image d'Hikaru No Go il y a quelques années avec la fédération de Go française, donne envie à certains de découvrir plus avant ce joli sport encore bien trop méconnu chez nous. Quoiqu'il en soit Bamboo Blade offre de s'instruire un peu en s'amusant beaucoup, ce qui est déjà plutôt pas mal, non?
Guillaume, Fnac Forum des Halles.
Découvrir Bamboo Blade sur Fnac.com
(toutes illustrations © Ki-oon éditions)
* Le Sentai, qui signifie grosso modo "escadron de combat", renvoie à toutes ces fictions télévisées où des groupes de gentils héros costumés (le sentai est rarement seul, au pire il a son fidèle compagnon, son sidekick à l'américaine tendance Batman et Robin) et bariolés (si,si) luttent contre les forces du mal et autres vilains qu'ils viennent de l'espace, d'une autre dimension ou du terrain vague à proximité. (Oui, parce que les budgets des séries sentai bien souvent ne permettent pas de voyager en 1ere classe).On se moque, on se moque, mais le succès populaire de ces personnages en font des icones incontournables de la culture manga. Kamen Teacher, le dernier manga de FUSISAWA Toru traduit chez Pika, est une référence claire aux fameux Kamen Riders. En France on a connu dès 1979 Supekutoruman aka Spectreman, écolo et rigolo, qui combattait l'affreux Dr Gori. San Ku Kai et ses méchants cornus, décalque décalé de Star Wars. Et bien sûr Bioman (même si récupéré par le producteur Saban depuis). Pour l'anecdote il y eût même un sentai français, France Five, bien connu des conventions et réseaux de passionnés.
Signé Cat's Head.
11/11/2009
Le monde a des dents.
Souvent décriées pour leur violence et la noirceur de leurs univers, des séries comme Hokuto No Ken, Mad Max fighting à la réputation sulfureuse, ou encore Conan le Barbare (dont les films et les comics ne sont que la partie émergée d'un iceberg littéraire bien plus impressionnant), ont en commun la description d'un monde parvenu au bout du rouleau, appelant à un renouveau ou à un effondrement pur et simple.
Que l'on se situe à la fin des temps, après l'Apocalypse nucléaire par exemple, ou à la fin d'une période historique, comme avec les territoires disparus d'Howard, c'est la loi du plus fort qui prédomine alors.
C'est aussi en ces temps féroces que surgissent des héros (ou des anti-héros, mais y a du héros quand même dedans !) qui tombent à point pour défendre les faibles et les opprimés. En gros au bout d'un moment la distribution de mandales change de camp, et l'équilibre futur ne peux en passer que par la venue d'un être tout en muscle qui rends justice certes de façon expéditive, mais au profit de tous au final.
Ainsi quand les temps sont durs il convient d'être plus dur en quelque sorte...
Le manga Guin Saga de KURIMOTO Kaoru (scénario) et SAWADA Hajime (dessin), que les éditions Asuka on l'excellente idée de publier en France, est lui aussi adapté d'une longue série de romans de Fantasy* et nous conte la scission brutale d'un monde en guerre et la chute d'un royaume paisible, trahi par son proche voisin qui ne lève pas même le petit doigt lors de l'invasion par un tiers. Nous découvrons également un bien curieux héros, comme il se doit élu malgré lui.
Et ici aussi tout cela ne va pas sans violence faite aux innocents, tels les jumeaux héritiers de la cité de Paroh (la Perle des Steppes), Linda et Rémus, contraints de fuir les brutes à la solde de l'armée d'invasion de Gohra . Leur famille et sujets violemment trucidés, trahis et traqués, le frère et la sœur trouvent refuge dans la zone dite des "Marches", terme issu du Moyen-âge désignant une étendue sauvage sise entre deux contrées civilisées. Très rapidement coincé entre les créatures qui hantent ce lieu et leurs poursuivants les deux adolescents ne doivent leur salut qu'à l'intervention soudaine d'un colosse à tête de léopard qui, du haut de sa stature imposante, réduit littéralement en pièces les hommes du pays de Gohra.
Mi humain, mi-animal, mais doué de raison, il ne se rappelle ni son passé ni les motifs de sa présence en ces lieux maudits. Une seule certitude, son nom : Guin, et un mot inconnu « aurra ».
Dès lors le destin tragique des jumeaux royaux de Paroh sera lié à celui de cet étrange personnage en qui d'aucuns croient reconnaître l'incarnation prophétique du Dieu Cirénos, qu'on prétends mi-homme mi-bête. Car Guin, au-delà de son apparence, semble posséder une humanité et un sens moral qui font défaut à nombre de personnages de ce manga. Sa musculature, et sa carrure impressionnante, forcent l'admiration tout autant que sa figure terrifie et inquiète.
Je ne détaillerai pas ici toute la base scénaristique et symbolique qui sous-tends cette excellente série (sachant aussi les choix drastiques fait au regard de la densité des nombreux romans du cycle d'origine). La dualité des personnages et des figures divines, la richesse des symétries déployées par l'auteur, et la cohérence globale de l'œuvre, étant servi par un dessin magnifique, respectueux de l'univers, et qui parle pour lui-même. Je préfère vous inviter à vous précipiter sur ce titre de Fantasy adulte, politique et violent, qui se hisse sans hésitation au rang des Berserk (Glénat) et autre Ubel Blatt (Ki-oon), rien que ça ! Amateurs de rixes barbares et de batailles dantesques, d'histoires prenantes et de récits héroïques, le manga Guin Saga et son graphisme riche en détails vous ouvre les chemins de l'Aventure avec un grand A.
Guillaume, Fnac Forum des Halles.
Découvrir Guin Saga sur Fnac.com.
* Il est encore dommage de constater que les éditions Fleuve Noir, qui avaient commencé à publier en France les romans originaux de KURIMOTO Kaoru (5 volumes traduits sur plus de 126 que compte la saga avec les hors séries!), aient jeté l'éponge si vite, on suppose au regard des faibles ventes initiales. Mais une telle épopée s'écrivant sur la durée, on pense bien que son destin commercial sur notre territoire aurait mérité plus de persévérance. Reste que la rentabilité raisonnable est bien peu de chose au regard des grandes œuvres populaires. Amer constat : pour le coup le gros Fleuve Noir d'aujourd'hui ne vaut pas le grand d'hier...
You say you want a Manga Revolution
26/01/2010
Le Moyen-âge :
Les premiers manga des éditions Glénat, J'ai Lu et, par intermittence, Tonkam, sont présentés sous table dans les rayons Bande Dessinée de la Fnac.
Cette « sous-culture » est un feu de paille d'après certains acteurs des métiers du livre.
C'est une époque de ténèbres, de traductions infantiles souvent, de titres choisis en majorité d'après les succès animés du Club Dorothée, et pour tout dire certains libraires regardent ces manga d'un mauvais œil. Et même si des pionniers, comme Monsieur Jacques Sadoul pour J'ai Lu, ou encore la Librairie Tonkam avec Dominique Verret, posent les jalons professionnels, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dents pour les japanophiles.
La Renaissance :
Les ados d'hier sont trentenaires, et ils font découvrir cette culture à leurs enfants. D'aucuns montent leurs propres boîtes, internet, les consoles de jeu japonaises, les salons de plus en plus grands, les chaînes spécialisées du cable et plus encore, contribuent au développement de ce que l'on appelle alors le « phénomène manga ».
A la Fnac, sous la pression du marché, les manga sortent enfin de sous la table, ils sont désormais en panneaux, oui comme de vrais livres !
Et après ?
Et bien c'est le faste des Rois jusqu'à disons Louis XVI... Ca y est, le manga cartonne, tant en terme de popularité qu'en chiffre d'affaire... Et il grignote de l'espace sur son voisin de la BD dite Franco-Belge. Des connections s'établissent avec les supports dérivés, artbooks, CD, DVD asiatiques, Animes, jeux vidéos, toys et autres produits associés.
A la Fnac on met le manga toujours plus nombreux en rayon, on a séparé shônen, shôjo et seinen, et désormais quelques vendeurs, dont votre serviteur, ne sont pas là par hasard.
Il s'agit de conseiller au mieux, de tenter le grand écart entre spécialisation et refus de l'élitisme.
Vous êtes un otaku français et vous venez régulièrement chercher votre dose de manga et les dernières nouveautés ?
On est là aussi pour vous, et sans doutes que vous allez nous en apprendre, mais rassurez-vous on pense comme vous qu'on a plus le droit de traiter le manga par-dessus la jambe.
Vous êtes un amateur éclairé, à la recherche de la série qui va vous scotcher au point de vous faire encore rater votre station de métro?
Ca tombe bien on en lit plein nous aussi.
Parlons-en...
Vous n'y connaissez rien ,mais alors rien du tout, à ces satanés manga, et votre petit-fils vous a fait une liste longue comme le bras du héros en caoutchouc de la série One Piece ? Et en plus il veut les DVD qui vont avec? Ou bien encore un jeu vidéo? Bref vous êtes un peu perdu dans tout ça...
Dites-vous qu'on est là pour vous aider, et même vous éclairer quant à ces fameux manga. Le pire étant non pas d'ignorer, mais de ne pas nous demander.
Mais au-delà?
Vous pensiez qu'on allait en rester là, qu'on allait ronronner, papattes en ronds comme Totoro ?
« -C'est une révolte ? - Non, Sire, c'est une Révolution ! »
Puisque vous aimez le manga, puisqu'on aime le manga, et toutes les facettes de cette univers, la Fnac a pensé qu'on pouvait s'offrir un lieu à la hauteur de notre passion commune. Un endroit clairement dédié en plein cœur de Paris, un fantasme de fan et de commerçant (y a pas de honte tant que c'est bien fait !).
C'est pourquoi la Fnac fait sa Révolution Manga en ouvrant le samedi 7 novembre 2009 un « pôle Passion » entièrement dédié à la culture Manga au niveau -1 du Forum des Halles (accès Porte Berger ou Porte Lescot) dans le 1er Arrondissement de la capitale.
Coups de coeur, conseils, actualités, rencontres et dédicaces, partenariats avec les éditeurs et les salons, expos et événements.
Manga, livres sur le Japon et sa culture, méthodes de langue et dessin, revues, animes, CD J-Pop, DVD d'Asie, Animes, peluches, figurines, toys, tee shirts, sacs et goodies, le tout réunis en un même lieu, et avec le jeu vidéo comme voisin!!
Alors même si la peinture est sèche et les bâches remisées, il y aura peut-être des couacs au démarrage, mais je peux déjà vous assurer que toutes les équipes au siège et sur le terrain ont bossé, et continuent de travailler d'arrache-pied, pour vous offrir non pas un magasin de plus qui vends du manga mais bel et bien votre boutique et véritablement un espace dédié à votre passion. Et songez bien que nous n'en sommes qu'au commencement...
En attendant vous savez, moi je vais m'offrir un tee shirt Soul Eater, le second tome de Kamen Teacher, et puis y a Modern Warfare 2 qui sort mardi... alors.
Guillaume, Fnac Forum.
ESPACE PASSION MANGA, Fnac Forum:
C.C. Forum des Halles, Porte Lescot
75001 PARIS
Des questions, des avis?
Vous pouvez nous contacter directement au 01.40.41.80.49.
Les cases du Mangatore.
25/10/2009
Five de FURUKAWA Shiori (Kana) est de ces shôjo qui vous attrape l'oeil de par ses couvertures flashy et ses personnages top tendances. Il parait que ce titre cartonne auprès des préadolescentes. Ca ne m'étonne pas, mais bien que comprenant ce succès, je suis bien en peine de vous en expliquer le pourquoi du comment. Le pitch de base tient en une phrase: Nouvelle arrivante, une fille fait connaissance avec une bande de cinq garçons particuliers de son lycée, faux dilettantes mais vrais génies, qui vont la prendre sous leur protection.
A partir de là l'auteur va partir dans des directions inattendues pour ce genre de production. Le ton décousu (assumé d'ailleurs par la mangaka) au lieu de desservir le manga lui confère in fine un charme indéfinissable .Un fourre-tout à tendance parodique, pas si frivole que ça en a l'air, et clairement au bord de l'expérimentation graphique (j'ai pensé à Fuli Culi c'est dire!). On ne dira pas que j'ai aimé, mais je n'ai pas détesté, suffisamment pour être curieux d'ouvrir les volumes suivants. Un titre sophistiqué qui a le mérite de proposer autre chose que du shôjo photocopié. Et puis l'héroine à lunettes à une tête sympa, alors...
Vampire Chronicles - La Légende du Roi Déchu de SHIRODAIRA Kyo et KIMURA Yuri (scénario/dessin) aux éditions Ki-oon. Moi j'adore les séries B, et ça tombe bien tant ce manga Square-Enix, ne s'embarrasse pas avec ses thématiques de départ. Au commencement était une reine vampire qui failli détruire le monde (suite à un scène de ménage, disons...). L'Humanité, n'ayant pas apprécié de passer à deux doigts de l'Apocalypse, décida d'enfermer la souveraine dans un lieu secret en attendant de trouver une solution (un peu comme on enterre des fûts radioactifs, voyez...). Depuis son époux, le Roi Vampire parcours le globe, retournant ciel et terre pour la récupérer. Mais derrière le noble amoureux maudit se cache peut-être un sombre histoire de vengeance.
Voilà ce qu'il en est pour l'histoire au départ. Sauf que l'Humanités dans son ensemble a oublié l'existence des Vampires, aussi parce que le Dampyres, des hybrides des deux mondes, mi-hommes mi-vampires, veillent au grain et nous protègent. Dans le même temps une mystérieuse organisation para-militaire, qui dirige et coordonne les actions de la planète façon Big Brother, va forcer Dampyres et Vampires à s'allier exceptionnellement afin de contrer une imminente invasion extra-terrestre, embarquant tout ce petit monde direction la Lune où les aliens ont installé leur tête de pont...
Oui je sais, c'est n'importe quoi, mais en fait ça marche, et c'est ça le plus fou! Alors ça ne révolutionne rien - mais combien de titres le font? - et c'est diablement efficace. Le dessin est propre, le chara-design est sans risque, mais l'accumulations d'évênements incongrus et de coups de théâtre embarquent le lecteur sans jamais lui laisser le temps de remettre en question la situation. Bref on ne se prends pas la tête, et si vous souhaitez à nouveau ressentir vos 10 ans, voilà le titre qu'il vous faut. Et puis j'aime la série B, enfin ça je l'ai déjà dit!
Tales of Symphonia de HICHIMURA Hitoshi: Dans la grande famille multi-supports des Tales of... je voudrais le manga aux éditions Ki-oon. Parce que j'avais déjà bien aimé les jeu-vidéos de la licence et leur chara-design souvent très frais. Parce que je préfère un scénario classique avec un background solide plutôt que des gominés top-fashion dans des décors clinquants, qui philosophent sur leur propre néant (hein, non je ne vise personne en particulier...). Et aussi parce que je me méfies quand même un petit peu des produits dérivés à forte teneur commerciale.
Alors? Et bien c'est du Tales of, ceux qui connaissent et apprécient l'univers seront contents (d'autant que le dessin est chouette et sans chichi!), ceux qui n'aiment pas, ben n'aimeront pas again (pas de déception pour personne, soit!).
Comme d'habitude avec la série ce sont de grandes quêtes messianiques qui se révêlent aussi des histoires de familles alambiquées, des protagonistes attachants qui finissent par gagner en maturité, et l'impression narrative pas désagréable d'enfiler des pantoufles d'hiver.
A partir du volume 3 on commence à ne plus bien saisir les tenants et aboutissants du scénario, c'est de coutume mais c'est un cap à franchir, mettons aussi cela sur le compte de mes trajets en RER, peu propice à la compréhension des intrigues de Sylvarant et à sa généalogie... Un joli manga de Fantasy dans un univers agréable qui fait passer un bon moment, et c'est déjà pas mal non?
What's Michael? de KOBAYASHI Makoto: Après dix ans Glénat se décide enfin à rééditer ce petit bijou d'humour décalé(on a failli attendre!). Moins hideux que Garfield dont les yeux globuleux m'ont toujours refroidi, plus gracile que Subaru (beaucoup plus marrant aussi, mais bon...), il ne faut en aucun cas passer à côté de ce titre que l'on soit adepte ou non de manga. Michael est un curieux chat roux tigré qui, lorsqu'il est gêné ou pris en faute, se met subitement à danser (des entrechats, oui oui!) à la surprise constante de ses différents propriétaires, tour à tour jeune couple, célibataire, homme d'affaire, et même yakuza!
Au gré de petites saynètes drolatiques c'est l'homo-modernus qui est la cible permanente de KOBAYASHI Makoto. Mini-drames ou crises de rires, tout nos petits travers y passent sous le crayon ultra affûté de ce mangaka hors norme qui se destinait à l'origine aux métiers de photographe, maquettiste ou encore joueur de base-ball... jusqu'à ce qu'un chat croise finalement sa route.
Les Iles du Vent de Elodie Koeger(dessin) et Hector Poullet (scénario). Original. C'est le mot qui vient à l'esprit suite à l'initiative de Caraïbéditions de proposer une BD antillaise à l'esprit et au format manga. L'inévitable aspect Club des Cinq dans les Iles, avec une bande d'ados à fortes personnalités, n'empêche pas Hector Poullet, auteur emblématique de la culture et de la langue créole, de brosser un portrait de cette société, en abordant plus particulièrement la délicate question politique et humaine du sort réservé aux clandestins Haïtiens.
Dommage alors que le dessin reste encore timide et plutôt léger pour un titre qui cherche aussi à nous faire découvrir les coutumes et la géographie locales. La transition entre narration et décors étant souvent trop abrupte, l'immersion en pâtit quelque peu, quand bien même on souhaite savoir ce qu'il adviendra de la jeune Dionine et ses amis dans les deux derniers tomes à venir. Petit plus significatif du sérieux de l'entreprise: les auteurs ont eu la très bonne idée de proposer en fin de volume un lexique des expressions et autres références du cru. Par-delà sa spécificité dans le paysage du tout venant de la BD, on souhaite bonne continuation à ce sympathique manga français.
Votre dévoué Mangatore.
Blue Belle Bête.
18/10/2009
On ne va pas se voiler la face, une grande partie des inédits shônen qui nous arrivent sont des copies plus ou moins habiles et réussies de ce que nous avons déjà lu.
En gros le dévoreur de manga, même s'il ne craint pas la répétition des schémas, peut en arriver à se méfier de toutes ces nouveautés mensuelles marchant sur les traces de Naruto et consorts.
A fortiori quand le titre en question se pare d'un sticker "par l'auteur et/ou le dessinateur de...", à l'image de Blue Dragon: Ral Grad de OBATA Takeshi (et TAKANO Tsuneo pour le scénario) aux éditions Kana.
Et pourtant...
Ceux qui ont connu initialement le mangaka avec la série Hikaru No Go, ou plus récemment Death Note, seront déjà rassuré quant à la qualité du dessin. Car sur ce point Blue Dragon: Ral Grad est un véritable feu d'artifice au graphisme dynamique et à la mise en scène grandiose. Le soucis maniaque du détail, allant souvent jusqu'au baroque (comprenez: ça surcharge parfois mais avec maîtrise!), respire l'amour du travail bien fait et le plaisir du beau noir et blanc. Attention toutefois pour ceux qui se souviennent du jeu-vidéo du même nom sur la Xbox 360 de Microsoft, ce manga n'entretient que très peu de rapport visuel et thématique avec ce sympathique RPG d'ailleurs trop mésestimé (histoire et personnages différents, exit le chara-design de TORIYAMA, le papa de Dragon Ball!).
Mais niveau histoire, qu'en est-il?
Ici aussi avec la Fantasy difficile de ne pas ressasser toujours les mêmes choses et un bestiaire usé jusqu'au bout de la queue du dragon justement. Le genre possède hélas ses propres chausse-trapes gorgés de squelettes scénaristiques à ras-bord, et c'est souvent d'un oeil mi-amusé, mi agacé, qu'on voit débouler le jeune héros brave, déterminé, élu à son insu et futur orphelin (c'est pas grave ce n'étaient pas ses vrais parents!).
Le monde de Blue Dragon: Ral Grad, et c'est réellement tout un monde qui prends vie en quelques planches, est en proie au mal (oui, sinon pas d'histoire!): Les hommes sont sur le point de disparaitre tant les Kages grignotent inlassablement l'espace vital, obligeant les dirigeants et la population à toujours plus se retrancher au sein d'immenses ville-forteresses. Grouillante et insinueuse l'ombre s'étends, dévorant la clarté, sous forme de ces créatures, fruits d'une seule et même génitrice, la belle et cruelle Reine Obscuria (ou Lady Bira pour les intimes).
Mais les hommes ont un plan: patiemment et en secret il retiennent depuis des années un des Kages surpuissant, enlevé alors qu'il n'était encore qu'un bébé humain fraîchement contaminé par une ombre maléfique, espérant à terme, avec l'aide de sa préceptrice, le retourner contre l'agresseur.
Seulement voilà rien ne se déroule jamais comme prévu, et c'est une bien étrange créature qui se voit confier de sauver ce monde, enfin surtout les femmes de ce monde en fait...
Avec un cahier des charges s'étalant sur quatre volumes, chose rare en shônen, le duo d'auteurs se devait de jouer serré. Tour de force incroyable ils sont pourtant parvenus à faire dense, rythmé et, dans une certaine mesure, original.
Malins, le scénariste TAKANO Tsuneo et son binôme mangaka OBATA, puisent dans différentes légendes et mythologies. L'enlèvement des jeunes filles par Lady Bira, la Reine des Kages, ces monstres qui parasitent les êtres vivants et s'incarnent dans leurs ombres, renvoie autant au récit sacrificiel du Minotaure qu'à la figure antique des captives. Ce sont tout autant les images populaires de femmes fatales et autres vamps qui s'incarnent à travers cette pin-up ténébreuse. Sans parler de son évidente parenté avec la Mère des Monstres de la légende de Beowulf* dont la beautée vénéneuse contraste justement avec son horrible progéniture.
Les Kages eux-mêmes, dans leurs hideuses déclinaisons, ne sont pas sans rappeller les repoussantes visions de l'écrivain H.P. Lovecraft, sachant que les japonais ne sont pas en reste niveau créatures difformes et tentaculaires...
Ces différents emprunts, plus ou moins conscients, loin de plomber le récit lui assurent une base stable sur laquelle l'imaginaire visuel débridé d'OBATA Takeshi peut se déployer, donnant à certains passages une ampleur et une puissance graphique étonnante.
Avec un scénario maîtrisé de bout en bout qui, sous ses dehors de roller-coaster, parvient à se créer une identité propre, le tout servi par un graphisme élégant et ambitieux, Blue Dragon: Ral Grad est tout à fait le genre de friandise dont on aurait tort de se priver entre deux séries à rallonge.
La maestria offerte par ce grand dessinateur qu'est OBATA Takeshi achevant de faire de ce titre une bonne, voir une excellente surprise.
Guillaume, Fnac St-Lazare.
* Beowulf: texte majeur de la littérature et de la culture anglo-saxonne se présentant sous la forme d'un long poème épique, apparu au VIIe siècle, il n'a de cesse depuis d'influencer les autres domaines de la création artistique.
Salon Capital(e)
19/09/2009
Paris, Porte de Champerret, Parc des Expos. Dimanche 13 septembre 2009.
Salon Paris Manga:
On attendait beaucoup de monde, et on est pas déçu.
Fait marquant, déjà constaté dans d'autres manifestations du genre, de nombreuses familles sont venues se mêler à la population des fans, filles chats et autres ninjas oranges façon DDE.
Quoiqu'il advienne du manga et du marché dans les années à venir la jeune génération est déjà là (sérieux vous pensiez qu'ils allaient lire XIII?!!).
C'est d'autant plus dommage qu'un seul éditeur professionnel de manga, Taïfu en l'ocurrence, a fait le déplacement pour rencontrer son public et proposer son catalogue à d'éventuels nouveaux clients. Le stand, outre la dédicace de Anna Hollmann, auteure de Stupid Story, proposait aussi une belle démonstration de tout ce que l'éditeur peut offrir en matière de Yaoi.
L'équipe éditoriale, disponible et sympathique, sera d'ailleurs présente tout au long de l'année sur de nombreux salons. N'hésitez pas à aller à leur rencontre donc.
Le stand Taïfu haut en couleur Yaoi!
Au-delà des éditeurs, ou plus exactement de l'absence d'éditeurs (sauf Ankama bien sûr, fidèle au poste!), de nombreuses boutiques, généralistes ou spécialisées, comme de coutume assuraient offre et désirs d'objets. Une société qui vendait des répliques de katana et autres armes blanches décoratives, située au centre de l'espace principal, faisait grande impression de par son set impressionnant.
Vous pensez qu'ils travaillent?
En revanche les stands de fan-art et autres fanzines, les activités culturelles et jeux divers, sont légions à Paris Manga. (la taille humaine de cette convention faisant sa force dans ce domaine)
Les tables de Mah-jong étaient remplies, les démonstrations (origami, arts martiaux, etc) attiraient les curieux, et la bonne humeur un rien potache du public lors du cosplay était indéniable.
La Narutomobile, un produit dérivé que vous n'avez pas?
A noter cette année qu'une partie de l'expo était réservé aux univers de la science-fiction et du comics. Produits dérivés et revues super-héroiques faisant le régal des amateurs. Sympathique initiative que cette ouverture vers d'autres domaines de l'imaginaire. L'esprit de chapelle et le cloisonnement des genres ayant trop souvent freiné, voir plombé, leur reconnaissance en France.
Mon passage éclair en ce dimanche de septembre ne m'a pas permis d'assister aux concerts et rencontres/dédicaces prévues tout au long de ces deux jours, mais une chose est sûr, je ne peux que vous conseiller de ne pas passer à côté de ce salon, qui tout en s'améliorant au fil des ans, parvient à conserver l'état d'esprit de ses débuts.
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Prévention, pardon préventes...
06/09/2009
En cette rentrée je fût un instant tenté de vous exposer les précautions d'usage afin d'endiguer la pandémie de manga qui va s'abattre sur vous à partir de la semaine prochaine, mais comme vous ne pouvez quand même pas rester enfermé chez vous à lire vos titres préférés (ou à la Fnac St-Lazare devant les linéaires, si si, on vous a vu...), je préfère vous proposer plutôt de vous aérer en allant faire un chouette tour à la Paris Manga Expo(8eme édition), les 12 et 13 septembre 2009 (Espace Champerret, Paris 17e).
Une occasion de voir des stands à taille humaine, de pouvoir s'arrêter un peu et de discuter avec les différents acteurs du médium (J'ai enfin réussi à placer cette formule là...) , mais aussi de se faire plaisir avec les goodies et autres affaires du moment.
Vous l'aurez compris, moi j'aime plutôt Paris Manga.
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Préventes sur Fnac.com.
Ma Japan Expo 2009.
08/07/2009
Plutôt que de vous faire défiler un long catalogue de tout ce que proposait l'édition 2009 de la Japan Expo à ses visiteurs, je préfère vous donner ma vision à travers un petit aperçu de mon passage ce week-end dernier.
Dimanche 5 juillet 2009. 10h15. Chaleur déjà bien là, foule itou. J'atteins l'entrée du hall principal, je renonce très vite à utiliser le plan fourni, trop grand et trop fastidieux à replier (mais au moins c'est lisible ceci dit !). Pas de problème car de tout façon le salon ne manque pas de plans en affiches. C'est appréciable.
Ma première idée de rejoindre le stand Fnac se heurte au fait qu'il n'y ait pas justement de stand Fnac...
Ah, bon, ok ok. (???!!!)
Bon alors j'abandonne la stratégie pour passer en mode flânerie et repérages, d'autant que, malgré le monde, je sais que nous sommes encore dans le raisonnable mais que ça ne va pas durer. J'entame un grand tour par la droite, longe différents stands de boutiques bradant des coffrets d'animés en DVD, classique de toute convention... je passe en
vitesse, mais je prends note.
Je louvoie entre les cosplayers, direction les stands des éditeurs. Au-delà de la portion boutique, Pika a beaucoup misé sur Clamp, proposant des espaces dédiés plutôt joliment éclairés. Je me fais plaisir en marquant le pas.
Chez Kana aussi on a levé un peu le pied sur le best-seller Naruto, lui préférant dorénavant le sombre Death Note... D'ailleurs j'ai peut-être mal regardé, ou je suis passé après la bataille, mais pas de trace du volume 13. (ça va pas traîner jusqu'à noël cette histoire ?!!). En vérité je préfère nettement ça au décorum façon plage du Journal de Mickey dont héritait le ninja orange les années précédentes.
Plus loin Glénat mets en avant son catalogue riche en shônen (Dragon Ball, increvable, oui oui..., mais bien d'autres encore) au sein d'un pavillon de panneaux colorés et assez sympa (c'est simple on a d'office envie d'y faire un tour).
Même choix pour Delcourt qui ne joue pas dans la surenchère mais préfère privilégier la visibilité de titres comme Twinkle Stars de Takaya Natsuki. (Comme avec Pika, les œuvres des auteurs invités sont au premier plan et c'est tant mieux !)
Le stand Taïfu est assiégé, je renonce à saluer l'équipe pour cette fois. M'est avis que la nouvelle collection Yaoi n'est pas pour rien dans cet engouement.
Chez Panini on en profite pour afficher, parallèlement au manga, les collections comics. Pourquoi pas, ces deux univers, hautement populaires, ont plus en commun qu'on ne le croit.
Mon papillonnage des éditeurs manga me conduit au stand Ki-oon, en pleine dédicace d'Ichimura Hitochi, auteure du très agréable Tales of Symphonia.
Un petit coucou aux deux éminents fondateurs de cette maison d'édition (Cécile et Ahmed prouvant une fois encore que l'on peut-être tout à la fois professionnel et sympathique !). Mon bref passage me permet de constater de visu ce que je savais déjà en magasin, à savoir que l'éditeur est à la tête d' un nombre de titres désormais impressionnant, tant en quantité qu'en qualité, et que le fan de manga se doit de garder un œil sur les nouveautés.
D'ailleurs le très attendu Doubt de Tonogai Yoshiki était présent en preview limitée, et ce dimanche c'était déjà trop tard pour les retardataires comme moi. (sortie en librairie le 27 août prochain)
Mes pérégrinations m'amènent sur le stand de l'éditeur de jeux-vidéo Square-Enix, plus particulièrement dédié à, vous vous en doutez, la saga Final Fantasy, et par extension le cross-over Kingdom Hearts.
Et là je dois dire que je suis sous le charme malgré mes réserves personnelles sur certains épisodes de la franchise. Alors oui, l'accent est mis sur le fameux FFVII et le futur FFXIII, au détriment de l'ensemble des titres de la licence.
Oui, le stand est assez petit au regard du succès remporté par ces jeux à travers le monde. Mais cela n'empêche pas que ce qui y est présenté soit extrêmement bien mis en valeur. Noir laqué et vitrine, simple et efficace, en un mot c'est la classe ! Un coin LCD diffuse en boucle des extraits promotionnels, et petit plus agréable, on peut tester, via plusieurs bornes PSP, la version française, prévue en octobre, de Final Fantasy Dissidia. Jeux de combat ultra dynamique (et avec scénario, si si !) opposant les héros et leurs némésis issus des différents opus. Je fus, contre toute attente, convaincu en l'essayant.
Et puisque je suis lancé sur le jeu-vidéo, je décide de continuer dans la thématique : Il faut savoir que c'est Nintendo qui truste le festival cette année, et je renonce à comptabiliser le nombre de bornes Wii ou DS. Impressionnant !
Je reste cependant un moment devant l'écran géant où le Bayonetta de Sega fait son show sur les deux consoles concurrentes. Je jette un œil dans la taverne Monster Hunter (Capcom) où quatre chasseurs ont le nez rivé sur leur PSP. Et pour finir je m'essaie à Soul Calibur : Broken Destiny (Namco) sur la portable de Sony. C'est plus que concluant même s'il doit falloir un temps d'adaptation pour les commandes. Visuellement rien à redire, le spectacle est assuré.
Ce petit détour vidéo-ludique me permets d'admirer au passage l'impressionnante reconstitution, grandeur réelle, de la Porte des Etoiles. Les membres du fan club Stargate ont fait un travail très chouette, chapeau bas !
Ainsi un des hall d'expo fait la part belle aux jeux de rôles et de plateau, nombre d'associations liées à Star Wars ont fait le déplacement, et le Seigneur Vador himself arpente le festival, se prêtant de bonne grâce aux photos. Des Stormtroopers veillent au grain. Il doit être aux alentour de midi, et la joyeuse équipe de la sitcom Noobs fait une pause repas.
Allez un œil sur les trésors de patience de l'expo Lego, un crochet par le Stand Bandai aux vitrines débordantes de proders Saint Seiya (à la fois rêve de collectionneur et cauchemar du porte-monnaie !), et en route vers d'autres aventures...
Retour vers les éditeurs. Je longe Kurokawa, oups, c'est l'effervescence, je tombe en pleine dédicace... Je ne saurai pas de qui de quoi, il faut dégager la place. Bon. Quatrième jour, difficulté à gérer le stress, tout ça... Passons.
Et voici Tonkam, y a pas à dire ils ont de chouettes couvertures quand même. Je salue Sébastien Moricard, directeur marketing, on échange quelques banalités, je trouve leur système de vitrines pour les manga très intéressant, ça tombe bien lui aussi. Je songe aussi que j'ai quelques retards de lecture sur leurs parutions.
Un ultime tour chez Square-Enix où je craque pour l'O.S.T. collector de Final Fantasy Dissidia (Ah, les illustrations d'Amano !), ça me permet aussi de voir que l'accueil est au niveau d'excellence du stand. Ultime achat, une intégrale de l'anime Georgie (Igarashi !!!), et je me dirige vers la sortie, repassant devant les affiches des titres Ki-oon qui m'avaient frappé dès mon arrivé.
J'ai noté cette année encore une forte présence, et c'est tant mieux, du milieu associatif. Fanzinat, sport et autres activités culturelles ont répondu présents, atténuant le sentiment légitime de grosse machinerie commerciale. D'ailleurs la vitrine mercantile s'est aussi mieux intégrée au festival de par des stands mieux dessiné, plus intuitifs, et des bannières plafonds facilitant l'orientation du visiteur.
Ayant volontairement, par manque de temps, négligé l'aspect scénique et les conférences, j'ai quand même personnellement regretté qu'on trouve finalement à la vente très peu de CD de la scène J-pop, en comparaison de la bonne place accordé à la musique lors de cette édition.
En revanche les fondus de mode et de fringues ne savaient plus où donner du porte-monnaie, tant les espaces dédiés m'ont paru encore plus nombreux que les deux années précédentes.
Le gigantisme du festival, le nombre d'invités prestigieux et l'endurance nécessaire, ne peuvent en vérité trouver place en ces quelques lignes. C'est pourquoi j'ai souhaité plus un tour d'horizon fortement subjectif que de tendre vers une exhaustivité factice.
Je ne regrette pas mon passage, même si j'aurai aimé voir les AKB48 et les concours cosplays, rencontrer la mangaka de Five (Kana) et l'immense Takada Akemi*, discuter plus longuement avec la toujours charmante Suzuka de NoLife, vous parler aussi des exposants culinaires épatants de virtuosité, de la zone tuning exposant des bolides de rêve, des produits dérivés, etc
C'était court, mais plutôt bon. C'était mon Japan Expo 2009. Et vous ? N'hésitez pas à venir nous dire ce que vous en avez pensé, ce qui vous a plu ou déçu, c'est à vous maintenant et on attend vos commentaires.
Guillaume, Fnac St-Lazare.
*Akemi Takada: Illustratrice et dessinatrice de personnages pour de nombreux animés cultissimes. Les chara-designs de Urusei Yatsura (Lamu), Ranma, Maison Ikkoku (Juliette, je t'aime), Orange Road, etc.
Japan Expo Award 2009.
04/07/2009
Pour ses 10 ans Japan Expo, dont la Fnac est partenaire cette année, vous propose les résultats de sa 4eme édition des Japan Expo Awards.
Catégorie Manga:
meilleur Shônen: Fairy Tail de Hiro Mashima (Pika)
Meilleur Shôjo: Vampire Knight de Matsuri Hino (Panini manga)
Meilleur Seinen: Détroit Metal City de Wakasugi Kiminori (12Bis)
Meilleure Edition: Blackjack - Edition Deluxe de Tezuka Osamu (Asuka)
Catégorie Animé:
Meilleure série adaptée de manga: death Note (Citel Vidéo)
Meilleure Série Originale: Elfen Lied (Kaze Animation)
Meilleure Edition: Death Note Intégrale limitée (Citel Vidéo)
Catégorie Films Asiatiques:
Meilleure Film en prise de vue réelle: Sukiyaki Western Django de Takashi Miike (M6Interactions)
Meilleure Film d'Animation: La Traversée du Temps de Mamoru Hosoda (Kaze Animation)
Meilleure Edition: La Traversée du Temps Edition collector de Mamoru Hosoda (Kaze Animation)
Catégorie J-Music:
Meilleure Groupe/Artiste: Anna Tsuchiya (Wasabi Records)
Meilleure Album: Gimmical Impact!! de LM.C (Soundlicious)
Meilleure Bande Originale: Nana Best (Wasabi Records)
Catégorie Jeux Vidéo:
Meilleure jeu catégorie console de salon: Metal Gear Solid 4: Guns of Patriots sur PS3 (Konami)
Meilleure jeu catégorie console portable: Professeur Layton et l'Etrange Village sur DS (Nintendo)
En parallèle, l'association des critiques de l'ACBD* a décernée son Prix Asie à Undercurrent de Tetsuya Toyoda aux éditions Kana (collection Made In)
Guillaume, Fnac St-Lazare.
*ACBD: Association des Critiques de Bande-Dessinée.
Clamp Mania
30/06/2009
En parallèle de la Japan Expo (mais si vous savez, cette petite convention qui se tient ce week-end au porte de la capitale!!), et de la venue des Clamp sur nos terres, la Mairie de Paris, l'éditeur Pika, et différents partenaires (dont justement la Fnac...), vous proposent une exposition autour des oeuvres de ce collectif magique et incontournable.
Au travers d'un parcours comprenant de nombreux originaux, des documentaires, des sélections de manga ou d'animes, et des ateliers, partez à la découverte des univers de Clamp. Il serait dommage de passer à côté d'une telle initiative, y compris pour les néophytes, tant les oeuvres de ce quatuor de mangaka participent au genre et à sa diffusion depuis la fin des années 80.
Cette expo, intitulée Clamp les Reines du Manga à Paris, se déroule du 3 juillet au 27 septembre 2009, à la Galerie des Bibliothèques, 22 rue Malher (Paris 4e).
Du mardi au dimanche de 13h à 19h (fermeture le 14 juillet et 15 août), tarifs: 4 euros (2 euros, tarif réduit).
A noter que la Fnac propose des places adhérents à retirer à l'accueil de la Fnac Forum.
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Urgence dédicaces! (MAJ)
18/06/2009
Quelle surprise d'apprendre par le biais de Manga-news.com que l'immense Jirô Taniguchi, qu'on ne présente plus, sera en rencontre-dédicace, le lundi 6 juillet 2009, à partir de 20h, à la Fnac Montparnasse (Paris, 6e).
Cependant attention seuls les adhérents Fnac auront cette joie après avoir retiré leur place (dans la limite des stocks disponibles!) dans une Fnac parisienne, et ce dès aujourd'hui mercredi 17 juin.
Il n'y en aura pas pour tout le monde, vous voilà prévenus!!
Autre temps fort du partenariat Japan Expo/Fnac de cette année, la venue de Natsuki Takaya, la mangaka de Fruits Basket, Twinkle Star, Ceux qui ont des Ailes, Démons et Chimères, ...
Une rencontre-dédicace aura lieu à la Fnac des Ternes (Paris, 17e), le vendredi 3 juillet 2009, de 16h à 19h.
Notez également qu'elle ne dédicacera que des ex-libris fournis par la Fnac et l'éditeur.
J'ajoute que je vous engage fortement à contacter la Fnac des Ternes afin de connaître avec précisions les conditions de cette dédicace, car ici encore les places sont limitées.
Un merci tout spéciale à la charmante Elisa de la Fnac des Ternes de m'avoir passé l'info.
Tout frais tout chauds, de nouvelles infos:
Show case:
AKB48: Show case exceptionnel avec AKB48, véritables stars de la pop acidulée.
Fnac Champs Elysées- 1er juillet à 16h
Suns Owl: Show case exceptionnel avec Suns Owl, groupe de J-métal.
Fnac Forum- 30 juin à 17h30
Dédicaces:
Shiori Furukawa: Dédicace de l’auteure Shiori Furukawa pour Five (Kana).
Fnac Forum – 30 juin à 16h
Shinichiro Watanabe, Dédicace du réalisateur de Cowboy Bebop.
Fnac Montparnasse- 1 juillet à 16h
Sakae Esuno Dédicace de l’auteur pour Mirai Nikki (Casterman).
Fnac Forum- 1er juillet à 16h
Chris Bradford: Dédicace pour Young Samurai, la voie du guerrier (ed. Baam!)
Fnac Montparnasse - 6 juillet à 17h30
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Oh, les filles ! Oh, les filles!
24/04/2009
Comme je passais par là, et qu'on est jamais aussi bien servi que par soi-même, je porte à votre curiosité, et j'ose l'espérer à votre attention, une gentille mise en avant rayon à la Fnac St-Lazare(Paris 9eme).
Loin de moi l'idée naïve de vous cacher le fondement mercantile de la chose (faut bien manger!), croyez-le ou pas, mais on a quand même décidé de se faire plaisir, et vous avec nous, en sélectionnant une vingtaine de titres (choisis avec amour, élevé au grain et en plein air, limite du manga bio quoi!!).
Voici donc venir les Bad Girls du manga!
Le M.L.F. n'y avait pas pensé, alors on lâche en rayon, du 20 avril au 9 mai 2009, des vindicatives armées et autres furies prêtes à en découdre, de la fifille agressive et de la ménagère retorse, en socquettes ou en bottes, les gars n'ont qu'à bien se tenir....
-Lady Snowblood de Kazuo Koike et Kazuo Kamimura: tordons dès maintenant le cou aux commentaires ineptes qui continuent de professer que ce manga inspira Quentin Tarentino pour son Kill Bill (suivez mon regard...). Car ce sont surtout les films japonais dérivés du manga, et la somptueuse Meiko Kaji dans le rôle titre, qui imprimèrent illico presto la rétine du cinéaste cinéphile. Justice est faite donc! Et puisque j'en suis moi-même à pérorer itou, je vous exhorte à lire ce manga classique absolu, et archétype du film de vengeance.
-Golden Boy de Tatsuya Egawa: misères et cruauté du monde de l'entreprise, surtout aux mains des cheftaines dominatrices qui croisent la route du jeunes débutant Oé Kintaro. L'insertion professionnelle comme vous ne l'avez sûrement jamais vu, et un manga tout bonnement hilarant(et sexy!).
-Gunslinger Girl de Yû Aida : Quand le gouvernement italien souhaite éradiquer la Mafia, que croyez-vous qu'il fait? Et bien il dispose de très jeunes filles transformées en tueuses inflexibles. En bref c'est la méthode Nikita appliquée aux écolières! Tout se joue dans le malaise et le décalage induit par ce concept, c'est classieux, très beau, et assez triste.
-Larme Ultime de Shin Takahashi: Un peu à l'image des écolières de Gunslinger Girl, la jeune Chise est une bad girl malgré elle puisque transformée en arme vivante au service de l'armée japonaise. Attention titre culte, histoire d'amour magnifique et dramatique qui va vous traumatiser longtemps...
-Bambi de Kaneko: Dans monde post-apocalyptique dégénéré (le mot est faible!), Bambi la tueuse se trimballe armes aux poings, et "vous ne le savez pas encore, mais vous êtes déjà mort..." Chef-d'oeuvre du manga z'underground, cette Tank Girl nippone, ne respecte rien ni personne,et ce pour notre plus grand plaisir. Graphisme barré hallucinant de virtuosité. Du pur Grindhouse, les cinéphiles comprendront...
-Tokko de Tôru Fujisawa: Japon, futur proche. Des infectés d'origine inconnue, une brigade chargée de réguler le problème. Sakura et son sabre... Série B tranchante et efficace, ce manga de Tôru Fujisawa (auteur de G.T.O.), plaira avant tout aux amateurs de combats sanglants et de séries paranoïaques. Les lecteurs de Mad Movies quoi!
-Reiko The Zombie Shop de Rei Mikamoto: Reiko "gentille" lycéenne se fait de l'argent de poche en ranimant les morts sous forme de zombis. Puis se fait payer pour les éliminer, pas bête! Le type même du manga d'horreur grotesque, à prendre au moins au 30000eme degré, iconoclaste et provoc: Reiko se fringue en SS, joue les antéchrists, massacre des enfants, bref tout est fait pour choquer et on en redemande en gore et encore. Heu, pour public (très) averti bien sûr.
-Cat's Eye de Tsukasa Hôjô: Classique des années 80, nettement plus sages que nos précédentes héroines, mais n'oublions pas qu'il s'agit de trois soeurs monte-en-l'air, spécialisées dans le vol d'oeuvre d'Art, et voler c'est mal... (même s'il s'agit des oeuvres de feu papa Heintz qui fûrent pillées éparpillées!).
Pour le charme, pour le dessin de Hôjô, pour l'humour passablement crétin, et pour la nostalgie de certains.
-Princesse Résurrection de Yasunori Mitsunaga: Un pur shôjo, avec princesse et ... tronçonneuses. L'Etrange Noël en jupon? Heu, un peu mais pas seulement. Manga inclassable qui sur-joue de tous les codes et références. Plus distrayant que réellement méchant, alors certes gratuit mais vraiment plaisant.
-Happy Mania de Moyoko Anno: Avant sa série à succès, Chocolat-Vanilla, la mangaka Moyoko Anno nous a offert, dans un registre nettement plus adulte, les aventures ironiques de Shigeta, jeune femme de 24 ans, anti-modèle absolu à la recherche de l'amour. A la fois détestable et tête à claque, un singulier personnage qui va se révéler en fait extrêmement touchant.
-L'Etrange Petite Tatari de Kanoko Inuki: Classique de l'épouvante dite "grotesque", la gentille Tatari en question possède des pouvoirs magiques qu'elle utilise quand on la pousse à bout. Dérangé et dérangeant.
-Yamato Nadeshiko de Tomoko Hayakawa: Le vilain petit canard, ou encore la parabole du mouton noir, façon shôjo. Sunako est une adolescente qui voit tout en noir. Clone physique de la célèbre Sadako (remember Ring!), elle aime sa solitude et rester dans l'obscurité à visionner des DVD d'horreur. Las, sa tante qui l'héberge,décide que s'en est trop et diligeante une bande de relookers de choc et de charme.
-Kimi Wa Pet de Yayoi Ogawa: Après avoir été trompé par son fiancé, puis mis au placard pour cause de pétage de plomb à son travail, Sumire ne sait plus trop où elle en est. Jusqu'au soir où elle trouve sur son pas de porte un mystérieux et séduisant S.D.F. dont elle va faire son animal de compagnie (?!!). Récit ironique et doux amer sur les difficultés de communiquer et de trouver l'âme-soeur. Mais également comédie de moeurs sulfureuse.
-Les triplés de Sakurai Norio: Avis de tempête avec ces trois soeurs délirantes! On est bien loin des Petites Filles Modèles, et plus encore de la série classique et sage Les Triplés de Nicole Lambert...
-La Fille des Enfers de Miyuki Etô: Envie de tuer quelqu'un, de régler son compte à un gêneur? Pas de problèmes, connectez vous sur "Courrierdesenfers.com", site accessible dès minuit, et laissez faire la Fille des Enfers... Ah, par contre c'est donnant donnant bien sûr! Diaboliquement vôtre...
Pour Kurohimé, Daydream, Othello, et le Chevalier D'Eon, je vous renvoie aux articles Tegamiesques antérieurs. Clic clic merci.
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Grand merci à Joaquim, notre informaticien maison, qui, bien qu'épuisé par ses nuits sur Warhammer online, a fourni l'affiche de l'opération. T'es un chef!
My father is rich!
17/04/2009
Il en est du manga comme de toutes les autres créations, à savoir que c'est souvent où on l'attendait le moins que surgit une petite perle, de celle qui vous fait attendre impatiemment le volume suivant.
Ainsi telle fût mon expérience avec Un Drôle de Père d'UNITA Yumi, aux éditions Delcourt (collection Jôhin), dont le troisième tome est sortie fin mars.
Et s'il s'agit, c'est vrai au départ d'un shôjo, tendance Josei (comprenez s'adressant à un public féminin de 18 à 30 ans), son personnage principal masculin, ainsi que la justesse et la délicatesse du propos peuvent parler à tout un chacun sans distinction de sexe.
Voici donc l'histoire de Daikichi, célibataire de 30 ans, venu aux funérailles de son grand-père, et qui va découvrir ce jour là une petite fille prénommée Rin, âgée de six ans, qui n'est autre que ... sa tante!
Les plus logiques parmis-vous auront saisi qu'elle est donc la fille du défunt.
"Pépé", comme elle l'appelle, ayant secrètement entretenu une relation (pour le coup concluante!) avec sa jeune femme de ménage... On nagerait en pleine comédie de moeurs sur fonds d'ascension sociale par la galipette si la maman en question n'était pas aux abonnés absents...
Des adultes en mode deuil et dignité, une fillette dont personne ne veut. Il n'en faut pas plus pour que notre héros, célibataire par la force des choses (travail, physique ingrat), et scandalisé par la lâcheté familiale, ne se porte volontaire pour s'occuper de Rin. Et ça tombe bien tant Daikichi ressemble, en plus jeune, à son défunt aïeul... Passation génétique complète donc!
La force de ce manga, et tout le talent d'UNITA Yumi, tient à l'humanité du propos et à la justesse de ses héros. Qu'on ne s'y trompe c'est bien d'héroïsme dont il est question. En ces temps de flottement permanent et d'égoïsme prudent, c'est parfois le quotidien le plus trivial qui va se teinter d'aventure. Faire des enfants, passe encore(la biologie est maligne!), mais élever ceux des autres... Houla!!
C'est donc le sens du sacrifice, mais plus certainement le don de soi qui est mis en avant par l'auteur. Daikichi en choisissant d'élever Rin s'élève lui-même. Au contact de la fillette, lui pourtant pas très doué avec les enfants, se découvre un sens des responsabilités(qui n'était jusqu'à présent que grossièrement patent dans son travail) et une ouverture au monde qui l'environne.
Voilà pour le fonds, je ne rentrerai pas plus avant dans le détail de l'histoire, celle-ci se construisant par petite touches suggestives, au gré des jours qui passent, et aussi parce que je préfère vous laisser découvrir et savourer tout cela par vous-même.
En ce qui concerne la forme UNITA Yumi soumet son trait à l'expressivité de ses personnages: pas de gras, pas de trames, mais la main est ferme et chaque ligne nourrit à plein la narration. Le visage de Daikichi, tout en angle, surplombant un grand corps filiforme, contraste avec la petite taille de Rin et l'ovale des ses traits. Ce graphisme, toujours économe mais jamais aride, est constamment au service des personnages et de leurs sentiments.
Quant aux dialogues, traités à l'identique, ils sont si crédibles et justes, que l'on reste persuadé longtemps d'avoir vécu la scène par delà les pages du manga (je songe là en particulier à la première rencontre entre Daikichi et la mère de Rin).
Bref avec ce titre, vous l'aurez compris, on est dans la finesse avec un grand F.
Pour conclure il est impossible de ne pas attendre le volume suivant, impossible, pour nous lecteurs, d'abandonner là Rin et son drôle de père, tant pages après pages ceux-ci ont réussi à nous intéresser, nous émouvoir, et nous attacher à eux. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut sortir meilleur d'une lecture, c'est même de plus en plus rare par les temps qui courent, et ne serait-ce que pour cela lisez, et aussi offrez Un Drôle de Père de la mangaka UNITA Yumi.
Et puis finalement, comme interroge le sous-titre du manga: Le monde n'est-il pas mieux que ce que vous aviez imaginé?
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Le chant des I.A.
16/02/2009
C'est l'histoire de la petite société Akihabara@Deep, et de ses fondateurs, otakus assumés, réunis par leur passion commune pour ce célèbre quartier de Tokyo:
Page: Programmateur de génie et ex-hacker, sous contrôle judiciaire, il lui est en théorie interdit d'approcher un PC.
Box: Graphiste, atteint de germophobie, il porte des gants en permanence. Aucun contact avec des filles de chair et de sang, préférant leurs pendants virtuels.
Taiko: Compositeur musical. Passionné et maniaque de figurines, maître reconnu du domaine dans tout le quartier.
Dalma: Ancien avocat, aujourd'hui juriste de la jeune société Akihabara@Deep. Ancien Hikikomori.
Akira: Figure la plus visible du groupe, puisque outre son activité de serveuse dans un maid-café, elle s'occupe du relationnel et du commercial au sein de la boite. Mais son côté pin'up sexy, propre à fixer les fans, dissimule un vrai caractère, et une combattante hors pair. (drôle de fille!)
Izumu: Dernière en date à rejoindre l'entreprise. Hackeuse de haut niveau. Son caractère fantasque s'explique peut-être en partie par le fait qu'elle soit albinos.
Mais c'est aussi, et surtout, l'histoire d'une génération qui va changer le monde.
S'il est un titre étonnant c'est bien celui-ci: Akihabara@Deep (éditions 12 bis) raconte au premier degré la lutte qui oppose une petite société informatique naissante, mais créatrice et propriétaire d'un moteur de recherche révolutionnaire, à la plus grosse compagnie du Japon dans ce domaine. En clair le pot terre contre le pot de fer!
Personnages d'otakus sympathiques, méchants au service d'une multinationale tentaculaire et dévorante, multiples références et graphisme décalé tout en rondeurs s'éloignant de la production commune, ... il y a déjà là de quoi trouver son bonheur pour un mangavore. Mais ça ne s'arrête pas là!
Le fameux moteur de recherche inventé par nos héros fonctionne autour d'une I.A. (Intelligence Artificielle), capable d'empathie avec les utilisateurs (en gros elle gère la connotation des demandes, et pas seulement une poignée de définitions). Et c'est d'ailleurs rétrospectivement la voix de cette même I.A. qui nous introduit dans l'histoire (ainsi posée comme récit des origines d'un futur qui aura lieu).
On ne peut qu'être agréablement surpris par Akihabara@Deep. Le fait que les auteurs, ISHIDA Ira(scénario) et AKANE Makoto(dessin), parviennent à concilier distraction et S.F. informatique, fan-service et émotion, tout en ayant l'air de ne pas y toucher (c'est intelligent sans être poseur...), fait paraître chaque volume bien trop court!
Akihabara@Deep se permet, en plus d'être distrayant, d'évoquer l'avenir d'internet, l'extension et les futures révolutions technologiques liés aux moteurs de recherches (la guerre msn/Google, même avortée, n'est pas anecdotique!), et bien d'autres théories quant au développement de l'Intelligence Artificielle. Pour autant le manga ne fait jamais dans le discours pour spécialistes, mais propose un scénario de science-fiction informatique plein de poésie d'où émerge une question fascinante (et terrifiante avouons-le!): Et si les futurs descendants de l'Humanité étaient les machines pensantes?
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Découvrez Akihabara@Deep sur Fnac.com.
PS: anecdote amusante, les éditions 12 Bis ont remplacé la page 13, par 12 bis justement, dans chacun de leurs ouvrages.
Un manga deux en un.
04/02/2009
On savait l'auteur Kiki friande de chassés-croisés amoureux ambigus depuis Love Me Tender, manga Josei* attachant dans l'esprit de la série télé Sexe and the City. Elle nous revient aujourd'hui, toujours chez Taïfu éditions, avec une toute nouvelle série, Nibun No Ichi, plus shôjo, mais encore largement décalée et originale eût égard à la production du genre.
Il n'est plus ici question de travestissement, ni du quotidien de jeunes adultes, entre marivaudage et problèmes de boulot, mais d'un étrange établissement scolaire où l'on découvre Jiggy et Maggy, deux faux jumeaux (une fille et un garçon) en proie à un curieux phénomène. En effet quand l'un(e) s'endort, ou plus exactement entre dans un sommeil proche du coma, l'autre reste éveillé(e).
En conséquence ils ne sont ironiquement jamais ensembles. Au-delà des problèmes pratiques, comme se rendre en cours un jour sur deux (difficile dès lors, de ne pas susciter la curiosité d'autrui!), il faut savoir aussi que nos jumeaux, bien que constamment séparés dans les faits, ne le sont pas vraiment, puisque reliés par les cinq sens. Celui étant éveillé transmettant en direct son vécu et son ressenti au dormeur. En clair, vous l'aurez compris, si vous voulez parler à Maggy, ça sera par le biais de Jiggy, et inversement. Ca va, tout le monde suit?
Mais la force du manga Nibun No Ichi c'est que tout cela n'est que le point de départ de l'intrigue, et que Kiki ne se repose pas sur ce seul ressort scénaristique (même si celui-ci produit son lot de quiproquos à mêmes de créer la confusion et autres passages humoristiques).
L'ambiance général du titre est très onirique, voir fantastique, et difficile à définir en quelques mots.
L'école pluridisciplinaire, située dans un parc immense du nom de "Colored Park", tout comme ses résidents, dissimule bien des secrets. Ainsi le personnage du lycéen Shiu, qui vient en aide à nos jumeaux, n'est pas seulement le beau brun ténébreux de service, mais un acteur majeur de la vie scolaire qui se dévoilera au fil des volumes.
La science-fiction est également omniprésente par petites touches: l'oiseau-robot nommé Juliette et l'usage qu'en font Maggy et Jaggy, le fait que certains élêves soient dotés de pouvoir surnaturels, ou encore les discrets objets tactiles du quotidien, tout cela ne fait que renforcer le caractère déroutant du manga.
Totalement inclassable, à la fois très frais et intrigant, Nibun No Ichi sort clairement du lot, et son étrangeté ne séduira pas tout le monde c'est évident.
Ceci étant dit, il serait dommage de ne pas au moins essayer cette série (en 3 tomes!), qui dans la profusion des sorties shôjo n'a pas d'équivalent. Chose suffisamment rare pour vous laisser tenter par les drôles d'aventures de Maggy et Jaggy...
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Découvrez Nibun No Ichi sur Fnac.com.
* Josei: manga à destination des adolescentes et des jeunes femmes, où la psychologie des personnages et les situations sont réalistes et matures.
Méchante dédicace.
08/02/2009
Saviez-vous qu'il existe une firme chargée de recruter, fédérer et entrainer les Super-vilains?
Une société de haut-rang, à la sélection sévère, fournissant nombre de besognes pour les personnes nanties de super-pouvoirs désireuses d'oeuvrer pour le Mal?
Et bien oui! Il s'agit de la Flander's Company, qui au passage est aussi une sitcom délirante et ultra référentielle diffusée sur la chaîne NoLife.
Laissez-moi vous présenter quelques éminents membres du personnel de cette étrange entreprise:
Caleb: Le scientifique de service, est au super-vilain ce que Q est à 007, car sbire+gadgets= top crédibilité dans le milieu. Pas aussi incompétent que le Merlin de la série Kaamelot, il est néanmoins extrêmement gaffeur.
Atout majeur: prépare le café comme personne, mais aussi d'autres boissons plus suspectes...
Identité secrète: Ruddy Pomarede (créateur et scénariste).
Cindy: La touche féminine de la compagnie, elle teste, entraine, et bien souvent décime, les apprentis super-vilains. Ne vous fiez pas à ses couettes noires comme la nuit et à son jeune âge, tentez surtout de lui échapper. (je vous recommande de la semer avec des sucettes à la viande...) Il faut dire que la petite possède des dispositions, puisqu'elle passe la majeure partie de son temps à éradiquer le bestiaire de la Fantasy au cri de "Bouch'riiie!!!"
Atout majeur: une hache!
Identité secrète: Clémence Perrot.
Notez au passage que Cindy est la nièce préférée (traduisez: il y en a plusieurs!!!) du P.D.G. de la Flander's Company, j'ai nommé M. Trueman (que je vous laisse découvrir par vous-même. Atout majeur: la mèche! Identité secrète: Simon Brochard).
Dr Parker: Le psy de l'entreprise, qui sous ses dehors compétent est un planqué de première. En même temps on peut le comprendre au vu du personnel, hein! Néanmoins il est toujours prêt à rendre service à son prochain, et si le besoin s'en faisait sentir vous le reconnaitrez à son éternel stylo vissé à sa poche de chemise.
Atout majeur: un beau bureau.
Identité secrète: Vincent Ladeuille.
H. Kurtzman: Le Directeur des Ressources Humaines, ou D.R.H. (de toute façon vous aurez à peine le temps de prononcer les initiales, alors...).
En fait c'est la première personne (et la dernière!) que vous rencontrez à la Flander's Company si vous passez un entretien d'embauche. Chargé du recrutement et d'apprécier vos super-pouvoirs, il est préférable et hautement conseillé de ne pas lui faire perdre son temps. Comment dire? Imaginez que l'on vous guillotine au laser pendant que votre corps, débité en petit cubes, est passé à la poële, avec le Roi Soleil en fonds sonore... En clair Hippolyte Kurtzmann est un concentré de D.R.H., cynique, implacable, hargneux et sans doutes sociopathe... un vrai professionnel quoi! (en tout cas diablement drôle!)
Atout secret: Une soeur j-pop idol (enfin, une demi-soeur!)
Identité secrète: Frédéric Hosteing.
Alors à priori tout ça ne fait pas très manga, mais cette sympathique et décapante sitcom, que vous ne verrez jamais sur TF1 (trop segmentant, voir anxiogène, des super-vilains, houla!!), emprunte largement à la culture pop japonaise. Ainsi les musiques viennent en grande partie d'animés, la narration peut virer au manga barjo, les locaux du magazine Animeland servent de décors, et les clins d'oeil abondent...
Drôle, déjanté, débordant d'énergie, et le tout orchestré par des passionnés, vous aurez compris qu'à Tegami on aime la Flander's Company.
Et à la Fnac St-Lazare encore plus, puisque nous aurons le plaisir de reçevoir, le samedi 7 février, pour une séance de dédicaces à partir de 15h, l'équipe de cette sympathique sitcom.
Venez en costume de super-vilain, et n'oubliez pas vos pouvoirs au vestiaire, on ne sait jamais, des fois qu'entre deux signatures on vous recrute!
Guillaume, Fnac St-Lazare.
La première saison de la série est disponible chez Kaze.
Remerciement spécial à Nicolas Hitori De qui m'a fort gentiment prêté une illustration. (Et je vous incite vivement à aller visiter son blog perso! Excellent! http://nicohitoride.com/)
crédits photos:
© Guardians / Peeweeprod
Découvrez la Flander's Company sur Fnac.com.
Résultats du concours Mangaka! (MAJ)
13/02/2009
Voici enfin les noms des gagnants du concours Mangaka 2008, en partenariat avec les éditions Pika et Soleil Manga, le magazine Animeland, la compagnie Japan Airlines, l'Institut Eurasiam et la radio Le Mouv':
Catégorie meilleur shônen: 1 - DEMON GUARDIANS de Laurie DELON.
2 - EXELION de Chum CHHUNNARY.
3 - GHOST REAPER de Jessica JUNG.
4 - LOST PARADISE de Le NGOC HAI.
5 - WANTED: MARSHALL TEAM CRICKET.
Catégorie meilleur shôjo: 1 - MIDNIGHT RAIN de Miriam JACQUIOT.
2 - PAGE BLANK de Tevy DUBRAY.
3 - PRINCESSE DES MUSES de Anne-Sophie KULIK.
4 - "KÔYOU NO GAIDEN" de Solène PICHEREAU.
5 - LAMA L'CHANCE de Caroline MARTIN.
Catégorie meilleur Seinen: 1 - MYSTERY MIND de Morgane SCHMITT GIORDANO.
2 - FILEUSE D'OMBRE de Raphaëlle PATY.
3 - LUNATIC WIZARD MOON de Mathilde MINISCHETTI.
4 - PAGODE de Cindy BERTET.
5 - SPECIAL (sans titre?) de Anne BAJARD.
Et le grand gagnant du Prix Mangaka toute catégorie (comprenez celui ou celle qui part au Japon!) est:
DEMON GUARDIANS de Laurie DELON.
Félicitation aux gagnants et aux finalistes de cette année, merci à tous de votre participation (vous départager n'a pas toujours été facile!), et pour ceux qui n'ont pas été retenus, on se retrouve l'an prochain, ne vous découragez pas!
Guillaume, Fnac St-Lazare.
PS: concernant les lots, l'ensemble des gagnants sont prévenus individuellement par téléphone ou mail.
Bonnes résolutions 2009
18/01/2009
Accaparé par les fêtes, et particulièrement en magasin (non, madame, je vous assure le Dragon Ball tome 43 n'existe pas... En revanche une nouvelle édition anniversaire arrive début d'année... Mais de rien...), accaparé également par Oblivion (faut être honnête, hein, d'ailleurs il finit jamais ce jeu!??), je n'ai pas été très présent sur le blog Tegami ces derniers temps.
Bon mea culpa. Ceci dit étant comme tout monde perméable un tant soit peu à l'air du temps, je me suis fixé des objectifs pour l'année 2009. Vous savez les fameuses "bonnes résolutions", celles qui durent, allez, ... deux semaines.
Premièrement déjà essayer de proposer plus de critiques manga, parce que c'est quand même le but principal de ce blog, non mais dites donc!
Deuxièmement, continuer l'odieux copinage, et mettre en avant les artistes et initiatives que j'aime (Oui, Fabien j'ai bien reçu ton chèque, merci... quoi!!? Comment?! oui, oui je vais leur reparler de Culture Manga, ton ouvrage essentiel sur le domaine aux éditions Nouveau Monde, etc etc etc. Bon je te laisse j'ai du travail là!!).
Et enfin, troisièmement, ... non, rien, je me fixe de petits objectifs, pas question d'avoir les souhaits plus gros que le ventre, hein!
Mais d'ailleurs à propos de bonnes résolutions si on commencait par se dire qu'il faut aller cette année encore au Paris Manga (7eme édition) qui se tiendra du samedi 8 au dimanche 9 février 2009, comme de coutume à l'Espace Champerret (de 9h30 à 19h)?
Non, en fait c'est pas une question, il faut y aller. D'abord parce que c'est toujours agréable de dépenser vos ultimes deniers issus des étrennes de fin d'année sur les nombreux stands professionnels ou amateurs de ce genre de manifestation. Ensuite parce que la liste d'invités donne clairement envie, mais jugez plutôt:
Niveau dédicaces d'abord, les auteurs Ancestral Z (Dofus, Chaosland), Patrick Sobral (Les Légendaires chez Delcourt), Bruno Bellamy (Showergate chez Delcourt itou), Emmanuel Nhieu (Nocturnes Rouges chez Soleil), Tony Valentine (Les Quatre Princes de Ganahan chez Delcourt ), et enfin Frankel, Fab'Art et Guillaume Prevost (bien connus des amateurs du ComicVerse pour leur French Crow), ... Et bien d'autres encore, sans parler des nombreux acteurs du fanzinat, eux aussi bien présents sur chaque édition du Paris Manga!
Pour les mélomanes Ryo Fujimura (leader du groupe AciD FLavoR) se produira en concert le 8 février, mais également Lamia Cross, groupe, je cite, "electro-techno-metal-J-Pop" (pourquoi choisir, on prends le tout donc!!).
Et enfin pour cloturer en beauté cette bien jolie liste d'invités, le Paris Manga reçoit également Armand Truman, H. Kurtzmann, le Dr Parker, Cyndi et Caleb, éminents employés de la Flander's Company. Et là messieurs-dames, c'est du lourd! Affûtez vos pouvoirs et costumes de super-vilains, révisez votre C.V. de génie du Mal, car entre deux dédicaces il se peut qu'on vous embauche... C'est dit! (Je reviendrai plus en détail sur cette sitcom délirante, puisque nous aurons le plaisir de reçevoir l'équipe de la série à la Fnac St-Lazare début février).
A tout cela s'ajoute bien entendu les concours divers, comme les cosplays, les jeux-vidéos, les boutiques de goodies et/ou traditionnelles, et autres démonstrations sportives et culturelles. Voyez que deux jours ne seront pas de trop donc, loin de là!
Alors à toutes et tous, bon festival et bonne année 2009!
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Paris Manga 2009 sur Fnac.com.
... Musique!!
Démocratie Bédéphilique...
19/01/2009
Comme vous le savez sûrement pour ceux qui suivent l'actualité du domaine, la 36eme édition du Festival International de Bande Dessinée d'Angoulême se déroulera du 29 janvier au 1er février 2009.
Depuis maintenant quelques années la sélection officielle propose, entres autres, des titres asiatiques dont voici la liste:
- La Force des Humbles de Hiroshi Hirata, chez Delcourt.
- Les Gouttes de Dieu (T.1) de Tadashi Agi et Shu Okimoto, chez Glénat.
- Pluie du Paradis de Yu Lu, chez Casterman.
- Undercurrent de Toyoda, chez Kana.
- Ushijima (T.3) de Manabe, chez Kana.
-Le Voleur de Visages de Junji Ito, chez Tonkam.
La sélection Jeunesse:
- Le Château de l'Aurore de Osamu Tezuka, chez Delcourt.
- Doraemon (T.8) de Fujiko.F.Fujio, chez Kana.
- Nana (T.18) de Ai Yazawa, chez Delcourt.
La sélection Patrimoine:
- Au Bord de l'Eau de Mitsuteru Yokoyama, chez Delcourt.
- L'Enfer de Yoshihiro Tatsumi, chez Cornélius.
- Opération Mort de Shigeru Mizuki, chez Cornélius.
Et cette année encore la FNAC et la SNCF sont partenaires du Festival, et vous offre la possibilité vous aussi de voter pour vos oeuvres préférées. C'est d'ailleurs ICI que ça se passe!
Même s'il m'est personnellement bien difficile de choisir, tant la qualité est encore une fois au rendez-vous, je vois toujours à regret que le shônen contemporain, pourtant ô combien populaire, n'est pas représenté (Doraemon sauve l'honneur au sein de la sélection Jeunesse, mais c'est parce qu'il est un immense classique incontestable!).
Autre fait curieux, la place de Nana au milieu de cette même catégorie, il me semble quand même que son public dépasse le cadre de la jeunesse... (Ce n'est pas Chocolat-Vanilla, par exemple!).
Et vous, qu'en pensez-vous?
Enfin ne boudons pas notre plaisir et ce qui s'annonce comme une belle cuvée 2009 pour ce 36eme Festival...
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Une once de dédicaces...
23/10/2008
Dans la série "odieux copinage" je vous informe que la Fnac Montparnasse aura le plaisir de reçevoir en dédicace le réalisateur des Mystérieuses Cités d'Or (Esteban, Zia, Tao, Pichu, etc, que de souvenirs!), j'ai nommé Bernard Deyriès.
L'occasion donc de rencontrer ce réalisateur, et de se faire dédicacer la toute belle nouvelle édition par Kaze de cette oeuvre culte pour toute une génération. Une des rares séries des années 80 qui supporte encore le re-visionnage.
En résumé: Fnac Montparnasse (Paris, rue de Rennes), le lundi 17 novembre 2008 à 16h, salon André Essel (niveau 3 du magasin).
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Poor Lonesome Magical Girl.
21/10/2008
« Arthur H :
Est-ce que tu aimes
Dans les westerns
Quand les Indiens kidnappent
La nouvelle femme du shérif ?
M :
Oui, j'aime ! » (Extrait de l'album Adieu Tristesse d'Arthur H - 2005 Polydor)
A propos est-ce que vous aimeriez un manga western qui serait aussi un shônen baston et un conte germanique tendance Frères Grimm, avec des chevaliers en armure, des pin-up, des cochons géants, des… comment ça c’est n’importe quoi ?!!!
Et bien figurez-vous, bande d’incrédules Narutophiles, que c’est justement ce que proposent les éditions Tonkam avec Kurohimé de Katakura Masanori (prononcez [Koulohhimé]).
Pour la petite histoire, apprenez donc que la plus grande armagicienne de ce monde, Kurohimé donc, accessoirement pistolero de son état, n’est plus… Du moins au début du manga elle a disparu depuis dix ans. Désormais figure légendaire, seuls les plus fous espèrent encore la voir un jour en action. C’est le cas du jeune Zéro, qui fût sauvé enfant par son intervention alors que la caravane de sa famille était attaquée par des brigands. Fasciné par la farouche amazone de l’ouest, et devenu depuis l’Eclair Quadruple, il rends la justice et recherche sans relâche la jeune femme dont il est tombé amoureux.
Jusqu’au jour où il tombe sur une bien curieuse gamine en possession de l’arme mythique de Kurohimé, le légendaire Canon Dragon…
Car comme on s’en doute Kurohimé n’est pas morte, mais sous le joug d’une étrange malédiction qui l’a transformé en fillette. Ainsi c’est sous les traits et l’identité de la "frêle" Himéko qu’elle parcourt les terres d’un étrange monde fait de déserts Fordiens et de forêts enchantées, à la recherche du parfait amour, seul à même de lever le sort… Oui, comme dans les classiques du conte de fées ! (Zéro tombe à point donc !)
Dans l’univers de Kurohimé, on croise des sorcières vêtues en cowboys, des armes magiques, des créatures plus ou moins maléfiques, et une quantité impressionnante d’ennemis, et autres chefs de clans, vraiment loufoques (les amateurs de One Piece ne seront pas déçus de ce côté-là !).
Difficile en vérité de décrire pleinement ce manga, tant les clashs et croisements d’univers sont nombreux. Tout peut arriver, et au détour d’une page n’importe qui (voir n’importe quoi !) est susceptible de débouler pour emmener encore plus avant le récit dans le délire.
Bref c’est un vrai festival d’idées frappadingues et un déluge décomplexé d’influences qui font mouche !
Cartoonesque, inventif et référentiel, le manga Kurohimé n’oublie pourtant pas qu’il est un shônen remuant et bon enfant avant tout.
Son auteur, comme il nous le rappelle dans le premier volume, a voulu y injecter tout ce qu’il aime, ambition délicate mais dont il s’acquitte avec talent et avec un trait soigné et rythmé!
Une lecture hautement recommandée tant Kurohimé est un titre o.v.n.i., qui en plus d’être distrayant est une vraie bouffée d’air frais dans le grand bain des shônen copié-collés.
- Est-ce que tu aimes Kurohimé ?
- Oui,j’aime !
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Découvrir Kurohimé sur Fnac.com.
Fais-moi mal Misaki Misaki Misaki!
13/10/2008
« Je vois des gens qui sont morts… », air connu, mais qui fait toujours son petit effet.
Et si de surcroît vous ajoutez tout de suite après qu’entre deux coups de mains à une étrange brigade paranormale, vous êtes dominatrice dans un club sadomaso, succès garanti !!
Mais je ne vous ai pas présenté l'héroine du manga Daydream:
Saiki Misaki, âge inconnu, sexe féminin, cheveux blanc et des yeux rouges (albinos oui, sans doutes...), médium et accessoirement donc, maîtresse dans l’art de la douleur pour messieurs amateurs et exigeants (tarifs à l’heure, tout dépassement est dû!).
Constamment poursuivie par des clients de son club SM (le bien nommé Murmure), qui lui vouent un véritable culte, elle doit faire face à une recrudescence de suicides suspects qui laisse les autorités en déroute et terrorise la ville de Tokyo.
Attention manga seinen à ne pas rater si vous aimez le hors-norme et l’humour décalé !
Je préviens, pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, que ce manga n'est pas à mettre sous tous les yeux, et l'éditeur français Panini le recommande d'ailleurs pour un public averti.
Certes également ce titre ne plaira pas à tout le monde. Il n'y a qu'à voir les quelques mauvaises critiques de ci et là sur internet pour s'en rendre compte, ...
Alors oui Daydream ne fait pas dans la dentelle, mais plutôt dans le cuir, et notre vision de l'humanité et de la sexualité n'en sort pas grandie.
Oui, nombre des scènes nous dévoilent le physique de l'héroine principale, et le fan service est parfois limite limite (en même temps les défenseurs du bon goût en bande-dessinée n'ont jamais réellement saisi le fan-service à la nippone, alors...). Mais on a passé bien vite sur les qualités et l'originalité de cette série, en oubliant tout recul et second degré, et c'est bien dommage.
Ici ce n'est pas tant l'aspect ésotérique, efficace mais déjà vu il est vrai, que les situations forts improbables qui font le sel de Daydream. Polar noir et fantastique, à la galerie de personnages succulents, où s’entrechoquent scènes érotiques et pure comédie. Des situations parfois scabreuses contrebalancées par une héroine imperturbable, icône SM malgré elle qui, sous ses airs détachés, mène l’enquête de front, tenant la dragée haute aux revenants belliqueux et autres petites frappes!
Rapidement Misaki va prendre conscience, son don de médium aidant, que toutes les affaires sont liées et qu’elle participe à son insu à un étrange et malsain jeu du chat et la souris. En effet un mystérieux assassin manipulateur, à l'origine des suicides, s’intéresse de très près à la jeune femme. Cette dernière devra se plonger dans les eaux troubles de son propre passé, et nous réveler un bien étrange pouvoir en accord avec sa profession.
Louvoyant entre fantômes et yakusas, toujours poursuivie par ses fans libidineux et flanquée de Sôichirô, un employé de la mairie gaffeur, lui aussi porteur de petits secrets, notre albinos Misaki distille son charme décalé au gré des volumes du manga.
Enfin s'ajoute à cela un chouette graphisme plutôt inspiré par moments, et vous tenez là une série sympathique, propice à vous faire passer un agréable moment..
Et même si ce titre, on le redis, ne plaira pas à tous c'est quelque part tant mieux!
Daydream, scénarisé par Saki Okuse (Blood Sucker chez feu Kabuto) et dessiné par Sankichi Meguro, aux éditions Panini.
Existe aussi en anime, 4 O.A.V.* réunis dans un joli coffret DVD, sous le titre de Ghost Talker’s Daydream chez Dybex, un bon moyen de prolonger la présence de la délicieuse et fascinante Saiki Misaki (si, si, vous verrez…)
Guillaume, Fnac St-Lazare.
* O.A.V. pour Original Animation Video.
Découvrir Daydream sur Fnac.com.
Chaud Chaud Nippon Show...
09/10/2008
Du jeudi 9 au samedi 18 octobre 2008, nos collègues de la Fnac Forum vous proposent une plongée dans le Japon et sa Pop-culture!!
Au menu des festivités:
-Jeudi 9 octobre à 17h30, l'esprit Mingei (exposition):
Rencontre avec Germain Viatte, commissaire d'exposition, et Akemi Shiraha, commissaire adjoint, de l'exposition L'Esprit Mingei au Musée du Quai Branly.
- samedi 11 octobre, atelier Mangaka:
En partenariat avec les éditions Pika et Soleil, Eurasiam. Renseignement dans les Fnacs concernées.
-samedi 11 octobre, Ce que nous disent les manga (débat):
Rencontre avec Virginie Playe (webmaster et rédactrice sur Manga-news.com), Pascal Lafine(directeur éditorial des éditions Tonkam), Sébastien Moricard(directeur marketing des éditions Tonkam), et Nicholas Baqué (vendeur libraire section B.D./Manga à la Fnac Forum).
Pascal Lafine
-jeudi 16 octobre à 18h, invitation au voyage, le Japon:
Rencontre avec Frankie Limont, spécialiste du Japon.
-samedi 18 octobre à 11h, cosplay de la Fnac Forum:
Informations et inscriptions: cosplay@tengumi.com
-Du samedi 11 octobre au samedi 1er novembre, Exposition CLAMP:
Espace rencontres, en partenariat avec les édition Pika et le Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême.
Et pour les mordus de jeux-vidéos sachez que vous pourrez vous régaler de démonstrations, présentations et autres tournois des hits de cette fin d'année, à vos paddles donc!
- mardi 14 octobre à 17h30: Présentation du fameux et tant attendu Little Big Planet sur Playstation 3. (Bon quelqu'un connait-il le nom du groupe qui joue sur la démo de l'E3?)
-mercredi 15 octobre à 17h: Présentation et démonstration par les champions de France du jeu Dancing Stage Hottest Party sur Wii.
-vendredi 17 octobre de 15h à 17h: Affutez vos katana pour le tournoi Ninja Gaiden 2 sur Xbox360 via XBL, 5 bornes seront praticables sur l'ensemble du magasin. (Et vous devez impérativement venir déguisé en ninja... non je plaisante, hein!!)
-vendredi 17 octobre à 17h30: Présentation en avant première du déjà mythique Fable 2 sur Xbox360.
-samedi 18 octobre à 14h: Présentation de l'intrigant Too Human sur Xbox360.
Bon, je suis d'accord que concernant ces deux derniers jeux, il n'y a pas grand rapport avec le Japon pour le coup! Et puis il y a tellement de bons RPG nippons sur cette console U.S. que le présent choix me paraît curieux, mais bon, en même temps qui n'a pas envie de voir Fable 2, hein?!!!
- Enfin en parallèle, et pendant tout le mois d'octobre, vous trouverez aussi en présentation à l'entrée du rayon B.D./Manga une sélection des titres du catalogue Tonkam.
Bref avec tout ça si vous ne trouvez pas quelquechose qui vous intéresse, je ne peux plus rien pour vous...
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Fnac Forum des Halles
1-7, rue Pierre Lescot - 75001 Paris
C/c Forum des Halles
Metro/RER : Châtelet - Les Halles.
Phénix Coréen??
24/09/2008
Les éditions Kabuto, Tokebi, Saphira et Akiko, aussi connues sous l'appellation SEEBD, ne sont plus...
En gros ne tardez pas à vous procurer les volumes des manwha et manga qui manquent encore à vos collections, car si la plupart restent disponibles, au pire à la commande, il n'est pas dit que les stocks suivent cent sept ans.
Mais j'imagine déjà que vous vous dites "comment ça? Mais et pour la suite des séries en cours??"... Pas de panique, car un tout nouvel éditeur reprends la plupart des titres coréens à partir de novembre 2008. Son nom? Samji.
Ainsi l'ultime volume de Yongbi, le 23, Yureka 27, Veritas 4, Trois Soeurs Jumelles 11, Platina 7, et quasiment tous les titres en attente vont enfin paraître de par chez nous. Seul l'excellent Priest est pour le moment clairement bloqué pour des raisons de droits. (dommage!)
Il subsiste quand même quelques réserves au sujet de certains titres, soit en cours de re-négociation, soit passé à la trappe purement et simplement. Et il faut noter aussi que ce même éditeur proposera aussi des séries inédites...
En attendant de voir sur le vif, c'est-à-dire en magasin, je vous propose déjà quelques couvertures du tout nouveau et tout beau Samji.
Des séries en cours:
Des nouveautés:
Guillaume, Fnac St-lazare.
On me dit jamais rien à moi!! MAJ.
23/10/2008
Roulements de tambour...
Or donc sachez que pour la troisième année consécutive la Fnac et ses gentils partenaires (si, sont gentils Pika et Soleil éditions!), organisent un concours mangaka parallèlement à des ateliers au sein de certains magasins.
Le concours se déroule du 15 septembre au 31 octobre 2008. Un jury de professionnels sélectionnera les dossiers et désignera 3 gagnants, correspondant aux trois catégories du concours à savoir shônen, shôjo et Seinen. Il vous faudra proposer une histoire courte et originale OU un début de récit, (vous avez le choix donc!). Les dossiers sont à déposer à l'accueil des magasins Fnac (France et Belgique exclusivement), date limite avant le 31 octobre 2008.
En détails voici les conditions exactes:
-Impérativement remettre un projet de 6 pages.
-Respecter le sens de lecture japonais, de droite à gauche.
-Parodies et reprises interdites.
Il sera tenu compte de la valeur du récit, du sens du scénario, des thèmes proposés, de l'intérêt des personnages, de la qualité graphique bien sûr, et du style du dessinateur. Le dépouillement des dossiers se fera du 1er novembre au 31 décembre 2008, et les délibérations commenceront à partir de janvier 2009.
1er lot: un voyage au Japon de 5 jours et rencontre d'un éditeur Manga sur place.
2eme lot: coffrets DVD et Manga Soleil+Pika.
3eme lot: abonnements aux magazines participants.
Au-delà d'un prix pour chaque catégorie donc, et d'un Grand Prix Mangaka Soleil/Pika/Fnac extrait d'une des catégories, les 3 vainqueurs auront le plaisir de se voir exposé lors du prochain Festival International de la Bande-Dessinée d'Angoulême 2009.
Voilà il ne vous reste plus qu'à dégainer vos plus belles planches et à participer!
On compte sur vous!
Maj.: Je vous informe qu'il y a bel et bien un petit liflet de participation à retirer à l'accueil des magasins, ou aux comptoirs B.D.
Maj.2: Format au choix (en restant dans les limites du raisonnables bien sûr! Type A4 par exemple), couleur possible, idem pour travail retouché et photocopies (de bonne qualité!), ... voilà!
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Hikaru no... Othello (!!?)
16/10/2008
A sa manière, et par le biais de l'humour, le manga Othello de Ikezawa Satomi aborde un problème grave, et encore assez tabou, dans les écoles japonaises (et par extension dans nos sociétés dites civilisées!): le phénomène du ijime, ou persécution scolaire.
Yaya, 16 ans, plutôt introvertie, d'une timidité maladive même, n'a pas beaucoup d'amis. Fille unique élevée par son père, qui comme souvent n'y comprends rien aux adolescentes, elle n'a qu'une seule passion dans la vie. En tant que fan du groupe de visual rock Juliet elle participe chaque dimanche à des cosplays sous le pseudo de Nana. C'est là que, maquillée et perruquée, incognito et sans crainte d'être jugée, elle parvient à souffler un peu au sortir de sa semaine de cours.
Mais très rapidement l'auteur introduit les personnages de Séri et Moé, deux condisciples de lycée, qui s'avèrent être les principales persécutrices de l'héroïne. Le type même des mauvaises copines puisqu'elles s'évertuent, sous couvert d'amitié, à se moquer de Yaya, de ses goûts dans différents domaines, qu'il s'agisse de sa façon de s'habiller ou de son penchant pour la musique, et le tout si possible devant témoins... Rumeurs, médisances, mauvais conseils, menace de rupture, etc Yaya doit encaisser au quotidien de plus ou moins grandes humiliations qui ne font qu'accentuer sa mise à l'écart au sein de l'établissement.
Ainsi l'accumulation des moqueries, son isolation progressive, l'incompréhension des adultes et surtout la découverte de son jardin secret par Séri et Moé, vont littéralement fragmenter la personnalité de la jeune fille. Une soirée karaoké qui tourne mal et il n'en faut pas plus pour que sa schizophrénie éclate au grand jour: désormais un regard anodin dans le miroir et la trop sage Yaya est supplantée par son double déluré, son alter-ego de cosplay, l'extarvertie et incontrôlable Nana!
C'est à partir de ce moment que le titre du manga, Othello, prends sens. Telles les pièces de ce fameux jeu le personnage principal bascule brutalement entre le noir et le blanc, entre les deux extrêmes du ying et du yang... car il faut bien précisier également que la pauvre Yaya ne conserve aucun souvenir conscient de ses actes en tant que Nana. Et comme tout shôjo manga qui se respecte le récit contient une histoire d'amour, un jeune et beau musicien qui n'est pas insensible à Yaya. Mais ici encore l'originalité du propos tient au fait que le sempiternel et toujours efficace triangle sentimental repose sur un garçon et une fille atteinte de dédoublement de la personnalité, ce qui ne va pas sans causer quiproquos et autres situations singulières...
Mais la grande originalité d'Othello, c'est de traiter un sujet aussi grave sans se départir de son humour, la mangaka Ikezawa Satomi étant parvenue à conserver un ton de comédie et une relative légereté. En effet pour le lecteur il est extrêmement jouissif de voir tout à coup la douce Yaya se métamorphoser en Nana la furie au caractère bien trempé. De la voir se venger en particulier de Séri et Moé, prendre sa vie en main et au passage déclencher des catastrophes sur leurs tête, offre à l'histoire une dynamique salutaire qui empêche ce manga de tomber dans les errances du psycho-drame.
Bien sûr au fil des volumes on devine que Yaya aura de plus en plus de mal à gérer sa part d'ombre, et ce dès le tome 2, où l'on verra Nana commencer à vouloir éclipser cette autre personnalité trop mièvre à son goût. Tout comme une partie d'Othello justement, on attends de l'auteur qu'elle parvienne à conserver l'équilibre de son récit, et que le lecteur ne se prenne pas à préférer l'une des personnalité au détriment de l'autre, l'intérêt de ce manga étant justement de les faire s'opposer...
Othello de Ikezawa Satomi aux éditions Pika.
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Y a jamais rien à la télé!!
11/09/2008
Loin de moi l'idée de vous raconter ma petite vie, mais je profite d'une info qui m'affecte particulièrement pour vous parler d'une chaîne qui est faite pour vous les amoureux du Japon.
Mon fournisseur d'accès internet, à savoir Orange, par l'entremise d'un joli courrier publicitaire sur fond de rentrée, m'informe qu'entre autres nouveautées, je vais reçevoir désormais, sur le canal 111, et ce dès le 11 septembre 2008, à partir de 21h, la chaîne NoLife... Joie et bonheur!!
Qu'est-ce que NoLife me direz-vous? Bonne question, je vois que vous êtes captif... NoLife, dont le slogan est "Y a pas que la vraie vie dans la vie ", c'est la télévision des fondus du Japon, animes, manga, jeux-vidéos, J-Music, etc. D'ailleurs si je vous dis qu'elle diffuse notamment la série Nerdz, vous comprendrez peut-être, pour certains, un peu plus de quoi il retourne. (les comédiens de cette étrange série télé sur les geeks étaient d'ailleurs en dédicaces la semaine dernière à la Fnac St-Lazare, non sans un jolie succès d'ailleurs!)
Attention il s'agit d'une chaîne quasi-expérimentale, encore à ses débuts et farouchement indépendante, mais son ton, ses thématiques et la réelle volonté de mettre en avant la culture pop japonaise, font qu'elle pourrait bien finir un de ces jours par faire de l'ombre au monolithique et frileux réseau hertzien (on a le droit de se prendre à réver, non?!!)
NoLife est également accessible via Free, Neuf, Alice et maintenant Orange... Ce qui est intéressant, au-delà de mon plaisir personnel, c'est que cette télévision de passionnés commence à étendre sa diffusion au plus grand nombre grâce aux F.A.I.
Alors lâchez un temps vos manga, et donnez sa chance à la sympathique équipe de NoLife TV, sachant que la montée en puissance de son audience ne pourra que faire avancer cette entreprise un peu folle mais ô combien méritante.
Et souvenez-vous "Y pas que la vraie vie dans la vie" ...
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Vous reprendrez bien un peu de Salon?
05/09/2008
Et si pour attaquer la rentrée on commençait par un petit salon Manga, et à Paris en plus?!! (Amis de la Province, je m'excuse!)
Sachez donc que la sixième édition de PARIS MANGA se déroulera les samedi 13 et dimanche 14 septembre 2008, de 9h30(préventes)/10h30 à 19h, à la Porte de Champerret (Accès ligne 3, station Porte de Champerret ou Louise Michel. RER C, station Péreire, ou encore bus N° 84-92-93-163-164-165-PC, arrêt Porte de Champerret).
8000 m² d'expo, mais un salon à visage humain, où il est encore possible de croiser des passionnés à la recherche d'une pièce rare pour compléter leur collection, au gré des boutiques et des stands de fanzines, entre deux démonstrations et dédicaces. Seront également de la fête de nombreux éditeurs, auteurs ou acteurs du milieu manga, mais aussi des associations culturelles largement représentées.
Si vous voulez rencontrer, entre autres, Nacho Fernandez, auteur de la célèbre parodie Dragon Fall ou plus récemment des Chevaliers de L'Horoscope (Akiléos éditions), les dessinateurs des éditions Shôgun (BB Project; Love I.N.C.; Mod and Life; Kairi; etc), l'artiste multi-facettes Kara (Le Miroir des Alices chez Soleil), l'illustrateur et scénariste coréen Jung Sik Jun (La Jeune Fille et le Vent chez Delcourt), et bien d'autres encore vous savez où aller les 13 et 14 septembre prochains...
Vous pourrez compter également avec les cosplays et concours en tout genres, karaoké ou autres jeux musicaux, arts martiaux, jeux-vidéos, projections d'anime, culture traditionnelle, défilés de mode, ... bref de quoi passer un agréable moment entre fans de manga et du Japon.
J'ajoute que les amateurs de J-music ne sont pas oublié avec des groupes comme CLOSER, AtOmsk et LYRE. Et j'en profite d'ailleurs au passage pour vous conseiller cordialement d'aller faire un tour sur le blog Ongaku de mes confrères de Fnaclive, idéal pour s'initier à ces courants musicaux venus de l'archipel nippon...
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Site officiel Paris Manga. (Planning et renseignements complets)
Tous à Japan Expo 2008!
29/12/2008
Le Festival des festivals est de retour!
Du 3 au 6 juillet 2008, Japan Expo pour sa 9eme impact, investit le Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte, un endroit à la mesure de sa démesure justement!
Car on a beaucoup lu, vu et entendu au sujet de Japan Expo: immense, mégalo, incontournable, éreintant (prévoir des baskets!), gargantuesque, voir inquiétant (merci M6 au passage!), bref si vous êtes féru d'anime, de manga, de jeux-vidéos, et au-delà du Japon et de l'Asie au sens large, vous ne pouvez passer à côté de cet événement. Et je dirais même que si vous n'y connaisssez rien, ou pas grand chose, venez y faire le grand saut (et aussi la queue impressionnante!), parce que oui indubitablement vous y trouverez de quoi étancher votre passion, ou simplement votre curiosité...
J'ai sous les yeux l'imposant dossier de presse, et croyez-moi, ils vont passer vite ces quatre jours si vous comptez goûter à tout!
Ainsi rien que si vous vous en tenez aux temps forts du festival, déjà là les choix risquent d'être difficiles:
- Parmi les nombreux invités, tant éditeurs que créateurs, sachez que l'immense Gô Nagai sera là en chair et en os... oui, le papa de Devilman, mais plus encore de UFO Robot Grendizer, comprenez Goldorak (le rythme cardiaque des trentenaires vient de bondir! Infirmièreeee!) offrira une conférence publique, en parallèle d'une exposition d'illustrations et d'objets liés au plus célèbre des robots géants, apparu sur nos tubes cathodiques il y a de cela maintenant 30 ans!
- Autre anniversaire, autre grand moment, pour ses 40 ans d'existence, l'hebdomadaire nippon Shonen Jump, et son éditeur la Shueisha (Dragon Ball, Naruto, ... excusez du peu!), outre une exposition rétrospective et des animations, n'est pas venu seul puisque Takeshi Obata, auteur de Hikaru no Go, et du manga phénomène Death Note, sera aussi du voyage et en dédicaces. Bain de foule en prévision donc!
- Et parce qu'à festival d'exception, invité d'exception, sachez également que le grand Kazuo Koike, légende vivante du manga, scénariste entre autre de Lone Wolf and Cub et Crying Freeman, sera lui aussi présent, les bras chargés de merveilles, puisqu'une exposition de ces travaux, ainsi que ceux de ces nombreux élèves et amis, vous sera proposé durant ces quatre jours. Une occasion qui ne se représentera peut-être pas...
- Et comme on parlait plus haut des trentenaires: en parallèle de son retour à la télévision sur une chaîne de la TNT, notre Dorothée nationale, bien connue des télé-phages, sera elle aussi présente et heureuse, nous dit-on, de pouvoir rencontrer ses fans, mais aussi les nouvelles générations venus grossir les rangs des amoureux du domaine.
Et ce ne sont là que quelques invités de marque, sachant que toutes les maisons d'édition présentes auront à coeur d'organiser des rencontres-dédicaces avec un ou plusieurs auteurs de leurs catalogues... En gros si vous ne revenez pas du Japan Expo avec ne serait-ce qu'une signature ou un dessin, ça sera entièrement de votre faute! (Ah, pourquoi n'ais-je pas fais la queue l'an passé pour obtenir une dédicace de la charmante Shimizu Aki?!!)
A propos d'éditeurs, ceux de l'animation ne seront pas en reste pour nous faire découvrir, en marge de leurs catalogues DVD, quelques nouvelles séries fraîchement acquises et dont ils ont réservé la primeur au festival. Planning, avant-premières, conférences avec les producteurs, etc. bref un rendez-vous marquant pour les amoureux d'anime, et du Septième Art en général.
L'occasion ainsi de rencontrer, lors de nombreuses conférences, des artistes et collaborateurs du domaine, comme Munehisa Sakai (séries Ge Ge Ge no Kitaro, One Piece, ...), Toshihiro Kawamoto (chara designer de Cowboy Bebop, Wolf's Rain ou Urusei Yatsura aka Lamu), ou encore Yoshiyuki Sadamoto, l'illustrateur officiel notamment de Neon Genesis Evangelion et de La Traversée du Temps.
Après l'image, le son avec la musique très présente lors du festival grâce aux concerts. Sans vous donner ici l'intégralité du programme, soit plus de dix prestations quand même, ne ratez pas le groupe Scandal, ni Ra:IN (les fans de X-Japan seront aux anges!). Et mention spéciale et amicale pour l'éditeur de B.D. chinoise (manhua) Xiao Pan, dont deux dessinateurs de talent, Benjamin et Lu Ming, interviendront en direct sur scène pendant le concert de Dead Sexy Inc, groupe d'électro-rock français (le jeudi 3 juillet à 17h15).
Les amateurs de mode ne sont pas oubliés, puisque qu'un grand défilé est organisé par Laforêt Harajuku, magasin japonais comparable à nos Galeries Lafayette, le samedi 5 juillet. Cerise sur le gâteau, un village Laforêt Harajuku proposera, sur près de 400 m², des vêtements à la vente. la mode de Tokyo à deux pas de Paris en somme... Les fashions victims apprécieront, à n'en pas douter!
Comment quitter les espaces scéniques sans vous parler de l'activité reine de Japan Expo, à savoir le cosplay? C'est sans doute aucun l'attraction phare et la plus folle que vous verrez là-bas.
Si d'aucuns ignorent encore ce qu'est le cosplay, je me bornerai ici à reprendre la définition donnée par les organisateurs: "un concours de déguisement (de l'anglais Costume Playing), où le but est de reproduire le plus fidèlement possible un personnage de dessin-animé, de film, de jeu-vidéo, de bande-dessinée, etc"
Définition claire et nette, mais qui en l'état ne peut pleinement retranscrire cette activité bon enfant à l'ambiance survoltée. Il faut le voir pour le croire, et je vous engage, avant tout jugement hâtif, à venir y jeter un coup d'oeil. Dépaysement garanti je vous assure!
Si les cosplayers vous intimident, peut-être préférez-vous assister à des matchs de catch. En effet depuis deux ans Japan Expo, avec l'aide des activistes de l'association ICWA, vous invite à découvrir ce sport spectacle vivement apprécié au Japon (sous le nom de "puroresu"). N'étant pas moi-même très friand de sport, j'ai eu la curiosité d'aller voir cette activité, et bien je ne peux que vous encourager à faire de même tant le show est total et particulièrement divertissant.
Enfin pour ceux qui optent pour le combat par procuration, un espace jeux-vidéos plus que conséquent, Japon oblige, vous permettra de tâter du paddle (mais pas plus de quatre heures, y faut pas d'abus!). En dehors des nombreuses compétitions associatives et bornes de démos gratuites, sachez que Namco Bandai présentera, via le président du studio de développement CyberConnect2, Hitoshi Matsuyama , le tout nouvel opus de Naruto (Ultimate Ninja Storm) prévu sur PS3. Démo jouable et concours à la clé nous promet l'éditeur!
A noter également que Soul Calibur IV, attendu comme le messie par les afficionados du jeu de baston, sera présenté par deux chara designer exceptionnels et mondialement connus j'ai nommé Yataka Izubuchi (patlabor, Gundam) et le fameux mangaka Oh Great! (Enfer et paradis, Air Gear).
Mais Japan Expo c'est aussi, à côté de la fureur des activités pugilistiques pré-citées, la présence d'une foultitude d'exposants. Editeurs professionnels du plus grand au plus modeste, fanzinats, boutiques de goodies et vêtements, associations linguistiques et/ou culturelles, etc
Loin du brouhaha et de l'electricité des autres espaces du festival, vous pourrez y découvrir l'art floral (ou ikebana), la cérémonie du thé (chanoyu), l'origami ou encore la calligraphie (shodo), des démonstrations de cuisine, d'arts martiaux, ou d'instruments de musique traditionnels, et tant des choses encore qui font du Japon une terre de contraste fascinante.
Plaisir d'offrir, joie de recevoir, en conséquence de quoi pensez à prévoir un petit budget, car difficile de résister aux solicitations mercantiles du festival. Livres, DVD, CD, posters, figurines de collection, peluches, t-shirt, etc. bref la caverne d'Ali Baba pour les chercheurs de goodies de toute sorte.
D'ailleurs à titre personnel je vous signale que les éditeurs et boutiques DVD permettent de faire de très bonnes affaires, du genre trois pour deux et autres rabais, voilà une bonne excuse pour commencer ou compléter une série d'anime... Dernier point, un peu négatif celui-ci par contre, en ce qui concerne la restauration sur place qui ne m'avait pas du tout convaincu les années précédentes. Mais nul n'est parfait, comme on dit, et gageons que cet année il en sera tout autrement.
Voilà j'espère vous avoir donné envie vous aussi de vous rendre à Japan Expo, car comme je dis souvent autour de moi, allez-y ne serait-ce que pour la découverte de cet univers, son côté spectaculaire et ses activités sympathiques. Et pour tout vous dire, ce que moi j'aime le plus lors du festival, en dehors bien sûr des cosplayeuses (!!!?), ce sont ces gamins entrainant leur parents médusés de stands en stands... La jeune génération est d'instinct mangaphile, elle a tout compris, alors faisons comme elle et du 3 au 6 juillet tous à Japan Expo!
Je tiens à remercier Roxane Kwok, du service communication du festival, sans qui cet article n'aurait pas été possible.
Guillaume, Fnac St-Lazare.
site officiel Japan Expo. (planning et renseignements complets)
A ne pas rater!
22/05/2008
Je vous disais il y a de ça un moment tout le bien que je pensais de la bande-dessinée chinoise, et en particulier des travaux proposés par les éditions Xiao Pan... Et bien sachez que pour la sortie imminente du recueil Chroniques de Pékin, la Fnac et la galerie Arludik (12-14, rue St-Louis en l'Ile, Paris 4e) proposeront en collaboration une expo-vente de planches originales et signées de la main des différents artistes qui composent cet ouvrage. Rendez-vous donc à la Fnac Montparnasse, sis rue de Rennes (Paris 6e), à partir du 17juin jusqu'au 30 août 2008... Un coup d'oeil s'impose pour peu que l'on soit curieux et admirateur de belles choses!
Et, cerise sur le gâteau, une tournée de dédicaces par Benjamin (Orange, Flash,... ) et Lu Ming (Mélodie d'Enfer) est proposée en parallèle, l'occasion de se rendre compte comme le talent de ces deux artistes est proportionnellement égale à leur gentilesse et leur disponibilité: Ils seront présents à la Fnac Montparnasse, le 20 juin à 17h30; à celle de Rouen, le 25 juin à 15h; et enfin à Strasbourg, le 2 juillet à 16h30. Allez-y parce que ce sont là des rencontres rares et précieuses...
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Ready? Fight!!!!!
24/04/2008
Ca bastonne sévère chez Kurokawa ces derniers temps!
Toujours désireux d'offrir le meilleur du manga populaire, l'éditeur ne proposait jusqu'à présent aucun titre axé combat au sens sportif du terme (Ceux qui disent Megaman, sortez!). C'est maintenant chose faite avec trois titres qui méritent notre attention.
Le premier, et c'est clairement l'indispensable du lot si l'on respecte un tant soit peu sa bibliothèque manga, n'est autre que le fameux, et tant espéré en France, Hajime No ippo, ou présentement traduit Ippo, la Rage de Vaincre de Morikawa George. Ce titre, outre sa qualité graphique évidente, est à même de réconcilier les amateurs de pugilats et ceux qui recherchent dans le manga autre chose que des combats à répétition.
Ippo, de son prénom, c'est avant tout le destin du jeune Makunouchi, archétype du garçon qui subit la loi des petites brutes de son école, jusqu'au jour où il découvre la boxe et décide d'intégrer un club. Dès lors sa vie prend un tout nouveau départ . Le mangaka Morikawa George, fin connaisseur de ce noble Art et de son milieu, nous fait vivre l'ascension de son héros, avec ses doutes, ses succès et ses échecs, au gré d'une narration prenante et digne d'un roman feuilleton du meilleur goût. C'est toute une philosophie de la vie, et pour ainsi dire une étude sociale, que ce manga propose en vérité, sans jamais pour autant oublier qu'il s'agit avant tout de distraire son public. Peu de titre de la bande-dessinée mondiale parviennent ainsi à un tel équilibre où le plaisir de lecture est indissociable de la réflexion, la forme du fonds.
Que l'on se rassure donc, les combats sont bien là, et le dynamisme du dessin rends hommage à ce sport comme jamais auparavant!
Classique? Oui, déjà.
Culte? Assurément!
Et ce n'est pas pour rien qu'il y eût au japon un avant et un après Ippo. Amateur de boxe ou non, vous ne pouvez ignorer ce manga majeur et enfin disponible de par chez nous.
Autre titre, autre délire: Sumomomo, momomo d'Ohtaka Shinobu, sur le principe de la fiancé envahissante, fille d'un maître en arts martiaux, et elle même combattante monstrueuse (capable de fendre des montagnes du tranchant de la main quand même!). Rien ne va plus le jour où notre jeune héroine jette son dévolu sur Kôshi Inuzuka, fils d'un clan voisin, qui supporte déjà un pater bien déjanté, lui qui n'aspire qu'à devenir avocat mettant à bas la tradition familiale. Seulement voilà, une ancienne promesse exige que les deux ados pré-cités s'unissent afin d'empêcher un conflit entre tous les clans du Japon, bref un mariage arrangé dans les grandes largeurs avec descendance à la clef...
Autant vous prévenir ce manga, qui se plait à surjouer la baston et ses codes, est totalement déjanté, frôlant parfois le non-sensique. C'est drôle, rafraîchissant à l'image du nom de l'héroine ("momo" signifiant "pêche" en japonais), et on passe un très bon moment pour peu que l'on accepte de se laisser porter par le délire ambiant.
Dernier titre de cette sélection kurokawa fighting, le très sympathique Kenichi, le Disciple ultime de Shun Matsuena. De prime abord on est loin du graphisme d'Ippo, le trait ira d'ailleurs en s'affirmant et s'améliorant au fil des volumes, mais l'intérêt est ailleurs.
Car si Sumomomo tient plus de la foire aux dingues que de la parodie, avec Kenichi c'est tout un pan de la culture martiale et surtout cinématographique qui est convoqué avec humour. Clins d'oeil à la Shaw Brothers, aux films du grand Jackie, de son pote Sammo Hung ,... les amateurs seront aux anges!
Kenichi, le Disciple Ultime, ou comment un jeune garçon, lui aussi brimé à l'école (les autres le surnomment "Kenchétif", c'est dire!), va faire la connaissance de la surpoumonnée Fûrinji Miu, une bien étrange nouvelle élêve qui va lui ouvrir les portes d'un dôjo un peu spécial...
Entrainements insupportables, entre douleurs et crises de rire, maîtres en Arts martiaux ayant chacun une discipline propre, humiliations comiques du héros, ... bref ce manga use de toute la batterie propre au genre dans le but réussi de nous distraire et nous amuser. Efficace et référentiel en diable, si vous êtes client de ce cinéma en particulier jetez-vous sur Kenichi, Le Disciple Ultime sans plus attendre! Plaisir garanti!
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Le Chevalier d'Eon, la Belle et les bêtes...
05/04/2008
Paris, 1753, règne de Louis XV.
De bien étranges poètes écrivent des vers avec le sang de jeunes vierges, tandis que la police de la capitale est sur les dents au fur et à mesure que l'on découvre les corps torturés et lascérés des victimes.
D'Eon de Beaumont, officiellement policier, mais travaillant en sous-main comme agent du Secret du Roi, et dont la soeur Lia de Beaumont fût une des victimes sacrificielle de cette poésie diabolique, mène l'enquête accompagné de son fidèle et sarcastique serviteur Robin (Batman n'est pas loin!)
A l'instar du personnage historique ambigu qui lui sert de modèle D'Eon de Beaumont est tantôt homme et tantôt femme: le jour, en tant que membre des forces de l'ordre, il subit les brimades de son chef, car il est vrai qu'il accumule gaffes et retards. Mais la nuit, sous les traits et les habits de sa soeur morte, il pourchasse et pourfends de sa lame virtuose les poètes dégénérés et leurs écrits maudits.
Est-il possédé par l'esprit vengeur de sa défunte soeur Lia, surgissant en même temps que chaque nouveau poète? Ou bien est-il une sorte de schizophrène rendu fou par le chagrin et qui se travestie pour rendre justice? Possession ou dédoublement de la personnalité?
Si pour le moment les auteurs ne tranchent pas la question, des indices permettent de se faire une petite idée...
Autant le dire franchement, j'ai bien failli passer à côté de ce Chevalier d'Eon par Tou ubukata (scénario) et Kiriko Yumeji (dessins), pensant avoir affaire à un clone de Lady Oscar, série culte que j'affectionne beaucoup.
Mais surprise, ici on se situe plus du côté de l'écrivain d'horreur H.P. Lovecraft, pour les amateurs, et du célèbre manga DevilMan de Gô Nagaï (Goldorak, remember!), tant la crudité du trait et la violence des combats contre des entités monstrueuses ne cesse de nous secouer au fil du récit.
Gothique, flamboyant, sanglant et morbide, d'un dynamisme insolent et bourré de références historiques totalement perverties, ... vous l'aurez compris, on est plus proche de Marilyn Manson que d'Alain Decaux. Attendez de voir dans le volume 2 le personnage de d'Alembert, initiateur de l'Encyclopédie des Lumières, pour comprendre de quoi je parle...
Ce manga des éditions Asuka mérite amplement qu'on s'y attarde, même s'il est à réserver disons à un public averti, et en particulier aux fans d'action sanglante. Lia est une tueuse aux yeux clairs, un ange de la vengeance comme on les aime, et dont le charme vénéneux fonctionne à chaque apparitions. Vous voilà prévenus...
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Benjamin déjà médaillé d'or!?
27/03/2008
Le tant attendu artbook de Benjamin, le bien nommé Flash, est disponible chez son éditeur Xiao Pan, histoire d'enfoncer définitivement le clou pour ceux qui douteraient encore de l'immense talent de ce jeune dessinateur/graphiste d'origine chinoise.
Maître es-palette graphique et virtuose de la colorisation, avec une apparente facilité qui frise l'insolence, Benjamin s'est fait connaitre en France notamment grâce à trois ouvrages hors du commun, toujours chez Xiao Pan, entre livres d'illustrations, bande-dessinées chinoises et carnets de bord créatif.
Pour mémoire et chronologiquement: Remember, Orange et One Day que je vous encourage vivement à découvrir si vous êtes passé à côté.
Loin de la production standardisée l'artiste nous offre des tranches de vie de la jeunesse chinoise contemporaine prise entre système fermé et ouverture à l'occident. Une jeunesse qui, à l'instar de celle de tous les pays, n'aspire qu'à vivre pleinement et sans entrave, à l'image du stylet de Benjamin lorsqu'il plane au-dessus de sa palette graphique...
Un très bel artbook donc, qu'il faut ne serait-ce que feuilleter afin de se faire un début d'idée de l'immense fraîcheur et diversité de la bande-dessinée asiatique trop souvent ramenée au seul manga japonais.
Guillaume, Fnac St-lazare.
Yaiba, l'enfance de l'Art du Samouraï!
27/03/2008
On ne présente plus Gôshô Aoyama, le papa de la série Détective Conan.
Mais alors que ce titre s'est durablement installé dans un succès douillet et mérité en France (le 56eme volume vient juste de sortir d'ailleurs!), le manga Raijin-Ken Samurai Yaiba Kurogane en V.O., du même auteur n'a jamais véritablement profité de l'engouement suscité par les péripéties du mini Sherlock Holmes japonais...
Il n'est plus question d'enquêtes policières ici, mais des aventures rocambolesques d'un très jeune samouraï, Yaiba Kurogane, aussi doué pour manier le katana que pour vider les frigos.
Mais commençons par le commencement:
Notre petit héros coule des jours heureux dans une jungle d'Asie, entouré de verte nature, de bêtes sauvages (qui se mangent donc!), et de son alcoolique (?!) de père qui lui enseigne le bushido, ou voie du sabre des samouraïs. Le personnage est si l'on veux, un mixte entre l'enfant sauvage et un expert en arts martiaux. Totalement ignorant du monde extêrieur et de ses usages, réfléchissant d'abord avec son estomac, et en fonction de l'envie du moment, il possède une certaine naïveté qui a le don d'exaspérer, et en particulier ses adversaires... car qui dit shônen de samouraï dit combats, nous y reviendrons.
Très vite le jeune Yaiba, son père, plus un tigre et un vautour au passage, son débarqués malgré eux en pleine civilisation: Tokyo comme de bien entendu, histoire que le clash culturel, et surtout comique, soit accentué. Dès lors, contraint de squat... loger chez un condisciple martial, croisé à l'aéroport après avoir mis un sacré bazar chez les douaniers, la petite troupe découvre la capitale japonaise, et très vite pour Yaiba un ennemi à sa mesure...
Empruntant tantôt à ses mangaka préférés, notamment Toriyama Akira (le célèbre créateur de Dragon Ball), tantôt aux films d'action américains dont il raffole, Gôshô Aoyama embarque son héros, au gré de nombreuses rencontres, dans une série d'épreuves et de combats où l'humour crétin (donc excellent!) et la maîtrise du découpage graphique s'associent pour emporter l'adhésion du lecteur. Car le manga Yaiba c'est avant tout de l'énergie à l'état brut, la terreur des zygomatiques, en clair du concentré d'humour imprimé sur papier.
Et les exemples abondent: la première fois que notre héros rencontre Mine Sayara la fille de son hôte, heu... la première fois qu'il voit une fille en fait... Ses combats contre son rival, Onimaru Takeshi, et ses sous-fifres démoniaques (et ridicules!), ou encore sa manière toute "Yaibesque" de se comporter à table, etc.
Manga bon enfant, dont la violence cartoonesque (lisible de 7 à 77 ans), le dynamisme et l'humour omniprésent en font un choix idéal pour qui voudrait commencer à découvrir ou faire lire de la bande-dessinée japonaise. Dessin au petits oignons, découpage inventif, rebondissements incessants, nombreuses références à la culture populaire... vraiment il serait temps que la majorité des mangaphiles assurent à Yaiba le succès qu'il mérite.
D'autant qu'avec 24 volumes au compteur (et à paraitre aux éditions Soleil Manga), il y a de quoi passer de très bons moments de détente en compagnie du plus mignon et loufoque des samouraïs!
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Neige Rouge de Susuma Katsumata
17/03/2008
Chroniques de campagne, mais surtout chroniques de vie.
Celle d'une époque d'avant le modernisme où les yokaï, créatures et esprits du bestiaire fantastique traditionnel nippon, côtoyaient, en plus ou moins bon terme, les petites gens des régions, éclairant d'une aura symbolique les faits et gestes de tout à chacun. Car que l'on ne s'y trompe pas, malgré le caractère fabuleux de ces récits, c'est bien l'humain, dans sa grandeur ou petitesse, qui est au coeur des belles nouvelles graphiques de Susumu Katsumata.
L'auteur se remémore en particulier sa propre jeunesse, et plus généralement, on voit la thématique de l'enfance, et de sa transition vers l'âge adulte, parcourir l'ensemble du receuil. Les yokaï tenant lieu pour le coup de compagnons imaginaires aux enfants, et de commentateurs pour le lecteur (ayant souvent d'ailleurs le dernier mot de la dernière case).
Mais au-delà, et sans doutes plus encore que les yokaï, qui ne sont au passage pas indifférents à ses charmes, la femme à toutes les époques de sa vie, est bien souvent le coeur même du récit. Qu'elle soit victime ou bourreau, innocente ou coupable, c'est sa sexualité qui fait vibrer chacune des histoires au même titre que le fantastique déjà évoqué (le parallèle n'étant pas un hasard). D'où la puissance érotique qui se dégage de l'oeuvre de Katsumata, tantôt de manière indirecte (allusions, périphrases, dans les dialogues de tous les jours), tantôt de façon plus crue (scènes triviales, chair dévoilée par l'entremise d'un tissu).
Les jeux d'oppositions yokaï/humains, masculin/féminin, et de basculement, enfant>adulte, victime>bourreau, tissent des récits d'une très grande force où l'entre-deux ne cesse d'interroger la nature humaine et ses paradoxes. A l'exemple de cette épouse battue, se retournant contre son défenseur pour aider son mari, parce qu'elle trouve aussi son plaisir dans cette violence conjugale. Pour le grand malheur au final et l'incompréhension du yokaï, Torajiro le Kappa, qui voulait lui rendre justice en molestant son brutal compagnon.
Mais les manga de Katsumata, à la beauté graphique toute poétique, ne seraient somme toute que de bien jolies fables, si l'auteur ne laissait poindre, au détour de l'humour, souvent grivois, une certaine noirceur. Celle de l'humanité dans sa réalité , sa sensualité et parfois sa cruauté soudainement mises à nu. C'est tout cela qui donne force et vie à ces personnages de papier, nous les rendant plus proches. Eux, comme nous, de coeur sauvage parfois, mais un coeur quand même! D'où sans doute le plaisir troublant et l'émotion ressentis à la lecture de Neige Rouge que nous proposent aujourd'hui les éditions Cornelius, celles-là même qui nous régalèrent dèjà, il y a peu, en proposant enfin en France les oeuvres du célèbre Shigeru Mizuki (Nonnonba, Kitaro)...
En espérant que Susumu Katsumata puisse maintenant trouver une place similaire dans le coeur du public français, ce qui ne devrait pas être difficile...
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Découvrez Neige Rouge sur Fnac.com.
Genshiken de Shimoku Kio: Otaku c'est fou!
27/03/2008
Le Genshiken c'est le Club d'Etude de la Culture Visuelle moderne... en vérité un nid d'otaku japonais comme vous n'en verrez pas souvent d'aussi près!
Manga en 9 volumes (à venir) des éditions Kurokawa, Genshiken nous plonge dans le quotidien d'un club d'université comme il y en a tant au japon, et dont les membres sont aussi attachants que frappadingues.
Mais loin de la caricature et du cynisme propre trop souvent à décrire le phénomène otaku, on sent ici un amour sincère du mangaka pour ses personnages. Et c'est d'autant plus vrai que ceux-ci se distinguent du stéréotype justement parce qu'ils sont un mixe de clichés facilement identifiables par tout lecteur (en gros, les fans monomaniaques) et, en même temps, un groupe d'individualités qui ne sont pas interchangeables. Ainsi le Genshiken fait crédible et on imagine sans effort que ses membres puissent exister dans la réalité (chacun d'entre nous peut même plus ou moins se reconnaitre dans tel ou tel personnage). Pour autant le manga n'est pas un documentaire pur et dur, et si la psychologie des protagonistes n'est pas caricaturale, il n'en demeure pas moins que le titre est très distrayant et que l'on fini par s'attacher aux histoires de chacun.
Il y a la belle Saki, amoureuse de Kôsaka Makoto, et dont la relation doit se construire avec, et surtout malgré, les goûts du jeune homme... un otaku vrai de vrai, mais dont la mine et le look sont aux antipodes de ses congénères. L'inquiétant Madarame, fan intransigeant et féru de tout ce qui touche au domaine militaire dans les manga et les anime,... en vérité plus un fondu des séries de robots géants type Gundam (culte au Japon!). Le cool Mitsunori, l'obsédé du cosplay et des figurines. Sôichiro, géant placide et introverti, lecteur assidu de manga et spécialiste des anime classiques. Sans oublier l'étrange et mutique directeur du club, dont le sourire maladif ne parvient pas à nous renseigner si c'est un idiot ou un sage... Et ce ne sont là que quelques personnages clefs!
Tout ce petit monde de passionnés s'agite devant nous par les yeux du timide Sasahara Kanji qui vient de rejoinde le Genshiken. Personnage central du récit qui cherche à s'intégrer au groupe, mais redoute qu'on lui colle automatiquement l'étiquette d'otaku... pourtant ils sont bien attirants ces jeux-vidéos érotiques... enfin surtout quand il aura un PC bien sûr (!!)
Bref une belle galerie de fans de la culture manga réunis sous la bannière du Genshiken, la bande de copains toujours partant pour discuter des heures au sujet de leurs séries préférées.
Mais ce manga vous ouvrira aussi, non sans humour et avec un certain recul, les portes des conventions japonaises, modèles assumé de notre Japan Expo national notamment. Amateurs et/ou créateurs de fanzines, adeptes du déguisement et de mise en scène (les fameux cosplayers), collectionneurs et acheteurs compulsifs (une My-Hime, je prends!), maquettistes ou sculpteurs, tous fans d'anime et de manga qui, sous le trait, et le regard amusé de l'auteur Shimoku Kio, vous feront passer un très bon moment de lecture.
Et pour ceux d'entre vous qui n'y connaissent rien, mais seraient curieux de découvrir, cette série à le bon goût de proposer, en fin de chaque volume, des notes, fiches et interviews sur l'univers du manga et des otaku, le tout en rapport étroit avec l'histoire et ses nombreuses références.
Bel effort!
PS: Genshiken est décliné également en anime chez Kaze éditions, à l'unité, ou en deux coffrets intégrales, pour un total de 12 épisodes (plus 3 O.A.V.). Et tout autant que son homologue papier je ne peux que vous recommander cette sympathique série.
Guillaume, Fnac St-lazare.
Les Dessins de la Vie de Hirosuke Kizaki.
08/03/2008
Attention manga magistral!
La bande-dessinée dite "roman graphique" est à la mode, et l'on pourrait joyeusement s'entretenir des heures sur la définition exacte de ce terme. Mais si l'on doit convenir que le "roman graphique" a pour dénominateur commun la représentation (réaliste ou figurée, peu importe!) de la réalité des êtres, jusque dans leur psychologie, et de leurs rapports avec autrui, alors oui, mille fois oui, Les Dessins de la Vie est un "roman graphique". Et un de ceux qu'on n'oublie pas! Ce titre nous raconte l'histoire tout simple, mais ô combien sensible, de Nému, âgée de 13 ans, et jeune prodige en devenir du manga. Tout sonne vrai, et ce malgré un parti pris étonnant sans rapport apparent avec le sujet (les personnages ont tous des têtes de chat, mais à visage humain!). Qu'il s'agisse du quotidien au Japon, du travail des mangakas, de la vie scolaire ou encore des discussions entre les héros, le ton est toujours juste.
La simplicité du trait, la maîtrise narrative (mise en page sobre, sans esbrouffe, mais toujours efficace), et la place accordée au silence dans certains passages (Rêveuse et timide,Nému...), offre à chaque lecture, car on y revient, un sentiment de plénitude. L'auteur, Hirosuke Kizaki, parvient en quelques cases à faire ressentir les sentiments de ces personnages, et les enjeux de chaque scènes (la naissance du sentiment amoureux est décrite avec une finesse exceptionnelle!)
Hélas, car il y a forcément un mais, on ne saura jamais ce qui attends Nému, l'auteur de ce manga étant décédé avant de finir. Ainsi on ne peut qu'imaginer la suite de l'histoire. Est-ce à dire que ce titre ne mérite pas votre attention? Au contraire, car pour les raisons évoquées plus haut et, paradoxalement, pour son goût d'inachevé, ce manga marque durablement le lecteur. Comme si nous aussi, par la magie de l'auteur, nous avions connu, l'espace d'un instant dans notre vie, la sensible et prometteuse petite Nému. C'est sans doutes pour tout cela que les éditions Soleil Manga ont choisi de proposer Les Dessins de la Vie dans une version sans retouches, et conforme à celle du Japon. Choix judicieux, respectueux de l'oeuvre et de son auteur.
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Paris Manga, 5eme édition.
04/03/2008
Même si Tegami n'a pas pour vocation première de relayer l'ensemble (colossal!) des news manga, on n'hésitera pas à vous faire part d'un évènement qui nous tient à coeur lorsque l'occasion se présentera. Comme par exemple, la 5eme édition du Salon Paris Manga, samedi 8 et dimanche 9 mars 2008, Espace Champerret, place de la porte de Champerret (c'est bien fait dites donc!!).
Pour ceux qui sont proches de Paris, et qui ne connaitraient pas bien ce type de salon (les autres savent déjà a quoi s'attendre...), je ne saurais trop vous conseiller d'aller y jeter un coup d'oeil, histoire de rencontrer de nombreux acteurs du secteur (auteurs, éditeurs, fanzineux, cosplayers, fans en délire, etc) et de découvrir l'ensemble des univers qui composent le manga aujourd'hui en France. Après vous faites ce que vous voulez, hein...
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Enfin, enfin, enfin, les Histoires de Fantômes Chinois!!
04/03/2008
A l'heure où un certain cinéma asiatique s'occidentalise pour mieux séduire hors de ses frontières (phénomène initié avec Tigres et dragons, ou plus récemment avec le dispensable Shinobi!), la sortie en DVD de la trilogie des Histoires de Fantômes Chinois permettra peut-être de remettre les pendules à l'heure, tout en prouvant de manière éclatante que l'on peut proposer un spectacle cinématographique total sans se renier.
Ces films, tous trois dirigés par le chorégraphe Tony Ching Siu-Tung, mais co-dirigés et produit par Tsui Hark, tant et si bien que l'on peut raisonnablement parler d'une mise en scène à quatre mains, nous apparaissent, avec le recul, comme des classiques, au sens où il y eût un avant et un après les Histoires de Fantômes Chinois. Ces drapés vivants, ces protagonistes aériens (merci les cables!), et autres chorégraphies enchanteresses, bref tout ce qui aujourd'hui nous apparait commes des clichés du cinéma populaire de l'ex-colonie, sont issus de cette série. En effet même si ces motifs ne sont pas apparus ex abrupto avec le premier film en 1987, c'est à partir de celui-ci et de ses suites, qu'ils ont rayonné, impressionnant durablement la rétine, et nourrissant l'imaginaire d'un public allant s'élargissant! Mais pourquoi justement les Histoires de Fantômes Chinois?
Peut-être un début d'explication est-il à chercher auprès du producteur/réalisateur Tsui Hark... Ce roublard de génie réactive les récits et légendes de la tradition chinoise, en les dynamitant de l'intêrieur à grands coups d'apports étrangers, mais cela toujours avec la modernité cinématographique du moment. Par exemples, les Evil Dead de Sam Raimi, ou encore les comédies musicales américaines dans leur manière de photographier la femme, participent à cette alchimie cinéphilique. Au final Tsui Hark révolutionne le film traditionnel (il s'agit à la base du célèbre récit de la Renarde amoureuse d'un mortel), sans sacrifier son matériel de base, sans jamais l'abâtardire, et en lui insufflant du sang neuf, d'où le charme souvent indéfinissable de sa filmographie, à laquelle on pardonne beaucoup son joyeux bazar.
Au-delà de ce melting-pot d'influences visuelles savamment réorchestrées, la beauté indémodable des Histoires de Fantômes Chinois, doit énormément à son casting (personnages sublimes et joliment mis en scène!), à son mélange de genres (Kung-fu comedy, ghost-story, érotisme fin, et légende traditionnelle, ... bref un véritable opéra pour cinéphile!) et à son histoire d'amour centrale dont le charme ne cesse, 20 ans après, d'agir sur le spectateur pris dans le tourbillon de ces trois films.
A la fois spectacle total, moments clefs de l'histoire de Hong-Kong (avant et après la rétrocession), et dates cinématographiques majeures, ce trio enchanteur et magique est aujourd'hui (ENFIN!) réedité par les bons soins de HK vidéos. Comme de coutume avec cet éditeur, dans des copies extraordinaires (on laisse au "spécialistes spécialisants" des forums le vain loisir d'ergoter sur la colorométrie!), et dans une présentation digne de trôner sur les étagères de toute bonne DVDthèque!
Coffret collector 4DVD (dont deux pour les versions courtes et longues du troisème opus), tissu satiné rouge rubis avec idéogrammes dorés, inclus un livret de photos, critique, interview du compositeur et, cerise sur le gâteau, l'intégralité de la nouvelle Petite Grâce dont est librement inspiré le premier film... On aurait tort donc de se priver! En attendant, et c'est un appel à ces messieurs de HK vidéos, l'intégralité des Lady Snowblood avec Meiko Kaji... A bon entendeur!
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Découvrez les Histoires de Fantômes Chinois sur Fnac.com
Toutes les couleurs du noir et blanc!
29/02/2008
Un des (trop) nombreux reproches fait au manga est le noir et blanc. Or s'il existait bien des publications en couleurs pour les enfants avant 1945, après la Seconde Guerre Mondiale l'austérité devint de mise (la papier et l'impression coûtent chers et ne sont pas des priorités à la fin du conflit)
Mais cette raison économique et logique de l'époque, me direz-vous, n'a plus lieu d'être de nos jours. Alors?
Il faut savoir que le système de publication au Japon est étroitement lié à la presse. Ainsi les manga que nous lisons en France sous forme reliée sont initialement pré-publiés là-bas au sein de magazines, mais surtout dans d'énormes "pavés", consommables et jetables comme n'importe quel quotidien, appellés mangashi. Ces derniers, qui vont de 300 à 600 pages!, se composent d'un épisode de plusieurs séries dont la survie dépendra, à plus ou moins long terme, du vote des lecteurs. Vote qui s'effectue au moyen d'un encart vendu avec le mangashi. Inutile de préciser comme cette méthode fait porter une pression constante sur les auteurs, obligés de ne jamais lasser et de tenir le lecteur en haleine à chaque parution!
une couverture du mangashi Shônen Weelky Jump
Et c'est là que nous retrouvons notre problématique du noir et blanc: la publication de ces "pavés" ne peut économiquement se faire en couleurs, tant en terme d'épaisseur que de tirage. Le mangashi, pour être rentable doit se vendre, du fait de son prix modeste, en grande quantité.
Qui plus est les mangaka, qui se définissent avant tout comme des raconteurs d'histoires, ont besoin de beaucoup d'espace pour les développer. On songe par exemple aux pugilats de Coq de Combat, série de Tanaka et Hashimoto, qui courent parfois sur près de 30 pages. S'il est un moyen d'expression artistique qui a tout compris au cinéma, c'est bien le manga!
Cette norme du noir et blanc a amené les auteurs à ruser en utilisant notamment des trames: sorte de fonds à motifs simples ou complexes, pré-imprimés, que l'on découpe et colle, voir décalque, à même le dessin. Les Clamp, groupe de dessinatrices reconnues, sont de vraies virtuoses de cette technique, et l'on n'en finirait pas de rendre compte de la richesse de ce procédé chez tous les mangaka. A tel point d'ailleurs que son non-usage est un signe fort et peut servir à marquer un style propre: Ainsi Toriyama Akira, papa de Dragon Ball, n'emploie quasiment jamais de trames pour habiller son noir et blanc.
exemples de trames classiques à découper
Au final, l'absence de couleurs stimule l'enrichissement graphique et cela toujours au service du récit. Le noir et blanc, au départ contrainte, se révèle en fait plutôt positif, et même totalement parti prenant de la narration à la japonaise et de son identité.
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Culture Manga de Fabien Tillon.
24/02/2008
Pour tout ceux qui ne sauraient pas par où commencer avec le manga, son histoire et son influence sur la culture populaire, nous ne saurions trop vous conseiller d'acquérir au plus vite Culture Manga, l'excellent ouvrage de ce diable d'homme de Fabien Tillon! Une épatante vision à la française des apports du manga aux autres courants de la création, et pour les parents, une belle entrée en matière prompte à briser certaines idées reçues...
Clair, précis mais jamais ennuyeux, à la fois simple d'accès mais riche en informations, cet ouvrage est indispensable à toute bibliothèque qui se respecte, c'est dit!! Le tout doté d'une iconographie savamment choisie, n'en jetez plus!! Et pour ne pas nous taxer de "copinage" (si, si, ça se voit!), on se permettra juste un bémol: Dites donc monsieur Tillon, vous n'abordez pas le jeu-vidéo dans votre livre?! ... Là, ça mériterait un Culture Manga, le Retour!! Allez au travail!!
PS: Egalement courez jeter un oeil au blog de Fabien Tillon, riche en chroniques et critiques sur la B.D. mondiale.
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Satsuma, l'Honneur des Samouraïs de Hirata Hiroshi
27/03/2008
1753, Japon, région de Satsuma.
Suite à l'arrêt des hostilités entre les clans, tous désormais sous l'égide du gouvernement central situé à Edo (l'actuel Tokyo), les samouraïs sont démunis. Que faire? En l'absence d'une solde que le Shôgun en place leur refuse, faut-il accepter aujourd'hui les plus basses besognes pour survivre et nourrir les siens? Ou bien se révolter contre le pouvoir bureaucratique de la capitale, avec l'assurance de mourir au moins dans l'honneur?
Quand la roue de l'Histoire, entre réformes et jeux politiques, vient écraser une caste légendaire, c'est tout le basculement d'une époque à une autre qui nous est décrite par le dessin virtuose du grand Hirata Hiroshi. Mais au-delà de la leçon, c'est surtout un immense récit, juste et profond, qui nous fait toucher du doigt tous les aspects des samouraïs de Satsuma, passant du trivial au tragique, faisant ainsi de ce manga une oeuvre humaniste comme on en voit peu. Passionnés de dessins, férus d'Histoire, ne passez pas à côté de ce chef-d'oeuvre!
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Petite présentation du shônen à l'usage des parents inquiets...
27/03/2008
Il existe, à première vue, très peu de grandes familles de "genres" dans le manga. Mais comme souvent avec la culture japonaise, ces quelques arbres cachent d'abondantes forêts (voir des maquis difficilement identifiables). Ce qui va suivre a pour but de faire un rapide et sélectif tour d'horizon de ce que le manga dans sa diversité peut proposer pour les adolescents.
Au Japon, commerce de masse oblige, on a très vite classé le lectorat de bande-dessinées par tranches d'âges, et ce sous trois grandes catégories: le Shônen pour les garçons, le Shôjo pour les filles et le Seinen pour les adultes. Dans ce billet nous nous limiterons au Shônen. La plupart de ceux-ci sont des nekketsu, littéralement "sang bouillant": bien souvent un héros exalté, jusqu'à l'excès, au service de grands idéaux ou valeurs (amitié, protection des plus faibles, combativité et endurance,...). Toute la fougue de la jeunesse en somme!
En dehors des inévitables récits de sabre ou d'arts martiaux propres aux traditions asiatiques(Naruto, Kyo, Kenshin), on trouve également de nombreux manga sportifs(Eye Shield 21, Go and Go, Ippo), plus ou moins réalistes selon les séries. Ainsi on est loin, par exemple avec Captain Tsubasa (aka Olive etTom en France), et son football pyrotechnique, de la psychologie d'un Touch ou d'un H2(Ah, le mangaka Adachi et sa formule, ô combien efficace, du triangle amoureux!). Inoué, célèbre auteur de Slam Dunk (LE manga sur le basket!), lui emmène le genre vers d'autres horizons plus Seinen, avec son titre Real, manga qui traite avec justesse du handisport.
A bien y réfléchir, le Shônen manga est le genre de tous les genres: on y trouve de la science-fiction (Astroboy, Gunnm), avec ou sans robots géants (Gundam, Patlabor, Macross7). Du policier avec les enquêtes de Détective Conan ou de Kindaïchi, de la Fantasy (Suikoden III, Ubel Blatt), de la comédie sentimentale (Love Hina, Love and Collage), jusqu'au Ecchi-manga coquin, où l'obsession nippone de la petite culotte est source de nombreuses péripéties! (Avec Karine, No Bra, Ichigo 100%) Sans parler de tous les titres inclassables comme le formidable Hikaru No Go (qui traite, et oui, du jeu de Go!), ou de l'hilarant Yakitate Ja-pan et ses combats d'apprentis boulangers (et dont les recettes de pains sont toutes réalisables!), ou bien encore Noodle Fighter, où les protagonistes d'une échoppe de ramen (nouilles en bouillons), sont tous plus déjantés les uns que les autres! D'autres Shônen, encore peu représentés en France, s'articulent autour des métiers comme Daigo, soldat du feu ou Say Hello to Black Jack, manga qui raconte les débuts d'un jeune médecin qui va vite se retrouver confronté aux aberrations du systéme de santé japonais.
Il semble bien n'y avoir aucune limites thématiques au genre Shônen, et l'on pourrait en continuer la liste ad eternam. Mais le but ici était surtout de vous permettre d'entrevoir son immense diversité, loin des clichés qui le cantonnent trop souvent aux seuls manga de combats. Espérant aussi avoir piqué au passage votre curiosité.
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Consulter la page Shônen sur Fnac.com
Cooking Mama sur Nintendo DS (existe aussi sur Wii)
20/02/2008
Voilà bien le genre de jeu typiquement japonais (sous-entendu étrange pour nous occidentaux!), que l'on aurait jamais cru voir débarquer de par chez nous. Mais le succès (critique et financier) éclatant de la console portable de Nintendo semble faire sauter les barrières culturelles à la vitesse de son taux de vente à la minute.
Si l'on devait définir Cooking Mama en quelques mots, on parlerait de "simulateur de cuisine à la sauce arcade". (Oui, on est quand même là pour s'amuser plus que pour apprendre!) En effet le joueur est coaché par la Mama du titre qui va tout au long du jeu lui prodiguer conseils, astuces, mais aussi lorsque ça se gâte, force menaces hystériques (comme par exemple, lorsque ses yeux lancent littéralement des flammes!!)
Mais concrètement, en terme de gameplay, comment ça se passe me direz-vous? Console DS oblige, tout se joue au stylet, et l'écran tactile affiche une planche à découper sur laquelle défilent tour à tour divers aliments à préparer. Vous l'aurez compris le stylet sert de couteau, hachoir, cuillère, pique, etc. Il suffisait d'y penser! Autre chose: attendez-vous à être regardé bizarrement si vous jouez dans le métro. Oui, car secouer la DS, telle une passoire, pour égoutter les nouilles reste, même avec l'habitude, un petit moment magique et du grand n'importe quoi! Tout comme il vous faudra souvent souffler, via le micro central de la console, sur les poêles et casseroles en cours de cuisson. Vous voilà prévenu! Et ce ne sont là que quelques exemples de ce qui vous attend tout au long d'épreuves culinaires de plus en plus corsées mais toujours amusantes.
Graphiquement le titre est correct sans être transcendant, disons que c'est efficace et coloré (l'aspect "kawaï", ou mignon, devrait en séduire plus d'un(e)). L'ambiance sonore, un rien psychédélique lors des crises de Mama, peut finir par lasser, mais force est de constater que les divers bruits propres à la cuisine sont plutôt bien rendus. Niveau maniabilté? Et bien on est sur DS et le stylet multi-usage fait à nouveau des merveilles: passé le delai de prise en main (émincer n'est pas découper!), ça réagit aux petits oignons!
Le seul bémol vient de la relative brièveté du titre, en effet les plus marmitons d'entre vous finiront le jeu en une poignée d'heures, et ce malgré les 120 recettes proposées (dont une bonne moitié typiquement japonaises). En même temps cela atténue d'autant l'aspect répétitif (émincez, émincez, qu'ils disaient!!), et on aurait tort de bouder notre plaisir tant Cooking Mama de par son originalité, son humour et sa folie toute nippone, offe une expérience inédite, et ce malgré une difficulté au final assez faible (en gros, il s'agit de mini-jeux dédiés aux transports en commun). Quand je vous dirais pour achever que ce titre est vendu à prix sympa, et que l'éditeur 505 Games propose depuis peu une suite, vous n'aurez plus d'excuses pour ne pas craquer.
A consommer, pardon cuisiner sans modérations. Et "itadakimasu" bien sûr!
Guillaume, Fnac St-Lazare.
Pure Trance de Mizuno
20/02/2008
Mizuno en roue libre. La mangaka est folle , et son univers graphique ne peut laisser indifférent. Ce magnifique ouvrage regroupe ses travaux pour des livrets de CD techno, du "kawaï"(mignon) trash comme seuls les japonais savent le faire... Vous allez en prendre plein les yeux!
Pretty Face de Kanô Yasuhiro
20/02/2008
![]()
Du fun, du fun rien que du fun! Le but de ce titre est de nous faire rire, et tous les moyens sont bons, à commencer par l'histoire: et si par inadvertance (!) , suite à un accident, vous vous retrouviez avec le visage de la fille que vous aimez en secret?! Des situations improbables mais très drôles.
Guillaume, Fnac St-Lazare
Découvrez Pretty Face sur fnac.com


Fnac.com