
J’ai commencé la photo en 2003, Suite à une balade devant les grilles du Jardin du Luxembourg où étaient exposées des photos d’Eric Valli « Himalaya carrefour des mondes ». Une vraie révélation pour moi, un désir fou de rendre en images des émotions, des lieux tellement j’ai été touché par la beauté de ses photos, et ce qu’elles représentaient. J’ai commencé doucement juste avec la photo de voyage. Puis je me suis pris au jeu petit à petit.
Cette passion a changé ma vie, je ne gère plus mes week-ends et mes vacances comme avant. Je ne vois plus les choses comme avant. Je pense photo, je rêve photo, je vis photo. Une vraie passion partagée par beaucoup, avec de belles rencontres à la clef. Que ce soit en voyage ou tout simplement dans la rue, ou avec la rencontre d’autres photographes.
J’ai toujours été attiré par l’image : des études dans les arts graphiques, le dessin, la peinture. Depuis environ une quinzaine d’années je travaille dans les arts graphiques. Des débuts comme maquettiste, des mises en page toujours avec des images. J’ai évolué petit à petit vers la retouche photo. Aujourd’hui je travaille comme retoucheur photo. Donc vous voyez cette passion de l’image me suit chaque jour.
Pour ce qui est de ce concours, je fais des autoportraits depuis quelques temps déjà. Du coup quand j’ai vu ce concours, je me suis lancé. Cette série dans ma cave, j’en ai eu l’idée bien avant ce concours. En fait au début de cette année, j’avais déjà fait une image de cette série. Et l’occasion m’était donnée avec ce concours de la continuer avec 3 autres visuels. Un fil conducteur : reproduire des scènes de la vie quotidienne dans un lieu vide.
Je suis passionné par les paysages vides, qu'ils soient naturels ou urbains. Du coup j’ai quelque part associé les deux.
Tout d'abord, ma profession, je suis ostéopathe près de Marseille, et je pratique la photo en amateur depuis fort longtemps (J'aurai quand même 50 ans l'an prochain).
Je considère cependant que je m'exprime vraiment par ce médium de façon efficace depuis l'achat de mon premier PC en 1994, qui, grâce à l'aide de Photoshop (version 2.5, à l'époque), m'a permis de m'affranchir des contraintes du tirage couleur par le biais de professionnels.
Mes montages photos ont eu un certain succès, autour de l'an 2000, puisqu'à l'époque j'ai été publié par la quasi totalité de la presse photo, gagnant de nombreux prix organisés par ces magazines (dont trois fois un grand prix du pécial amateur du magazine PHOTO). Cependant, étant également musicien, ma vraie passion a été, en ce temps-là, le court-métrage, qui me permettait d'allier mon goût pour l'image à mon intérêt pour la partie sonore. J'ai donc, en quelques années, réalisé quelques court-métrages dont le sort a été très encourageant (2 fois primés à Tokyo, dont un silver award, 2 fois primés à l'eurovideofestival de cologne, et multiplement récompensé dans les festivals hexagonaux). Hélas, le temps nécessaire à l'élaboration d'un court étant, paradoxalement, fort long, j'ai du abandonner ce loisir, me tournant alors davantage vers le travail de l'image. J'ai alors un peu abandonné le montage photographique pur, pour travailler le paysage, à partir de mes photos de voyage en retravaillant notamment la colorimétrie et les options de cadrages. Ce changement de direction m' a permis d'être plus visible dans la région, puisque l'espace écureuil m'a consacré une expo début septembre.
J'ai, grâce à un ami internaute, la joie de bénéficier d'un site internet qui me permet d'exposer mon travail en permanence, photos & court-métrages ( www.princehamlet.fr ).
En ce qui concerne le concours FNAC, j'avoue avoir été tout de suite alléché par le sujet, qui me permettait de renouer avec le montage, et qui me proposait une reflexion introspective à un moment de ma vie où le moral n'était pas à son meilleur. Je suis évidemment ravi que ce regard ait séduit le jury, y compris au niveau national.
Patrice Jamet, né en 1988, sort à peine de « l’œuf » lorsqu’avec un Bac Littéraire option Arts Plastiques en poche, il entre aux Beaux-Arts de Grenoble à tout juste 18 ans. Au début, plutôt intéressé par le dessin et l’assemblage d’objets divers, il découvre peu à peu la performance et surtout la vidéo, qui devient pendant longtemps son principal médium dans le domaine de l’Art contemporain.
A ce moment-là, la photo n’est qu’un prétexte pour sortir quelques instants du travail vidéo. Avec sa première série photographique, il a alors la chance d’être repéré par un journaliste de M6 qui fait un reportage sur ce qu’il a justement photographié : du chewing-gum ! Cette coïncidence amusante lui ouvre toutefois les portes d’un interview pour la chaîne : premier passage médiatique.
Lassé de ne s’être préoccupé que d’un seul moyen d’expression plastique pendant plusieurs mois (la vidéo), à la fin de la 2ème année d’Ecole il se met peu à peu à la photographie, n’ayant pour tout matériel qu’un petit compact numérique bas de gamme. Le fait de remporter un appareil bien plus professionnel et un stage photo lors des prochaines Rencontres d’Arles (suite aux 1er prix à Grenoble et 3ème prix national au concours photo FNAC) le pousse à explorer plus loin le champ de la photographie. Actuellement touche-à-tout, il jongle entre photographie, vidéo, gifs… en attendant de tomber amoureux d’un nouveau médium.
J'ai 23 ans et je viens de Tours (37).
Je suis étudiant en licence de cinéma a la Sorbonne à Paris, après un BTS audiovisuel.
Je fais vraiment de la photo depuis 2/3 ans, depuis le début de mes études et ce qui me touche, m'attire, ce sont des détails, des lumières, des sensations.
Je les accumule au cours de voyages et fais aussi beaucoup de photo de concert.
Pour moi, "Qui êtes vous ?", ce n'était pas faire un autoportrait, c'était parler de moi et révéler ma personnalité en affirmant mon style. J'ai donc décidé, à travers ces 3 photos, de donner ma vision du monde dans lequel j'évolue, celui du cinéma et de la scène en général.
On peut voir mes travaux ici : http://slika.over-blog.com/
Né en 1954 à Lyon, je traîne un bégaiement chronique depuis que je me suis fait brutaliser en sixième par une bande de petits voyous, à l’époque où la violence scolaire n’était pas à la mode. La suite de mon existence consiste à chercher à le dire et la manière de le dire…
Ne pouvant monnayer une licence de Sciences Naturelles, j’entre à la Sécurité Sociale pour faire bouillir la marmite et payer mon psy. C’est en tant que magasinier que je demande à un collègue de me photographier les bras croisés au milieu des cartons, la première photo d’une longue série…manière de protester contre une situation que je subis et où je suis dos au mur face au chaos, l’humour en plus pour ne pas trop en souffrir…
Plus tard je m’aperçois que ma démarche n’a rien d’exceptionnel et je découvre des artistes comme Christian Boltanski ou des écrivains tels Cioran et maintenant Houellebecq, qui me confortent dans l’idée que je suis dans l’air du temps, et que je représente une sorte de mètre étalon de la modernité déprimée…
En 1988, je gagne un concours à Poitiers sur le thème de l’autoportrait, mais les tirages noir et blanc sont mauvais, ayant cédé aux conseils qui me poussaient à utiliser de grands formats sophistiqués sous verre. Depuis je fuis Ansel Adams et le zone system…qu’importe le flacon…
En 1995 je gagne le concours Fnac sur le thème de » l’été à Lyon » : j’envoie un autoportrait en couleur , me représentant devant un ventilateur, avec en arrière plan l’écran de l’ordinateur qui affiche « Lyon ? nada… » Je pars 5 jours à New-York sur les traces de andy Warhol et de marcel Duchamps… Je fais une expo à Villeurbanne qui recueille peu d’écho.
Après une période de vide, grâce à l’encouragement de mon nouveau psy, gratuit celui-ci, et à grand renfort d’antidépresseurs, je reprends les séries en numérique; je néglige la qualité pour saisir l’opportunité de chaque situation : pas question de transporter une chambre, mais les courtes focales me permettent d’obtenir une grande profondeur de champ pour me fondre dans le « paysage » J’ai ainsi utilisé un compact olympus 1.3 mpixels, puis un sony cybershot 5 mp (celui des photos du concours) et maintenant un lumix 8 mp.
Je suis le touriste de ma propre vie, prenant des clichés de mon existence familière, professionnelle (toujours à la sécu), et de mes passions : les echecs, pour s’oublier dans un univers de 64 cases, l’astronomie, pour s’éloigner très loin de cette planète désolante, et les chats, parce qu’ils sont indispensables…
J’ai aussi investi le cyberspace : les photos les plus anciennes : http://pagesperso-orange.fr/bernard.meyer/ et les plus récentes, dans un blog : http://grisnoir.canalblog.com