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Enfin, enfin, enfin, les Histoires de Fantômes Chinois!!

04/03/2008

A l'heure où un certain cinéma asiatique s'occidentalise pour mieux séduire hors de ses frontières (phénomène initié avec Tigres et dragons, ou plus récemment avec le dispensable Shinobi!), la sortie en DVD de la trilogie des Histoires de Fantômes Chinois permettra peut-être de remettre les pendules à l'heure, tout en prouvant de manière éclatante que l'on peut proposer un spectacle cinématographique total sans se renier.

 

Ces films, tous trois dirigés par le chorégraphe Tony Ching Siu-Tung, mais co-dirigés et produit par Tsui Hark, tant et si bien que l'on peut raisonnablement parler d'une mise en scène à quatre mains, nous apparaissent, avec le recul, comme des classiques, au sens où il y eût un avant et un après les Histoires de Fantômes Chinois. Ces drapés vivants, ces protagonistes aériens (merci les cables!), et autres chorégraphies enchanteresses, bref tout ce qui aujourd'hui nous apparait commes des clichés du cinéma populaire de l'ex-colonie, sont issus de cette série. En effet même si ces motifs ne sont pas apparus ex abrupto avec le premier film en 1987, c'est à partir de celui-ci et de ses suites, qu'ils ont rayonné, impressionnant durablement la rétine, et nourrissant l'imaginaire d'un public allant s'élargissant! Mais pourquoi justement les Histoires de Fantômes Chinois?

 

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Peut-être un début d'explication est-il à chercher auprès du producteur/réalisateur Tsui Hark... Ce roublard de génie réactive les récits et légendes de la tradition chinoise, en les dynamitant de l'intêrieur à grands coups d'apports étrangers, mais cela toujours avec la modernité cinématographique du moment. Par exemples, les Evil Dead de Sam Raimi, ou encore les comédies musicales américaines dans leur manière de photographier la femme, participent à cette alchimie cinéphilique. Au final Tsui Hark révolutionne le film traditionnel (il s'agit à la base du célèbre récit de la Renarde amoureuse d'un mortel), sans sacrifier son matériel de base, sans jamais l'abâtardire, et en lui insufflant du sang neuf, d'où le charme souvent indéfinissable de sa filmographie, à laquelle on pardonne beaucoup son joyeux bazar.

 

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Au-delà de ce melting-pot d'influences visuelles savamment réorchestrées, la beauté indémodable des Histoires de Fantômes Chinois, doit énormément à son casting (personnages sublimes et joliment mis en scène!), à son mélange de genres (Kung-fu comedy, ghost-story, érotisme fin, et légende traditionnelle, ... bref un véritable opéra pour cinéphile!) et à son histoire d'amour centrale dont le charme ne cesse, 20 ans après, d'agir sur le spectateur pris dans le tourbillon de ces trois films.

 

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A la fois spectacle total, moments clefs de l'histoire de Hong-Kong (avant et après la rétrocession), et dates cinématographiques majeures, ce trio enchanteur et magique est aujourd'hui (ENFIN!) réedité par les bons soins de HK vidéos. Comme de coutume avec cet éditeur, dans des copies extraordinaires (on laisse au "spécialistes spécialisants" des forums le vain loisir d'ergoter sur la colorométrie!), et dans une présentation digne de trôner sur les étagères de toute bonne DVDthèque!

 

Coffret collector 4DVD (dont deux pour les versions courtes et longues du troisème opus), tissu satiné rouge rubis avec idéogrammes dorés, inclus un livret de photos, critique, interview du compositeur et, cerise sur le gâteau, l'intégralité de la nouvelle Petite Grâce dont est librement inspiré le premier film... On aurait tort donc de se priver! En attendant, et c'est un appel à ces messieurs de HK vidéos, l'intégralité des Lady Snowblood avec Meiko Kaji... A bon entendeur!

 

Guillaume, Fnac St-Lazare.

 

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Découvrez les Histoires de Fantômes Chinois sur Fnac.com

 

Vos commentaires
ludovic CHAGNON | 16/03/2008 à 00:55

je disais donc que la bonne foi devrait t'obliger, mon bon Guillaume, à reconnaître que le seul bémol à cette trilogie d'anthologie se trouve être son horripilante musique ; mais peut-on sérieusement parler en l'état de "Musique" ?
nb : critique valant pour l'intégralité des productions de Hong-Kong de ces 30 dernières années...
Ludo

Guillaume | 16/03/2008 à 14:25

Si je veux m'en sortir sans avouer ce qui va suivre, je devrais préciser que Tegami n'a pas à être objectif en tant que blog (attends un peu le jour où je parlerai des films de Sasori avec Meiko Kaji!!)... Mais ce serait me défiler, car la vérité c'est que je ne les trouve pas si "horripilante" ces B.O.F. made in HK!! Bon c'est vrai qu'avec les Histoires de Fantômes Chinois", c'est du lourd! Mais par exemple, celles des "Il Etait une Fois en Chine", le générique interprété par Monsieur Jacky Chan notamment(oui, le même!), je ne m'en lasse pas... Et puis les films de Stephen Chow aussi, en particulier la musique de Crazy Kung-Fu (aka Kung-Fu Hustle!),... Tiens Ludovic, la zizique (pas musique, quand même!) du Festin Chinois de Tsui Hark, c'est génial ça,... si, je t'assure...
Bon à la rigueur j'admets que la profusion de synthé n'aide pas ces films, mais quand même je serais plus tendre que toi...

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