Poor Lonesome Magical Girl.
21/10/2008
« Arthur H :
Est-ce que tu aimes
Dans les westerns
Quand les Indiens kidnappent
La nouvelle femme du shérif ?
M :
Oui, j'aime ! » (Extrait de l'album Adieu Tristesse d'Arthur H - 2005 Polydor)
A propos est-ce que vous aimeriez un manga western qui serait aussi un shônen baston et un conte germanique tendance Frères Grimm, avec des chevaliers en armure, des pin-up, des cochons géants, des… comment ça c’est n’importe quoi ?!!!
Et bien figurez-vous, bande d’incrédules Narutophiles, que c’est justement ce que proposent les éditions Tonkam avec Kurohimé de Katakura Masanori (prononcez [Koulohhimé]).
Pour la petite histoire, apprenez donc que la plus grande armagicienne de ce monde, Kurohimé donc, accessoirement pistolero de son état, n’est plus… Du moins au début du manga elle a disparu depuis dix ans. Désormais figure légendaire, seuls les plus fous espèrent encore la voir un jour en action. C’est le cas du jeune Zéro, qui fût sauvé enfant par son intervention alors que la caravane de sa famille était attaquée par des brigands. Fasciné par la farouche amazone de l’ouest, et devenu depuis l’Eclair Quadruple, il rends la justice et recherche sans relâche la jeune femme dont il est tombé amoureux.
Jusqu’au jour où il tombe sur une bien curieuse gamine en possession de l’arme mythique de Kurohimé, le légendaire Canon Dragon…
Car comme on s’en doute Kurohimé n’est pas morte, mais sous le joug d’une étrange malédiction qui l’a transformé en fillette. Ainsi c’est sous les traits et l’identité de la "frêle" Himéko qu’elle parcourt les terres d’un étrange monde fait de déserts Fordiens et de forêts enchantées, à la recherche du parfait amour, seul à même de lever le sort… Oui, comme dans les classiques du conte de fées ! (Zéro tombe à point donc !)
Dans l’univers de Kurohimé, on croise des sorcières vêtues en cowboys, des armes magiques, des créatures plus ou moins maléfiques, et une quantité impressionnante d’ennemis, et autres chefs de clans, vraiment loufoques (les amateurs de One Piece ne seront pas déçus de ce côté-là !).
Difficile en vérité de décrire pleinement ce manga, tant les clashs et croisements d’univers sont nombreux. Tout peut arriver, et au détour d’une page n’importe qui (voir n’importe quoi !) est susceptible de débouler pour emmener encore plus avant le récit dans le délire.
Bref c’est un vrai festival d’idées frappadingues et un déluge décomplexé d’influences qui font mouche !
Cartoonesque, inventif et référentiel, le manga Kurohimé n’oublie pourtant pas qu’il est un shônen remuant et bon enfant avant tout.
Son auteur, comme il nous le rappelle dans le premier volume, a voulu y injecter tout ce qu’il aime, ambition délicate mais dont il s’acquitte avec talent et avec un trait soigné et rythmé!
Une lecture hautement recommandée tant Kurohimé est un titre o.v.n.i., qui en plus d’être distrayant est une vraie bouffée d’air frais dans le grand bain des shônen copié-collés.
- Est-ce que tu aimes Kurohimé ?
- Oui,j’aime !
Guillaume, Fnac St-Lazare.
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